Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/143

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réservé aux hôtes, aux clients, aux —visiteurs. Dans les palais des empereurs, c’était le lieu destiné aux réceptions publiques. Au fond de l’atrium était une sorte de cabinet, nommé tablimum. où l’on conservait les archives de famille et où étaient disposés, dans des armoire.1), les portraits en cire des ancêtres. Plusieurs temples, à Rome, avaient aussi des atria gui leur servaient en Quelque sorte de vestiule. Le plus remarquante était YAtrium de la Liberté, situé à l’entrée du temple de ! a même déesse sur le mont Aventin ; il avait été construit sous le règne d’Auguste aux frais d’Asinius Pollio, qui y fit transporter plusieurs chefs-d’œuvre de l’art grec ; plus tard, on y plaça une bibliothèque publique dont parle Ovide. C’était dans l’Atrium de la Liberté, dont la cour était demi-circulaire, que les censeurs tenaient leurs assemblées, —et que l’on conservait les actes de leur tribunal. L A trium regiu. •>, précédait le temple de Vesta ; après avoir été habité par Numa, qui l’avait fait construire, il fut affecté à la demeure des vestales. On donnait encore le nom d’atrium auctionarium a une cour entourée de portiques où se faisait la vente aux. enchères des objets mobi Au moyen âge, on établit des atria dans certaines grandes basiliques, surtout en Orient, Paul le Silentîaire", décrivant la basilique de Sainte-Sophie, dit que sur la partie occidentale de cette église célèbre régnait un atrium entouré de portiques. L’église de la Vierge à Jérusalem et celle qui fut construite & Tyr par saintPaulin, avaientun atrium du même genre. Dans ces édifices, l’atrium venait à la suite du vestibule ; dans d autres églises, il était contigu à la façade, et servait probablement de tiarthex intérieur, comme la remarqué M. l’abbé Martigny, Au centre de l’atrium des basiliques chrétiennes était la fontaine (phiala), où les fidèles faisaient leurs ablutions avant d’entrer dans le temple ; à Sainte-Sophie, cette fontaine se composait d’un magnifique bassin de jaspe d’où s’élançait un jet d’eau ; sur la vasque se lisait un vers grec qui disait:« Lave tes péchés et pas seulement ton visage.. La fontaine aux ablutions a fait place par la suite aux bénitiers que l’on voit à l’entrée de nos églises. Sous les portiques de Vatrium se tenaient les pénitents de première clas.se ; les coupables de

crimes capitaux étaient obligé ;, découvert, au milieu de Vimplui francs (V. Du Cauge, au mot ai

i) décréseraient des des lieux de ■re exclu de

tèrent que les atria des

lieux d’asile; plus tard, on en n

sépulture, d’où l’expression « i

l’ati ium[atno priaari), — da.nse

retranché de la communion des fidèles. • Le vieux mot français aire ou ailre, par lequel les chartes désignent fréquemment les cimetières placés autour des églises, dérive clairement du latin atrium. Quant à notre mot ûtre, sigi fiant loyç ". —

vient, selon Du Cange, à’alrum, par lequel les écrivains du

second

moyen âge dési

ATROCE adj. (a-tro-, se — du lat. atrox, alrocis, qui, suivant Fostus et Nonius Marcellus, a signifié originairement cru, tiré du gr. a priv. et troyô, je mange, d’où est venu atrogos, qui n’est pas bon à manger. Le lalin atrox a été pris ensuite figurément pour cruel ; horrible, violent, indomptable, invincible ; c’est dans ce dernier sens qu’Horace a dit, en parlant de i*âme fière et héroïque de Caton : Prteter atrocem animum Catonis. Aujourd’hui, dans notre langue, atroce n’a conservé que son acception défavorable. Quelques étyniologirftes font venir atroce du lat. aler, noir). Tres-cniel, qui dénote une alTreuse cruauté : Homme atroce. Tyran atroce. Caractère atroce. Un plaisir atroce. Une vengeance atroce. Le parricide est un crime atroce. (Trév.) On lui fit souffrir des tourments, des supplices atroces. (Acad.) // faut éviter tes lois pénales eu fait de reliyion ; elles rendent les âmes atroces. (Montesq.) Souvent Tibère portait une loi sage, en commettant une action atroce. (La Harpe.) -Plus les États sont petits, plus les guerres civiles sont atroces. (Lamart.) Les lois de Dracon étaient féroces et peu rationnelles, puisqu’elles punissaient de la, même peine le moindre ool et même la simple oisiveté, comme le crime le plus atroce. (Molepoyre.) Les lois injustes impliquent les moyens atroces. (A. Peyrat.) L’homme a des vices, il en a de tout genre ; il en montre quelquefois (/’atroces à l’égard de ses semblables ; mm « » — ■■—■— i / égard de ses

il Horrible à

des douleurs a

.. // est AT

, Mon

-on bras des douleurs atroces.

(Mérimée.) Il y avait trois jours que je n’avais ni bu ni mangé, et je souffrais des tortures atroces. (Alex. Dumas.) n Infâme, horrible à concevoir ou à exécuter : // avunça la ; "

(Balz.) Il c

eryie.  : t wsifriffant —•. „.,…,.„. rl'„y, „, „mr. yj. oand.) La calomnie hsi bien plus atroce, quand elle sort a une b nche parasita. (Livry.)

— j’ar exagérai. Très-rude, très-mauvais, très-laid en son genre : Une atro. e fi ure. Un climat, un temps atroce. Un livre dune atuoce bêtise. C’est un atroce buvard. J’ai

plus.absurdes qu'atroces. (Beaumarch.) Une colère de grande dame est le plus atroce des

ATR

sphinx : le visage est radieux, tout le reste est farouche. (Balz.) Je n’ai pas le courage de parler des atroces gravures enluminées, qui ont la prétention mal placée d’embellir les murailles. (Th. Gaut.)

ATROCE s. m. (a-tro-se — rad. atroce, adj.). Erpét. Nom vulgaire d’une espèce de vipère des grandes Indes.

ATROCEMENT adv. {a-tro-se-man — rad. atroce). D’une manière atroce, cruelle : Il s est venge atrocement. C’est une action atrocement perfide. (Acad.) Je t’ai insulté atrocement, (G. Sand.) n D’une manière terrible, excessi vemeju funeste : Souffrir atrocement. Le gibier de France est bien bas, et la destruction sévit bien atrocement sur lui. (Toussenel.)

— Par exagérât. Excessivement : Elle est atrocement laide, sotte, etc.

ATROCÉPHALE adj. (a-tro-sé-fa-te — du lat. ater, noir, et du gr. képhalê, tête). Zool. Qui a la tète noire.

ATROCIANUS (Jean), poète latin moderne, botaniste et philologue, né en Allemagne vers la fin du xv<= siècle, mort vers 1540. Tout ce que l’on sait de sa vie, c’est qu’il professa à frribourgen Brisgaw, et qu’il séjourna ensuite à Bâle et à Colmar. Il a donné une édition de l’ouvrage d’Emilius Macer, De herbarum virtutibus, accompagné d’un commentaire assez curieux j divers opuscules de botanique et de philologie, une élégie latine sur la fameuse guerre des paysans, des Epigrammata, un poème contre les réformateurs, Nemo Evangelicus, ainsi que plusieurs autres écrits.

ATROCITÉ s. f. (a-tro-si-té — rad. atroce). Caractère de ce qui est atroce, odieux, cruel : /.’atrocité d’un crime, d’un forfait, /.’atrocité d’un tyran. Au moyen âge, quelle atrocité dans les tourments !

Noua ignorons’encore à quelle atrocité Un vainqueur insolent porte sa cruauté.

Voltaire.

— Parext. Action atroce, cruelle, horrible : Commettre une atrocité, des atrocités. Sa vengeance n’est qu’une froide atrocité. Quelle politique, quel intérêt d’Etal, de seconder tes atrocités d’un scélérat ! (Volt.) Le despote nesait commander que par des supplices et des

ander que par des s

;. (Virey.) Malgré te…

ni souillé sa jeunesse, Catilii

la plupart des hommes d’État de Borne.

— Par exagérât. Imputation très-déshonorante : Les méchants accumulent sur moi les plus absurdes calomnies, et ne disputent que sur le choix des atrocités. (Beaumarch.) Ce ne sont pas tant les atrocités que mes ennemis répandent sur mon compte qui me font peine, que la foi que mon peuptey ajoute. (Louis XVI.) Il Spectacle hideux, repoussant : Mademoiselle Clairon avait demandé dans Tancrèdejm éclwfaud, dont elle prétendait faire pour elle un théâtre d’honneur. Cela n’est bon qu’à la Grève ou sur tes théâtres de Londres, t « i dit Voltaire ; la potence et des valets de bourreau ne doivent pas déshonorer la scène de Paris. Imitons les Anglais dans leur marine, dans leur commerce, dans leur philosophie, mais jamais dans les atrocités dégoûtantes dont leur théâtre est rempli. (Mémoires sur Lftkain.)

ATROGULAIRE adj. (a-tro-gu-lè-re — du lat. aler, noir ; yula, gosier). Zool. Qui a la gorge noire.

ATROMARGINÉ, ÉE adj. (a-tro-mar-ji-né — du lat. ater, noir ; margo, marginis, marge). Qui est borde de noir.

ATROMUS. Temps hér. Fils d’Hercule et de la Tliespiade Stratonice.

ATRON. Temps hér. Fils du cyclone Argès et de la nymphe l’hrygia.

ATRONCHEMENT s. m. (a-tron-che-manrad. tronc), l-’éod. Opération qui consistait à I rapprocher une branche ou une tige de l’entaille qu’on avait remarquée sur une plante, j pour reconnaître si cette branche ou cette ! tige avait été réellement coupée sur la plante, i et poursuivre en conséquence le délinquant.

ATROP s. m. (a-tropp). Alchim. Le plomb, des philosophes hermétiques.

ATROPA s. f. (a-tro-pa — du nom d’Atro—’ pos, l’une des Parques, à cause des proprié— ! tés vénéneuses de la belladone). Bot. Genre : de solanées qui comprend la belladone. Voy. atrope., l

ATROPATE, satrape de Médie, vivait dans le ive siècle av. J.-C. Il commanda une division des Perses à la bataille d’Arbelles (331), : fut nommé satrape de Médie par Alexandre, , et maria sa sœur à Perd : ccas, qui lui succéda comme satrape mède. La partie septentrio—’ nale. de ce pays porta longtemps le nom | A’Atropatâne.

ATROPATENE, contrée montagneuse de l’ancienne Méaie septentrionale, h 10. de la mer Caspienne. Elle tira son nom d’Atmpate, lieutenant d’Alexandre, qui se rend t indépendant du vivant de ce prince. Sa ville principale était Guzaca, actuellement Tauris, au’ N.-E. du lac Ourmiah.

ATROPE s. m. (a— ro-pe). Ichth. Genre de poissons acamhoptérygiens, voisin de. scom—’ bres. et comprenant une seule espèce, qui i habite les mers des Indes. |


ATROPE s. f. (a-tro-pc — de Atropos^ l’une des Parques, allusion aux propriétés vénéneuses de i’atrope). Bot : Genre de plantes de la fun. Ile des solanées, dont la principale espèce est I’atrope belladone -ou belladone

Encycl. Le genre atrope présente les itères suivants : calice campanule persistant, à cinq lobes ; corolle campanulée à limbe plissé, divisé en cinq lobes égaux, larges et courts ; cinq étamines inégales, rapprochées à la base, écartées au sommet, à filets grêles assez longs.

ATROPE adj. m. (a-tro-pe — du gr. a priv., et « rend, je tourne). Bot. Nom donné à l’ovule do t le micropyle occupe l’extrémité diamétralement opposée au hile. n On dit plus souvent ovule droit, ovule homotrope, ovule orthotrope.

ATROPÉ, ÉE adj. (a-tro-pé — rad. atrope). Bot. Qui ressemble à l’atrope. il s. f, pi. Bot. Tribu de plantes de la famille des solanées, ayant pour type le genre atrope.

ATROPHIE s. f. (a-tro-fi — du gr. atrophia, formé de a priv. ; trop/té, nourriture). Pathol. Amaigrissement extrême, dépérissement du corps ou d’une partie du corps : Atrophie générale. Atrophie partielle, locale, Z’atrophik complète est au-dessus des ressources de l’art. (Ferrus.)

— Fig. Perte ou affaiblissement notable de quelque faculté : Toutefois, cette atrophie morale du notaire a besoin de temps pour arriver à son dernier période. (Fr. Soulie.)

— Antonyme. Eutrophie, hypertrophie.

— Encycl. Pathol. De l’atrophie en général. "L’atrophie est le phénomène inverse de l’accroissement organique ; elle résulte du défaut d’équilibre entre l’assimilation et la désassimilation. Quand les sucs nourriciers ne viennent plus réparer d’une manière suffisante les pertes moléculaires qu’un organe éprouve sans cesse, les éléments anatomiques qui constituent cet organe sont peu à peu résorbés ; il diminue de volume, il i atrophie. Il y a une relation remarquable entre l’atrophie et l’absehee d’activité:un organe qui s’atrophie devient nécessairement incapable de remplir sa fonction; un organe qui ne fonctionne pas, qui est condamné à une inaction complète, s’atrophie naturellement, parce qu’il cesse d’être sollicité par le système nerveux, parce qu’il cesse d’appeler le sang dans l’intimité de ses tissus. Pour certains organes qui ne doivent fonctionner que pendant une certaine période de la vie, il y a une atrophie physiologique: dans l’extrême vieillesse, par exemple, on ne trouve plus que des vestiges dés glandes mammaires, de 1 utérus et des ovaires.

L’atrophie

renchymes par une diminution de leur L’organe atrophié peut avoir plus ou moins de consistance qu’à l’état normal ; le plus souvent, il est ramolli ; son tissu est flasque, moins coloré, car il reçoit moins de sang que

ou tout au moins la diminution du calibre des artères ; souvent de la graisse se dépose en grande quantité autour de lui, comme pour combler le vide qu’il laisse par suite de son retrait. Enfin, le tissu propre s’amoindrit de plus en plus ; il finit même quelquefois par disparaître tout à fait; il est alors remplacé par du tissu cellulaire ou fibreux.

L’atrophie peut être produite par un grand nombre de causes. Celles qu’on invoque ordinairement sont la ligature ou l’oblitération spontanée de l’artère principale de l’organe, la compressiun, la diminution de l’influx nerveux, la suspension des fonctions, l’inflammation, surtout quand elle se termine par suppuration. Les effets de l’atrophie sont locaux ou généraux, suivant l’importance de l’organe affecté.

De C atrophie cérébrale. L’atrophie cérébrale est une altération consistant dans la diminution du volume et de la nutrition d’une partie ou de la totalité du cerveau. Les auteurs distinguent deux espèces d’atrophies cérébrales: 1 atrophie générale proprement dite et Vagénésie. Par atrophie cérébrale, ils entendent une diminution de volume subie par le cerveau, parvenu à tout son développement; par agènésie, le défaut primitif ou consécutif de développement de l’encéphale ou de l’une de ses parties. Cette distinction n’a aucune importance au point de vue spécial du médecin, parce que les troubles fonctionnels sont les mêmes dans les deux espèces.

L’atrophie cérébrale est partielle ou totale. L’atrophie cérébrale partielle peut frapper : 1 » les circonvolutions, soit des deux côtés, soit d’un seul côté, soit enfin dans un point circonscrit ; 2" toute la partie supérieure des hémisphères cérébraux, depuis leur surface extérieure jusqu’aux ventricules ; 3° les couches optiques et les corps striés:4 « les [parties blanches centrales, le cervelet, la protubérance, les tubercules quadrijumeaux.

Comment se produit l’atrophie cérébrale ? '•’•’suivant M. Andial, rap Elle

portée & l’influence d’une seule cause. Dans

quelques cas, il faut admettre un arrêt de dé . ATR

veloppement ; dans d’autres, il faut accuser quelques graves altérations de l’encéphale, comme un ramollissement, une hémorragie ; ailleurs, la maladie dépend évidemment d’une compression mécanique exercée par une tumeur quelconque.

Paralysie des quatre membres, d’une moitié du corps ou d’un seul membre, suivant le siège, l’étendue et la profondeur de l’altération du cerveau; contracture et en même temps atrophie des membres paralysés : tels sont tes symptômes les plus constants de l’atrophie cérébrale. Les "sens sont beaucoup moins souvent lésés que les mouvements ; c’est à peine si l’on compte jusqu’à présent quelques exemples de surdité, de lésion de la vue, du goût, de l’odorat. L’intelligence se ressent presque toujours rie la mauvaise conformation du cerveau:ainsi, la mémoire est infidèle, l’esprit borné, le caractèréinégal, les passions nulles ou violentes. La plupart des malades sont idiots, imhéciles.

L’atrophie cérébrale est essentiellement incurable; le traitement, purement palliatif,

De l’atrophie du cœur. L’atrophie du, cœur consiste dans une diminution du volume et du poids de cet organe. M. Bouillaud distingue trois sortes d’atrophies:l’atrophie simple, dans laquelle il y a amincissement des parois, par conséquent diminution du volume, mais sans changement notable de la capacité ; l’atrophie avec dilatation, dans laquelle il y a à la fois diminution d’épaisseur des parois, agrandissement des cavités, volume plus considérable ; enfin, l’atrophie avec contraction, dans laquelle l’épaisseur des parois est égale ou même supérieure à l’état normal, la capacité des cavités diminuée, le poids de l’organe plus considérable.

Les symptômes de l’atrophie du cœur sont une diminution dans le degré de la matité, constatée à l’aide de la percussion plessimétrique, des battements de cœur petits et faibles, l’absence d’impulsion. Suivant M. Bouillaud, le pouls est petit, mince, étroit, mais assez dur. et résistant dans l’atrophie avec contraction, et, au contraire, mou, faible et assez large dans l’atrophie avec dilatation.

L’atrophie du cœur est ordinairement consécutive, à des maladies graves qui ont altéré profondément la nutrition, par exemple, h la tuberculisation et au cancer ; elle peut résulter de la compression exercée sur le cœur par un épanchement péricardique.

Le traitement de l’atrophie du cœur doit

affection. Presque toujours il sera bon de donner aux malades les toniques, les ferrugineux, les analeptiques.

De l’atrophie du foie. L’atrophie du foie est caractérisée par la diminution des granulations qui constituent cet organe. Elle peut être partielle ou totale. La forme de l’organe n’est pas altérée dans l’atrophie totale ; elle l’est souvent dans l’atrophie partielle. Le vol’a vu réduitàla grosseur du poing. Dans l’atrophie dite avec raréfaction, il peut être conservé et même augmenté, car dans cette affection, du tissu cellulaire vient remplacer le tissu du foie, qui disparait par places.

L’atrophie du foie se reconnaît à l’aide de la percussion plessimétrique ; elle n’entraîne aucun trouble spécial vers les fonctions hépatiques, jamais de douleur à l’hypocondre, presque jamais d’ictère. Au bout d’un certain temps survient un épanchement ascitique dû à la gêne que la circulation éprouve dans la veine porte, par suite du retrait du foie. Cet épanchement se forme lentement, sans être précédé d’œdème nulle-part, sans douleur vive dans le ventre, sans qu’on y constate aucune tumeur. On peut facilement confondre

affection plus commune. L’atrophie du foie se termine constamment par la mort.

De l’atrophie musculaire progressive. L’atrophie musculaire progressive consiste dans une disparition ou dans une transformation fibreuse ou ribro-graisseuse de la fibre musculaire, affectant irrégulièrement certains muscles, tandis qu’elle en respecte d’autres. Cette maladie a de. la tendance a s’étendre et envahit quelquefois l’ensemble du système musculaire. Elle commence par des contractions involontaires, légères, fibrillaires des muscles, accompagnées de tremblements. Bientôt survient un amaigrissement qui ne porte pas sur tout te membre à la fois, comme dans les paralysies, mais sur quelques-uns de ses muscles seulement ; delà des déformations singulières et la perte de certains mouvements. Les muscles ainsi affectés diminuent de volume, leurs fibres s’amoindrissent, se transforment en tissu cellulo-gruisseux ou fibro-graisseux ; si on les presse alors, on ne sent plus une résistance élastique comme à l’état normal, mais une surface molle, incapable de se contracter, et si les muscles ont disparu, on sent des cordons fibreux ou des surfaces osseuses. L’altération, plus ou moins rapi ; e dans sa marche, atteint bientôt d’autres muscles, surtout les muscles homologues du côté opposé. Cependant l’état général n’est point aflecté ; les principales fonctions n’éprouvent aucun trouble ; la circulation s’exécute normalement; il en est de même de la respiration, à moins que les muscles inspiservé, les digestions sont bonnes, les facultés intellectuelles sont intactes, la sensibilité gé-