Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/72

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teur, fût obligé de fuir parce qu’il n’avait pas de soldats avec lui :

« Quant ge en ving a mon hoste Guion,
Qui m’envoia par mer en .j. dromon. »

Ces deux derniers vers n’ont laissé aucun souvenir dans notre rédaction.

Deux autres vers de ce passage trop court sont à noter spécialement, parce qu’ils semblent faire allusion aux prétentions de Gui de Spolète à la couronne de France :

« Chalanja toi François et Borgueignon,
Et la corone et la cit de Loon. »

À la suite de ce poème en venait un autre, qui avait pour objet l’expédition en Italie, contre l’empereur Otton :

« Rois, quar te membre de la grant ost Oton ;
« O toi estoient François et Borgoignon,
« Et Loherenc et Flamenc et Frison,
« Par sus Monjeu, en après Monbardon,
« Desi qu’a Rome, qu’en dit en pré Noiron ;
« Mes cors meïmes tendi ton paveillon,
« Puis te servi de riche venoison.
« Quant ce fu chose que tu eüs mengié,
« Ge ving encontre por querre le congié :
« Tul me donas de gré et volentiers,
« Et tu cuidas que m’alasse couchier
« Dedenz mon tref por mon cors aesier :
« Ge fis monter .iim. chevaliers ;
« Derriers ton tref te ving eschaugaitier,
« En .j. bruillet de pins et de loriers,
« Ilueques fis les barons enbuschier.
« De ceus de Rome ne te daignas gaitier :