Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/197

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, 1" Locomoteur.

j 3° Sensitif externe. l° Os et leurs dé

| pétulances.

jï" Muscles et leur

10 Œil.

I 50 Conducteur dusen-

> Langue. 50 Peau et ses dépendances. l° Cerveau et ses membranes. 2" Moelle épinière et ses membranes. 1° Nerfs cérébraux.- A’erfs des (gU /1° Bouche. 120 Pharynx et œso 1 phage. J30 Est

■)4« Intestins grêles.

/50 Gros intestins.

Ieo Péritoine et épi

ploons.

l" Trachée-artère.12" Poumon et sa

(membrane, .

/l° Coeur et sa mem J tème général.

tème abdominal.

il0 Absorbants. 20 Glandes des absorbants. [ loVoies lacrymales. » Voies sativaires J et pancréatiques. •30 Voies biliaires et

13° Circulatoire...

° Secrétaire.

zo Féminin <0"eLett Yaoln ’ 12° Matrice et ses

(dépendances. mdnit par Vu-1°. Membrane» et ^deux^es]^^

Bichat fait observer avec raison que cette division anatomique n’est pas aussi naturelle que la division physiologique qui lui correspond. Les fonctions sont isolées" les unes des autres ; elles ont des limites vraiment naturelles. Mais il n’en est pas. de même des organes’ ; comme le même organe peut servir à des fonctions différentes, il peut être classé dans des appareils différents. Ainsi la peau

e du loucher, appaï-t’.eni à l’appareil sensitif, pourrait être, au point’de vue de l’exhalation de ta sueur, placée dans l’appareil secrétaire.

M. Robin divise les appareilsen deux classes : 1 ° appareils des fonctions végétatives ; 2» apparais des fonctions animales. Les premiers se subdivisent en appareils de nutrition, qui sont au nomljiede quatre : 1» opjparei/digestif ; 2« appareil urinaire ; 30 appareil respiratoire ; 4» appareil circulatoire ; et en appareils de reproduction, qui sont au nombre de deux : 1" appareil de fa fonction spermatique ; 2° appareil de la.fonction ovarienne. Les appareils des fonctions animales sont au nombre de huit : 1» appareil de la vision ;.»» appareil de l’audition ; 3" appareil de l’olfaction ; 4" appareil de la gustation ; 5" appareil de la fonction tactile ; 6° appareil de la locomotion ; 7° appareil de le phnnation ; 8» appareil encéphalique ou de ta pensée. M. Robin n’admet pas 'l’appareil sécrétoire ni d’appareil absorbant, parce que, suivant lui, la sécrétion et l’absorption ne peuvent être considérées comme des fonctions. V. Fonction.

— Chirurg. Le mot appareil présente, en chirurgie, plusieurs acceptions différentes. On l’applique aux moyens contentifs imaginés pour maintenir la réduction des fractures pendant tout le temps nécessaire à la consolidation ; à l’ensemble des choses nécessaires

dés pièces de pansement qui doivent être ou qui sont appliquées sur une blessure, sur une plaie quelconque. Lever l’appareil s’emploie dans ce dernier sens et veut dire, ôter les pièces de pansement qui couvrent une plaie pour procéder à un pansement nouveau ; !e second pansement était fort redouté autrefois sous ie nom de levée du premier appareil. Viennent ensuite les sens par extension ; du contenu nous passons au contenant : on appelle appareil !e plateau à compartiments sur lequel sont placées les pièces de pansement, telles que bandes, compresses, fus, attelles, lacs, charpie, etc. ; des choses nécessaires pour pratiquer une opération, nous -passons à opération même : certains procédés de lithotomie sont désignés sous le nom d’appareils ;

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il y a le petit appareil (méthode de Celse), ainsi appelé à cause du petit nombre d’instruments qu’il nécessite ; le yrand appareil, qui doit son nom au grand nombre d’instruments dont il exige l’emploi. . Nous nous bornerons ici à un rapide examen I des appareils employés pour le traitement des fractures. Les traités de pathologie chirurgicale en décrivent cinq espèces : 1° le bandage roulé ; 2« le bandage à bandelettes séparées ou bandage dit de Scultet ; 3" les appareils à extension continue ; 4" les appareils hyponarthéciques ; 5" les appareils à doubles plans inclinés ; eo les appareils inamovibles. Nous renvoyons, pour le bandage roulé et le bandage de Scultet, au mot Bandage.

Appareils à extension continue. Pour comprendre le but et l’action des divers appareils dont nous allons parler, il faut avant tout savoir ce que c’est que la réduction d’une fracture. Réduira une fracture, c’est remettre dans leurs rapports normaux les fragments déplacés de l’os fracturé. Pour cela, on exerce deux tractions : l’une sur le fragment inférieur, c’est l’extension ; l’autre sur le fragment supérieur, c’est la contre-extension ; puis on dirige les fragments de manière & adapter l’une à l’autre les surfaces de la fracture : c’est la cooptation. Les appareils à extension continue sont employés pour exercer les deux actions extensive et contre-extensive d’une manière lente, graduée, permanente, afin d’empêcher le raccourcissement du membre. Dans l’application de ces appareils, il y a un certain nombre de précautions à prendre. Il faut éviter de comprimer les gros troncs nerveux, les gros vaisseaux, les muscles oui passent au niveau de la fracture et dont 1 allongement est nécessaire pour rendre au membre la longueur qu’il a perdue ; opérer une traction parallèle a l’axe de l’os fracturé ; donner pour point d’appui aux forces extensive et contre-extensive des parties qui offrent une résistance permanente et passive, par exemple, des os.

Appareils hyponarlhéciques. Un appareil hyponarlhécique se compose : 10 d’une planchette ou attelle large de 25 cent., aussi longue que la section du membre où siège la fracture, percée de trous le long de ses bords ; 20 d’un coussin rempli de balle d’avoine d’une longueur et d’une largeur égale à celles de la planchette ; 3<> de liens destinés à fixer le membre. La planchette, recouverte du coussin de balle d’avoine, est placée sous le membre ; de là le nom A’hyponarthécique {upo, sous, et narthèx, attelle) ; puis le chirurgien, après la réduction de la fracture, prend un des liens, l’engage sous le membre à sa partie supérieure, ramène les deux chefs en avant, les croise, engage chacune de ses extrémités dans les trous qui bordent la planchette ; et les arrête par un nœud ; un lien dispose de la même manière fixe la partie inférieure du membre fracturé. Les appareils hypon’artftéciques présentent cet avantage de laisser le membre à découvert dans presque toute son étendue, ce qui permet au chirurgien de surveiller la consolidation de la fracture, d’apercevoir le moindre déplacement aussitôt qu’il se produit, de pratiquer, sans déranger l’appareil, le pansement des plaies et les opérations nécessitées par les complications, telles que ouvertures d’abcès, contre-ouvertures, débridements, extraction des esquilles, etc. Mais ils sont moins efficaces que les appareils ordinaires pour maintenir réduites les fractures qui présentent une grande tendance au déplacement.

Appareils à doubles plans inclinés. Les doubles plans inclinés sont employés dans certaines fractures du fémur. On fait usage, pour les construire, de coussins, de pupitres, de doubles châssis. Dupuytren se servait de coussins qu’il accumulait de manière à former une sorte de coin dont le sommet devait répondre au jarret, tandis que des deux plans l’un correspondait à la face postérieure de la jambe, et l’autre à la cuisse ; le membre demiliéchi était maintenu dans cette position par deux draps, dont l’un passait sur la partie inférieure de la jambe, et l’autre sur la cuisse. Les coussins étaient disposés de manière que le bassin n’était point soutenu par le lit du côté du membre fracturé, afin que le poids du corps, agissant sans cesse sur le fragment supérieur, opérât une extension permanente.

Appareils inamovibles. Les appareils inamovibles sont des moules solides qui enveloppent le membre fracturé pendant le temps nécessaire à la consolidation. Ces appareils sont faits avec une bande roulée ou des bandelettes séparées formant un système que l’on solidifie au moyen d’un liquide agglutinatif. Larrey employait un mélange d alcool camphré, d’extrait de saturne et de blancs d’œufs battus dans l’eau. M. Seutin se sert décolle d’amidon fraichement préparée ; M. Velpeau préfère une solution de dextrine (cent parties de dextrine pour soixante parties d’eau-de-vie camphrée et quarante parties d’eau) ; M. Lafargue conseille un mélange de colle d’amidon chaude et de plâtre, mélange qui a l’avantage de se solidifier presque instantanément ; d’autres recourent a des moules en plâtre. On a fait plusieurs objections contre 1 emploi des appareils inamovibles. D’une part, en ne permettant pas au chirurgien de surveiller la fracture pendant le temps nécessaire à la consolidation, de reconnaître s’il s’opère quelques déplacements entre les fragments, s’il se développe dans le membre un travail morbide, une inflam APP

niation, des abcès, des décollements étendus, ils empêchent do satisfaire aux indications qui peuvent se présenter ; d’autre part, ils peuvent exposer à la gangrène par suite de la constriction violente qu’ils exercent sur le membre lorsqu’il vient a se tuméfier ; enfin le moule, qui, dans les premiers jours de l’application, enveloppait exactement le membre, tend à devenir trop large et par conséquent insuffisant comme moyen contentif par suite du retrait, de l’atrophie des parties molles. — Allus. Uttér.

Allusion à un passage de Britamiicus, tragédie de Raeine (acte II, scène 11). Néron, qui aime Junie, fiancée de Britannicus, dit à Narcisse, son infâme confident :

Cette périphrase, une des plus gracieuses de notre langue, est souvent rappelée par nos écrivains, et presque toujours sous forme de

« Autant’qu’on peut en juger d’après le burin de Coypel, M">e Voisin avait le nez épaté, les pommettes fort éminentes, des lèvres de négresse et deux petits yeux comme un chat gris. Ajoutez qu’il était à peine huit heures, et qu’éveillée comme Junie, elle arrivait

Dans le simple appareil D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil. • R. db Beauvoir.

« Un chirurgien (en Autriche) passe la revue des convalescents assez solides pour se tenir debout. Une file de soldats,

D’un kaiserlick qu’on vient d’arracher au sommeil, s’étend, rangée par numéros, dans l’attitude d’un fantassin sans armes, le petit doigt à l’a couture du pantalon... absent. Derrière, en serre-file, une escouade d’infirmiers — armés de l’instrument cher à Diafoirus — se tient baïonnette croisée et prête à faire feu au premier commandement. D’un coup d’œil l’homme de l’art apprécie l’état sanitaire du malade. S’il juge l’intervention de l’infirmier opportune, i ! fait un signe, et crac !... l’instrument fonctionne, sans que le visage du patient, immobile comme à la parade, trahisse la plus légère, émotion. » Figaro.

« Mme Thundergale s’indigna à son tour du reproche que lui adressait son mari, et, de propos en propos, la scène s’envenima a ce point que l’époux passa bientôt de la mansuétude dont il venait de faire preuve, à des procédés violents. Madame se leva courroucée et menaçante,

Dans le simple appareil D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil, Et monsieur, saisissant une cravache, se laissa aller à des voies de fait regrettables. »

L’Univers illustré. « Qu’on prenne une sylphide parisienne, du type le plus pur et le plus idéal, aussi belle que possible de sa seule beauté. Qu’on la pose en son plus simple appareil sur un piédestal de marbre noir, auprès d’un tambour-major de six pieds, orné de son kotback et de sa canne à ramage, et risiblement galonné sur toutes les coutures. Qu’on fasse venir ensuite un coq et qu’on lui demande laquelle des deux créatures, de la sylphide ou du tambour-major, mérite le prix de beauté. Je parie mille contre un que le stuptde animal décide en faveur du géant à canne et à panache. » Toussenel.

APPAREILLAGE s. m. (a-pa-rè-lla-jerad. appareiller). Mar. Action d’appareiller, de tout disposer dans un bâtiment pour mettre à la voile : Faire son appareillage, £’appaiîeillage est une manœuvre de haute importance, qui est exécutée par le commandant du bâtiment. (Bonnefoux.) .^’appareillage de notre glorieuse expédition contre Atycreutpour témoins des milliers d’étrangers. (Bonnefoux.)

Être en appareillage, Se disposer à appareiller, à faire son appareillage.

— Econ. rur. Choix de plusieurs animaux domestiques, d’après leur couleur, leur conformation, leur force, pour leur faire faire un même service, un même travail. Il On dit aussi appareillement et appatronnement.

— Manuf. S’emploie dans le même sens que apprêt, apprétage, en parlant des étoffes, des tissus.

. APPAREILLANT (a-apa-rè-llan ; Il mil.) part. prés, du v. Appareiller.

— Par ext. : Son regard allait de Lucien à madame de Baryeton, de madame de Bargeton à Lucien, en les appareillant, ?^ une pensée moqueuse qui les mortifia cruellement l’un et l’autre. (Balz.)

APPAREILLÉ, ÉE fa-pa-rè-lléj II mil.)

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rrt. pass. du v une ou plusiei tableaux appareilles.

— Econ. rur. Se dit des animaux assortis , pour un service commun : Chevaux, bœufs

lien, mal apparrillés.

— S’emploie flgurôm. en parlant des personnes : Un fat, un ridé, un blanchissant, un édenté, un drôle et une dràlesse ; les voilà bien appareillés ! (J. Janin.)

— Coristr. Pierres appareillées, moellons appareillés, Pierres, moellons que l’on a eboitis, marqués et réunis pour les employer ensemble.

— Mar. Disposé, préparé pour mettre à la voile, pour partir : Vaisseau appareillé. La frégate est appareillée.

APpareillement s. m. (a-pa-rè-lle-man ; II. mil. — rad. appareiller). Action d’appareiller deux ou plusieurs objets : £’appareillement de ce service de table sera fort difficile.

— Econ. rur. Choix de deux ou plusieurs animaux pour un service, un travail commun.

Il On dit aussi appareillage.

— Particulièrem. Accouplement de deux animaux pour la reproduction.

— Encycl. I. Appareillement en vue do travail. Lorsque les animaux’ sont attelés à la file l’un de l’autre, il importe seulement

pour que chacun utilise ses forces. Mais il n’en est pas de même lorsque les animaux sont attelés de front ; car alors la solidarité devient plus étroite, et le travail doit être équitablement réparti, pour que le plus faible ne se fatigue pas à peu près en pure perte. L’appareiuement des animaux au point de vue de la couleur de la robe est une question de goût et de coup d’œil qui doit être laissée à l’appréciation de chacun ; mais l’appareillement relativement à 1a taille, à la conformation, à la force, à la vigueur des animaux, assure la solidarité des mouvements et la répartition équitable du travail que ces animaux doivent exécuter ensemble. Ces dernières conditions s’appliquent aussi bien aux ehevaus trait qu’aux carrossiers les plus élégi animaux bien appareillés doivent avoir 1a même énergie, la même volonté, et les allures égales, et il en est ainsi pour ces dernières lorsque la conformation est semblable, ce dont on s’assure en comparant entre eux les ang es formés fiar les rayons osseux des membres. La simiitude des angles donne la certitude, h vigueur égale, qu’une pareille similitude existe dans les allures. Lorsqu’on est forcé de faire travailler accouplés des animaux qui ne présentent pas cette similitude dans la conformation, et par conséquent dans les allures, on peut amoindrir les inconvénients qui résultent de cette inégalité en donnant une longueur variable au levier qui transmet la force, c’est-à-dire aux traits, et c’est pourquoi on doit préférer le palnnnier aux modes d’attelages directs. Enfin l’emploi delà force des animaux doit toujours être proportionné à leurs moyens. L’homme, du reste, tirera d’autant plus de profit de ses animaux, qu’il leur prodiguera plus de soins, et qu’il les conduira avec doules attelages qui durent le moins et qui fournissent en somme peu de travail, sont ceux confiés à des conducteurs violents et brutaux.

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TEN V

. L''appareillement est l’amélioration d’une

race par elle-même. C’est l’union des sujets les moins défectueux d’une race pour en développer peu à peu les aptitudes et en diriger mieux que par le passé les inclinations, afin d’en retirer plus d’utilité et de profit.

Dans l’état de nature, les espèces se perpétuent saines, parce que les intempéries font " périr les mères faibles, incapables de porter des descendants robustes, et parce que l’instinct des femelles et le droit du plus fort éliminent de la reproduction les mâles faibles. Au contraire, dans l’état de domesticité, les soins que nous donnons aux mères, aux petits, aux malades, prolongent la vie d’individus qui ne peuvent créer des descendants bien constitués. Les lois de la nature ne peuvent pas être suivies sous l’influence de la domesticité, où l’homme doit être la providence des espèces animales qu’il a soumises ; aussi le !-~ ^t le plus sur moyen d’élever les qualités d’u

c’est d’appareiller

mieux doués parm

s représentants de cette

L'appareillement est pour ainsi dire un premier élément de régénération, qui prépare les voies au croisement. La science des apparentements fait voir la possibilité d’améliorer une race par elle-même, quel que soit son degré d’abâtardissement.

Cette méthode a des avantages et des inconvénients. Ses résultats sont lents. et même insuffisants, lorsque le climat et la localité ont une très-grande part dans la production des vices que l’on veut corriger. Mais cet inconvénient est largement compensé par la certitude d’une progression toujours croissante, par le peu d’avances qu’exige cette méthode qui, dans aucun cas, ne peut compromettre les ressources de l’éleveur, et avec laquelle on ne risque point de tenter la création d’une race qui ne convient pas soit au sol, soit aux usages du pays.

Dans 'appareillement, les individus des deux