Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 1, part. 1, A-crotonique.djvu/182

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170 BROCHETON BRONZEUR. le requin des faux douces. Il dt^vore tous les autres poissons, jusqu’à ses propres petits et menie îles brochets de sa taille, ainsi que des rats deau, de petits oiseaux aquatiques, de polits canards, de petits cygnes, etc. Il se multiplie avec une grande rapidité et croît très vite. On cite des brochets qui ont jusqu’à 2 mètres de longueur et pèsent de 7 à 8 kiliifrraninies et même davantage. Le brochet détruit toute la blanchaille et une grande quantité de carpes ; aussi doit-on lexclure des eaux où l’on élève ce dernier poisson. On le prend aisément à la ligne à l’aide d’amorces vivantes (grenouilles, gardons, petites carpes, etc.). Sa chair blanche et ferme est d’un très bon goût et de facile dii ;estion, mais ses œufs causent souvent des purgations désagréables. BROCIIKTON (dm. de brochet), sm. Petit brochet. IIHOCIIETTE (dm. de broche), sf. Petite broche de l’er que l’on passe dans un trou de la broche pnncipale pour fixer la viande que l’on fait rôtir. I | Petite broche d’argent pour faire rôtir des l’ognons , de petits oiseaux, etc. |{ Petit gibier rôti de cette façon : I>es brochette.’ : d’ortolans. Petite broche qui sert à porter plusieurs croix : l/jie brochette de décorations. Petit bâton pour donner à manger aux jeunes oiseaux. — Fig. Élever un enfant à la brochette, avec des soins exagérés. BUOCIIEl’R, EUSE (ArocAer),. !. Ouvrier, ouvrière qui broche des livres. BUOCIIOIR {brocher), sm. Marteau de maréchal pour ferrer les chevaux. BROcmiIlE (brocher), y . Action de brocher un livre. || Mé- tier de brocheur. Il Livre broché de peu de feuilles : Avez-vous lu la nourelle brochure ? Dessins exécutés sur le fond d’une étoffe. BROCKEN (mont) (1 MO mètres), la plus haute cime du massif du Hartz, dans la Saxe prussienne, fameuse par ce qu on a appelé le spectre du lirocken, Snénomène consistant en images ’objets terrestres réfléchies par les nuages qui entourent le sommet de cette montagne. BROCOLI (ital. broccoli : de brocco, rejeton), sm. Espèce de chou d’Italie tenant le miheu entre le chou proprement dit et le chou-flenr. ,_ , , ^ brochoir BROnEQlIIN (flam. brosekin), sm. Chaussure des anciens qui couvrait le pied et le bas de la jambe. || Chaussure des acteurs comiques dans l’antiquité. — Fig. Le brodequin ou le brodequin comique, la comédie. Opposé à cothurne, chaussure des acteurs tragiques. || Bottine de femme, d’enfant. |l Partie de la jambe qui devient rouge après un bain de pied. — PI. Pièces de bois dans lesquelles on serrait les jambes d’un accusé on d’un criminel pour le torturer. BRODER (métathèse de border), vt. Faire à l’aiguille ou au métier des dessins en relief sur une étolîe. — Fig. Ajouter des détails inexacts pour embellir un récit : Broder une nourelle. — Dér. Brodeur, brodeuse, broderie. (V. Border.) BRODERIE (broder), sf. Dessin brodé sur une étort’e. — Fig. Ce qu’on ajoute à un récit pour l’embellir, l’amplifier. BRODEUR, EUSE, s. Celui, celle qui brode.

BROGLIE, 1 122 hab. Ch.-l. de c., arr. de Bernay (Eure) ; ch. de fer de l’O. (Echauflfour à Bernayl. Château de la famille de Broglie. Fabrique de toile, filature de coton.

BROGLIE, famille d’origine piémontaise qui a fourni à la France trois maréchaux, dont le dernier, Victor-François (1718-1804), fit la guerre de Sept ans, fut ministre de la guerre en 1789, s’enfuit de France, commanda l’armée des émigrés et mourut à Munster. – Prince de Broglie (1757-1794), fils du précédent fit la guerre d’Amérique, se rallia aux principes de la Révolution et mourut sur l’échafaud pour n’avoir pas adhéré à l’acte de suspension de Louis XVI. –


Achille-Charles-Léonce-Victor de Broglie (1785-1870, fils du précédent, épousa la fille de Mme de Staël, fut pair de France sous la Restauration dont il combattit le gouvernement, plusieurs fois ministre sous Louis-Philippe, représentant du peuple en 1848 et se vit arrêter au coup d’Etat de décembre 1851. – Albert, duc de Broglie (1821), fils du précédent, homme politique français contemporain, de l’Académie française, l’un des principaux chefs du parti monarchique ; fut ministre des affaires étrangères et président du Conseil une première fois à la suite du 24 mai 1873 et une seconde fois à la suite du 16 mai 1877. Après l’insuccès de cette entreprise, la Chambre des députés émit contre lui et tous ses collègue un vote de blâme (mars 1879).

BROHAN (Augustine), née en 1824, et Madeleine, née en 1833, actrices contemporaines du Théâtre-Français, filles d’une autre actrice célèbre, Suzanne Brohan, née en 1807. BROIE ou BROYE, svf. de broyer. Instrument pour broyer le chanvre, le lin. BROIEMENT ou BROllMENT, sm. Action de broyer. BROMATE, sm. Tout sel formé par la combinaison de l’acide bromique avec un oxyde. BROMBERG, 31064 hab. , ville de la province de Posen (Prusse orientale) , qui donne son nom à un canal faisant communiquer l’Oder à la Vistule et où passent trois chemins de fer qui la relient à Berlin, à Dantzig et à KOnigsberg. BROME (g. Ppô)|jio ;, mauvaise odeur), sm. Liquide rouge et corps simple métalloïde, de la famille des halogènes, découvert en 1826 par Balard ; corrosif, vénéneux, ayant des propriétés intermédiaires entre celles du chlore et de l’iode. Son symbole est Br. (V. Halogène.) — Dér. Bromure, bromique, bromate, etc. brome (g. pp6|j.oî, avoine), sm. Genre de graminées dont plusieurs espèces fournissent un assez bon fourrage. BROMIIYDRIQUE (brome), adj. Se dit de rhydraci<le gazeux et incolore, d’odeur forte, qui résulte de la combinaison du brome avec l’hydrogène (IlBr). BROMIQUE (brome), adj. Se dit de Vacide bromique, BrO’, formé par la combinaison du brome avec l’oxygène. BROMURE, sm. Tout corps formé par la combinaison du brome avec un corps simple autre que l’oxygène : Bromure de potassium, corps qui se trouve dans l’eau de mer et qui est très employé en médecine comme calmant du système nerveux et pour combattre l’épilepsie. Il cause quelquefois un alîaiblissement extrême. Dose : 2 à 8 grammes par jour progressivement. BRONCHADE" (ironcAer), sf. Action de broncher. BRONCHE (g. ppôy/ ?;, g ;orge «/" . Chacun des deux canaux cartilagineux et formés d’une suite d’anneaux qui, du bas de la BRONCHES (figure Bch^mntique) A. Larynx. — B. Trnclit*e. — C . Bronrhes. — D. Dernières ramifications des divisions bronchiqvies. — E. Les poumons dont le contour seul est rppr^sent^. trachée-artère, se rendent, l’un dans le poumon droit, l’autre dans le poumon gauche et s’y ramifient. — Dér. Bronchique, bronchite. BRONCHER (x), vi. Faire un faux pas : Ce cheval a bronché. — Fig. Hésiter, commettre une faute. — Dér. Bronchade. - . Syn. (. Trébucher.) BRÔNCIIIES, sfpl. (V. Branchies.) BRONCHIUUE [bronche) , adj. it g. Qui appartient aux bronches. || Qui y a rapport. imONCIIITE (bronche H- sfx. ite), sf Inflammation de la muqueuse des bronches, vulg. rhume de poitrine. — Remèdes : repos, boissons mucilagineuses, eau de goudron, baume de Tolu, préparations de solanées, emplâtres. BRONCHOTOMIE (g. ^ pAy/oc gorge + T(i|iTj, coupure), sf. Opération de chirurgie qui consiste à faire une ouverture au larynx et à la trachée-artère pour que l’air pénètre dans les poumons, quand il n’y peut pas entrer par les voies naturelles. BRONGMART (Alexandric) (1770-1847), minéralogiste et géologue français, directeur de la manutacturc de porcelaine de Sèvres, fut le collaborateur de Cuvier pour la description géologique des environs de Paris, pulilia divers ouvrages d’histoire naturelle et un traité des arts céramiques. — Adolphe-Théodore (1801-1876), fils du précédent, savant botaniste français, connu par ses beaux travaux de paléontologie végétale. bronzage, .nn . Action de bronzer. BRONZE (ital. bronzo : bl. bruntus, livide),.«n., ou Airain. Tout alliage de cuivre et d’étain. La dureté et la ténacité du bronze en ont fait pendant longtemps le métal par excellence pour la fal)rication des canons ; elles le rendent précieux pour la fabrication des coussinets, boîtes de roues et autres objets destinés à être soumis à des frottements prolongés. Sa sonorité l’a fait rechercher pour la fabrication des cloches, tam-tams et cymbales ; enfin, grâce à sa malléabilité, à sa grande fluidité lorsqu’il est fondu, à la facilité avec laquelle il se laisse travailler, et à son iualtér.ibilité à l’air, on l’emploie avec avantage pour frajv per des monnaies et des médailles et pour reproduire les œuvres de la statuaire et de la sculpture d’ornement. 100 gr.immes du bronze des canons contiennent : 90 grammes de cuivre et 10 grammes d’étain. Le même poids du bronze des cloches renferme 78 ou 80 grammes de cuivre et 22 ou 20 gramnies d’étain. Dans le bronze des monnaies, pour un poids de 95 grammes de cuivre, il entre 4 grammes d’étain et 1 gramme de zinc. On augmente la dureté du bronze en y ajoutant du phosphore ou du manganèse, ou bien encore en lui faisant subir certaines opérations mécaniques telles que " le inandrinage ; le bronze mandriné, bronze acier ou bronze Uchatius, du nom de l’inventeur, est employé avec avantage pour la fabrication de bouches à feu capables de rivaliser à peu près comme résistance et comme durée avec les bouches à feu en acier. |1 Bronze d’aluminium, alliage formé de 90 parties de cuivre et de 10 parties d’aluminium. Cet alliage a la couleur jaune de l’or, il a une ténacité plus grande que celle du fer ; sa dureté et sa malléabilité en font une matière très précieuse. On en fabrique des coussinets pour les locomotives, des tuyaux de lunettes, des chandeliers d’église, des boites de montres, etc. Son altérabilité à l’air est presque nulle. — Fig. Cœur de bronze, insensible. Il Les canons. (Poét.) || Ancienne monnaie en bronze : Un bronze de Trajan.

Toute sculpture en bronze : L’n beau bronze. || L’âge du bronze, époque préhistorique entre celle de la pierre polie et celle du fer. (V. Age.) — Déi". Bronzer, bronzage, bronzier. BRONZER, vt. Peindre en couleur de bronze : Bronzer un plâtre. Hâler, brunir la peau : Visage bronzé. || Bronzer un canon de fusil, attaquer le métal par une solution acidulée qui détermine la formation d’une couche de rouille et d’oxyde magnétique ; en frottant ensuite avec une brosse en fil de fer on enlève la rouille, et l’oxyde qui reste adhérent forme une sorte de vernis noir. Aux garnitures, on donne simplement une teinte bleue en les passant au feu. — Se bronzer, vr. Prendre la couleur du bronze. — Fig. S’endurcir. BRONZEUR (bronze), sm. Ouvrier qui travaille le bronze.