Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 1, part. 2, crotte-franch.djvu/145

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nlitieiil cette poudre en frottant l’un couiif I .iiiii’i' ilrux (liiiiiiunLs liruls vt recevant la |iiiii~Mt !t’e dans une lioitc iippelt’o l’i/riiidir, une l’on place au-dessou*. (In s’en stTt pour iléliiliT les dianianLH au moyen d’nu arrhft sur lequel est ti’uclu un 111 Mietallii|u<’ l’uduit iri’(.’risée ; on pratii|u<’ la laillf lur uni- jiiali’liirnie d’aciiT emlniti’ d’é^rrisi-c >{ d’huile. A l’aide de cette nnixtanre, on polit aU !>ii| le<t a^Mten, les ^l’vnats, les sapliiiti et autres pierres dures.

ÉGRISER
^pfx. »’

+ allem. ijrifs, j :ravier rt. Oler les parties lirutes d’un diamant avant In taille : Ce lUntnaiit n’a put mniri- ^ti l’ifriiH’. — l>ér. Êi/riirr, f’ ;/rim<ii éi/rhoif, IvtilllSOIIt /y>i.vf-c’}, nn. liuite dans laquelle on reçoit l l’k'rjsee. Ktiltl’UKOlIt ’ , .Va».>ent>oi<oii l’on e^’ru^’e le sel / .// iit sim pilon. Ktatl’UKK pu , ’ , rt. Écraser : Èyrw/rr ilu srI. — Uer. h’/rugeoir. Étii ;Ei ;LEME>'T ifywulm, tm. Déforiiialiou de la IkiucIiu d’un canon par le |ias- ~. !}.••• du boulet. ÉtiCElII.EK pfi. é + ijunilp). il . lïl .réclicr l’ouverture d’un vase : t’i/ic^u/cr tliir rnnhf. II Dérurmer la ^cule d’un canon. — S’égueu- 1er, Vf. Etre eguculé : Ia ; pot au lait .l’e.it iijtlKule. — Kig. Se faii-e mal à la gor^e à force de crier, (l’on.) — Dt’r. Éi/iieiih’ment. KlirzON’, 1 B*4 hal). Cli. - I . dé c, arr. de l.a Châtre (Indrei ; ch. de fer d’Orl.

ÉGYPTE ANCIENNE
l. . Egyptiu.) !. Ai"-T’jTtro ;

, de l’égyptien Ha-ka-l’hlnh , la demeure de l’Iitah ; le nom hébreu du pays est Mit.iraïi» la contrée fertile fornic’e par la vallée du Nil et «’étendant du S. au N. dejuiis la première cataracte ju.squ’à la Médilorranéc. Klle était bornée au .S . par l’Etliioiiie et traversée dans toute sa longueur par le Nil, coulant entre la chaîne arabique a l’K. et la chaîne libyque à l’O. Dans l’autiqnité Commit di’ nos jours, le Nil, avant de se jeter dans la Méditerranée , formait un va.ste delta résultant du la division de hod cours en trois branches principales qui étaient : la branche Pélu.^iaqw dirigée v(^rs le N. - K . et .itteignant la mer sur les confins du désert de Syrie ; la branche Cauopique longeant au N. - O . les dernières pentes du désert de Libye, et la branche Sé/jennylique courant droit au N. entre les deux précédentes et partageant le delta en deux parties à peu près égales. Ku outre, plusieurs bras secondaires et de nombreux canaux artificiels sillonnaient l’espace triangulaire compris entre les deux bouches extrêmes : ils faisaient communiquer celles-ci entre elles ou se rendaient directement à la Méditerranée. Leur cours se déplaçait .souvent au milieu de ces terrains d’alluvion, de .sorte que. selon les temps, on compta tantôt sept et tantôt quatorze embouchures du Nil. Les anciens Égyptiens avaient déjà constaté que, par rapport de mmvelles alliivions, l’étendue de ce sot fangeux s’accroissait chaque année comme elle s’accroît encore de nos jours et que le delta gagnait sur la .Méditerranée ; mais ils se trompaient en croyant que sa formation était postérieure à l’établisseiuvnt de leur race en Egypte. La vérité est que cette région du delta (litlérait peu, dans ces temps antiques, de ce qu’elle est aujourd’hui. Les principales villes du delta étaient : Sai ou Sais, sur la r. d. do la branche canopique ; Khsijou ou Xui.H et Pa-oulx ou Woii/o. entre la branche caiiopi(|ue et lu liranche sébennytique ; llii-ta-ab-ra ou .ithrihis. sur lu r. d. de la branche sél>ennytiqne,ct Thrliitimter ou Sebennytim.tMT la r. g. de la même branche ; f’ii/jaiirli-dati ou Menilih et Taiiix, enti-e la branche sébeniivlique et la branche péliisiaque. A l’K. lie la branche pélusiaque, entre le Nil et le désert, s’élevait la ville de T.tal, rempart de l’Egynte contre les invasions qui pouvaient venir <ie la Syrie. Dans le delta se Ironvait encore la ville de Pa-Basl ou Buliante, sur une branche seiiuidaire du Nil appelée la liranche Hulia.iliyui’. Dans l’énuméraliou qui précède des villes du delta, le premier nom que nous avons donné pour coacuue d’elles est le nom égyjH tien, et le >econil est le nom grec. Nous désignerons de la même manière h’s autres villes diMii il mu- i vib-r. D.iboid, un peu iV l’K, du deli.i, >e iiouvait la ville ap|H’lee l)n ilii Sont ou lltlirtpolis, l’une des capitules religieuses de l’Egypte, l’uis, en remontant le cours du Nil à partir de la pointe du dellu, on rencontrait suc<’essiv4-ment : . Mniintm-rr ou Mrmphis, JUfiTdiim qui est aujourd’hui Mnil’iuoi. SesounnoH ou llerninpolis, A/tou on A’r»i appelée en gn’c Panupolis. Pahoriinuh, Ali’iuil ou . ibyilos, .ip^ ou Thr/>es sur h’S ruines de laquelle sont les villages de Louqsor et de Karuak. r. d ., ainsi que ceux de (iournah, . Médinet-HalHiu, Ueir-el-Bahari, r. g. : S’ekheft ou Eililhyia. l>rl> qui est BUjourd’hui Kilfiiu, SoiutHiioli Syèiie, avec les deux iles célèiires de Sene») Heifhe’ et de l.ak ou Philr : entin Aboli, qui était l’Eléphantine des (trecs. Tant que l’Egvpte demeura indépenilante, <ui y distingua ileux régions principales, savoir : la H»ssK EoYPTK ou /lays du Sord, dans le delta, avec Memphis piuir capitale, et la iiAi TK EovpTK ou i>ays du Sud, dont Thèbes fut presque toujours la capitale. A l’époque des Ptolemées. on établit une troisième division iutermédiaire entn^ les deux iirécédeiiles : ce fut I’Eoyptk moyknnk ou IlKiTVNOsiinK, comprise entre Abydos au S. et Memphis au . . De plus, sous les Pharaïuis, riîgyplc se part.ageait au point de vue administratif en nomes ou prorinres dont chacune avait été à l’origine un petit Etat indépendant. Les historiens anciens mentionnent trente-six nomes, mais li-s listes égyptiennes en donnent parfois quarante-quatre. Grâce à ses innombrables monuments couverts d’inscriptions hiéroglyphiques, l’Egypte est le pavs dont les annales positive» remontent le plus haut dans le passé, et dès l’aurore des temps historiques on l :i trouve en pleine civilisation. Sans doute de lonk’S siècles avaient du précéder cette période que nous sommes forcés de considérer roinme le début, et h» race égyptienne se trouvait depuis très longtemps en possession du sol de l’Egypte. D’où venait-elle ? Le» historiens île l’antiquité la croyaient émigrée de l’Afrique centrale, mais tous les travaux lies égyptolognes, ceux de Champollion, de Lepsius, lie Hriigscli, du vicomte de Uoiigé, de Mariette, de M. Maspéro, établissent d’une manière à peu près certaine que les Egyptiens sont venus d’.Vsie.par l’isthme de .Suei, se (Ixcr dans hi vallée du Nil. Cette |iopulation primitive était une fraction de la race blanclie qui occupait l’.Xsie, occidentale. Les Egyptiens, dolichocéphales, appartenaient au monde protosémite et leur langue a des affinités incontestables avec l’hébreu ; mais il semble qu’elle m- soit arr('>tée dans son développement. Elle a aussi certains caractères communs avec les anciens idiomes de l’Afrique septentrionale et avec le lierbère, mais il n’y a là rien qui doive nous étonner, car la plupart des linguistes rangent le» Ijerbèii ! s parmi les protosémites. Les Egyptiens, dans leurs annales mythologiques, prétendaient avoir été hingtemps gouvernés par des dynasties de dieux et de héros. Puis vinrent les dynasties humaines. Le premier homme qui ouvre la série des souverains de l’Egypli- est Mena ou .Menés, un roi bien authentique, qui vivait plus de 5000 ans avant notre ère. La classe sacerdotale gouvernait alors le pays ; Menés, originaire de Thé ni haute Egypte , détruisit la domination des prêtres, réunit toute l’Egypte en un seul Etat qui eut Memphis pour capitale et fonila la monarchie des Pharaons. Elle dura une cinquantaine de siècles au moins jusqu’à Neclanébo. On divise d’onlinaire cet intervalle de temps en trois parties : Y.incien Empire, de la " à la w" dynastie ; le lUoyrn Empire, de la xi" dynastie à l’invasion des llyrsijs ou Pasteurs ; et le .VoHi’c/ Empire. de l’invasion des Pasteurs à la conquête persane. M . Maspéro a établi une division plus précise : il partage la huigue histoire de l’Egypte eu trois |iéi’ioiles. dont chacune correspond à la suprématie d’une ville ou d’une portion du pays sur le pays tout entier. Ce» périodes sont : L PriiiooK MUHruiTK, de la i" à la x"" dvn :i"tie inclusivement, avec la anpréninlie de .Memphis et des rois inemphiles : Il IVi^^^^ riocvi .1. . It r ;, II nastie, avec la nupreinauetle .s .ii . , .-t ili*.. .ititr <’» ville» du delta. Dr plii«. .M . M .i«(.eio subdivise en den , ’ V ilelniéresperioil. il distingue : 1" i , ’ la XI’ » In XVI* d^TUBstie iDclusivemeni et finissant à l’invation de* Pasteun ; 3* le nouvel eiiiyùre Ihe/iaiti, de la xvi* a la xv dvnastie. Il partage la {lériode saile en deux ’• I ’•• 1

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l’inv .. l-lay xxvi’ dyiiaslM ! im lui.ueiin.nl ;ï" 1 fn’rioile salle, de In xxvil» à 1» x lie. En compar.iT "" ’ les égvplologiieonvoltquelap’i ^ péro »e confond avec I Ancien Knipire. que son ancien einpin- thélmin cnirH»pond exactement an Moyen Knii ’ e (jiie l’on appelle le Nouvel Kin, jithete embra. s.se le nouvel rm|u. iietlapériode saito tout entière du même savant. Des dix dynasties de l’Ancien Empire oq période memphite. le» deux premières furent Ihenites. c’est-à -dire originaires de Théni, la iii’, la iv, la v. In vu’ et la vin’ furent memphites, la vi« fut el^pbanlinf : le» deux dernières sfint dites h^rarl^ofiitlitnine.i parce que leurs fondateurs np|>artenaienl a de» fimilles d’lléracléo|iolis. ville de la moyenne Egvpte, entre Memphis et ,bydos. JiLsqu’à l’avènement de la vi" dyna-slie, l’E^’yiite de r. cien Empire s<>mhle avoir joui d’une prospérité extraordinaire, si nous en jmieons d’après le» magnitiques et prodigieuse » cimstructions datant de cette époque qui sont parvenue» jusqu’à non». Ces constructions sont des tombeaux, é^ii •- •• quels les Egyptiens, pour des un’ religieux.atlachaienluneimportaii. A une lieue environ <^ l’O. de Mcinjibis, sur un dernier plateau de la chaîne libyque. n fîizeh , à Saqqarah. se trouve l.i ’ de la capit.ile de l’.Xmien Empii V reposent dans des pyramiihrs ; ! , liers, sons de» massifs de m.aconnene ap|>eles aujourd’hui mastaba, on dan» des hi/jinf/ees. y. Masialio, Uyjtogi’e. En fouillant ce» monuments funéraires, on a découvert un«  grande quantité d’ieuvres d’art qui nous donnent une haute idée du mérite des sculpteurs de r. cien Empire. Les monument» de la IV’ dynastie et ceux de la v« y sont surtout nombreux ; mais il y a aussi quelques sculptures qui datent de la ir dynastie. La IV dynastie s’est surtout signalée par réo’ction des ti-ois grandes pyramide». La plus gigantesque est In toml>e au roi Khouirou ou l.’hi’npt, que ce souverain »e flt bâtir de son vivant ; les deux antres sont les lomlieaux des rois khavrd ou i’h^phrfn e Menkerti ou Myri’rinus. V. I’<i’i'i,u,l,’t, Ce qui |>oriait déjà les Kj. lAn- cien Empire à prendre tous , MiaiT- nables pour la conservation de 1 des morts, c’était la croyance qu ; au corps une forme aérienne i- .•... i, restant avec lui ilan» le tombeau. Quant à l’àme, elle était passée dan» l’autre monde ; mais on espérait qu’à la suite de longues épreuves elle pourrait rentrer dans celle forme dans le cas oii . "

’ i aucune altération. Ci n ce fantôme était ce qut . .._ , ,, laient Kn, c’est-à -dire le double, tir re double ne pouvait persister intact qtj# s’il avait pour supiiort ler»d« ! nt ou la statue de celui-ci et si, r : con- tinuait à le faire vivre de la .. .....1 lui apportant dans le tombeau d> des parfums, en l’entourant de s. ses serviteurs, etc. Il • ces derniers T fussent • |»eintures tlont on laiiecorail. l’e» sou» l’.Ancien Empire. re«de««in> plus tani b nients finie ....... ,l„ |,