Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 3, Sois-Suj.djvu/227

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oV’it ia pensée surtout qui est spirituelle ; dans l’autre, c’est jilus souvent l’expression. Quand je lis Ovkle, je cherche la pensée sélieuse qu’il a pu cacher sous ces formes faciles et légères ; je cherche si ce poète exilé (la la cour n’a pus été disgracié pour une certaine indépendance philosophique, bien plus que pour d’indiscrètes amours. Ounnd je lis Stace, je n’y so.upçonue jamais d’idées utiles, ni^ d’arrière-pensées indépendantes. Ce qui m’intéresse, c’est seulement l’habileté de 1 érivain ; c’est, le dirai-je, cotte fatalité qui l’ait qu’un poète qui ne nous apprend rien, qui n’est bon k rien, qui n’entre pour rien dans l’éducation de l’humanité, qui chante la chevelure d’un eunuque, un platane, le lion de César, a pourtant été doué, à un haut degré, de ces qualités qui, k certaines époques privilégiées, révèlent au poète les vérités d’un intérêt éternel et lui suggèrent l’expression qui les fait durer. C’est une bonne fortune pour State d’avoir k traiter un très-petit sujet. Sa grande réputation vient surtout de ce qu’il sait tirer quelque chose de rien. La pièce de Stace sur les cheveux d’Ealinus est un poème complet. Ce poème est plein de grâce et d’esprit ; mais c’est’de la grâce où il n’y a pas de sentiment, et de l’esprit où il n’y a pas de raison, 11 faut moins y chercher des pensées que d’agréables effets de style, des vers harmonieux, une poésie d’imuges et de rhylhme plutôt que d’idées ; de l’improvisation italienne étineelante ; un jeu de la mémoire dans uno tête vive. •

STACHYANTHE s. m. (sta-ki-an-te — du gr. stacluts, épi ; antâos, fleur). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des composées, tribu des vernon’tées, dont l’espèce type croit au Brésil.

STACHYBOTRYS 3. m. (sta-ki-bo-trissdu gr. stuihus, épi ; boiras, grappe). Bot. Genre de champignons, de la tribu des mucédinées.

STACHYDE s. f. (sto-ki-de — du gr. stachm, épi). Bot. Syn. d’ÉPiAlRE, genre de labiées : La stachyde à grandes fleura est une belle espèce, originaire lie ta Sibérie. (P. Duchartre.) Il Syu. dé betoine, autre genre de labiées,

STACHYDE, ÉE (sta-ki-dé — rad. siachyde). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à répiaire ou atachyde.

— s. f. pi. Tribu de la famille des labiées, ayant pour type le genre épiuire.

STACHYL1DION s. m. (sta-ki-li-di-on — dimin. du gr. stachulé, épi ; eittos, aspect). Bot. Genre de champignons, du groupe des mucédiiiées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent sur les plantes en décomposition.

STACHYNIE s. f. (sta-ki-nî — du gr. slachus, épi). Kiitoui. Genre d’insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, comprenant six espèces, qui habitent le midi de l’Europe.

STACHYQUE s. f. (stachi-ke). Bot. Syn.

de STACHYDE OU ÉPIA1RE.

STACHYS s. m. (sta-kiss). Bot. Syn. de stachydk : Le stachys est apéritif et hystérique. (V. de Botnare.) Un Angleterre, le stachys laineux est fréquemment employé pour border les massifs et tes corbeilles. (Vilmorin.) Sur le bord de la mer et des étangs croit le stachys maritime, dont la tige est an peu pubescente. (F. Hœfer.)

STACHYSTEMON s. m. (sta-ki-sté-mondu gr. stuelius, i’pi ; stémdn, étamine). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des euphorbiacées, dont l’espèce type croit en Australie.

STACHYTARPHA s. m. (sta-ki-tar-fa). Bot. V. stachytarphéte,

STACHYTARPHÉTE s. m. {sta-ki-tar-fè-ta

— du gr. stacitus, épi ; tarpheios, dense, serré). Sot. Genre de plantes, de la famille des verbénucées, tribu des verbénées, formé aux dépens des verveines, et comprenant plus de quarante espèces, qui croissent pour la plupart dans les contrées chaudes de l’Amérique, il On dit aussi stachytaepha.

STACHYURS s. m. (sta-ki-u-re — du gr. ttachus, épi ; oura, queue). Bot. Genre d’arbrisseaux, de la famille des pittosporées, dont l’espèce type croit au Japon.

STACKELBERG (Othon-Magnus, baron de), archéologue et voyageur allemand, né à Worms, près deRevel, en 1787, Mort en 1834. 1) fit ses études k l’université de Gœttingue et y suivit surtout tes cours de Fiorillo, sur l’histoire dus beaux-arts, k laquelle il se consacra exclusivement, bien que ses parents le destinassent k 1» carrière diplomatique. Après avoir fait un premier voyage à Genève et dans lu haute Italie, il se rendit en 1808 à Rome, d’où, en compagnie de Brœndsted et d’autres jeunes gens qui avaient, en fait d’art, les mêmes idées que lui, il partit pour la Grèce. Ll visita successivement Corfou, Patras, Athènes, Thèbes, Pergame, Éphèse, dessinant partout des scènes et des paysages et recueillant des matériaux pour écrire un ouvrage sur les mœurs de la Grèce moderne. Après diverses aventures, il revint en 1813 en Russie, mais repartit, trois ans plus tard, pour Rome, où il vécut dans une étroite intimité avec Kestner, Gerhard, Panofka et de Reden, et où il publia sa description du temple

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d’Apollon à Bassœ et son livre sur les Costumes et usages des peuples de la Grèce moderne (1825), en français. En 1828, il partit pour Parisj où il espérait trouver un éditeur pour ses paysages grecs et pour d’autres travaux, puis visita tour à tour Londres, Dresde, Ileidelber ?, Manheim, Berlin, et revint en 1833 en Russie, atteint de la maladie à laJ quelle il succomba. Il faut encore citer de lui : lu Grèce, vues pittoresques et topographiques (Paris, 1S30-1834, 2 vol., en franc.) et les 7’ombeaux des Grecs (Berlin, 1835, en allem.). Il laissait en manuscrit des fragments d’un pofiine mythologique et un Voyage au Stysr, que Gerhard a insérés dans ses Études hyperboréo-romaines(Berlin, 1852, liv. Ier et II).

STACKELBERG (comte Ernest de), général et diplomate russe, né à Vienne en 1814, mort à Paris en mai 1870. Son père, qui était diplomate, lui fit suivie la carrière des armes. Le comte Ernest entra dans l’artillerie, devint aide de camp du ministre de la guerre Tschernyscheff, prit une part brillante k la guerre du Caucase (1852) et devint major général. Après avoir été attaché militaire k Paris et à Vienne, il fut nommé, à l’avénement d’Alexandre II, aide de camp de ce prince et général. Ce fut alors qu’il quitta l’armée pour entrer dans la diplomatie. Successivement ministre plénipotentiaire à Turin (1856), qu’il quitta lors de ta rupture momentanée des relations diplomatiques de la Russie avec la Sardaigne (1859), ministre plénipotentiaire à Madrid, où il passa un au, puis h Florence (1862) ; lorsque le nouveau royaume d’Italie fut reconnu par le cabinet dé Saint-Pétersbourg, le comte de Stackelbeig passa

au même titre à’ienne(1864) et devint erçfin, en 1868, ambassadeur à Paris, où il remplaça M. d’i Budberg. Il continua dans ce poste à donner de nouvelles preuves de son esprit conciliant, notamment lors de la conférence qui eut lieu à Paris en janvier 186S, pour régler le différend gréco-turc, et succomba k un anthrax charbonneux. Homme du monde, aux relations d’une extrême courtoisie, ce diplomate était doublé d’un lettré. On lui doit le Caucase pittoresque, avec des dessins d’après nature du prince Grégoire Gagarine (Paris, 1847-1857, 20 livraisons in-fol., avec 100 planches), ouvrage édité avec un grand luxe typographique.

STACKHOUSE (Thomas), savant anglais, né en 1680, mort à Benham (Berkshire) en 1752. Il exerça le ministère évangélique successivement à Amsterdam, à Riehmond, à Ealing-, à Fiuchley et à Benham j c’est le seul renseignement qu’on possède sur son existence. Ses principaux écrits sont : les Misères et grandes peines du bas clergé à Londres et aux environs (Londres, 1722, in-8°) ; Complète body ofdivinily (Londres, 1729, in-fol.) ; Défensedela religion chrétienne (Londres, 1731, in-S°) ; Nouvelle histoire de la Bible (113%, 2 vol. in-fol.).

STACKIIOUSE (John), botaniste anglais, neveu du précédent, né en 1740, mort à Bath en 1819. Il fit ses études à Oxford, devint agrégé au collège d’Exeter, puis donna sa démission et se retira à Bath, où il s’adonna exclusivement à la botanique. Ses principaux travaux sont : Nereis Britannica (Londres, 1801, in-fol.) ; lllustrationes Theophrasti (Oxford, 1811) ; Theophrastus on plants (Oxford, 1814, S vol. in-18).

STACKHOUSE, ÊE adj. (sta-kou-zé). Bot.

V. STACKHOUS1ACB.

STACKHOUSIACÉ, ÉE adj. (sta-kou-zi-acé

— rad. stackhoutie). Bot. Qui ressemble. ou qui se rapporte k la stackhousie. II On dit aussi stackhousé.

— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, comprenant les genres stackhousie et triptérocoque.

STACKHOUSIE s. f. (sta-kou-zî — de Stackhouse, botan. angl.). Bot. Genre de planter, type de la famille des stackhousiacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Australie : Ce fut La liiltardiêre gui découvrit le premier la stackhousiu monoyyue. (Th. de Berneaud.)

STACTè.s. m. (sta-kté). Comm. Espèce de myrrhe liquide.

STACTEN s. m, (stak-tènn). Syn. de

STACTÉ.

STADE s.m.(sta-de — greastadion. Lenom de cette mesure de longueur vient de l’adjectif studios, fixe, permanent, qui représente, selon Eichhoff, le latin stations et le sanscrit sthatavyus, même sens, de la grande racine stha, rester, se tenir, que l’on retrouve avec une foule de dérivés dans toutes les langues de la famille indo-européenne. Qn a dit aussi que stadion est une forme attique pour spadion, du radical spa, étendre, qui est dans le grec spaô, étendre, et dans le latin sptitium, espace, dont spoiii’oji serait l’équivalent exact). Anliq. gr. Mesure itinéraire : Les Grecs mesuraient les chemins par stadïjs. Huit stades valent un mille romain. (Acad.) tl Carrière où les Grecs s’exerçaient à la course, et qui avait un stade de longueur : On avait tracé un stade autour duquel étaient rangés tes députés d’Athènes. (Barthél.) tl Stade Olympique, endroit où se tenait la réunion des villes grecques, pour la célébration des jeux Olympiques. II Stade PytUique, endroit où avaient lieu les jeux Pythiques.

— Pathol. Chacune des trois périodes dont

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se compose un accès de fièvre intermittente : Stadu de chaleur. Stade de sueur,

— Encycl, Antiq.gr. Leîrarfeétaitcettepartie du gymnase où le peuple s’assemblait pour assister aux exercices athlétiques. C’était, d’après Vitruve, un lieu disposé de manière que les spectateurs pussent y voir commodément les combats. Ce lieu était arrondi par l’une de ses extrémités et garni de plusieurs gradins, sur lesquels on s asseyait. Le mot stadion se prenait aussi pour l’endroit même où se célébraient des jeux publics. «Combattre au stade, vaincre au stade « étaient des expressions qui signifiaient « Courir, vaincre à la course, à II est probable que, la carrière n’ayant d’abord qu’un stade de longueur, elle avait pris le nom de sa propre mesure, qui plus tard fut de beaucoup augmentée. Le stade était ordinairement construit en levée ou en terrasse. Tel était le stade d’Olympie, qui était de 600 pieds et qui surpassait tous les autres en étendue. Le stade se divisait en trois parties, que les anciens auteurs désignent ainsi : 1° l’entrée ;20 le milieu ; 3» l’extrémité. L’entrée, marquée par une simple ligne tracée suivant lalargeurdu stade, était l’endroit d’où partaient les coureurs ; l’extrémité, le but vers lequel ils tendaient. Pindare, racontant de quelle manière Antée proposa sa tille pour prix d’une course, s’exprime ainsi : « Ce fut k une pareille condition que ce roi de Libye donna un époux à sa fille. Après l’avoir magnifiquement parée, il la plaça justement sur la ligne qui terminait la carrière, afin qu’elle fût comme le but de la course, et il déclara aux prétendants que celui d’entre eux qui toucherait Je premier le voile de la princesse pouvait l’emmener, »

À cette simple ligne, on substitua dans la suite une petite éminence de terre et une espèce de barrière qui marqua désormais le point de départ aux coureurs. Cette barrière n’était le plus souvent qu’une simple corde. Lorsqu’elle était en bois, on l’ouvrait en laissant tomber la tringle, dont la chute servait de signal pour le départ.

Le milieu du stade n’était remarquable que parce qu’on y plaçait ordinairement les prix destinés aux vainqueurs. On lit dans saine Chrysoslome : ■ Comme les rois, dans les —courses, exposent au milieu du stade les récompenses, de même le Seigneur a placé ses prix au milieu de la carrière. >

Dans la course des chars et dans celle des chevaux, on tournait plusieurs fois autour du but sans s’y arrêter et l’on revenait au point de départ. L’extrémité était le plus souvent marquée par une borne en pierre d’une mèdioere largeur. À l’un de ses côtés étaient les sièges des directeurs des jeux ; si bien que c’était toujours en s’arrètant devant ces sièges qu’on terminait la course.

Dans le stade d’Olympie, on voyait, selon Pausanias.le tombeau d’Ëndymion, un temple de Cérès, la statue d’Hippodamie et un grand nombre d’autres monuments ; comme ils avaient été construits avant le stade, ils avaient causé les irrégularités qui s’y rencontraient. Les cirques et les hippodromes

des Romains avaient, selon quelques auteurs été faits sur le modèle du slade d’Olympie ! Le stade de Delphes a été souvent décrit ; il était construit a mi-côte du Parnasse, dans un terrain inégal, et il était plus petit que celui d’Athènes. Il subsiste encore des ruines de ce stade, dans lequel se faisaient les courses des jeux Pythiens ; mais on avait réglé que les enfants seuls seraient admis k disputer le prix, parce qu’il était proportionné à leur force.

— Métrol. âne. Il existait primitivement deux sortes de stades, c’est-à-dire que les Grecs avaient donné ce nom à deux mesures fort différentes l’une de l’autre ; on distinguait le petit stade et le grand stade.

Petit stade, t Je compte, dit Hérodote, 200 stades pour le chemin qu’on fait ordinairement en un jour. » C’était donc le petit stade qu’employait Hérodote. Il n’est pas difficile de se convaincre que Xénophon s’en servait aussi lorsqu’il affirme que l’armée de Cyrus faisait 210 stades par jour et jamais moins de 150. Pendant la nuit qui suivit lajournée d’Arbelles, lorsque Alexand re marcha vers cette place, le héros macédonien força tellement sa marche qu’il y arriva en traversant un espace de 600 stades. « Aussitôt après l’embouchure de l’Indus se trouvent, dit Strabon, les Arbies, qui ont environ 1,000 stades de côtes, et après eux les Orites, qui s’étendent jusqu’à 1,800 stades sur la mer. Les Ichthyophages occupent ensuite une côte de 7,400 stades, et il y en a ensuite 3,700 dans la Carmanie jusqu’il la Perse ; ce qui fait un total de 12,900 stades. >

Le petit stade a été, du reste, asses peu employé, et l’époque de sa grande vogue a été le règne d’Alexandre le Grand, qui comptait en petits stades pour donner des chiffres plus fantastiques en narrant les courses faites par lui en Asie. Le petit stade était, au dire de de La Barre, de 80 pas, tandis que le grand stade avait 133 pas et deux tiers.

Grand stade. C’était la plus longue mesure des Grecs ; il contenait 400 coudées ou 600 pieds. On le divisait encore en lûo orgyes dé4coudéeseten 6 plèthresde 100 pieds. Mais comme les pieds et les coudées variaient de contrée à contrée, il en est résulté que l’on

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ne sait pas nu juste quelle était la longueur du stade. Et dans la suite, comme pour donner plus de travail aux savants modernes, les Grecs augmentèrent le nombre de leurs genres de stades, si bien que l’on en a compté jusqu’à cinq espèces différentes, parmi lesquelles il est difticile de ne pas s’embrouiller quand on étudie l’histoire grecque dans différents auteurs, ’chacun d’eux calculant par le stade qu’il connaît, stade qui n’a aucun rapport avec celui du siècle précédent ou de la province voisine.

Cent ans après Aristote, Eratosthène, qui demeurait à Alexandrie, reçut l’ordre de faire de nouvelles observations pour découvrir la circonférence de la terre entière. Il était précédé d’arpenteurs qui mesurèrent l’éloignement de Syène à Méroé, et, après un calcul assez compliqué, le philosophe crut avoir trouvé que la circonférence de la terre était de 252,000 s/arfei. Plutarque nous apprend que Pytliagore eut lu curiosité de mesurer le stade de Pise et plusieurs stades de la Grèce, et il trouva que partout on les avait divisés en 600 parties qu’on appelait pieds, dont la valeur variait de contrée à contrée. Nous trouvons dans Suidas trois différents rapports établis entre le mille romain et le stade. Selon cet écrivain, on donne au stade la huitième partie du mille, c’est-k-dire le slade italique de 625 pieds romains. Ce stade contenait 600 pieds de 25 demi-pouces ; mais, outre ce premier, il en suppose deux autres, l’un de 7 1/2 au mille romain et l’autre de 7 ; mais ces stades ne furent employés que pendant la période des derniers empereurs. Les anciens écrivains, mieux instruits, ont un stade d’une autre mesure.

Voici d’ailleurs une liste des différents stades : stade d’Aristote, de Xénophon, d’Hé-rodotu, etc., 01 pas ou 308 pieds 6 pouces 11 lignes ; rfaa’e d’Archimède etd’Aristocréon, 82 pas ou 411 pieds 5 pouces 4 lignes ; stade de la mesure olympique, 99 pas ou 498 pieds 7 pouces 4 lignes ; stade italique de Pline, de Uiodore, etc., 113 pas ou 569 pied3 5 pouces 4 lignes ; stade égyptien et hébraïque on stade des Ptolémées, 116 pas ou 683 pieds 4 pouces.

Lorsque les Romains eurent conquis la-Grèce, Us continuèrent les voies militaires, qu’ils divisèrent par milles. Les deux anciens stades devinrent donc inutiles ; mais les Grecs, accoutumés aux anciens noms de leurs mesures et jaloux de la conservation de ces noms, les employèrent k signifier les parties du mille, divisé en 10 ; le stade fut donc une mesure de 500 pieds ou 100 pas. Ces différences du grand stade, du petit stade et du stade postérieur k la conquête romaine ont donné lieu à mille erreurs, qui sont recopiées par les encyclopédistes et qu’il nous parait inutile et peu intéressant de relever ici.

L’usage des anciens stades so conserva cependant toujours dans plusieurs endroits, surtout dans les lieux où ia longueur en était déterminée par la carrière appelée stade.

Beaucoup d’auteurs sont persuadés que le mot stade, dès l’origine, signifiait une mesure de longueur, soit qu’Hercule en ait été l’inventeur, soit que l’usage en fût plus ancien que le héros. Son nom lui venait peut-être de ce qu’on ne pouvait parcourir avec vitesse un espace de cette étendue sans être forcé de faire une station ; ainsi, lorsque l’on comptait un certain nombre de stades d’un endroit k un autre, on désignait primitivement un certain nombre de pauses.

STADE, ville forte de Prusse, province de Hanovre, chef-lieu du cercle de son nom, sur la Sehwinge, non loin de Son confluent avec l’Elbe, k 177 kilom. N. de Hanovre, à 32 kiloni, O. de Hambourg ; 8,500hab. Arsenal, cour d’appel, gymnase. Fabrication de bonneterie, chandelles, flanelles ; fonderie de canons. Commerce de fruits. Aux environs, chantiers de construction et tourbières. Un navire de guerre hanovrien y stationnait autrefois pour la perception du droit de pésige, dit droit de Stade ; ce droit a été racheté, comme celui du Sund, par les puissances maritimes d’Europe. Stade est une ville fort ancienne ; au moyen âge, elle fit partie de la ligue hanséatique et eut le titre de ville libre impériale. Elle fut le chef-lieu d’un comté, qui de la maison de Saxe pussa aux archevêques de Brème. La paix de Westphalie donna cette ville aux Suédois, à qui elle fut enlevée en 1676 par le duc de Brunswiek-Liiiiebourg. En 1712, elle fut prise par le roi de Danemark ; sous Napoléon l^r, elle fut le chef-lieu du département des Bouches-de-1’Elbe. Après les événements de 1814 et 1815, elle fut comprise dans le royaume de Hanovre, annexé a la Prusse en 1860.

STADE (arrondissement ou cercle de), ancienne division administrative de l’ex-royaume de Hanovre. Il était compris entre les bouches de l’Elbe au N., l’Oldenbourg et la république de Brême à l’O., l’arrondissement de Lunebourg au S., la république de Hambourg et le Holstein k l’E. Il mesurait 120 kilom, sur 65 et renfermait une population de 290,000 hab.

STADE (marche de), dénomination donnée quelquefois par les historiens du moyen âge k la marche de Brandebourg, parce que Luther Odo 1er, comte de Stade, eu reçut le gouvernement en 1056.