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nant au brome ; il se forme ainsi des bromures peu volatils et, en distillant, on obtient seulement les hydrures, dont on extrait J’hydrure d’octyle par la distillation fractionnée. L’hyd rure d’oclyle bout à 119<> (Schorlemmer) ; à 1150-1180 (Wilrtz) ; à 116°-118° (Pelouze et Cahours). Sa densité égale 0,728 à 0° (Wiirtz). Sa densité do vapeur égale 4,01 (Wiirtz) ; le calcul exigerait 3,947. Le chlore le co’nvertit en chlorure a’octyle par substitution.

Hydrate d’oclyle ou alcool octylique CW.OH. Ce corps a encore été désigné sous le nom d’hydrate de capryle et d’alcool caprylique. C’est un tort ; l’hydrate de capryle est un nom que l’on doit réserver à l’acide caprylique. En le donnant aussi a l’alcool on rend le langage amphibologique. L’alcool, octylique s’obtient, d’après Bouis et d’après quelques autres chimistes encore, lorsqu’on distille du ricinoléate de potassium ou de sodium avec un excès d’alcool caustique. D’autres affirment, au contraire, que les produits.volatils de cette décomposition sont l’alcool heptylique

et le métbyl-œnanthol C811160. Nous avons discuté tout au long ces vues diverses à l’article heptylique (alcool). Comme nous l’avons dit dans cet article, nous supposons que, suivant les conditions diverses et mal déterminées encore dans lesquelles on opère, on obtient tantôt l’un et tantôt l’autre do ces alcools. Nous avons décrit aussi le mode de préparation en nous occupant de l’alcool heptylique. D’après Limprecht, la séparation du méthyl-œnanthol formé en même temps ne s’elfectue jamais d’une manière complète, au moyen du bisulfite de sodium, à cause de la nature grasse du composé qui se forme ainsi ; et le seul moyen de se débarrasser complètement de cette acétone est celui qu’a adopté Bouis et qui consiste à distiller le liquide sur des morceaux de potasse solide, jusqu’à ce que le résidu de la distillation ne se colore plus en brun. On obtient aussi l’alcool octylique en distillant avec de la potasse l’acétate a’octyle, qui provient lui-même de l’action de l’acétate potassique sur le chlorure d’oclyle préparé au moyen du chlore et de l’hyarure d’oclyle extrait des pétroles d’Amérique (Pelouze et Cahours).

L’alcool octylique est un liquide transparent, huileux, d’une odeur aromatique forte ; il laisse des taches sur le papier. Il n’a aucune action sur ta lumière polarisée, bout à 180° (Bouis), à 179° (Moschnin, Squirc), à 1SOO - 184.0 (Pelouze et Cahours). Sa densité égale 0,823 à 17° ; 0,820 à 1G°. Sa densité de vapeur égale 4,55 (Bouis) ; le calcul exigerait pour la formule CW80, 4,51.

Daelmuer, en dissolvant du sodium dans l’alcool octylique simplement purifié par un traitement au bisulfite de sodium, et en traitant la masse résultant de cette réaction par le chlorure d’acétyle, a obtenu de l’acétate d’oclyle contenant 70,0 de carbone et 11,9 d’hydrogène ; la formule cni3(C»H")0» exigerait théoriquement 69,7 de carbone et 11,6 d’hydrogène.

L’alcool octylique est insoluble dans l’eau, . mais il se dissout dans l’alcool, l’éther, l’esprit de bois, et très-proinptement dans 1 acide acétique. Il dissout le phosphore, le soufre et l’iode ainsi que le chlorure de zinc fondu, les graisses, les résines en général et la résinecopal en particulier. Il absorbe promptement l’acide chlorhydrique gazeux, qu’il abandonne de nouveau lorsqu’on le chauffe. Il s’unit au chlorure de sodium en formant des prismes très-déliquescents qui se dissolvent plus facilement à froid qu’a chaud dans l’alcool octylique et qui sont immédiatement décomposés par l’eau (Bouis). L’alcool octylique, lorsqu’il est débarrassé de méthyl-œnanthol, est inaltérable à l’air et ne s’altère pus si on lu fait traverser à chaud par un courant d’oxygène. L’acide azotique 1 oxyde et le transforme en différents acides gras. L’acide sulfurique le dissout avec production d’acide oc/ ?//-sulfurique, d’octylène, et le plus souvent de sulfate neutre d’oclyle. L’acide sulfurique de Saxe le convertit d’abord en acide ocijf-sulfurique, puis, par une réaction secondaire, en rnétaoctylène (Bouis). Le chlorure de zinc fondu le convertit en octylène. Avec l’acide phosphorique cristallisé, il fournit de l’acide ociyl- phosphorique. Avec l’acide chlorhydrique, le pentaohlorure de phosphore, le brome et le phosphore, l’iode et le phosphore, il se coinporte comme les autres alcools, c’est-à-dire donne du chlorure, du bromure ou de l’iodure d’oclyle. Avec le potassium ou le sodium, il donne un produit de substitution. Chauffé avec de la chaux vive, il donne naissance à de l’hydrogène et à des hydrocarbures gazeux. Il réduit l’oxyde, mais non l’azotate n’argent, lorsqu’on le chauffe avec lui. L’argent se dépose alors sous la forme d’une couche adhérente qui forme un miroir métallique.

Oxyde d’oclyle (C8H")*0 ? On obtient ce corps à l’état impur en distillant de l’octylate de sodium avec du chlorure d’oclyle, ou encore en distillant un mélange fait en proportions convenables d’acide sulfurique et d’alcool octylique, et en faisant arriver de l’alcool octylique dans le mélange pendant toute la durée de l’opération, comme dans la préparation de l’éther ordinaire. Ce corps n’ayant

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pas été obtenu assez pur pour l’analyse, sa formule est incertaine et nous avons dû la faire suivre d’un point d’interrogation. Elle est cependant excessivement probable.

Sulfure d’octyle (CW023. Nous avons déjà vu que ce corps prend naissance lorsqu’on chauffe l’iodure d’oclyle avec une solution alcoolique de motiosulfure de potassium. Ce sulfure se sépare sous la forme d’une huile plus Sf-gère que l’eau et d’une odeur fort désagréable. Il est un peu soluble dans l’alcool et il se décompose lorsqu’on le chauffe.

OCTYLÈNE s. m. (o-kti-lè-ne — rad. octyle). Chim. Hydrocarbure qui diffère de l’alcool octylique par les éléments d’une molécule d’eau.

— Encycl. h’octylène, encore désigné quelquefois sous le nom de caprylène, est un hydrocarbure homologue du gaz olétiant dont la formule est C»1116. It diffère de l’alcool octylique CW, OH par une molécule d’eau, et de l’hydrure d’octyle CSrUS par une molécule d’hydrogène qu’il contient en moins. On l’obtient, comme nous l’avons vu (v. octyle), en chauffant l’alcool octylique avec de l’acide sulfurique ou avec du chlorure de zinc fondu ; en chauffant le chlorure ou l’iodure d’octyle avec du mercure ou avec du sodium ; en chauffant le chlorure d’octyle avec une dissolution alcoolique de potasse ; enfin par l’action du chlorure de zinc fondu sur l’alcool amyltque. Dans ce dernier cas, il se produit en même temps un grand nombre de ses homologues ainsi que les termes correspondants à chacun de ces corps dans la série saturée. Il se produit encore en même temps que l’hydrogène, le gaz des marais et d’autres hydrocarbures gazeux lorsqu’on distille l’acide pélargonique avec la chaux potassée. Il forme alors la partie principale de la portion des liquides ainsi obtenus qui passe entre 106» et HO». On peut l’obtenir aussi en substituant à l’acide pélargonique, dans cette opération, d’autres acides gras-tels que les acides œnanthylique, caprylique, palmitique, etc. Enfin Yoctylène parait se produire dans la distillation sèche d’un grand nombre d’huiles fines.

h’oclylène est une huile très-mobile, moins dense que l’eau dans laquelle il est insoluble, très-soluhle dans l’alcool et dans l’éther. Il boutsansdécomposition à 1250 (Bouis), de 1160 à 1200 (Cahours), de lis» à 120» (Pelouze et Cahours), au-dessous de 120» (Wiirtz), entre 1150 et 1170 (Schorlemmer) ; sa densité de vapeur égale 3,86 à3,90 (Bouis), 4,0 (Wùrtz), 4,17(Schorlemmer) ; le calcul exigerait, pour la formule C8H’8, 3,878. Il brûle avec une flamme très-brillante ; l’acide azotique fumant l’attaque avec violence et le convertit en octylène nitré et binitré

C8Hi5(Az02) et C8Hli(Az02)s.

Lorsqu’on le soumet d’abord à l’action de l’acide azotique du commerce (AzIIO^)2, 311*0 et ensuite à l’action d’un mélange d’acide sulfurique et d’acide azotique fumant, il se transforme intégralement en binitro - octylène. Ce corps, lavé et desséché, forme une huile plus lourde que l’eau et peu soluble dans ce liquide, qui en dissout cependant assez pour prendre une odeur excessivement irritante, il se décompose par la distillation en dégageant des vapeurs rutilantes et en laissant un résidu noir ; en même temps, du nhro-oclylène C8Hi6(AzOs) passe à la distillation.

h’oclylène n’est pas attaqué par le sodium ; mais si on le fait traverser par un courant de chlore sec en même temps qu’on le traite par ce métal, il se produit un corps violet qui répond à la formule

CSHiSCINaî ou C8Hl5Na, NaCl.

Il se dégage en même temps de l’hydrogène ; avec le brome et avec l’iode il se forme des combinaisons semblables.

Mèta-octylène C161132. On a donné le nom de mêla.-octylène à un polymère de l’octylène qui résulte de l’action prolongée de 1 acide sulfurique fumant sur l’hydrate d’octyle. Purifié par une série de lavages à l’eau, à l’alcool et à la potasse aqueuse, il constitue un liquide incolore et inodore de 0,814 de densité à 150. Il bout à 250" en se décomposant. Il est insoluble dans l’eau et presque insoluble dans l’alcool froid ; il brûle avec une flamme brillante et n’est point attaqué par la potasse à la température de l’ébullition.

Acétate d’oclylène

ff 811161" f OCîHSO (C8Hi6)’j0C2ll30.

On l’obtient en chauffant une solution étbérée de bromure d’octylène avec de l’acétate d’argent à 1000. C’est un liquide épais, huileux, bouillant entre 210° et 245° suivant Wùrtz, entre 245» et 250° d’après de Clermont.

~ Bromure d’oclylène C8Hl6Br2. On l’obtient en faisant agir directement le brome sur le mélange d’octylène et d’hydrure d’octyle qui résulte de la distillation fractionnée des produits de l’action du chlorure de zinc sur l’alcool amylique. C’est un liquide lourd, de couleur ambrée, qui se décompose lorsqu’on le distille, même si l’on opère à une faible pression.

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Hydrate d’octylène ou glycol octylénique

On l’obtient en décomposant l’acétate par la potasse finement pulvérisée, que l’on ajoute par petites portions. On distille au bain d’huile, et l’on répète le même traitement un certain nombre de fois. Enfin on purifie le produit par une série de distillations fractionnées. C’est un liquide épais, huileux, incolore et inodore, d’une saveur aromatique et brûlante, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther. Sa densité égale 0,932 à 0° et 0,920 à 29°. Son point d^ébullition est situé entre 235° et 240°.

Cklorkydrine octylénique ou hydratochlorure d’octylène

(C«H«)"j5H.

On obtient ce corps : 10 en faisant agir l’acide chlorhydrique concentré sur l’alcool octylénique ; 20 par l’action de l’acide hypochloreux sur Yoclylène. La première de ces réactions fournit un produit excessivement impur. Pour préparer la chlorhydrine par la seconde méthode, on ajoute de Yoclylène pur. à une solution aqueuse d’acide hypochloreux renfermant 2 à 3 pour 100 de cet acide, solution que l’on obtient, comme l’a indiqué Carius, en agitant du gaz chlore aussi exempt d’air que possible avec de l’oxyde mercurique préalablement chauffé à 300° et suspendu dans une petite quantité d’eau. Le produit est un mélange d’oxychtorure de mercure, d’eau et de chlorhydrine octylénique. On agite ce liquide avec de l’éther qui dissout la chlorhydrine. On soumet la solution éthérée à l’action d’un courant d’acide sulfhydrique, pour la débarrasser de l’excès de mercure ; on neutralise l’excès d’acide qu’elle renferme par une solution de carbonate de sodium et l’on soumet le produit à la distillation fractionnée. La chlorhydrine passe alors presque pure entre 204° et 20S°. C’est un liquide aromatique.

Oxyde d’octylène. L’oxyde d’octylène

C811160

a été récemment obtenu par M. de Clermont. On sait que l’acéto-chlorhydrine d’élhj’lëne se saponifie très-facilement par la potasse ou par la chaux ; il n’en est pas de même de l’acéto-chlorhydrine d’octylène. Chauffé pendant plusieurs jours avec de la potasse caustique dans un appareil à reflux, ce dernier corps ne donne que des traces d’acétate et de chlorure de potassium. En le chauffant pendant quarante heures à 180°, dans des tubes scellés à la lampe, avec de la potasse, M. de Clermont a pu le saponifier en partie et a obtenu par la distillation fractionnée un liquide, bouillant vers H5», dont la composition se rapprochait de celle de l’acide d’octylène ; il est donc permis d’admettre que l’oxyde d’octylène se forme dans cette réaction.

La chlorhydrine du glycol octylique, soumise au même traitement que l’acéto-chlorhydrine, se comporte de la même manière et fournit, elle aussi, un liquide bouillant vers 145», dont la décomposition se rapproche de l’oxyde d’octylène.

L oxyde d’oclylène est un liquide mobile, d’une odeur aromatique, agréable ; sa densité à 15° est égale à 0,831.

Il est possible que les imperfections de l’analyse soient dues à ce qu’une certaine quantité d’oxyde d’octylène se transforme en oxyde d’élhylène sous l’influence combinée de la potasse et de l’eau, suivant l’équation : C811160 + 2KHO + H*0

Oxyde ù’octyléne. Potasse. Eau.

= CW*Q + C03K* + H6 Oxyde d’é- Carbonate de Hydrottaylène. potasse. jjene.

Ce qui donne quelque probabilité à cette manière de voir, c’est qu’en ouvrant les tubes scellés dans lesquels s opérait la réaction on a constaté une pression et le dégagement d’un.gaz inflammable, qui pourrait bien avoir été de l’hydrogène. La présence de ce gaz, ainsi que celle d’un restant de chlore, dans l’oxyde d’octylène, expliquerait donc jusqu’à un certain point comment il se fait qu’on ait trouvé dans les analyses des quantités de carbone et d’hydrogène trop faibles.

À l’oxyde d’octylène se rapporte la chlorhydrine et l’acéto-chlorhydrine octylénique.

Chlorhydrine octylénique C811160,1116. Se fondant sur ce qui a lieu dans les premiers termes de la série grasse, où la chlorhydrine se produit par l’action de l’acide chlorhydrique sur le glycol même, M. de Clermont a essayé de faire réagir cet acide concentré sur l’octylglycol, en opérant au bain-marié dans des tubes scelles à la lampe. Cette réaction n’ayant pas fourni le résultat désiré, M. de Clermont a porté la température à 1COO, mais sans plus de succès.

L’action directe de l’acide chlorhydrique sur l’octylglycol n’ayant pas conduit au résultat désiré, M. de Clermont a eu recours à la méthode de Carius, qui consiste, on le sait, à faire réagir une solution aqueuse d’acide hypochloreux sur l’hydrogène carboné qui forme le radical de la chlorhydrine.

On n’obtient de bons résultats dans cette préparation qu’à la condition d’employer des

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solutions très - étendues d’acide hypochloreux. Voici comment on prépare ces solutions : On prend un certain nombre de flacons, de la capacité d’un litre, qu’on remplit de chlore gazeux et où l’on introduit ensuite 15 grammes d’oxyde de mercure, chauffés à 300°, puis délayés dans un peu d’eau. On bouche le flacon et on l’agite à l’abri de la lumière. Il sa produit dans ces conditions de l’oxychlorure de mercure et de l’oxyde hypochloreux. On étend la solution de manière qu’elle ne renferme que 3/4 pour 100 d’acide, et l’on agite le tout jusqu’à ce que l’odeur d’acide hypochloreux ait disparu. Le mélange est alors épuisé par l’éther, qui dissout la chlorhydrine en même temps qu’un peu de sel de mercure ; on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré qui précipite le mercure, on neutralise avec une solution de carbonate de soude, on lave à l’eau, on chasse l’éther par la distillation et l’on dessèche sur le chlorure de calcium le liquide qui reste. Ce liquide n’est autre que la chlorhydrine cherchée.

La chlorhydrine octylénique se présente Sous la forme d’un liquide mobile, légèrement jaunâtre, d’une odeur aromatique camphrée, d’une saveur brûlante, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther. Elle brûle avec une flamme fuligineuse, éclairante, blanche et bordée de vert. Elle ne bout 'as sans décomposition. Sa densité est de 1,003 à 0° et de 0,987 à 31°. Nous avons déjà vu que lorsqu’on la chauffe à 180° ayee de la potasse elle fournit de l’oxyde d’oclylène.

— Acétochlorhydrine C81116C21130C1. On obtient ce corps par l’action de l’acétate de chlore sur Yoclylène. Pour cela on fait absorber 10 grammes d’acide hypochloreux sec par 50 grammes d’acide acétique anhydre bien refroidi. Si l’absorption était poussée plus loin, on s’exposerait à des explosions terribles. On ajoute ensuite à ce liquide 14 grammes d’octylène étendus d’acide acétique anhydre et d’acide acétique cristallisable. La masse s’échauffe. Quand elle est refroidie, on y ajoute de l’eau, qui en précipite l’acéto-chlorhydrine sous la forme d’une couche éthérée. On sépare celle-ci, on la dessèche sur du chlorure do calcium et on la purifie par distillations fractionnées.

L’acéto-chlorhydrine d’octylène est un liquide mobile, d’une odeur aromatique agréable, d’une saveur brûlante. Elle est soluble dans l’alcool, l’éther et l’acide acétique, insoluble dans l’eau. Elle brûle avec une flamme fuligineuse bordée de vert. Elle bout sans décomposition à 225°. Sa densité est de 1,026 à 00 et de 0,11 à 18». Sa densité de vapeur est de 7,32 ; la théorie exigerait 7,12.

OCULAIRE adj. (o-ku-lè-re — lat. ocularius ; de oculus, œil). Qui appartient ou a rapport à l’œil : Le globe oculaikb. Dans un spectacle purement oculaire comme le ballet, il faut que les accessoires et les détails soient l’objet d’un soin tout particulier. (Th. Gaut.)

Témoin oculaire, Celui qui a vu la chose dont il témoigne : Qui est-ce gui m’osera dire combien it faut de témoins oculaires pour rendre un prodige digne de foi ? (J.-J. Rouss.)

— Anat. Dents oculaires, Nom donné quelquefois aux dents canines, vulgairement appelées ŒILLÈRES.

Clavecin oculaire, Appareil au moyen duquel on faisait apparaître instantanément des combinaisons de couleurs, destinées à produira sur l’œil des effets d’harmonie comparables à ceux que l’on produit sur l’oreille au moyen du clavecin et des autres instruments du même genre : Après que Newton a découvert la nature de la lumière, arrive un Castel qui veut enchérir et qui propose un

CLAVECIN OCULAIRE. (Volt.)

— Gramm. Diphthongue oculaire, Réunion de deux ou plusieurs voyelles qui ne forment une diphthongue que pour l’œil, exprimant en réalité un son simple, comme au, eau, ou, ai.

Il Mme oculaire, Rime qui n’est que pour l’œil, les lettres qui composent les deux terminaisons étant les mêmes, niais les sons étant différents, connue ain«’ et blâmer.

— s. m. Physiq. Celui des verres d’un instrument d’optique devant lequel on place l’œil lorsqu’on veut regarder.

— Encycl. Physiq. L’oculaire d’une lunette fait l’office de loupe, excepté dans la lunette de Galilée ou lunette de spectacle. Dans le microscope, l’image donnée par l’objectif est déjà plus grande que l’objet ; l’oculaire ne concourt donc qu’en partie à produire l’amplification ; au contraire, dans la lunette astronomique, l’image fournie par l’objectif est moindre que l’objet ; aussi l’oculaire doit-il avoir un pouvoir ainplificatif considérable. L’image fournie par l’oculaire est virtuelle, par conséquent droite par rapport à celle qu’a fournie l’objectif et renversée par rapport à l’obiet.

Le plan du réticule de la lunette doit coïncider avec le plan focal de l’objectif, mais il doit être à une distance de l’oculaire telle que son image soit bien nette. Pour remplir à la fois ces Jeux conditions, on fixe toujours le réticule dans un tuyau qui entraîne l’oculaire dans son mouvement ; l’observateur dispose d’abord le "réticule par rapport à l’oculaire selon sa vue, — ensuite il fait mouvoir à la fois le réticule et l’oculaire, de façon à amener le