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XII


L’IDÉE DE DIEU




SUITE DE JÉHOVAH



Heureux l’œil éclairé de ce jour sans nuage,
Qui partout ici-bas le contemple et le lit !
Heureux le cœur épris de cette grande image,
Toujours vide et trompé si Dieu ne le remplit !

Ah ! pour celui-là seul la nature est sans ombre !
En vain le temps se voile et recule les cieux :
Le ciel n’a point d’abîme et le temps point de nombre

Qui le cache à ses yeux.