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ALEXANDRE ISAAC




Né à la Pointe-à-Pitre,
le 9 janvier 1845.
Décédé à Vanves (Seine)
le 8 août 1899.




Avocat à la Cour d’Appel de Paris, Alexandre Isaac a été fonctionnaire : après avoir rempli les fonctions d’inspecteur du service de l’Enregistrement, il fut nommé Directeur de l’Intérieur à la Guadeloupe, où il fit preuve de réelles qualités d’organisateur et d’administrateur[1]. Plus tard, le 1er mars 1885, il fut élu sénateur de cette colonie, en remplacement du général de La Jaille et réélu en 1894.

Alexandre Isaac occupa une place importante au Sénat : il faisait partie de toutes les grandes commissions, il a été rapporteur de divers projets importants : secrétaire de la Haute Assemblée et membre de la Commission d’Instruction de la Haute-Cour, et, à ce titre, son attitude lors des poursuites contre le général Boulanger pour complot contre la sûreté de l’État, lui valut un élogieux article d’Henri Rochefort, dans l’Intransigeant.

Il s’était fait, en quelque sorte, le champion des causes coloniales. Au cours de la discussion du budget des Colonies, en 1895, ayant dénoncé des exactions commises au Soudan et au Sénégal, il reçut le cartel d’un jeune lieutenant d’infanterie de Marine qui devait plus tard être le général Mangin[2]

  1. Comme Directeur de l’Intérieur, il fut, en 1883, le fondateur du lycée de Pointe-à -Pitre qui porte le nom de Sadi-Carnot. Le 29 janvier 1934, à la célébration de la Saint-Charlemagne et du cinquantenaire du lycée, le buste d’Alexandre Isaac a été placé et inauguré au parloir de l’établissement.
  2. Le duel n’eut pas lieu, car les témoins reconnurent que "le lieutetenant Mangin avait agi en exécution des instructions reçues". Mais Alexandre Isaac se battit au pistolet avec Gabriel Baume pour un article désobligeant paru dans l’Autorité de Paul de Cassagnac, qui fut l’un des témoins de M. Baume.
    Se rendant, sur le croiseur Jules Michelet, aux fêtes du centenaire du Pérou, en juin 1921. le général Mangin visita la Guadeloupe.