Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/122

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brièveté de la vie, sur la nécessité d’être prêt à la mort, sur les origines de la famille impériale, qui remonte à Constantin, sur les services qu’elle a rendus à l’Église, sur la fermeté avec laquelle elle a défendu l’oriflamme que Dieu lui a confiée, l’empereur raconte la révélation d’un ange qui lui a prédit sa mort pour la saint Pierre. « Vous savez qu’alors la couronne doit revenir à mon fils Louis, encore trop jeune pour pouvoir la garder. Je veux lui donner un tuteur qui la défende pendant sept ans, qui dirige le royaume, qui, au bout de ce temps, arme mon fils chevalier, le couronne roi de France, lui donne une femme de son lignage, afin d’unir par le sang les deux familles. Choisissez donc, je vous prie, parmi vous un noble baron capable de rendre la justice aux pauvres et aux riches, aux hommes et aux femmes, aux grands et aux petits, aux veuves et aux orphelins, et de maintenir la sainte foi chrétienne. » Quand Charles eut cessé de parler, tous les seigneurs se regardèrent les uns les autres, mais aucun d’eux n’osa accepter la couronne. Un seul, un puissant baron, qui avait nom Macaire de Lausanne et était de la famille des Maïençais, la demanda à Charles, en lui promettant de suivre exactement ses recommandations. L’empereur, un peu déconcerté par cette proposition, répondit : « Macaire, ton offre m’est très agréable ; puisse Dieu récompenser ton bon cœur, mais je ne veux pas te donner tant de peine, c’est pourquoi ni toi ni personne de ton lignage n’aura cette charge. » Ensuite Charles s’adresse à son gendre, « Bernard de Busbant », le priant de prendre la couronne pour sept ans ; mais