Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/163

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jours sa fille s’écrie : « Ah ! tu es père, tu me quittes, et pas même un soupir ! » Régulus répond : « Je suis père, et je serais indigne de l'être, si je laissais à mes enfants un exemple de lâcheté. »

La plèbe de Rome se soulève pour l’empêcher de partir ; mais il obtient que le peuple dépose les armes et « le laisse marcher à son triomphe. » Ensuite il prend congé du peuple et de Rome dans une apostrophe magnifique : « Conservez, s’écrie-t-il, conservez intact ce grand nom, et vous serez les arbitres de l’univers ; le monde entier deviendra romain. » Puis il invoque les divinités protectrices de Rome pour qu’elles conservent à la république les anciennes vertus romaines. Et si jamais la colère des dieux menaçait sa patrie, il appelle toutes les foudres sur sa tête.

On a reproché à Attilius Régulus un héroïsme exagéré, tout d’une pièce ; mais on pourrait répondre que ces grands efforts de vertu, si excessifs qu’ils soient, exercent du moins une influence salutaire sur les masses en élevant les esprits ; on ne pourrait pas en dire autant de la plupart de nos drames modernes.

ATTILLON s. m. (a-ti-llon. ll mil — rad. attelle). Petite bûche qui résulte de l’abattage d’un arbre, et qui provient du haut des racines : Les femmes vont dans les bois qui environnent Boulogne acheter des attillons, qu’elles rapportent dans leurs mantes.

— Prov. C’est comme un attillon , se dit d’une volaille desséchée par une trop longue cuisson.

ATTINE s. f. (a-ti-ne). Monnaie d'argent allemande valant environ 25 centimes.

ATTINGHAUSEN (Guérard). Landamman du canton d’Uri, en 1205. Il eut part à la fondation de l’indépendance helvétique, et au renouvellement de la fédération des pays d'Uri, de Schwitz et d'Underwald, qui fut le noyau de la confédération suisse.

ATTINTÉ (a-tain-té) part. pass. du v. attinter : Ballots attintés.

ATTINTER v. a. ou tr. (a-tin-té — rad. à, et tin, pièce de bois). Mar. Etablir un objet quelconque sur des tins ; le fixer, l’assujettir avec des tins : Attinter des barriques. On dit plus souvent tinter.

ATTIQUE adj. (att-ti-ke — du gr. attikos, même sens). Qui appartient, qui a rapport à l’Attique, à Athènes ou aux Athéniens : Le territoire attique. Les coutumes, les mœurs attiques. Im politesse attique. Une gloire ■particulière, qu’on ne peut ravir à Thucydide, est d’avoir, pour ainsi dire, créé l’élequence attique, et formé le plus grand des orateurs. (De Ste-Oroix.) Sur le soir il eut un instant de délire, il demanda ’des figues attiques et du nectar ; laprincesse lui voulut prendre la main : il était mart. (A. Houss.) g Foi attique, Foi irréprochable, parce que la bonne foi des Athéniens passait pour être à l’abri de tout soupçon.

— Qui tient de l’atticisme, qui a la grâce, la délicatesse, la finesse de l’atticisme : Style attiqub. Goût attique. Ses railleries ne sont point froides et recherchées, comme celles de ces faux imitateurs du style attiquk. (Boileau.) Il n’est point d’ouvrage où le goàt attique se fasse mieux sentir. (La Bruy.) César est l’écrivain le plus attiqub de Borne. (II. Taino.) La plaisanterie du paysan et de l’ouvrier est très-attiqub ; elle consiste à dire toute sa pensée en la grossissant par une expression grotesque. (Balz.) il Sel attique, Manière de s’exprimer finement railleuse, délicate, spirituelle et polie, qui était particulière aux Athéniens. On le dit de même de tout ce qui est dit ou écrit dans le même goût : Les anciens se piquaient d’assaisonner leurs ouvrages de ce sel attique, qui était d’un goût exquis.

le trouverez, je crois, d’assez tx

Au sel attique, a

it badinage,

— Chron. Année attique, Année luni-solaire en usage chez les Athéniens. Elle se composait de douze mois dans les années solaires, et de treize dans les années emuolismiques.

— Gramm. À Iphabet attique, Alphabet grec qui se composait de vingt et une lettres. Il fut remplacé par l’alphabet ionien, qui en contient vingt-quatre.

— Littér. Dialecte attique, Dialecte grec ancien, particulier aux Athéniens. Il Auteurs attiques, ou substanliv., Les attiques, les auteurs qui ont écrit dans le dialecte attique : Thucydide, Démosthène et les autres attiques. Il Formes attiques, Formes de grammaire,

locutions propres au dialecte attique. il Philosophie attique, Celle qui était professée dans les écoles de Socrate, de Platon. d’Aristote et de Zenon, dont le centre était à Athènes.

— Archit. Ordre attique, Petit ordre d’architecture employé surtout dans les constructions athéniennes, et dont on couronne assez fréquemment les étages d’un grand ordre, n Etage attique, Petit étage qui surmonte l’entablement, et dont le but principal est de masquer le toit : Z’étage attiquu ne fait, en général, aucun bon effet dans les édifices. (MiWin.) n Colonnes attiques, Colonnes carrées, n Base attique, Base que les modernes donnent à l’ordre dorique.

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— s, m. Vattique, Petit étage supérieur, sans ornements ou avec ses ornements particuliers, qui sert à dissimuler le toit. L’invenrion en est attribuée aux Athéniens : En France, /’attique et les toits plats à l’italienne sont un nnn-sens contre lequel le- climat proteste. (Balz.) n Petit ordré qui s’élève au-dessus des autrésordres.quel qu’en soit d’ailleurs le but : Quelques attiques ne sont destinés, comme aux arcs de triomphe de Titus, de Septime Sévère, à Rome ; du Carrousel, et à la porte Saint-Martin, à Paris, qu’à recevoir des inscriptions. (Bachelet.) il Attique circulaire, Ordre qui règne au-dessus d’un entablement circulaire, et qui est usité pour les dômes et les coupoles, n Attique continu, Celui qui suit l’entablement de l’édifice, dans tous les accidents du plan. Il Attique interposé, Petit ordrequi règne entre deux ordres placés l’un au-dessus, l’autre Ju-dessous. Il Faux attique, Sorte de piédestal qui règne au-dessous des bases d’un ordre, et empêche qu’elles ne soient masquées par une large corniche

Slacée au-dessous, n Attique de comble, Sorte e parapet qui règne au bord d’un toit et tient lieu de garde-fou. Il est en pierre ou en bois revêtu de plomb. Il Attique de cheminée, Partie d’une cheminée d’appartement comprise entre le chambranle et la première corniche, et qui est ordinairement revêtue de plâtre ou de marbre.

— Encycl. Dialecte attique. Ainsi que nous l’apprend Buttmann dans son excellente.grammaire grecque, la tribu ionienne habitait, dans l’origine, principalement l’Attique, et c’est de là que partaient ces colonies qui vinrent peupler les côtes de l’Asie Mineure. Plus tard, le nom d’ionien fut exclusivement réservé aux nouveaux colons et au dialecte parlé par eux. Ceci concorde assez bien avec ce que nous fait connaître Strabon, à savoir que le dialecte ionien n’est autre chose que l’ancien dialecte attique. Ainsi, à parler rigoureusement, le véritable dialecte attique serait ie dialecte ionien. Toutefois, on désigne seulement sous ce nom l’idiome relativement moderne qui se* créa peu à peu dans l’Attique. Cette mortification fut déterminée par l’influence littéraire d’un grand nombre d’écrivains de premier ordre, qui arrivèrent à donner insensiblement à la langue dont ils se servaient un caractère individuel, et à lui assurer une prééminence incontestable parmi les différents dialectes parlés en Grèce. La plus grande partie, en effet, des ouvrages importants qui nous ont été transmis par l’antiquité grecque, sont é«.i its dans le dialecte attique. Quelques auteurs ont différemment supputé les phases par lesquelles le dialecte attique avait passé ; mais la distinction la plus rationnelle consiste à le partager en attique ancien et attique moderne. À la première catégorie appartiennent Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Antiphon, Thucydide, etc. ; dans la seconde, on rangera Démosthène, Bschine et autres orateurs de la même époque. La langue de Xénonhon, de Platon, et même d’Aristophane peut être considérée comme formant la transition entre le dialecte ancien et le dialecte moderne. Après Alexandre, la supériorité de la littérature athénienne fit du dialecte attique là langue commune de la Grèce entière.

L’expression de style attique était devenue synonyme de style élégant, pur, et s’opposait au style asiatique ou fleuri. À cette époque, le dialecte attique, adopté dans la Grèce entière, entre dans une nouvelle phase de transformation : il se ressent visiblement de l’influence exercée par la conquête macédonienne et les circonstances locales. Sous les successeursd’Alexandre et sous la domination romaine, nous rencontrons toute une série d’écrivains grecs qui se servent de ce dialecte attique quelque peu amendé, et contribuent à en fixer la forme définitive. 11. est bien évident que ces divers écrivains, originaires de pays différents, devaient naturellement présenter quelques divergences individuelles les uns avec les autres ; mais ces divergences n’arrivaient jamais à la proportion qu’on retrouve dans le grec ionien d’Hérodote comparé au grecdorien des idylles de Théocrite. Cette langue commune de la Grèce prit alors le nom de dialecte général, ou dialecte grec proprement dit (ê koiné ou ê Ellinikê dialektos). Polybe, né dans le Péloponèse ; Strabon, dans l’Asie Mineure ; Diodore, en Sicile, appartiennent aux auteurs qui firent usage de ce dialecte général. Plus tard, par suite d’un raffinement dont on trouve des exemples analogues dans toutes les sociétés en décadence, H fut de mode d’écrire en dialecte attique pur, et plusieurs écrivains affectèrent d’employer cette langue conventionnelle et archaïque : nous citerons entre autres Lucien, Arrien dans son Anabase, etc. Le surnom d’atticistes (attikistoi) fut donné à cette classe artificielle d’auteurs.

Les formes caractéristiques et constitutives du dialecte attique exigent, pour être bien connues, une étude attentive des écrivains. On peut dire cependant en général qu’au point de vue de l’organisation phonétique, le dialecte attique n’avait ni la dureté du dialecte dorien, ni la mollesse extrême du dialecte ionien ou ancien dialecte attique, mais qu’il jouait entre les deux le rôle de mexso-termine. Outre l’emploi de certaines formes grammaticales spéciales, le dialecte attique se distingue de tous les autres dialectes grecs, sous le rapport de la syntaxe, par sa précision lucide, ennemie de la prolixité et n’allant cependant jamais

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jusqu’au laconisme, par l’heureux rapprochement des idées saillantes dans la contexture de la phrase, et par une urbanité exquise dans les idées et dans la manière de les présenter.

Le dialecte attique pur se distingue par-une propension naturelle à contracter tout ce qui peut être contracté. Les élisions sont très-multipliêes et l’apostrophe joue un grand rôle ; en outre, -ajoute M. Bumouf, les Attiques changent, ce qui leur est commun avec les Doriens, le sigma en xi, et disent ; par exemple, xun pour sun, avec ; le double sigma est remplacé par le double tau, ainsi thalatta pour thalassa, la mer ; quelquefois même, modification plus grave et inoins explicable ou au moins plus compliquée, le sigma devient un , comme tharrein pour tharsein ; mais c’est plutôt là un phénomène d’assimilation qu’un phénomène de permutation organique. A certaines formes, les Attiques ajoutent un iota ; ainsi outosi, ouchi, pour outos, ouch, tandis qu’ils le retranchent a certaines autres, es pour eis ; klao pour klaiô, etc. Nous pourrions augmenter considérablement la liste de ces formes spéciales, mais celles que nous venons de présenter suffiront pour donner une idée assez précise du dialecte attique. Pour de plus amples détails, nous conseillons à nos lecteurs de consulter les Dialectis de la langue grecque de Sturz (180 ?), la grammaire grecque de Buttmann et celle de Mathias.

ATTIQDE, contrée de l’ancienne Grèce, qui avait pour capitale Athènes, bornée au N. par la Béotie, à l’O. par la Mégaride, au S. par la mer de Myrtos, et à l’E. par la mer Egée. Elle occupait la presqu’île la plus orientale de la Grèce centrale et n’était arrosée que par les ruisseaux du Céphise et de l’Ilissus. Ses principales montagnes étaient : le mont Hymette, si célèbre par Te miel de ses abeilles ; le mont Laurium, qui fournissait de l’or et de l’argent, et le mont Penté !iqueKdont les marbres renommés servirent à la construction des monuments de la Grèce. Ses côtes, découpées par un grand nombre de criques, présentaient plusieurs ports d’un abri sûr, et quelques caps, dont le plus remarquable était celui de Sunium, fameux par les entretiens de Platonavec ses disciples. Son territoire, peu fertile en grains, produisait, grâce à un climat sec et chaud, beaucoup d’oliviers, de figuiers et de lauriersroses. Ce fut en grande partie cette pénurie du sol qui fit faire aux Athéniens tant d’efforts

§ our dominer sur mer. Le sol et les habitants e l’Attique furent divisés parClisthène en dix tribus, auxquelles dans la suite on en ajouta trois nouvelles. Outre la capitale, les principales villes de l’Attique étaient Eleusis, Phylé, Marathon, Acharné, etc. Cette contrée célèbre, qui fut aussi appelée Ogygie, Ionie et Cécropie, forme aujourd’hui, avec la Béotie, un diocèse ou province du royaume de Grèce ; 97,519 hab.

ATTIQUEMENT adv. (att-ti-ke-mah— rad. attique). Gramm. Dans le dialecte attique.

—.Avec une élégance attique : Parler, écrire attiquejient. ’ rad. attirer).

être attiré : Le fer est

"aimant. La

à l’aimant

idi.(a-ti-

Qui est susceptible d’ôt

le seul des métaux

tient uniquement

(Buff.) L’acier esi

que le.fer. (Nysten.)

ATTIBAGE s. rn. (a-ti-ra-je-~ rad. attirer). Action d’attirer. Peu usité.

— Tcchn. Poids d’attirage, ou simplement atlirage, Poids du rouet d’un fileur d’or. Il Cordes d’attirage, Cordes qui soutiennent le même poids.

ATTIRAIL s. m. (a-ti-rall, Il mil. — rad. tirer, c’est-à-dire tirer après soi). Quantité, assortiment de choses diverses et nécessaires pour certains usages : Attirail de guerre. Attirail de chasse. Attirail de voyage, //attirail d’un peindre, d’un photographe. L’at- TiRAiL<z’un« imprimerie, d une lithographie. Ce petit dialogue avait.lieu pendant qu’elle prenait, sur son fauteuil, une écharpe, un éventail, un bouquet, tout l’élégant attirail d’une femme en habit de bal. (F. Soulié.) En un clin d’œil tes enfants reportèrent dans la cuisine tout ^’attirail du déjeuner. (G. Sand.) On voyait sur ta table de la toile taillée, des chemises commencées, enfin tout r attirail d’une lingère. (Balz.)

Je sais où glt le lièvre, et me puis, sans travail,

Molière.

L’éléphai

La Fontaine.

Lavj

Lèses

In luminaire, un drap des n

se ainsi réglée, on composa

)n l’un, les maisons de bouts

d’argent, les cuvett

nçasins de malvoisi

le bouche, et, pour

s, les bi

L’attirail de la goinfrerie. La Fontaine.

— Familièrem. Choses inutiles, amas, bagage superflu ou embarrassant : Qu’était-il besoin de tant <f attirail ? (Acad.) Il est vrai que te voilà bien, et je ne sais où tu as été déterrer cet attirail ridicule. (Mol.) Il y moins de péril à la voir dans tout Z’attie l’ajustement et de la mode. (La Bruy.) On

ATT ’ ■

écarte cet attirail- qui t’est étranger, pour pénétrer jusqu’à toi, qui n’es qu’un fat. (La Bruy.) À quoi servent toutes les cérémonies et tout {attirail lugubre qu’on fait paraître à un mourant dans ses derniers moments, qu’à lui exagérer la perte qu’il va faire ? (Montesq.) Après quatre-vingts ans, traîner partout un attirail suranné de petit-maître, faire le gentil et le damoiseau, ce n’était plus que le bel esprit tombé en enfance. (A. Houss.) En français, quel attirail grammatical d’articles, d’auxiliaires et de pronoms/ (D. de la Malle.)

— Fig. Accompagnement fastueux e.t vain : Votre naissance et votre élévation paraissent avec bien plus d’éclat et de dignité dans les fruits immenses de votre piété que dans les fastes de vos passions et tout le vain attirail des magnificences humaines. (Mass.) Toutes les grandeurs et leur attirail s’enfuient comme un songe. (Fén.) Les reproches, l’aigreur, la tendresse, les menaces, et tout r attirail d’un amant, qui croit gronder avec raison, composaient cette épilre. (Hamilt.)

— Rem. Le pluriel attirails est peu usité. attirant (a-ti-ran) part. prés, du v. Attirer : Le paratonnerre préserve de la foudre

ATTIRANT, ANTE adj. (a-ti-ran, an-te«rad. attirer). Qui attire, qui fait venir à soi : Force attirante. Si l’on supposait en général les inégalités de la Lune en raison des masses attirantes et des cubes des distances, on trou- ■ verail que Jupiter devrait la déranger soixantequatre mille fois moins que le Soleil.{h’Alemh.)

— Fig. Attrayant ; qui attire, engage, séduit : Homme attirant. Esprit attirant. Politesse attirantk. Des manières attirantes. Cette marchande est adroite et attirante.. (Acad.) Ce qui est excessif, loin d’être le plus attirant, n’est pas même le plus solide ni le plus durable. (Boss.) Parle :, bontés attirantes d’un Dieu. (Boss.) Il faut avoir soin de rendre ces jeux attirants pour te public. (J.-J. Rouss.) La commisération, la bie7ifaisance, toutes les passions attirantes et douces... (J.-J. Rouss.) La bienveillance est la qualité la plus attirante, la plus aimable. (D’Alemb.) Elle avait, ainsi que toutes les Gauloises, quelque chose de capricieux et <2’attirant. (Chateaub.) Madame de Staël avait la taille assez forte, ta peau d’une qualité médiocrement attirante. (Michelct.) C’était l’apparition d’une maladie contagieuse de l’âme sous les traits de la plus majestueuse et de la plus attirante beauté qui soit jamais sortie du songe d’un homme sensible. (Lamart.)

La liberté, compagne attirante et facile.

.... La troupe Adèle

ts attirants sent redoubler son zèle Boileau.

adjectifs signifient également : qui a la propoiété d, ’attirer ; mais attractif ne s’emploie qu’en physique et au propre : propriété, force attractive d’un corps, tandis qu’aMiranf.ne se dit le plus souvent qu’au figuré, en parlant de ce qui a rapport aux personnes : politesse attirante, manières attirantes. Attrayant se dit de ce qui séduit : Elle avait la bouche grande ; mais on y voyait des grâces qu’on ne voit point aux autres bouches ; et cette bouche, en la voyant, inspire des désirs ; cite est la plus attrayante, la plus amoureuse de lotîtes. (Mol.)

ATTIRANT s. ni. (a-ti-ran — rad. attirer). Ce qui excite, ce qui engage à boire : Quant au dessert, le gourmand n’y prise guère que le fromage et les marrons, en leur qualité d attirants. (Grimod.)

ATTIRANTE s. f. (a-ti-ran-te — rad. «Mirer). Nœud de ruban que les dames attachaient jadis au-dessus du corps de la jupe.

ATTIRÉ, ÉE (a-ti-ré) part. pass. du v. Attirer. Rapproché ou qui tend à l’être par l’effet de l’attiaction : Les planètes sont attirées par le soleil. (Buff.) La lune est attirée nonseulement par la terre, mais encore par le soleil. (D’Alemb.)

— Par ext. Engagé, déterminé à venir : Nous étions attirés dans ce lieu par la beauté du site. Ifs étaient attirés par l’espoir du butin. (Acad.) Les hirondelles paraissent plutôt attirées qu’effrayées par Us coups de fusil. (Buff.) Beaucoup d’oiseaux seraient attirés dans ces lieux par les végétaux de leur pays. (B. de St-P.)

Pour mon malheur alors attiré vers l’Epi™,

Il ma vit, il m’offrit son cœur et son empire.

n fut ATTI

attirÉS par cette scène. Son a rée par une ombre qu’il vit st muraille opposée. (E. Sue.) Il Poussé par un attrait particulier : Je me sentais attire uers elle. Tous les hommes sont attirés par les biens sensibles. (Boss.) Un sexe est attiré vers l’autre : voilà le mouvement de la nature. (• !.- J. Rouss.) J’étais attiré par vos manières a/fables. (G. Sand.)

attirer v. a. ou tr. (a-ti-ré — rad. à, et tirer). Tirer, faire venir à soi : L’ambre frotté attire les corps légers non métalliques. (Acad.) Un corps électrisé attire tous les corps de la nature. (Liber.) De même que les hautes mon-