Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 1.djvu/447

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
445
POÉTIQUES.


Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain,
Celui qui de tout temps de soi-même s’enfante,
Qui vit dans l’avenir comme à l’heure présente,
Et rappelle les temps échappés de sa main :

C’est lui, c’est le Seigneur !… Que ma langue redise
Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels :
Comme la lampe d’or pendue à ses autels,
Je chanterai pour lui jusqu’à ce qu’il me brise.