Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
37
LA MOISSON NOUVELLE


Les routes encerclant d’une ceinture brune
La taille des côteaux rieurs et lourds d’espoir.
Les champs où les maisons s’allument une à une,
Le soir…

Les prés herbus et verts, les riants pâturages
Doucement ranimés aux souffles du printemps ;
Les monts lointains, couverts d’ombres et de feuillages
Flottants…

Nous reverrons la mer, ondoyante ou paisible,
Champ d’ombre qu’un soleil mourant vient embraser,
Et que la brise va, de sa faux invisible,
Raser…