Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/164

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larmes attirant Içs images et les vapeurs, ainsi les hommes ëminents attirent les attaques. (Osc dû Blessington.) il Déterminer à venir : La miel attire les mouches. Qu’est-ce qui vous attire ici ? Ce sont les besoins et les désirs qui attirent 1rs hommes auprès des grands. (Pasc.) L’Académie française savait attirer la cour et la ville à ses assemblées. (La Bruy.) Celte tragédie, qu’on jouait quelquefois encore, attirait peu demande. (Marmontel.) Charlemagne attira près de lui des grammairiens et des poètes. (Parny.) Les yeux du despote attirent les esclaves, comme les regards du serpent fascinent les oiseaux dont il fait sa -proie. (Chateaub.)

Quel charme l’attirait sur ces bords redoutés ?

Un m

roir prenait des oisillons :

nt attire une alouette.

La Fontaine.

Ckstouches.

— Par anal. Amener vers soi, appeler à soi, faire dir’ger vers soi : Attirer les regards. Attirkr l’attention. Le chien a, par excellence, toutes les qualités extérieures qui peuvent lui attirer les regards de l’homme. (Buff.) En tout et toujours, une femme doit éviter d'attirer l’attention sur elle. (M>oe de Monmarson.) Un beau visage attire les regards. (Mm« de Rémusat.) il Gagner, engager par une sorte d’attrait, de séduction : Attirer une personne à son parti, da’ts son parti. Son amabilité lui attire tous les cœurs. Le meilleur moyen d’attirkr tout le monde est de ne rebuter personne. (Pasc.) Charlemagne attirait au christianisme tes nations infidèles. (Boss.) Les hérésiarques ont bien pu attirer les hommes pur la nouveauté et le libertinage. (Boss.) Il sut gagner insensiblement mon cœur et attirer ma confiance. (Fén.) Qu’y a-t-il de plus puissant que les bienfaits pour attirer les cœurs ? (Mass.) Il faut attirer les hommes par la douceur et la charité. (M1""’ de Maintenon.) Ce qui favorise le bien-être d’un individu J’attire ; ce qui lui ’mit le repousse. (J.-J. Rouss.) La douceur attire l’affection. (Helvôt.) On peut attirer les cœurs à soi par les qualités que l’on montre ;

mais on ne les fixe que par celles que l’on a. (Suard) Le désir est un mouvement de l’âme vers un objet oui /’attire. (J. de Maistre.) Celte jeune fille attirait déjà de nombreux prétendants à sa main. (Lamart.) Il y a des natures généreuses que l’infortune séduit et que le danger attire, (Lamart.) Je me sens au fond du cœur quelque chose qui m’attire vers vous. (V. Hugo.)

Sur ce site enchanté, mon iras qu’il attire S’abat comme le cygne, et s’apaise et soupire

À cette image du repos. Lamartine.

— Provoquer, causer, déterminer, entraîner, occasionner : Un malheur en attire un autre. (Acad.) Ce crime a attiré de grands malheurs sur lui et sur toute sa famille. (Acad.) La ruine de la Syrie attira celte de la Judée. (Boss.) Hélas ! combien un crime en attire d’autres ! (Fén.) La hauteur et la fierté at-

’tihent tes guerres tes plus dangereuses. (Fén.) Le mal que nous faisons ne nous* attire pas tant de persécutions et de haine que nos bonnes qualités. (La Rochof.) Les hommes habiles ne commandent pas au hasard, mais ils /’attirent, le préparent, et semblait presque le déterminer. (La Bruy.) L’ingratitude attire les reproches, comme la reconnaissance attire de nouveaux bienfaits. (M"’° de Sév.) Ai-je attiré mes malheurs par ma faute ? (J.-J. Rouss.) Aucun peuple «attire à lui plus de sympathies que te peuple français. (E. de Gir.) Les couronnes attirent maintenant la foudre révolutionnaire et néla détournent plus. (E. de Gir.)

N’attirez point sur vous des périls superflus.

rc en me vengeant sa

Corneille.

Comme d’un précipice on tombe en un abîme, Souvent un premier crime attire un autre crime. Gilbert.

— Absol. Fa : re venir du monde : Le marquis de Guillaume tenait un petit café, où sa fille attirait beaucoup. (Texior.) n Plaire, charnier, séduire : Les femmes attirent par le plaisir, mais ne retiennent que par le refus, (St-Prosper.) Ce n’est pas la plus jolie femme qui aïtiuk, c’est la plus étourdie. (M’»< ; do Gcnlis.) Plus une femme témoigne de réserve, plus elle attire. (La Rochûf.-bpud.)

— Prov. Un abime en attire un autre, l’abime attire l’abime, Un crime en provoque un autre, un malheur en amène un autre : V. Abyssus auyssum invocat.

S’attirer, v. pr. Être attiré l’un "vers l’autre : Tous tes corps, selon AI. Neioton, pèsent l’un sur l’autre, ou s’attirent en raison de leurs masses. (Fonton.) .En vertu de l’attraction, les corps s’attirent réciproquement e>t ligne droite. (Proudh.)

— Fig. Se provoquer ; se déterminer l’un l’autre : Les bienfaits s’attirent les uns par

■ les autres, et se servent d’exemple réciproque. (Boss.) Les contrastes s’attirent parce qu’ils se complètent. (Lamart.) Les vertus, aussi bien que tus vices, et j’ose dire mieux que les vices, s’attirent entre elles. (Mi"« de Rémusat.) Les confidences s’attirent. (Balz.) il Être porié l’un vers l’autre par quelque attrait : L’homme et la femme s’attirent par des qualités différentes. (E. Bersot.)

l’affection, l’estime de quelqu’un. S’attirer le mépris public. S’attirer un refus. S’attirer une querelle. L’Ei, lise ne tenait pas pour martyrs ceux qui s’attiraient la mort par un faux zèle. (Boss.) Tu vas courir risque aer’ attirer une volée de coups’ de bâton. (Mol.) Ils sont plus jaloux de s’attirer les hommages que de gaquer les cœurs. (Mass.) Souvenez-vous qu’il néfaut s’attirer l’envie de personne. (Fén.) // vit combien il était nécessaire qu’il s’attirât dans cette occasion la confiance des peuples. (Montesq.) Je ne sais, monsieur, par où je puis m’être attiré tant d’honnêtetés de votre part. (Campistr.) Dieu me garde de m’attirer jamais l’inimitié des censeurs de ce poète, que le séjour de deux mille ans dans le tombeuu n’a pu garantir d’une haine si implacable ! (Montesq.) Qui remplit ses devoirs s attire t’estime ; qui cède à ses intérêts est peu estimé. (Château ! ).) Les malheurs que l’on s’attire sont les plus cruels. (MU* Aïssô.)

Vous vous attirera quelque méchante affaire.

— — Syn. Attirer, allécher. V. ALLÉCHER.

— Antonymes. Chasser, pousser, refouler,

ATT111ET (Jean-Denis) ; jésuite et peintre, né à Dole (Jura) en 1702, mort à Pékin en 176S. Élève de son père, il acheva ses études artistiques à. Rome, et entra, à l’âge de trente ans, dans la compagnie de Jésus, Quelques années plus tard, la mission de Pékin ayant demandé un peintre, il partit pour la Chine, et devint peintre de l’empereur Kien-Long. 11 dut se plier, d’ailleurs, à toutes les minuties, à toutes les bizarreries de l’art chinois. Il devint f<irt habile en ce genre, et jouit d’un grand crédit a la cour de l’empereur, qui voulut le créer mandarin, et qui lui fit rendre de grands honneurs à sa mort.

ÀTTIRET (Claude-François), sculpteur, neveu du précédent, né à Dôle en 1728, mort en 1804. Ses ouvrages les plus remarquables sont : les Quatre Saisons, Saint André, Saint Jean, a. statue de Louis X VI (brisée à Dôle pendant ta Révolution), la belle fontaine de Dôle, etc. Cet artiste remarquable mourut à l’hôpital.

ATTISABLE adj. (a-ti-za-ble — rad. attiser). Qui peut être attisé.

ATTISAGE s. m. (a-ii-za-je — rad. attiser). Action d’atiiser le feu.

ATTISE s. f. (a-ti-ze— rad. attiser). Techn. Bois que le brasseur mot dans le fourneau sous la chaudière.

ATTISÉ, ÉE (a-ti-zé) part. pass. du v. Attiser : Feu bien attisé.

— Fig. Excité, envenimé : Les inimitiés, attisées chaque jour par des esprits de parti et des opinions contraires, allumèrent un in-

un foyer d’ignorance, de préjugés, de convoitises, attise par- une ou deux médiocrités remuantes. (Lamart.) L’envie et la cupidité, perpétuellement attisées, banniront du corps social l’harmonie indispensable à sa conservation. (Portails.)

ATT1SEMENT s. m. (a-ti-ze-man — rad. attiser). Action d’attiser.

ATTISER v. a. ou tr. (a-ti-zé — du bas lat. atliciuari ; formé de ad, à ; titio, tison). Exciter, ranimer un feu, en rapprocher les tisons les uns des autres : Attiser le feu.

et de branches, elle s’assit dans son fauteuil. (Balz.) Elle attisait un réchaud sur lequel

s feu convulsivement. (G. Sand.) Chauffant ma main ridée au foyer que s’attise, Je garde les chevreaux et les petits enfants.

— Par ex t. : Au xvie siècle, l’inquisition dressait les bûchers des juifs, l’Espagne les ait. (V. Hugo.)

Fig. Attiser le feu de, ou simplement r, Aigrir, exciter, irriter, envenimer : ser i.k keh des passions. Cette chose se couva’ en petit avec aultres haines qu’on y attisa. (Froissart.) Nous attisons volontairement i.k feu toujours dévorant de la convoilise ? pour faire naître sans fin de nouveaux désirs. (Boss.) Ils ne songent pas à donner des larmes à leurs passions : au contraire, ils les traitent délicatement ; ils attisent ce keu, et ses ardeurs s’accroissent jusqu’à l’infini. (Boss.) Les partis attisaient le vuv un ces discordes. '"- "gue.) Rien «’attise un sentiment comme glacé de la persécution. (Balz.) Céder aux fantaisies n’est pas les éteindre, mais les attiser. (S. Dubay.) L’amour n’est-il pas un incendie que l’orage même attise ? (A, Houss.) Malheur- à celui qui attise la guerre 1 CL. Jourd.) De telles paroles attisaient la Révolution au lieu de Vétouffer. (Lamart.) Quand on se brûle au feu que soi-même on attise,

(Çapefiguc

Loin d’

RÉGNIER.

ATTISEUR, BUSE s. (a-ti-zeur, CU-zerad. attiser). Celui qui attise, qui aimo a attiser le feu. Peu usité. Il Ouvrier chargé de l’entretien d’un feu d’usine.

ATTISOIR OU ATTISONNOIR S. lïl. (a-tizoirou a-ti-zo-notr— rad. attiser). Ustensile au moyen duquel on attise le feu dans certains métiers, il Crochet dont on se sert pour attirer les scories qui sortent en fusion du fourneau.

ATTITRÉ ÉE (a-ti-tre) part. pass. du v. Attiirer. Qui exerce en vertu d’un titre ; qui est dûment appelé aux fonctions qu’il remplit : Courtier attitré. Commissionnaire attitré. Fournisseur attitré. L’Exode représente les sorciers attitrés de Pharaon. (Volt.) En peu de jours, ils s’installaient auprès de nous sur le pied de domestiques attitrés. (Lenormant.) il Qui existe, qui se pratique en

vertu d’un titre : Le notariat est une charge attitrée. La traduction des livres ecclésiastiques était une fonction attitrée dans l’Église de Syrie. (Renan.)

— Fa m. Qu’on a chargé do préférence de fournir, de faire telle ou telle chose : C’est mon boulanger, mon épicier, mon commissionnaire attitré. C’est notre nouvelliste attitré.

— En mnuv. part. Soudoyé : Témoins, assassins attitrés, Témoins, assassins achetés, payés. On dit plus ordinairement : Des témoins, des assassins à gages.

— Chasse. Chiens attitrés, disposés dans des relais.

attitrer v. a. ou tr. (a-ti-tré — rad. titre). Choisir, préférer pour ce qui regarde un commerce, un métier, une fonction : L’empereur /’a attitré pour son fournisseur, pour son orfèvre. Il n’est guère usité qu’au part, passé.

-r- Chass. Attiirer les chiens, Les placer dans des relais pour attendre le gibier.

attitude s. £ (a-ti-tu-de — de l’ital. attitudine, tiré du lat. aptitudo, aptitude !. Manière do tenir son corps, position qu on lui donne : Attitude imposante. Attitude gracieuse, décente. Attitude gauche, forcée. L’attitude du commandement. .L’attitude du respect, de la crainte. Changer d’ATTiTUiffi. Son attitude était à peindre. (Acad.) Voici un essai des plus beaux mouvements et des plus belles attitudes dont une danse puisse être variée. (Mol.) Ils font entre eux une danse ornée de toutes les attitudes que peuvent exprimer des gens qui étudient leurs forces. (Mol.) L’homme se soutient droit et élevé, —-

pied. (Buff.) Considér...., ....,

debout, dans un fond, sur une hauteur, vous découvrirez dans toutes ses attitudes de nouvelles beautés. (B. do SÛP.) Toutes les physionomies des Grecs d’Orient sont belles, mais tristes et féroces : le poids de l’oisiveté pèse sur toutes leurs attitudes. (Lamart.) Trois femmes, toutes les trois jeunes et belles, étaient groupées dans des attitudes diverses. (Lamart.) Un homme obligé de se tenir droit et roide trouve que la plus belle attitude est d’être assis. (Taine.) Ses traits prononcés s’accordaient avec son attitude militaire. (Balz.) Son corps avait changé d'attitude et sa figure d’expression. (G. Sahd.) Elle avait des attitudes à, la fois cavalières et majestueuses. (G. Sand.) Vattitude, la voix et le front du proscrit’avaient quelque chose de noble et de puissant. (G. Sand.)

Il garde, en expirant, une noble attitude.

s’endormir dans ui

— Fig. Manifestation extérieure de ses dispositions, de ses intentions : L’Angleterre prit aussitôt une attitude hostile. Vous n’avez pas gardé dans cette circonstance une attitude, assez ferme. Le gouvernement prit une attitude qui rassura les amis de la paix publique. (Acad.) L’attitude calme de la nation déconcerta les agitateurs. (Acad.) La France se montra dans /’attitude qu’on l’avait toujours vue garder, (Volt.) Les agitateurs recommandaient au peuple de garder son attitude révolutionnaire. (Lamart.) L’attitude du roi semblait plus convenable et plus sûre au milieu de son armée que dans une place forte. (Lamart.) Elle tenait à conserver son attitude de fierté, l’accablant d’une confiance sans bornes. (G.

tUlLlK Cil Wt 01* |»ctw, .«win.».fit...*, ...w..t.

courage, même audace sur le front, dans les yeux et dans /’attitude. (Volt.) // faudrait

., emportement.

Loin que par mes discours je l’attise moi-même...

Il Absol. Attiser le feu, Accroître des désordres, des violences, une conflagration déjà existante : N’allez donc pas attiser le feu,

— Antonymes. Détiser, éteindre.

Dans la question de l’isthme de Sues, V

de la presse française a été digne et de tous points honorable. (E. Texier.) L’assemblée était très-digne, dans une calme et ferme attitude. (Michelet.) Croire à l’Église parce qu’elle dit vrai, et non plus par cela seul qu’elle a parlé, c’est prendre envers elle une attitude d’indépendance qui ressemble à une attitude de révolte. (Ed. Scherer.)

Être toujours en attitude, Prendre des positions, avoir des gestes affectés et trop étudiés. Se dit particulièrement des acteurs.

— B.-Arts. Position que les sculpteurs, les peintres donnent à leurs figures : L’attitude d’une statue. Toutes tes attitudes de ce tableau sont admirables. (Acad.) Un peintre qui fait d’après nature force et exagère une passion, un contraste, des attitudes. (La

que les artistes s’étudiassent à rendre les carac■tères dans /’attitude du corps et dans les traits du visage. (B. de St-P.) Les tableaux de Haphaël, Poussin, Lesueur, .Lebrun, et, de nos jours., ceux d’Eugène Delacroix, se recommandent par la vérité et l’expression de /’attitude. (La Fizelière.)

— Danse. Position sur un seul des deux pieds, sans égard à leur importance relative.

— Manég. Position du cheval : Les différentes attitudes que prend le cheval ne sont

-que des changements portés dans sa position normale, la station. (Dandel.)

— Art vétér. Diverses positions que les animaux prennent sur place, soit dans la station, soit dans le coucher.

, — Sya. Altitude, posture. Après avoir été « mployé exclusivement comme terme d’art, attitude est devenu d’usage, comme posture, dans tous les styles ; cependant, il est toujours plus noble que posture. La posture est la manière de poser le corps, plus ou moins éloignée de son habitude ordinaire : Verres paraissant en cette indigne posture semble braver la bienséance publique. (Roll.) L’aZ/t/udeest une manière de tenir le corps, plus ou moins convenable à la circonstance présente : Un peintre arrive chez moi ; il me trouve écrivant devant votre pi

(Volt.)

— Encyol. Physiol. V. Station.

’ — Pathol. V. Habitude extérieure du corps.

— Art vétérinaire. Les attitudes sont différentes chez les animaux, suivant les caractères, le tempérament, la conformation,

l’état de fatigue ou d’usure, de santé ou de maladie-, et la façon habituelle de se poser, ou plutôt de se tenir, donne de précieuses indications sur la condition actuelle du sujet qu’on observe. Les animaux bien portants, vifs, ardents, reposés, se tiennent d’une autre manière que les botes molles, apathiques, souffreteuses, épuisées par la travail ou le manque de nourriture. En ce qui concerne le cheval, les attitudes ont une importance égale à la nature des services nombreux et variés qu’on lui demande. Ses attitudes trahissent des défauts plus ou moins prononcés ou décèlent des qualités fort appréciables. Les quadrupèdes se tiennent debout librement ou d’une manière forcée. Dans le premier cas, l’animal ne répartit pas également sur chaque extrémité le poids de son corps. Ordinairement, l’un des membres est au repos, et toute

•la masse du corps est supportée par les trois autres, qui se reposent tour à tour. Il arrive aussi que le poids du corps est rejeté alternativement, tantôt sur un bipède, tantôt sur l’autre^ Dans le repos naturel, il n’y a qu’une simple flexion de tous les rayons du membre qui fait que le corps est abaissé de cécôté j mais le pied est éloigné de son point d’appui ordinaire. Quand, au contraire, 1 animal souffre, l’extrémité est portée le plus souvent en avant de la ligne d’aplomb, pour prévenir l’augmentation de douleur que déterminerait le poids du corps. Les grands animaux peuvent dormir debout, mais dorment plus souvent couchés.

Parmi tous, le cheval est celui qui conserve le mieux la station active pendant le sommeil. Il est certains chevaux qui ne se couchent jamais : il en est de même de quelques ânes et de quelques mulets. Les autres quadrupèdes prennent le plus souvent la station passive, soit pour se reposer, soit pour dormir. Ainsi, le bœuf est plus souvent couché que debout, et ordinairement du côté gauche. L’animal qui dort debout ne se porto jamais sur les quatre membres en même temps ; il en a’toujours un au repos. Sa position change plus ou moins souvent, selon qu’il est plus ou moins fatigué, car les quatre membres doivent être également soulagés. Quand les membres postérieurs ont éprouvé plus de lassitude, l’animal se recule jusqu’au bout des liens qui le retiennent à l’auge, et peut ainsi charger davantage les membres antérieurs, en diminuant d’autant le poids qui doit être supporté par les membres posTérieurs. Si les membres antérieurs sont plus fatigués que les postérieurs, les membres

Eostérieurs viennent au secours des autres, et j cheval appuie sur la mangeoire. Le cheval ne prend pas beaucoup de repos par ces attitudes, car c’est toujours l’action qui établit le soutien ; aussi, les chevaux qui ont l’habitude de se coucher se reposent plus vite, plus comf>létement, et se conservent mieux et plus

ongtemps que ceux qui ne se couchent jamais. Ou doit donc préférer les chevaux qui se couchent pour dormir, surtout s’ils doivent faire un service pénible. Mais, aussi, le cheval qui se couche trop souvent, ou qui demeure trop longtemps couché, est ordinairement nonchalant et mou. Chez les chevaux qui ont bien reposé e£ qui se portent bien tilya des mouvements particuliers de l’éehme, lorsqu’ils se lèvent, qui offrent des indices sur l’état de santé de ces animaux. « Au moment de se lever, dit M. Leooq, l’animal s’étend, t comme on le dit vulgairement, et jamais il n’exécute cette action lorsqu’il est malade. » À l’approche de l’homme, les animaux méchants prennent des attitudes menaçantes, à Le cheval couche les oreilles en arrière, dit M. Gayat, son re-