Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 8.djvu/372

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NOUVEAU FRAGMENT


DU POËME D’ANTAR




Le roi Cais, se défiant des mauvais desseins d’Hadifah, avait envoyé de tous côtés des esclaves à la recherche d’Antar. Il arriva que l’un de ces esclaves, de retour auprès du roi, lui dit : « Pour Antar, je n’ai pas même entendu parler de lui ; mais comme je passais près de la tribu de Témim, je dormis sous les tentes de celle de Ryah. Là, je vis le plus remarquable des poulains pour sa beauté. Il appartient à un homme nommé Jabir, fils d’Awef. Jamais je n’ai vu un poulain si beau, ni si rapide à la course. » Ce récit fit une vive impression sur le cœur de Cais.

En effet, ce jeune animal était le miracle de ce temps, et