Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 8.djvu/409

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Plus tard, le commerce de la soie appela les Maronites en France, où, héritiers des sentiments de leurs pères, ils manifestèrent leur attachement et leur dévouement pour le pays et ses souverains. Sous les Valois, dans la personne de François Ier ; sous les Bourbons, dans celles de Henri IV et surtout de Louis XIV et de Louis XV, ces démonstrations d’attachement furent plus intimes, et, de la part de la France, une protection plus immédiate fut assurée aux Maronites, comme il résulte des lettres originales ci-après de ces deux derniers souverains.


LETTRES DE PROTECTION ACCORDÉES AU RÉVÉRENDISSIME PATRIARCHE D’ANTIOCHE À LA NATION DES MARONITES, PAR LE ROI DE FRANCE LOUIS XIV.


« Du 28 avril 1649.

» Louis, par la grace de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Sçavoir faisons que par l’advis de la reyne régente, notre très-honorée dame et mère, qu’ayant pris et mis, comme nous prenons et mettons par ces présentes signées de notre main, en notre protection et sauvegarde spéciale, le révérendissime patriarche, et tous les prélats, ecclésiastiques et séculiers chrétiens maronites, qui habitent particulièrement dans le mont Liban, nous voulons qu’ils en ressentent l’effet en toute occurrence ; et pour cette fin nous mandons à notre amé et féal le sieur de la Hayenentelay, conseiller en nos conseils et notre ambassadeur en Levant, et à tous ceux qui