Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 3, Sois-Suj.djvu/113

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tant catholique que profestant, et cela devait être. (Laharpe.) Les opinions de M. et de Mmc' Roland soulevèrent contre eux, dans le premier moment, toute l’aristocratie commerciale de Lyon. (Lamart.)

Il n’ira pas, par un lâche attentat, Soulever contre lui le peuple et le sénat.

Racine.

Je prétends soulever les lecteurs détrompés Contre un auteur bouffi de succès usurpés.

Gilbert.

— Mettre en avant, susciter : Soulevée vne question. Soulever une discussion, une dispute. Ses réponses, savamment commentées, soulevaient d’amples discussions. (Balz.) Je ne prétends que côtoyer mon sujet, soulever des problèmes et effleurer des solutions. (Proudh.) Il n’a pas voulu traiter encore les questions délicates d’art et d’école que cet vrdre de dessins soulève. (Ste-Beuve.)

Cela soulève le cœur, fait soulever le cœur. Cela donne envie du vomir, à Par ext. Cela cause un profond dégoût : Ces flatteries sont si fades, qu’elles font soulever le cobuk. (Acad.)

— Agric. Soulever la terre, Donner le premier labour à une jachère après l’hiver.

— Absol. : La popularité ne permet pas qu’on l’abdique ; elle soulève ou elle engloutit. (Lamart.)

— v. n. ou intr. Le cœur lui soulève, 11 a envie de vomir.

Se soulever v. pr. Se relever, se redresser i Soulevez-vous un peu. À chaque lame d’eau qui s’engageait dans le canal, la proue se soulevait tout entière. (B. de St-P.) Je l’entendis se soulever sur les feuilles sèches, qui bruissaient à chacun de ses mouvements. (Lamart.)

— S’agiter, être emporté par tourbillons : La mer se soulève. Les flots SB soulevaient avec fureur, À mesure que le vent augmentait, la poussière, les feuilles sèches SE soulevaient et ralentissaient notre marche.

— Par ext. Se révolter : Toute la ville se souleva. Plus d’une fois les anciens règnes de la monarchie ont vu la populace se soulever et conjurer l’extinction des nobles et des grands. (Mass.) Toute l’Espagne se soulèvb. (Fléch.)

— Fig. Être plein d’indignation, éclater en indignation : Tout le monde s’est soulevé contre une proposition si hardie. (Acad.) Mon cœur aurait dû SB soulever contre de pareilles entreprises. (Le Sage.) Quand Lamothe osa mutiler Hliade, toute la littérature se souleva contre lui. (Boissonade.) La conscience des peuples s’est de tout temps soulevée contre l’absolutisme. (Proudh.)

— Syn. Soulever, élever, enlever, etc. V. ÉLEVER.

SOULEVEUR s. m. (sou-le-veur — rad. soulever). Celui qui soulève.

— Adjectiv. : Contre-poids soulkveur.

SODLFOCR (Nicolas de), littérateur français, né en Savoie vers 1549, mort à Saint-Magloire en 1624. Il se rendit à Rome en 1610, à la suite du cardinal de La Rochefoucauld, et y négocia, de la part du cardinal de Bé- rulle, la bulle de fondation de la congrégation de l’Oratoire. De retour en France, en J611, il entra dans cette congrégation, rit encore un voyage à Rome en 1618, revint au bout de deux ans et se retira à Saint-Magloire, où il mourut. On a du Père Soulfour : Histoire de la vie de saint Charles Borromée (Paris, 1 vol. in-4° et 2 vol. in-8°) ; Du devoir des pasteurs, traduit de l’italien deTullioCarreto (Paris, 1615, in-8°). On attribue d’autres ouvrages au Père Soulfour, mais il n’y a pas de preuves qu’ils soient de lui.

SOULGAN s. m. (soulgan). Mamm. Nom vulgaire d’une espèce de lagomys, appelé

aussi LIEVRE NAIN OU DE TARTARIE.

SOULI, petit territoire de la Turquie d’Europe (Albanie), à 50 kilom. S.-S.-O. de Janina, dans l’eyalet de laquelle il se trouve compris. Ce territoire, qui a environ 14 kilom. de longueur sur 9 kilom. de largeur, consiste en un plateau fort élevé, presque en une montagne, dont trois côtés sont coupés de précipices perpendiculaires qui les rendent inaccessibles, et dont le quatrième côté, situé au sud, est défendu par trois tours élevées sur des hauteurs escarpées. Un certain nombre de familles de l’Épire vinrent s’établir dans ce lieu pour se soustraire à la tyrannie des Turcs, adoptèrent le gouvernement républicain et s’accrurent rapidement. La colonie de Souli formait dix-huit villages, dont les plus importants étaient Souli, le chef-lieu ; Navarikos, Mega et Kiapha, lorsque Ali, pacha de Janina, entreprit de réduire les Souliotes ; mais ceux-ci se défendirent héroïquement en 1788, 1798 et de 1800 à 1803. Cette dernière année, écrasés par le nombre, les habitants de Souli émigrèrent dans la vallée de Parga, d’où ils furent chassés, puis dans les îles Ioniennes. Après la mort d’Ali-Pacha en 1822, ils revinrent habiter le territoire de Souli.

SOCLIÉ (Jean-Baptiste-Augustin), littérateur et journaliste français, né à Castres en 1780, mort à Paris en 1845. Il prit part au mouvement royaliste de Bordeaux du 12 mars 1814 et fonda dans cette ville les journaux royalistes : le Mémorial bordelais, la Ruche

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d’Aquitaine et la Huche politique. Vers 1820, il vint se fixer à Paris, y collabora à la Quotidienne et fut nommé conservateur a la bibliothèque de l’Arsenal. On a de lui des articles de journaux et de revues, des traductions, etc., et une bonne édition des Poésies de Charles d’Orléans, père de Louis XII.

SOUL1É (Melchior-Frédéric), romancier et auteur draroatique-français, né à Foix (Ariége) le 24 décembre 1800, mort à Bièvrele 23 septembre 1847. Dans une lettre adressée, ver3 1834, à M. Lemolt, fondateur du journal le Biographe, Frédéric Soulié a donné, sur sa jeunesse et ses débuts littéraires, les renseignements suivants : • Ma naissance, dit-il, rendit ma mère infirme. Elle quitta ma ville natale et je demeurai avec elle dans la ville de Mirepoix jusqu’à l’âge de quatre ans. Mon père était employé dans les finances et sujet à changer de résidence ; il me prit avec lui en 1804. En 1808, je le suivis à Nantes, où je commençai mes études. En 1815, il fut envoyé à Poitiers, où je fis ma rhétorique. Mon premier pas dans ce que je puis appeler la carrière des lettres me fit quitter le collège. On nous avait donné une espèce de fable à composer. Je m’avisai de la faire en vers français. Mon professeur, qui était un séminariste de vingt-cinq ans, trouva cela si surprenant, qu’il me chassa de la classe, disant que j’avais l’impudence de présenter, comme de moi, des vers que j’avais assurément volés dans quelque Mercure. Je fus me plaindre à mon père, qui savait que, dès l’âge de douze ans, je rimais à l’insu de tout le monde. Il se rendit auprès de mon professeur, qui lui répondit qu’il était impossible qu’un écolier lit des vers français. « Mais, lui dit mon père, vous exigez bien que cet écolier fasse des ’ vers latins ? — Ohl ceci est bien différent, reprit le professeur, je lui enseigne comment cela se fait, et puis il a le Gradus ad o Parnassum. » Je note cette anecdote, moins pour ce qu’elle a d’intéressant que pour la réponse du professeur... Mon père me fit quitter le collège et se chargea de me faire faire ma philosophie. Il avait été lui-même, à vingt ans, professeur de philosophie à l’université de Toulouse, qu’il quitta, pour se faire soldat, en 1792. Il s’était retiré avec le grade d’adjudant général, par suite d’une maladie contractée dans les reconnaissances qu’il avait faites sur les Alpes pour l’expédition d’Italie... Quelque temps après ma sortie du collège, mon père fut accusé de bonapartisme et destitué. Il vint à Paris et je l’y accompagnai. J’y achevai mes études et j’y fis mon droit assez médiocrement. » Frédéric Soulié dut aller terminer son droit à la Faculté de Rennes, pour échapper aux poursuites dont on le menaçait comme affilié aux carèonari. Plus tard, il rejoignit son père à Laval, où celui-ci avait recouvré son emploi, et il entra dans ses bureaux, d’abord comme son secrétaire, puis en qualité d’employé de l’administration. Il y demeura jusqu’en 1824, époque U laquelle son père fut mis à la retraite pour avoir mal voté aux élections. Il quitta l’administration aussitôt et vint à Paris ; il avait occupé ses loisirs de province à faire quelques vers ; il les publia sous le titre d’Amours françaises (1824, in-8<>). Cet essai de jeune homme passa, pour ainsi dire, inaperçu. Cependant, il valut à Frédéric Soulié l’honneur d’une liaison durable avec Casimir Delavigne, déjà célèbre, et avec Alexandre Dumas, qui n’avait encore, pour toute supériorité, que la beauté de son écriture. Les Amours françaises rapportèrent encore moins d’argent que de gloire à leur auteur, et celui-ci dut accepter avec empressement l’offre qui lui fut faite de diriger une entreprise de menuiserie mécanique. Ce fut pendant qu’il était fabricant de parquets et de5 fenêtres qu’il composa son premier ouvrage dramatique, Roméo et Juliette. On était en 1827. Cette traduction en vers de la tragédie de Shakspeare, quoique assez faible, fit avantageusement connaître son auteur. Reçue d’abord à l’unanimité au Théâtre-Français, puis reléguée sans motif dans les cartons, elle fut portée à l’Odéon et représentée au milieu des applaudissements les plus chaleureux. Mais Frédéric Soulié voulut se hâter de mériter son succès par une œuvre originale, et, en 1829, il fit recevoir à l’Odéon sa tragédie en cinq actes et en vers, Christine, qui, par malheur, tomba, comme il le reconnaît lui-même, d’une façon éclatante. On raconte à ce propos une anecdote que nous ne devons point passer sous silence. Alexandre Dumas, fort lié alors avec Frédéric Soulié, avait aussi fait, de son côté, une Christine, reçue par le Théâtre-Français. M. Harel, alors directeur de l’Odéon, conçut l’idée de faire succéder, chez lui, le drame de Dumas à la pièce de Soulié. Dumas hésitait à se prêter à cette combinaison, et, dans cette perplexité, il écrivit à Soulié, qui lui répondit : « Ramasse les morceaux de ma Christine, fais balayer le théâtre, prends-les, je to les donne. Tout à toi. • Ce n’est pas tout ; lu jour de la première représentation, Soulié fit donner cinquante places à ses scieurs de long « pour faire applaudir son ami là où il venait d’être sifflé. » Cependant, après Roméo et Juliette, Soulié s’était fait décidément homme de lettres et avait écrit sans interruption dans le Mercure, dans le Figaro et dans presque tous les recueils littéraires de l’époque. Au commencement de 1830, il fit représenter, sans grand succès, une petite pièce intitulée :

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Une nuit du duc de Mont fort ; presque aussitôt après, la révolution de Juillet éclatait. « J’y pris part, écrit Frédéric Soulié ; je me battis. Je suis décerô de Juillet, ce qui ne prouve rien, mais enfin je me suis battu. ■ Cela prouve au moins l’enthousiasme, la fougue, la passion dont il était capable.

À partir de 1830, Frédéric Soulié ne cessa plus, jusqu’à sa mort, de produire avec la plus prodigieuse fécondité. Il eut pourtant à. subir encore un échec avant de conquérir définitivement son public. Une comédie en cinq

actes et en prose, Nobles et bourgeois, qu’il fit représenter à la Bn de 1830, fut impitoyablement sifflée. C’est alors qu’il résolut de tenter un coup d’éclat, et, dans ce but, il écrivit simultanément un drame et un roman. Le drame, c’était Clot.’lde ; le roman, les Deux cadavres. Le succès des deux œuvres fut immense, et dès ce moment la réputation de Frédéric Soulié, comme dramaturge et comme romancier, fut soKdement établie. Cependant, malgré le nombre considérable de ses publications et le Ion accueil qui leur était fait, il demeurait toujours dans un état de fortune assez précaire. Le maréchal Clausel, son oncle, en devenant gouverneur de l’Algérie, lui réitéra une offre qu’il lui avait déjà laite en 1831, celle d’un bon emploi dans l’administration de la colonie ; mais il refusa. Il ne voulut pas non plus accepter la proposition que lui fit, vers. 1837, M. le comte Mole, alors président du conseil, d’entrer au conseil d’État, à condition d’abandonner la carrière des lettres. C’est alcrs qu’il conçut l’idée des Mémoires du diabie, œuvre gigantesque, énergiquement écrire, imitée du Diable boiteux de Le Sage. Ils commencèrent à paraître vers le milieu de 1817 et ne furent terminés qu’en mars 1838. Tcut le inonde se souvient de l’effet prodigieuiL qu’ils produisirent. C’était le tableau de la société dans ce qu’elle a de plus hideux, de flus atroce ; et, pour s’expliquer comment un homme aussi profondément honnête que Soulié a pu se faire l’historien d’une semblable perversité, il faut lire ce qu’il disait dans a préface de son livre : « Paris est le tonneau des Danaîdes ; on lui •jette les illusions de sa jeunesse, les projets de son âge mûr, il enfouit tout et ne rend rieDl Jeunes gens que votre heureuse étoile n’a pas encore amenés dans cette dévorante atmosphère, ne verez pas à Paris si l’ambition d une sainte gloire vous anime. Quand vous aurez demanda au public une oreille attentive pour celui qui parle bien et honnêtement, vous le verrez suspendu aux récits grossiers d’un écrivain trivial, ou aux contes vulgaires d’une gazette criminelle ; vous entendrez le public C’ier à votre muse ; Taistoi, ou amuse-moi ; il me faut des moxas pour réveiller mes sensations éteintes. As-tu des adultères monstrueux et d’effrayantes bacchanales à me raconter ? Alors parle, je t’écouterai une heure, le temps durant lequel je sentirai ta plume acre courir sur ma sensibilité calleuse ou gangrenée ; sinon, tais-toi ; va mourir dans la misère et l’obscurité. La misère ! c’est-à-dire le mépris ; l’obscurité, ce supplice si bien nommé ! Mais vous n’en voudrez pas, jeunes gens, et alors que ferezvous ? Vous prendrez une plume et une feuille de papier et vous é.’rirez en tête : Mémoires du diable, et vous direz à vos lecteurs : • Ah I vous voulez de cruelles choses pour vous en réjouirl soit, messeigneurs ; voici un « coin de votre histoire. » C’est sous cette impression que Frédéric Soulié écrivit ca livre bizarre dont nous avons rendu compte (v. mémoires) et qui, sans nul doute, a dû faire germer dans l’esprit d’Eugène Sue l’idée première des Mystères de Paris. À partir des Mémoires du diible, Frédéric Soulié marcha de succès en succès jusqu’à un dernier triomphe, plus éclntant que tous les autres, la Closerie des Genêts. Ce fut quelques mois seulement après les représentations de ce drame qu’une douloureuse maladie de cœur le conduisit au tombeau.

Ce qui manque aux œuvres de Frédéric Soulié, c’est la correction, la perfection de la forme. Mais la création, l’invention de l’œuvre, l’étude des caractères, l’agencement des scènes, la combinaison des effets, ce sont là des qualités qu’il réunissait au plus haut degré ; ce sont ces quilités qui lui ont fait une réputation si populaire, si incontestée. Il prend son lecteur à l’ouverture du livre ; il s’empare de son spectateur à l’exposition du drame ; il les chai me, il les captive, il les tient en suspens sois les poignantes impressions de la pitié et de la terreur pendant cinq actes ou dans l’espace de dix volumes, et il ne les quitte au dénoùment que remplis d’émotions profondes et ineifuçables. C’est ce que M. 3. Janin a fort bien exprimé dans ce passage de sa lotgue étude sur Frédéric Soulié : ■ Romande •, il avait l’art des détails ; poste dramatique, il connaissait toutes les ressources de l’unité et de l’ensemble. Il possédait d’une façon suprême l’art infini de mêler, dans les situations les plus fortes et les plus imprévue ;, les caractères les plus divers ; d’opposer ks intérêts aux intérêts, la haine à l’amour, la vengeance à la pitié, le vice à la vertu ; il savait que, parmi tous ces hommeî, occupés chacun du même événement et le voulant chacun à sa manière, il est nécessaire d’apporter tant de contrastes et tant d’obstacles qu’une fois arrivé au but, après ce grand choc des événements et des caractères, le spectateur se rende à lui-même

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cette justice qu’il lui était impossible d’en supporter davantage. < Nous ne saurions mieux terminer qu en citant une partie du discours que Victor Hugo a prononcé sur la tombe de Frédéric Soulié. « Dans ses drames, a-t-il dit, dans ses romans, dans ses poBmes, Frédéric Soulié a toujours été l’esprit sérieux qui tend vers une idée et qui s’est donné une mission. En cette grande époque littéraire, où le génie, chose qu’on n’avait point vue encore, disons-le à l’honneur de notre temps, ne se sépare jamais de l’indépendance, Frédéric Soulié était de ceux qui ne se courbent que pour prêter l’oreille à leur conscience et qui honorent le talent par la dignité. Il était de ces hommes qui ne veulent rien devoir qu’à leur travail, qui font de la pensée un instrument d’honnêteté et du théâtre un lieu d’enseignement, qui respectent la poésie et le

peuple en même temps, qui pourtant ont de l’audace, mais qui acceptent pleinement la responsabilité de leur audace, car ils n’oublient jamais qu’il y a du magistrat dans l’écrivain et du prêtre dans le poète... Voulant travailler beaucoup, il travaillait vite, comme s’il- sentait qu’il devait s’en aller de bonne heure. Son talent, c’était son âme, toujours pleine de la meilleure et de la plus saine énergie ; de là lui venait cette force qui se résolvait en vigueur pour les penseurs et en puissance pour la foule. »

Voici la liste des ouvrages de Frédéric Soulié : Amours françaises, poésies (1824, in-8°) ; Roméo et Juliette, tragédie en cinq actes et en vers (Odéon, 1828) ; Christine à. Fontainebleau, drame en trois actes, en vers (Odéon, 1829) ; One nuit du duc de Montfort, drame en un acte, en prose (Odéon, 1830) ; Nobles et bourgeois, drame en cinq actes, en prose (1830) ; m. Famille Lusigny, drame en cinq actes, en prose (1831) ; Clolilde, di’ame en cinq actes, en prose (Théâtre-Français, II septembre 1832) ; les Deux cadavres, roman (1832, « vol. in-8<>) ; le Port de Créteil, roman (1832, 2 vol. in-8°) ; VHomme à la blouse, drame en cinq actes, ’en prose (1833) ; le Roi de Sicile, drame en cinq actes, en proso (1833) ; Une aventure sous Charles IX, drame en cinq actes, en prose (1834) ; le Magnétitiseur, roman (1834, 2 vol. in-8°) ; le Comte de Toulouse, roman (1834, 2 vol. in-8») ; lo Vicomte de Béziers, roman (1834, 2 vol. in-8°) ; le Conseiller d’État, roman (1835, 2 vol. in-8<>) ; les Deux reines, opéra-comique (1835) ; Deux séjours, province et Paris, roman (1836, 2 vol. in-8°) ; Romans historiques du Languedoc (1836, 2 vol. in-8°) ; Sathaniel, roman, 2e partie de l’ouvrage précédent (1836, 2 vol. in-8°) ; le Comte de Toulouse et le Vicomte de Béziers, quoique parus antérieurement, forment les parties 3e et 4e de cet ouvrage ; les Mémoires du diable, roman (1837-1838, 8 vol. in-8°) ; VHotnme de lettres, roman (1838, 2 vol. in-8°) ; Diane de Chivry, drame en cinq actes, en prose (1839) ; le Fils de la folle, drame en cinq actes, en prose (1839) ; le Proscrit, drame en cinq actes, en prose (1839) ; Six mois de correspondance, roman (1839, 2 vol. in-8°) ; le Maître d’école, roman (1839, 2 vol. in-8°) ; l’Ouvrier, drame en cinq actes, en prose (1840) ; Un rêve d’amour, roman (1840, in-8°) ; Coûtes pour les enfants (1840, in-8°) ; Contes militaires (1840, in-8°) ; la Lanterne magique, histoire de Napoléon racontée par deux soldats (1340, in-8°) ; la Chambrière, roman (1840, in-8°) ; Confession générale, roman, (1840-1846, 6 vol. in-8n) ; Diane et Louise, roman (1840, in-8o) ; les Quatre sœurs, roman (1841, 2 vol. in-8°) ; Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, roman (1841-1845, 6 vol. in-8°) ; Eulalie Pantois, roman (1842, 2 vol. in-8°) ; Marguerite, roman (1842, 2 vol. in-4S'>) ; Gaétan il Mamtnone, draine en cinq actes, en prose (1842) ; les Prétendus, roman (1843,

2 vol. in-8») ; le Bananier, roman (.1843,

3 vol. in-8°) ; Maison de campagne à vendre, roman (1843, in-8°) ; le Château des Pyrénées, roman (1843, 5 vol. in-8°) ; le Château de Walstein, roman (1843, 2 vol. in-8") ; Au jour le jour, roman (1844, 4 vol. in-8») ; les Amants de Murcie, drame en cinq actes, en prose (1844) ; les Talismans, féerie (1845) ; les Etudiants, drame en cinq actes, en prose (1845) ; les Drames inconnus, roman en quatre parties : le Numéro 3 de la rue de Provence, les Amours de Victor Bonsenne, Olivier Duhamel, les Aventures d’un cadet de famille (1846, 9 vol. in-8») ; la Comtesse de Monrion, roman (1846-1847,4 voi.in-8°) ; la Closerie des genêts, ûcamo en c’mq actes, en prose (Odéon, 1846) ; Huit jours au château, roman (1847, in-8°) ; Saturnin Fichet, roman (1847-1848, 6 vol. in-8°). On a, de plus, représenté une de ses œuvres posthumes, Hortense de Blengy, drame en trois actes, en prose (Odéon, 1848). Enfin, si 1 on voulait compléter la nomenclature des œuvres de cet écrivain, un des plus féconds que nous ayons jamais eus, il faudrait aller touiller dans les colonnes do presque tous les journaux, revues et recueils de tous genres qui paraissaient de son temps. Contentonsnous de citer un petit chef-d’œuvre, le Xt’où amoureux (v. lion), inséré dans le Foyer de l’Opéra, et deux articles fort curieux, Y Agent de change et Une âme méconnue, insérés dans les Français peints par eux-mêmes.

Un tombeau a été élevé à Frédéric Soulié au cimetière du Père-Lachaise, et inauguré seulement le 20 février 1875. Il est situé près de la chapelle funéraire qui marque le centre du cimetière, en bordure de la grands allée qui va de l’est à l’ouest, et se compose d’uno