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SOUVENIRS POLITIQUES

et augmentons cette bienveillance qui nous garantit le succès, par une conduite digne et sage. Rassurons le clergé en lui donnant un gage, non équivoque de la sincérité qui nous anime et prouvons-lui que les mots sacrés de religion et de patrie se confondent dans notre pensée et que nous ne sommes pas plus insensibles aux intérêts de l’une qu’à l’avenir de l’autre.

« Notre clergé est national par ses glorieuses traditions comme par ses aspirations patriotiques ; du jour où il aura acquis la conviction que nous travaillons sincèrement à la prospérité du pays, et que notre cause est celle de la religion et de la patrie, il nous tendra une main amie et appuiera de son immense influence les grands intérêts que nous cherchons à faire triompher. »

M. Mercier se faisait illusion : ces déclarations pourtant si satisfaisantes pour tout esprit impartial ne l’empêchèrent point de continuer sa guerre au parti libéral.

Et s’il faut prouver ce que j’ai dit plus haut, à savoir que le parti libéral en tant que parti n’aurait pas dû être tenu responsable des doctrines condamnables de quelques jeunes libéraux, je n’ai qu’à citer ce que Mgr l’Archevêque Taschereau lui-même écrivait à Rome en