Page:Langelier - Lettres sur les affaires municipales de la Cité de Québec, 1868.djvu/3

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LETTRES
SUR LES
AFFAIRES MUNICIPALES
DE LA
CITÉ DE QUÉBEC


I.


Il est devenu presque de mode, d’accuser la Corporation de tout ce dont nous avons à nous plaindre. À en croire certains journaux et leurs correspondants, si l’on ne voit pas s’élever de constructions nouvelles, s’il y a des maisons qui ne trouvent pas de locataires, si la valeur de la propriété foncière a diminué, si les affaires sont stagnantes, si l’industrie de la construction des navires se meurt, si le commerce s’en va, c’est à notre régime municipal qu’il faut s’en prendre. Qu’un homme se fasse éclabousser, qu’une dame déchire la traîne de sa robe, qu’un individu se donne une entorse au pied, qu’un maladroit se fasse souffler son porte-monnaie, qu’un fier-à-bras noircisse l’œil à un charretier, qu’un voyou donne à un autre un coup de pied où vous savez, je connais une feuille qui ne manque jamais de s’écrier : jusqu’à quand, citoyens de Québec, endurerez-vous cette horreur de Corporation ?