Page:Lambert - Journal d'un bibliophile, 1927.djvu/73

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE


XIV

Mon ami Léo


Mon ami Léo était doué d’un physique parfait : figure ronde, imberbe, yeux noirs, traits ciselés, teint frais, rosé, bouche fermée, mais dont les lèvres à l’occasion émettaient un si beau sourire qu’une « jeune fille » de quarante ans n’aurait pas pu mieux réussir malgré une longue pratique devant son miroir.

Talent d’écrivain sans réplique, qu’un papa orgueilleux avait fait cultiver par une instruction complète, mon ami Léo travaillait alternativement comme rédacteur d’un journal quelconque ou tenait un atelier d’imprimerie.

J’étais allé le voir pour faire imprimer une légende, mon premier essai : « Un Parrain de Malheur », qui fut plus tard publiée dans un volume : « Rencontres et Entretiens ». À cette occasion, il m’avait adressé louanges et félicitations.


71