Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 1.djvu/281

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


TRENTE-SIXIÈME

MÉDITATION



À UN ENFANT, FILLE DU POËTE




1831


Céleste fille du poëte,
La vie est un hymne à deux voix.
Son front sur le tien se reflète,
Sa lyre chante sous tes doigts.

Sur tes yeux quand sa bouche pose
Le baiser calme et sans frisson,
Sur ta paupière blanche et rose
Le doux baiser a plus de son.