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COMMENTAIRE


DE LA SEPTIÈME HARMONIE




Ces strophes sont du même printemps que la Bénédiction (cinquième Harmonie).

On pourrait dans ce genre en faire de bien diverses et de bien meilleures. La poésie de l’enfance n’est pas trouvée : La Fontaine lui aigrit un peu l’esprit ; ses fables lui inspirent plus de malice que de bonté, aucune piété. Celui qui ferait le livre de cantiques des enfants aurait fait un bon et beau livre. Les éléments de ce chant, naïf sans afféterie et enfantin sans puérilité, se rencontrent dans Fénelon, dans Bernardin de Saint-Pierre, dans Pluche, dans quelques écrivains anglais. Il faut leur épeler les pages de la nature, et leur chanter en notes simples leurs propres impressions. C’est un livre qu’une femme de génie devrait tenter ; nous y échouerions.