Page:Lambert - Journal d'un bibliophile, 1927.djvu/71

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE

SA ET QU’ENSEMBLE NOUS EUSSIONS INAUGURÉ UNE POLITIQUE FRANCHEMENT NATIONALISTE. » —

«  « J’ai perdu ma vie ! » Quelle amertume et quel regret dans ces mots ! Quelle vérité aussi ! M. Bourassa n’aura pas, lui du moins, perdu la sienne. Car, s’il est quelque chose qui puisse encore sauver le Canada, c’est bien le programme qu’il s’est tracé et auquel il a consacré son merveilleux talent de parole et de plume.

« Docteur, vous ajoutez « qu’aucun auditoire respectable ne veut plus entendre M. Bourassa. »

« Et pourtant, sa dernière conférence au Monument National était présidée par Sa Grandeur Mgr Bruchési, et il y avait là tout ce que Montréal compte de plus distingué et de plus éminent dans les progressions libérales et toutes les classes de la société. Et pourtant, une conférence qu’il donnera, à Montréal encore, le 28 mai, sera sous la présidence de Sa Grandeur Mgr Gauthier.

« Votre dernière affirmation vaut les précédentes, elle est niaise et infâme. Vous vous enfoncez de plus en plus « DANS LA CROTTE », puisque ce mot de notre grand tribun vous a frappé. Restez-y, docteur, c’est le lieu qui vous convient.

……………… »

J’attire l’attention du lecteur sur le fait que les


69