Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/7

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qui vous occupent. Cela ne vous servirait de rien. Voilà tout ce que je puis vous dire. »

Lorsque Confucius eut quitté Lao-tseu, il dit à ses disciples : « Je sais que les oiseaux volent dans l’air, que les poissons nagent, que les quadrupèdes courent. Ceux qui courent peuvent être pris avec des filets ; ceux qui nagent avec une ligne ; ceux qui volent avec une flèche. Quant au dragon qui s’élève au ciel, porté par les vents et les nuages, je ne sais comment on peut le saisir. J’ai vu aujourd’hui Lao-tseu : il est comme le dragon ! »[1]

Lao-tseu se livra à l’étude de la Voie et de la Vertu ; il s’efforça de vivre dans la retraite et de rester inconnu. Il vécut longtemps sous la dynastie des Tcheou, et, la voyant tomber en décadence, il se hâta de quitter sa charge et alla jusqu’au

  1. C’est poli. Mais il n’y a pas à s’y tromper, Lao-tseu avait laissé à Confucius l’impression d’un homme parfaitement chimérique.