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GUI — GUIARD

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le moins éclairé. Après avoir traversé l’écorce interne, la racine cesse de s’allonger ; mais elle produit des racines secondaires qui serpentent dans tous les sens entre le bois et l’écorce. Ces racines secondaires forment à leur tour de nouvelles ramifications qui, s’enfonçant directement vers le centre de la tige nourricière, pénètrent comme autant de coins dans la masse ligneuse. Ed. Lef. GUI, empereur d’Occident et roi d’Italie ; on ne connaît pas la date de sa naissance ; il mourut en 894. Fils de Gui, duc de Spolète, et d’Adélaïde, fille de Pépin, roi d’Italie, il descendait par les femmes de la maison souveraine île France, et occupait les terres dont il avait été investi par Charles le Chauve. Après la mort de Charles III, dit le Gros, Gui convint avec Bérenger, duc de Frioul, son parent, de se partager l’Empire : Bérenger devait régner sur l’Italie, Gui sur la France avec le titre d’empereur. Mais le roi de Germanie, Arnoul, défit Bérenger à Trente et lui imposa l’hommage pour ses Etats. Quant à Gui, il prit les armes et remporta une victoire complète à Ea Trebbia, en 889 : il assembla à Pavie une diète et se fit proclamer. Voyant qu’il ne pouvait rien espérer du côté de la France, il attaqua Bérenger en Italie, le battit à deux reprises en 890 et se fit couronner à Rome par le pape Etienne V, le 21 févr. 891. Arnoul reprit ensuite le dessus : il prit Pavie, chassa Gui de la Lombardie et l’obligea à se retirer dans Spolète (893) ; ce dernier réunissait de nouvelles forces pour reprendre la lutte quand il mourut, l’année suivante, d’une hémorragie. — De son mariage avec Agiltrude, fille du prince de Bénévent, Adelgise, il eut un fils, Lambert, qui lui succéda.

GUI (Bernard) (V. Bernard-Guy).

GUI d’Anjou, évèque du Puy-en-Velay, mort en 99(5. Deuxième fils du comte d’Anjou, Foulques le Bon, il fut successivement abbé de Saint-Aubin-d’Anjou, de Ferrières, de Villeloin, de Cormery, et succéda, en 976, à son frère, Drojon, sur le siège épiscopal du Puy.

GUI d’Arezzo (V. Guido d’Arezzo).

GUI de Chalis (V. Gui de Cherlieu).

GUI I"’ de Chatillon, comte de Blois, succéda en 1307 à son père Hugues, et mourut en 1342.

GUI II de Chatillon succéda, en 1381, dans les comtés de Blois et de Soissons, à son frère, Jean II, et mourut à Nesle le 22 déc. 1397. Il avait vendu, en 1391, les comtés de Blois, de Dunois, de Uomorantin et de Château-Renaud à Eouis, duc d’Orléans.

GUI de Cherlieu, théoricien musical du xn 1 ’ siècle. Disciple immédiat de saint Bernard à Clairvaux, il devint abbé d’un des monastères fondés par ce saint en Bourgogne. Ea similitude des noms latins de Chalis (Caroliloco) et Cherlieu (Çariloco) a produit une confusion d’après laquelle on l’a considéré longtemps comme abbé de Chalis ; des recherches récentes tranchent la question en faveur de Cherlieu et permettent de reconnaître en Gui le premier abbé de ce monastère, nommé en 1131. On possède de lui un traité : Régulas de arte musica, qui a été public par Coussemaker, dans le t. II de ses Scriptores medii œvi de musica. M. Br.

Bibl. : Kirchenmusikalisches Jahrbuch fur dns Jahr 1889, pp. 2 et suiv.

GUI de Dampierre, comte de Flandre (V. Dampierre). GUI de Laval (V. Laval).

GUI ou GUIDO de Lusignan (V. Eusignan). GUI de Ponthieu, prélat fiançais, mort en 1070. Fils d’Enguerrand, comte de Ponthieu, il fut élevé à l’abbaye de Saint-Riquier, et devint archidiacre vers 1049. En 1058 il était élu évèque d’Amiens. Il soutint uno lutte assez vive contre les moines de Corbie qui opposaient leurs immunités à l’autorité épiscopale. II assista en 1059 au sacre de Philippe et en 1068 il accompagna en Angleterre en qualité d’aumônier et de confesseur, la princesse Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant. Ce prélat jouissait d’un certain renom littéraire. Il a laissé un poème en vers latins sur la bataille d’Hastings : Carmen de Hastingœ Prœlio qui est fort précieux comme document contemporain. Le manuscrit en fut longtemps égaré. M. Peiné l’a retrouvé à la bibliothèque royale de Bruxelles et l’a publié dans les Monumenta historica Britannica (Londres, 1848, t. I, in— fol.). M. Francisque Michel l’a également inséré dans son t. III des Chroniques anglonormandes (1840) ainsi qu’une autre pièce attribuée à Gui de Ponthieu, qui renferme des détails sur la reddition de Londres à Guillaume le Conquérant. R. S. Bidl. : Histoire littéraire de la France, t. VIII. U. Chevalier , Répertoire des sources historiques du moyen âge.

GUI Foulques (V. Clément IV).

GUI-Pape ou GUI de Ea Pape (Guido-Papœ) , jurisconsulte, né à Saint-Symphorien d’Ozon, près de Lyon, vers 1402, mort vers 1487. Il étudia à Turin, fut avocat à Grenoble, puis conseiller au parlement de cette ville. Eouis XI le chargea de diverses missions dont il s’acquitta avec succès. — OEuvres principales : Decisiones Gratianopolitanœ (Grenoble, 1490, in-fol.), recueil des décisions importantes rendues par le parlement de Grenoble pendant vingt-cinq ans ; Singularia (Grenoble, 1517, in-fol. ), collection de 1 ,030 maximes reçues comme axiomes en jurisprudence. Outre ses travaux sur la jurisprudence de son parlement et le droit romain, Gui-Pape a laissé plusieurs traités de droit canonique. E.-H. V. GUIA Parana (V. Giparana).

GUIAN. Ville de l’archipel espagnol des Philippines, la plus importante de l’île de Samar, au bord de la mer, près de l’extiémité S.-E. de l’île, ayant une population de 1 1 ,000 hab. Elle possède des plantations de palmiers à coco, d’oii on retire l’huile.

GUIARD (Antoine), bénédictin de Saint-Maur, né en 1692 à Saulieu en Bourgogne, mort en 1760. OEuvres principales : Entreliens d’une dame avec son directeur sur les modes du siècle (Nancy, 1736, in-12) ; Réflexions sur la régie des biens temporels des consistoriaux (sans lieu, 1748, in-12) ; Dissertation sur V honoraire des messes (sans lieu, 1748, 1757). Dans cette dissertation, très hardie, Guiard démontra que l’usage des messes particulières n’a été établi par aucune loi de l’Eglise, et que c’est seulement depuis le xm e ou le xiv e siècle que les prêtres ont reçu une rétribution pour attribuer le mérite de la messe à un objet spécial ; il voit dans cette pratique une véritable simonie ; afin de la supprimer sans dommage matériel pour les ecclésiastiques, il propose le rétablissement des offrandes et la réduction du nombre des chapitres et des couvents.

GUIARD (M me ) (née Adélaïde Labille ; en secondes noces M" 1C Vincent), peintre français, née à Paris en 1749, morte à Paris en 1803. Elève de F.-E. Vincent, elle acquit de bonne heure une grande habileté dans le portrait en miniature, ainsi que dans le pastel, que Latour lui enseigna. Ses œuvres, pleines de fraîcheur, de goût et de science, la firent nommer à l’Académie en 1783. Les portraits de princes et de princesses, d’hommes politiques, d’artistes, qu’elle a exécutés, sont pour la plupart dans nos collections publiques et ne sont aucunement déchus de l’estime dans laquelle les tenaient leurs contemporains. Ad. T. GUIARD (Emile), auteur dramatique français, né à Paris en 1852, mort à Cannes le 2 févr. 1889. Neveu d’Emile Augier, il fut attaché à la direction des beaux-arts. Il débuta par une poésie, Livingslone (Paris, 1875, in-8), qui fut couronnée par l’Académie française, et il avait donné plusieurs pièces de théâtre qui semblaient lui présager un brillant avenir lorsqu’il mourut prématurément. Citons de lui : Volte-face, comédie représentée à la Comédie-Française (Paris, 1877, in-12) ; la Mouche, monologue en vers (1879, in-12) ; Mon Fils, comédie en trois actes, représentée à l’Odéon le 3 mars 1882, et Feu de paille, comédie en un acte donnée à l’Odéon le 30 mars 1885.