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SOUVENIRS POLITIQUES

« Pour ces causes, le Lieutenant-Gouverneur ne saurait clore ce mémoire sans exprimer à M. le Premier le regret qu’il éprouve à l’idée de ne pouvoir continuer à le maintenir dans sa position, à l’encontre des droits et privilèges de la Couronne. »

C’était tout simplement le renvoi de M. DeBoucherville. Cette nouvelle tomba dans le public comme un coup de foudre, car personne, à part ses aviseurs, n’avait été mis au courant des difficultés survenues entre ceux-ci et le Lieutenant-Gouverneur. C’est à tort dans la suite que l’on a prétendu que M. Letellier avait tenu cette conduite sous l’inspiration des ministres fédéraux. Il est certain u’il n’en savaient absolument rien. Du reste, ils l’ont positivement nié personnellement les uns après les autres.

M. J. E. Collins, dans son livre intitulé « Life and Time of Sir John Macdonald, » a prétendu que M. Letellier avait eu l’approbation du cabinet Mackenzie, dans l’attitude qu’il avait prise à l’égard de ses ministres et qu’il avait suivi les conseils de George Brown ainsi que des principaux Rouges de sa province. Cette prétention ne repose sur aucun fondement. On ne trouve rien dans les biographies qui ont été publiées de M. Mackenzie, pour justifier une pareille accusation. Quant à M. George Brown, c’était un viel ami de M. Le-