Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 2.djvu/195

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K [ka suivant l’ancienne épellation ; ke suivant la nouvelle] (onzième lettre de l’alphabet phénicien représentant le mot kaf qui signifiait la,roaxcme de la main ; elle était équivalente au x, dixième lettre de l’alphabet grec de l’époque classique. Le K existait aussi dans l’alphabet latin primitif ; mais insensiblement on lui substitua le c et on finit par ne plus l’employer que pour écrire le mot kalendx, les calendes), sm. Onzième lettre de l’alphabet français, consonne gutturale forte ou tenue. Après avoir été fréquemment usité au moyen âge, le K n’est plus employé aujourd’hui dans notre orthographe que dans des mots tirés du grec ou empruntés aux langues étrangères. Les Latins se servaient du K dans leur numération où il valait 250 ; surmonté d’un trait horizontal(k) il représentait Il Sur les monnaies romaines dn iv- siècle de notre ère, la lettre K était l’abréviation du nom propre Conslantinus (Constantin) et dans les inscriptions du moyen âge un K isolé signifiait Karolus (Charles)’. Enfin la lettre K était naguère la marque dist.inctive des monnaies françaises frappées à Bordeaux.

  • kaaba, sf. (V. Caaba.)

KAARTA, 54500 kilom. carrés, environ 300000 hab., pays du Soudan occidental. Il s’avance vers l’O. jusqu’à la r. d. du Sénégal et comprend le vaste plateau, de formation généralement schisteuse, situé entre le Séuégal et le Sahara Sol fertile, trop souvent dévasté par les Toucouleurs. KARNAK (EGYPTE) RUINES DU GRAND TEMPLE ET OBÉLISQUES K KABAK (mot russe), snz. Cabaret où l’on vend du vin, de la bière et de l’eau-de-vie. KABAMBARHÉ,région de l’Afrique centrale à l’O. du lac Tanganyika, explorée par Livingstone, puis par Stanley en 1876. KAHARDA, portion de la Russie méridionale, située sur te versant N. du Caucase. Elle est limitée au S. par cette grande chaîne depuis le mont Elbrouz jusqu’au mont Pasimta et s’étend depuis cette limite jusqu’au Terek à l’E. et jusqu’à la Malka au N. Elle se compose d’une partie montagneuse couverte de bois et de pâturageset d’une partie de plaines très fertile et bien arrosée. Elle doit son nom à la tribu des Kabardes, de race tcherkesse, et elle a une population où dominent les Kabardes, mais qui comprend aussi des Tatars, des Russes, un certain nombre de Juifs et une colonie allemande. KABIN (persan /câbïa), snz. Somme d’argent que le mari est tenu de payer, chez les mahométans, à la femme qu’il répudie. KABOUGA, mont de l’Afrique centrale, ti 500 pieds antlais de hauteur. Stanley campa à son sommet" le 9 janvier 1876. KABOUL, env. 500 kilom., rivière d’Asie qui sort de l’Ilindoukôh, traverse l’Afghanistan et se jette dans le ,Sind ou Indus. C’est l’ancien Cophès. KABOUL, env. 60000 hab., capit. de la province du même nom et de tout l’Afghanistan, sur la rivière de Kaboul, à l’extrémité occidentale d’une vaste plaine. Sa position en a fait un lieu de transit important. Cette ville, défendue par une citadelle, existait déjà à l’époque de l’expédition d’Alexandre le Grand. KABYLE (ar. qabila, tribu), s. et adj Nom d’un peuple indigènes de l’Algérie, de race oeroere, énergique, laborieux et économe Les Kabyles sont hospitaliers. Les mœurs kabyles. Il La langue des Kabyles, dialecte berber Il existe en Algérie des écoles où l’on enseigne le kabyle. Descendants des montagnards numides, les Kabyles adoptèrentla loi du Prophète dès les premiers temps de la conquète arabe, au vu0 siècle mais, bien qu’ils aient pris l’empreinte musulmane, ils ont gardé le caractère de leur race le vieux sang berber est resté inaltéré ; tandis que l’Arabe a un attache-KABYLE ment invincible pour la vie nomade, le Kabyle est fixé au sol et habite des villages ; contrairement à l’Arabe qui manifeste un véritable éloignement pour les travaux manuels autres que ceux de l’élève des trou-