Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 1, part. 3, franch-hyst.djvu/232

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HOMME. 085 tail d’anatomie peu important, k savoir, iV la (liieclioil (le lu l’acetli- pur laquelle le proluii’i' os cuiiéilurme s’articule avec le pi-e iiiier os métatarsien. Cliei Wa sinees, la plan de celte facette fait avec l’axe du pied un anv’le de 15» à 18» et, par suite, elle rofçarcle en avant et en dedans. Dans le pied luinialu, au contraire, lu plan d’articulation du premier cunéifornui avec le premier métatarsien est perpendiculaire à l’axe du pied. Do là l’immoliitilé relative du gros orteil dans l’espèce humaini’. Au membre supérieur, l’omoplate ne pr< ?sen(e pas les nx^mes proportions dans toutes les races humaines. Chez le Nèpre et dans les races inférieures, il est plus largo que chez l’hommo blanc et plus semblable à l’omoplate des singes anthropomorphes. L’humérus, c’est-à -dire l’o» unique du liras, est l’analogue du fémur ou segment supérieur du membre abdominal ; mais si l’on vient à le comparer au fémur, il semble comme tordu sur son axe de près de 100" et cette torsion apparente est une conséquence du mode do progression de l’honimc. A ses deux extrémités, l’humérus so termine par deux renHements considérables : le renllenicnt inférieur présente deux dépressions, l’une sur sa face antérieure qui est la cavité coronoïdienne, l’autre sur sa face postérieure et qui a reçu le nom do fosse ou cavité ol^crdnienne . ( !es deux cavités ne .sont séparées l’une de l’autre que par une lame osseuse très mince. Quelquefois cette lame est trouée à son centre, en sorte que les deux cavités communiquent par un orifice plus ou moins large. L’existence de cet orifice constitue la perforation de la fosse (ilécrdnienne. Cette perforation n’est pas absolument rare tant chez les races supérieures que chez les races inférieures. Klle était fort commune chez les hommes de la pierre polie ; mais lorsqu’elle existe, Tl n’est pas possible de la considérer comme un caractère simien. Le squelette de la main de l’homme est organisé sur le même type que celui de la main de tous les primates. On y compte le mcine nombre d’os et ces os sont disposés d’une manière analogue. Entre les deux rangées d’osselets du carpe, on remarque chez l’homme l’absence de l’os central tout comme chez le goi-illc et le chimpanzé. Néanmoins, jusqu’au troisième mois de l’existence, cet os central est représenté chez l’embryon humain par un cartilage dont plus tard on n’aperçoit plus la trace, parce qu’il se fusionne avec le scaphoide. Le système musculaire de l’homme est fort semblable, dans ses traits essentiels, à celui (les autres primates. Cependant il s’en distingue par dilférentes particularités dont nous ne citerons que les plus importantes. Les muscles de fa nuque sont peu développés cl ils manquent de certains faisceaux que jiossèdent tous les singes , à l’exception des deux grands singes africains, le gorille et le chimpanzé. Notre espèce naqu’nn peaucier ru(limenlaire ;mais par contre, chez elle, les muscles de la face sont devenus à peu près complèicmcnt indépendants les uns des autres, et leur jeu, rendu ainsi plus facile, permet les mille variétés d’expression de la physionomie humaine. Au bras, l’accessoire du long dorsal, qui est l’organe principal du grimper chez les singes, se trouve presque entièrement atrophie. A la main, 1 homme seul possède un fléchisseur propre du pouce, qui ne présente aucune contiesion avec les muscles fléchisseurs des autres doigts, tandis que, chez les singes, tous les muscles fléchisseurs des doigts sont dépendants les uns des autres. L’homme partage avec le gorille et le chimpanzé la propriété d’avoir deux extenseurs propres pour deux doigts, savoir : l’extenseur propre do l’index et l’extenseur propre de l’auriculaire. .ux membres inférieurs, ce qui dilVérencie surtout l’hommo des autres primates, c’est : 1» le volume considérable des muscles fessiers et la disposition (le la patte d’oie qui permet l’extension complète (lo la jambe ; 2» le grand développement (les muscles de la partie postérieure (lo la jambe, muscles dont la masse énorme constitue le mollet. Celui-ci n’apparaît quo chez l’homme : néanmoins ce n’est pas qu’il soit abs«nt chez le gorille : mais il y est dissimulé à cause de sa Iiiiigueur et de sa minceur ; en outre, le mollet n’a pas le même relief dans toutes 1rs races d’hommes, et le mollet atténué du Nègre marqua la transition cuire le mollet du lilanc et celui du )(orille ; 3° le mode d insertion du muscle soléaire qui, chez l’homme, s’attache à la fois sur le tibia et sur le péroné, tandis que,cbnc les singes, il ne se relie qu’au péroné ; 4° l’homme possède un long fléchisseur propre du grand orteil, muscle qui manque chez l’orang et chez les singes auudrupèdes, mais dont sont pourvus le gorille et le chimpanzé ; li» ou remarque chez l’homme, comma chez les singes, un grand abducteur transversal du gros orteil ; mais ce muscle est considérablement atrophié dans notre «Mipéc«  et il ne peut plus déterminer ropp(jsilioD du gros orteil aux autres doigts du pK^d. La peau humaine, dont la couleur varie du lilanc au noir suivant les races, se distingue surtout de celle des animaux supérieurs par l’atrophie presque totale du système pileux, (’elul-ci ne se développe plus que par places ; cependant, dans les endroits oii il ne l’ait pas complètement défaut, c’est-à-dire sur presque toute la surface du corps, un examen attentif prouve (iii’il existe sous la forme d’un léger duvet. Quand il se développe des poils véritables, c’est surtout sur la ligne médiane antérieure du tronc. Or c’est précisément ce lieu ciui est dépourvu de poils chez les anthropoïdes. A la paume de la main, la peau est sillonnée cliez la plupart des hommes par trois plis de flexion ; au contraire, il n’y en a qu’un seul, dirigé transversalement, chez les singes. Toutefois chez certains hommes il n’existe également qu’un pli unique. Les narines de l’homme sont disposées comme relies des singes catarrhiniens ; mais les os propres du nez demeurent longtemps distincts les uns des autres chez le Blanc et ils ne se soudent entre eux ()u’à un âge assez avancé. Dans les races inférieures, la soudure s’opère beaucoup plus tôt et il en est de même chez les anthropoïdes. On a voulu voir dans l’existence do l’épine nasale un caractère distinctif do l’homme ; mais il y a des traces de cette épine chez le gorille et chez le chimpanzé. D’ailleurs elle est fort peu apparente dans la race nègre. Par son système digestif, l’homme est frugivore comme lesingc. A l’état adulte, il possède 32 dents comme les catarrhiniens, savoir : 4 incisives, 2 canines et 10 molaires à chat^tio mâchoire. A la mâchoire supérieure, les incisives du milieu sont plus volumineuses (jue les incisives externes ; c’est l’inverse que 1 on observe pour les incisives inférieures. A la suite des incisives vient sur chatiue branche (le l’une et l’autre mâchoire une (lent canine, plus grosso que les incisives, et qui parfois, chez l’homme ainsi que chez la plupart dos singes et beaucoup d’auires mammifères, pré.scnte une forte saillie. Derrière cette incisive se trouvent cinq molaires : les deux antérieures plus petites, pourvues d’une seule racine et se renouvelant par seconde ilentition, s’appellent les prémolaires ou les fausses molaires. Les trois postérieures, beaucoup plus grosses, dont l’éruption n’a lieu qu’après la seconde dentition et dtmt chacune possède trois racines, sont les rroiM molaires. Ces grosses molaires diminuent de volume depuis la première jusqu’à la dernière, c’cst-à -dirc jusqu’à celle qui occupe la place la plus reculée dans l’arcade dentaire. Chez les anthropoïdes on remarque précisément l’inverse, et il existe une progression croissante de volume depuis la première molaire jusqu’à la dernière ou dent de sagesse. Dans les races humaines supérieures, celle-ci tend à disparaître. Souvent elle demeure toute la vie cachée dans l’arcade alvéolaire et n’apparail jamais au dehors. Dans les races inférieures, au contraire, non seulement elle perce la jwncive et devient la «lent la plus grosse, mais quelquefois, à la mâchoire supérieure, elle est suivie (l’une molaire supplomenlaire. Tandis qu’à chaque mâchoire l’ensemble des dents de l’homme forme une courbe continue, il n’en est pas de même chez les anthropoïdes : ceux-ci ont leurs dents disposées par groupes entre lesquels il se trouve lirs >idcs ou ce ’ :1 ••Il . ’•- ’ - -i , !.., le,,i . : cette du iji p»r :ii ches d venir |i>r.ii Naulelle, I rentrante ; delàdelaj Iroisiéiix’ ’ Ud< : tinge- a ftTauct- (juo la N4iUi’ raclère propre a {’• , cela n’est point tout , i au’il y a, même dan» <-’ ’ es hommes qui ont 1>' i.i’ qu’il y a de vrai, c’est qui- ; lie du menton est bien manj qu’elle décroît chez l’Aus’ rétrograde encore plus d,. ’ ailes. Le menton étaii r.i.i’ de la grotte d’Arcy. ’ Naulette il n’y avait y, de sorte que sous ce rappu rt ci i li rait être placé au niveau du Une dégradation conti- •• - ’ l’homme jusciu’au sii : DICT. IJtRIVB rr FUIURT. LIVB. 62. -’ jn , hauteur de I os mau. hauteur décroit depuis Ibqu’au singe : mais, par cont : I osair • les [. ’l'ai’"i ... ’ de la lace interne de la mâchoire inlVri’ui . sont fortement accusées. On I’» trouve jr. que efl"»cée» sur la iii i

!. la grotte 

d’Arcy et elles sont r sur la mâchoire de la Naulelli i.i : fossette conique, laquelle est encore plus profonde rhes le chimpanzé. L’homme a sous la langue deux glandes salivaires distinctes, t,tndis qu’il non existe qu’une seule chez un grand nombre de singes. Bien que l’eslom.i ’ simple dans notre espèce, cependam voit en dedans un anneau ou houneb i r culaire que les érolutionnisies rej^anlmt comme un dernier vestige d’une division d«  cet organe en deux loges. La mu()ueuse de l’intestin grêle, chez l’homme, présente des replis désignés par les anatomistes soiu le nom de valvules connivenles ; ce* valvules manquent chez la plupart des singe*. Le ciecum humain n’est |> K-tement enveloppé d’un repli du nmme che» les iiuadru(>è(les ; il n _ , .. ,,,.. . a Cace antérieure qui soit doublée extérieurement d’uo laml>caii de cette nature. Les or ?ane« d>- la respiration et le système d-’ i sang offrent aussi des anal’ rcnces entre l’iirr ’ rynx n’a point ( ventrirulaires iiK _., les chimpanzés et les goniles. Nos iwiunons, au contraire, sont construits «ur le iyp<< de ceux des grands antlirop<.M ’ I.• poumon droit se coro|)08e trois lobes et le poumon ga lement. Les nécessités qii tion verticale font que le ’ est couché obliquement sur lo u Sur le péricanle. on remarque est un don- • i i . . périeure i Celte vciii’ ment, chez le» uiaiiiniiipre>. Quoiqurlui^ ir* trois troncs artériels normaux <^m ilisiri-- Iment if» sang à la tête se irout’ s chez cdMain* individiu de r**p<’ à deux troncs seiilemen’ "i c^n. ...^ a est i peu prés con-’ le gibbon, l’orang et tous le» siii. •rt. Le système nerveux rencie nettement de maux par le poul- r i qui, dans l’élai : i : i , rieur à I 100 grainm. -. < circonvolutions dont extérieure de cri or ;, ment dans la région uu ir»m <{»’ o. - < >r- lit