Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/128

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niquer les notes qu’il possède sur ce volume et que je vais résumer en quelques lignes. Le poème perd, du reste, beaucoup de son intérêt par le fait qu’il est extrait des Nerbonesi.

L’auteur indique lui-même cette source en maints endroits :

Come in sul Nerbonese si ragiona...
Come si trova chiaro nel Nerbonese... etc.

Après la conquête de l’Espagne, Charlemagne, de retour en France, épouse la fille de l’empereur de Constantinople, Bellisante. De cette union naît un fils, Louis. À la mort de Charles, Guillaume est chargé de la tutelle de Louis pendant sept ans. Les sept ans écoulés, Guillaume réunit sa cour à Paris. Tous les grands de l’empire y accourent ; Aimeri y amène sa fille Blanchefleur, que Louis doit épouser, selon les dernières volontés de Charlemagne. L’auteur consacre 106 strophes à décrire les décorations de la place où doit avoir lieu la cérémonie. Le couronnement et le mariage de l’empereur sont suivis d’un tournoi, à la description duquel l’auteur emploie encore 82 strophes. Le poème entier n’en ayant que 262, M. Rajna remarque justement que le titre et le sujet du poème ne sont qu’un encadrement à ces longues descriptions.

Voici la première strophe du poème :

O regina del cielo o vera donna
dell’universo piu che imperadrice
nostra vera salute et gran colonna
che nelli electi ha messo le radice