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JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE

Un des frères du grand artiste Philippe Hébert me racontait que, lorsque Philippe était jeune homme, il ne voulait jamais travailler.

Tout ce qu’on le voyait faire, c’était de couper et de tailler, avec un couteau de poche, des morceaux de bois ronds.

Son père et ses frères le traitaient de paresseux, de lâche et de vaurien, mais il n’en continuait pas moins à tailler et à couper.

Il avait cependant fait voir à son frère la première petite statue de bois qu’il avait façonnée. C’était une statue de Napoléon 1er.

Malgré les qualificatifs de son père, toujours enrichis par ses frères, il fit la sourde oreille, continua sa manie de tailler et devint le meilleur sculpteur que le Canada ait eu.

Les monuments et autres œuvres de Philippe Hébert sont admirés et restent comme pour prouver que la persévérance dans ses idées, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, a du bon.

Maintenant, un simple aperçu sur la littérature et les auteurs franco-américains.

En première ligne, Henri d’Arles, décoré par l’Académie Française, a écrit plusieurs ouvrages et traduit l’« Histoire de l’Acadie », de Richard.

Edmond de Nevers nous a donné : « L’Âme amé-


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