Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 1.djvu/223

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
221
MÉDITATIONS POÉTIQUES.
VINGT-QUATRIÈME

MÉDITATION



LE GOLFE DE BAÏA




Vois-tu comme le flot paisible
Sur le rivage vient mourir ?
Vois-tu le volage zéphyr
Rider, d’une haleine insensible,
L’onde qu’il aime à parcourir ?
Montons sur la barque légère
Que ma main guide sans efforts,
Et de ce golfe solitaire
Rasons timidement les bords.