Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 8.djvu/102

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L’ÉPREUVE




Trente Zétinjaners buvaient du vin
Aux bords frais et tranquilles du fleuve Zétinja ;
Une seule jeune fille les sert.
Quand elle présente à chacun le breuvage,
Ils ne tendent point les mains vers la coupe ;
Chacun d’eux, enivré d’amour, veut l’embrasser.
Mais elle leur parle ainsi, la jeune Zétinjanérine :
« Pour Dieu, écoutez-moi, ô trente Zétinjaners !
Je suis, il est vrai, la servante de tous,
Mais je n’en suis pas la bien-aimée.