Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/70

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Le combat entre Guillaume et Gui, qu’il a cru retrouver dans celui où Hubald de Spolète tue un Allemand de l’armée de Centebald. Mais le combat singulier était une chose tellement fréquente au moyen âge qu’elle en était devenue banale dans la réalité comme dans la poésie.

Le nom de Gui qu’il croit être Gui de Spolète. Mais Gui est un nom germanique, qui a pu être porté par un chef, inconnu aujourd’hui, de ces armées allemandes qu’on voit pendant tout le moyen âge guerroyer contre la papauté. Du reste, il peut fort bien, et c’est mon opinion, représenter un duc de Spolète, sans que pour l’identifier on soit obligé d’accepter les faits que Jonckbloet assigne comme base à notre légende.

Les trois vers suivants, où Jonckbloet voit une allusion à la mort du duc de Spolète :

Près fu del Teivre, si l’a dedenz lancié.
Al font l’en meine li fers dont fu chargiez,
Que puis par ome ne fu il hors sachiez [1].


Pour raconter ce fait, la poésie n’avait pas besoin de s’appuyer sur un exemple de l’histoire ; elle en dit autant dans le Moniage Guillaume.

Enfin le nom de Wilelmus, mentionné par le poète latin. J’ai dit plus haut le peu d’importance que j’attache à ce personnage.

Une grande difficulté, à laquelle s’est heurté Jonckbloet, est l’altération de la légende primitive

  1. Vers 2606-2608.