Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 3.djvu/245

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


XVI


NOVISSIMA VERBA


OU


MON ÂME EST TRISTE JUSQU’À LA MORT





La nuit roule en silence, autour de nos demeures,
Sur les vagues du ciel la plus noire des heures ;
Nul rayon sur mes yeux ne pleut du firmament,
Et la brise n’a plus même un gémissement,
Une plainte qui dise à mon âme aussi sombre :
« Quelque chose avec toi meurt et se plaint dans l’ombre ! »
Je n’entends au-dehors que le lugubre bruit
Du balancier qui dit : « Le temps marche et te fuit ! »