Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/94

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rien ne répugnant autant aux hommes que d’être traités de « Rebut de la société » de « Pas grand’chose » et de « Pauvres d’esprit » ce n’est pas autrement que les rois et les principicules se traitèrent en public.

Voilà pourquoi la grande affaire c’est d’obtenir tantôt que le déclin de la Doctrine augmente, tantôt que la renaissance de la Doctrine diminue.

Voilà pourquoi je ne me donne pas la peine d’enseigner autre chose que ce que des hommes ont déjà enseigné avant moi.

Voilà pourquoi les entêtés qui s’obstinent à jeter un pont entre ce qu’on sait et ce qu’on saura, je n’aurai pas la satisfaction de les voir de sitôt disparaître.

Voilà pourquoi moi-même je passerai pour aimer comme un père la vulgarisation de la philosophie.