Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 2.djvu/476

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


XIV


SOUVENIRS D’ENFANCE


OU


LA VIE CACHÉE




À M. P. G. de B***


Quand la voix du passé résonnait dans son âme,
Les regards d’Ossian étincelaient de flamme,
Le vol de sa pensée agitait ses cheveux,
Sa harpe frémissait dans ses genoux nerveux,
Et ses accents, pareils au murmure des ondes,
Coulaient à flots pressés de ses lèvres fécondes,
Comme un torrent d’hiver qu’on ne peut contenir :
Le vieillard n’était plus que voix et souvenir.