Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 2.djvu/530

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


XX


ÉTERNITÉ DE LA NATURE


BRIÈVETÉ de L’HOMME




CANTIQUE




Roulez dans vos sentiers de flamme,
Astres, rois de l’immensité !
Insultez, écrasez mon âme
Par votre presque éternité !
Et vous, comètes vagabondes,
Du divin océan des mondes
Débordement prodigieux,
Sortez des limites tracées,
Et révélez d’autres pensées
De Celui qui pensa les cieux !