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en deux endroits, au sud et au nord, sont fuites de blocs de marbre disposes en couches horizontales et tous réguliers.

On entre dans l’intérieur de la Walhalla par une porte magnifique, dont les vantaux gigantesques sont garnis d’airain au dehors et lambrissés en érable nu dedans. Chacun des deux battants pèse 42 quintaux. Les ornements intérieurs sont dans le style ionique. Le pavé, les dalles de marbre de couleurs différentes, sont un chef-d'œuvre de mosaïque, Le plafond suit l’inclinaison du toit ; il est en plaques de métal polies et dorées. Le fond des caissons est en bleu d’azur, avec des étoiles d’or blanc ou de platine, ainsi . que les rosettes, les têtes de vis et les pommes de pin ; tandis que les saillies des caissons sont dorées et ornées de rinceaux colorés. Dans les pignons triangulaires qui portent le faîtage du toit, on a placé des figures de la mythologie et de l’histoire héroïque du Nord. Ces figures en métal sont en partie blanches, en partie dorées. Des vitres de glaces sont ménagées dans la toiture.

Dans la longueur du temple, des espèces d’avant-corps placés les uns en regard des autres, rompent la monotonie de la ligne droite ; détachés du mur, ils sont formés de deux pilastres de marbre rouge d’Adnet, semblable à l’antique marbre africain. Ces pilastres supportent un architrave avec son entablement, et, en second ordre, deux statues de cariatides sur lesquelles repose le plafond. Dans les retraites entre les pilastres sont placés des bustes, et de distance en distance six statues de femmes ailées, des Walkyries, appartiennent par le style aux Victoires de l’Olympe grec, mais vêtues à la mode de la vieille Germanie, comme devaient l’être ces vierges belliqueuses de la mythologie germanique, dont le devoir était d’enlever les héros tombés sur te champ de bataille et de les introduire dans le Walhalla, l’Élysée Scandinave. Elles portent des couronnes qu’elles semblent offrir au patriotisme et siu génie. Ces statues, en marbre de Carrare, sont dues au ciseau du sculpteur Ruuch.

Au fond du temple, un espace réservé et répondant à Vopisthodome des temples grecs, forme dans le bas une enceinte décorée de six colonnes ioniques de 8 mètres d’élévation, et dans le haut un grand balcon ouvert sur le temple et soutenu par des cariatides représentant également des Walkyries. De ce balcon, destiné à servir d’orchestre dans les fêtes de consécration célébrées à la "Walhalla, part une gâterie étroite qui circule des deux côtés longs du temple, et forme, par ses saillies, des espèces de loges au-dessus des pilastres du rez-de-chaussée ; les balustrades de ces loges sont surmontées de Walkyries cariatides placées deux à deux. Ces statues, au nombre de quatorze, monolithes de marbre du Danube, de 3U1.492, sont toutes l'œuvre du célèbre sculpteur de Munich, L. Sehwanthaler. Le mélange des couleurs smpîoyées dans leur costume produit un effet original' ; le cou est couleur d’ivoire ; la chevelure, longue et pendante, d’un blond brunâtre ; la peau d’ours tout or ; la tunique de dessus violet clair, la tunique de dessous blanche ; le tout avec des garnitures peintes et dorées.

Six sièges et huit candélabres de marbre complètent la décoration de la Walhalla. Les murs sur lesquels se. détachent les bustes de marbre blanc sont entièrement revêtus de marbres colorés, assoi-iis avec un goût exquis. À l’exception de ces bustes et de la frise en marbre blanc, qui règne dans le haut du mur, — tout respleudit de l’éclat de l’or et des couleurs.

Les frontons des deux façades du temple, œuvre de Schwanthaler, sont composés l’un et l’autre de quinze statues de ronde bosse en marbre blanc de Schlanders, dans le Tyrol. Le groupe méridional, vers le Danube, représente au milieu la Germanie, ayant à la droite l’Autriche avec Mayence, la Buvière avec Landau, le Wurtemberg avec un jeune homme assis figurant les petits États de la confédération ; à la gauche, la Prusse avec Cologne, le Hanovre avec Luxembourg, la Hesse et la Saxe. Aux coins du fronton sont appuyés sur leurs urnes les fleuves limitrophes, le Rhin et la Moselle. Le groupe du fronton septentrional représente lu bataille dans laquelle Arminius (Hermann) déût les Romains et sauva l’indépendance des peuples germaniques.

A 1 intérieur de la Walhalla, la frise, exécutée par Martin Wagner, et qui règne autour du temple dans une longueur totale de plus de 97 mètres, sur une hauteur de lul,137, est divisée en huit sections correspondant à huit époques de l’ancienne histoire germanique. Les bustes des grands hommes admis aux honneurs de ce Panthéon germanique, et dont le nombre s’élève en ce moment à quatre-vingt-seize, tous en forme d’hermès et de dimension à peu près égale, sont distribués sur deux rangs le long des quatre parois, les uns sur une espèce de socle continu détaché du mur, les autres au-dessus sur autant de consoles isolées. À l’égard de beaucoup de personnages on manquait de modèles certains ; on a suppléé à l’absence de leurs bustes par des inscriptions. C’est dans la partie supérieure du temple qu’ont été distribués les cartels qui contiennent les grands noms de l’histoire allemande en lettres de bronze doré sur un fond de marbre blanc.

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Tous les bustes ont été exécutés par les sculpteurs les plus habiles qu’ait possédés l’Allemagne depuis le commencement do notre siècle : Danecker, Horchler, Wolf, Schoepf, Schadow le père, Ranch, Tieck, les deux Schwanthaler, Tanhof, Losso-w, T. Hermann, Widemann, Schaller, Bisseu, Wredow.

WALI s. m. (oua-li). Hist. Gouverneur arabe en Espagne.

WALID 1er, calife ommiade de Damas, névers 669, mort en 715. Il succéda, en 1705, à son père Abd-el-Melek, et dut surtout l’éclat de son règne aux conquêtes de ses lieutenants, dont les armes subjuguèrent les Baléares, l’Espagne, la Sardaigne, une partie de la Narbonnaise et les contrées de l’Orient jusqu’au delà du Gange. Prince indolent et efféminé, Walid montra du moins beaucoup de goût pour les beaux-arts, et fit construire une foule d’édifices magnifiques, entre autres le temple de Médine et la fameuse mosquée-de Damas, qui occupe l’emplacement de l’église de Saint-Jean-Baptiste. Ce fut également lui qui lit agrandir le temple des Juifs à Jérusalem. Walid 1er eut pour successeur son frère Soliman,

WALID II (Aboul-Abbas), surnommé Al-Fassiit (l’Impudique), calife ommiade de Damas, né dans cette ville en 703, mort en 744. Il était petit-fils du précédent, et son père, Yézid II, l’avait, à cause de ses vices, écarté du trône, qu’il légua à son frère Hescham. Mais, à la mort de ce prince (743), Walid se fit proclamer calife. Les seuls événements qui signalèrent son règne de quinze mois furent une révolte de. TAlide Yahia, qui fut promptement étouffée, et une incursion des généraux de Walid sur les terres de l’empire grec. Ce prince se déshonora par des excès de toute sorte ; sa lubricité ne respectait ni les lois de la décence, ni celles même de la nature, et on le voit violer publiquement une jeune fille, épouser plusieurs des femmes et des concubines de son père, enfin déshonorer sa propre fille. Il dissipa en folles prodigalités les trésors considérables amassés par ses prédécesseurs, et montra un mépris absolu pour la religion de Mahomet ; il alla même jusqu’à déchirer et fouler aux pieds le Coran. Profitant du mécontentement général excité par ces excès, Yézid.cousin germain de Walid, se fit proclamer calife, marcha contre lui et le vainquit. Walid fut massacré, après s’être défendu avec un courage qu’on était loin d’attendre d’un prince aussi efféminé,

WAL1DA, princesse mahométane. V, Valada.

WALIDDA s. m. (oua-li-da-mot indien). Bot. Nom vulgaire de la/wrightie antidyssentérique, devenu le nom scientifique d’une section du genre wrightie, dont cette espèce est le type.

WAL1NCOURT, bourg de France (Nord), cant. de Clary, arrond. et à 17 kilom. S.-E. de Cambrai ; pop. aggl. 2,465 hab. — pop. tôt. 2,530 hab. fabrication d’étoffes de coton ; brasseries. Ancien château.

WALINGFORD (Richard), chroniqueur et matbémaiicien anglais, né dans la ville de Walingford, sous le nom de laquelle il est connu. Il vivait au xive siècle, et lut élevé au collège Merton à Oxford, où il se signala bientôt par une merveilleuse aptitude pour l’étude des sciences. Entré plus tard au monastère des bénédictins de Saint-Alban, il y trouva toutes facilités pour continuer ses travaux et acquit, surtout en astronomie et dans les sciences exactes, des connaissances vraiment étonnantes pour son époque. On lui a attribué l’invention des horloges à roues, mais à tort, car il en existait déjà au vint siècle. Sa Chronica de rébus angiieis ab anno Christi 449 ad 1035 a été insérée par Thomas Gale dans ses Historié Britannicx, Saxonics, Anglodanicx scriptores quindecim (Oxford, 1691, in-fol.). Walingford a encore écrit différents ouvrages, qui sont demeurés manuscrits et parmi lesquels nous citerons : Cunoiier ou Albion, sorte d’encyclopédie des connaissances mathématiques et astronomiiniques au xive siècle ; De judiciis aslronomicis ; De rébus aslroitomicis ; De eclipsibus solis et lunx ; De rébus arithmeticis, etc.

WALKER (Clément), historien anglais, mort en 1651. Huissier de l’Echiquier et appartenant à la secte des épiscopâux pendant les premières années du règne de Charles 1er, il se rallia plus tard aux puritains et devint, en 1640, membre du Parlement pour la ville de Wells. Il se montra, dès lors, oovenantaire aussi violent qu’il avait été autrefois zélé royaliste ; mais la résistance qu’il opposa aux indépendants, lorsque ceux-ci eurent pris le dessus, et surtout son Histoire de l’indépendance, où il montrait cette secte sous sou véritable jour, lui attirèrent la haine de Cromwell, qui, en 1649, le fit enfermer à la Tour. Walker y mourut deux ans plus tard, après y avoir écrit la troisième partie de Y Histoire de l’indépendance, qui avait été publiée de 1648 à 1651 (in-4°). Un anonyme y ajouta un quatrième volume en 1660.

WALKER (Robert), peintre anglais, mort vers 1659. On ne possède que peu de renseignements sur sa vie, et il n’est guère connu que comme le peintre favori de Cromwell,

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dont il exécuta le portrait a diverses reprises. Un de ces portraits se trouve aujourd’hui dans le palais Pitti, à Florence, et fut acheté fort cher, du vivant même du Protecteur, pour le compte du grand-duc de

Florence. Le catalogue de la galerie du palais Pitti l’attribue a tort à Pierre Lely. Un autre portrait (de demi-grandeur) de Cromwell, revêtu de son armure et tenant une canne, est conservé au British Muséum. Enfin, il en existe plusieurs autres dans différentes collections particulières de l’Angleterre. Parmi les autres toiles que l’on attribue à Walker, nous citerons un portrait de Blake, le seul que l’on possède de cet illustre amiral, conservé àWadham Collège ; ceux de Mor.k et de Keble, garde du sceau en 1650 ; deux portraits de l’artiste lui-même, dont l’un se trouve à la galerie d’Oxford, et l’autre, le plus beau des deux, à Hampton-Court, etc.

WALKER (Obadiah), théologien anglais, né, dans le Yorkshire vers 1616, mort en 1692. Il entra dans tes ordres en 1638 et occupa un fellowship a l’université d’Oxford, jusqu’en 1648, époque à laquelle il en fut dépossédé par les parlementaires. Il se retira alors à Rome, où il demeura jusqu’à la restauration et où il se convertit secrètement à la religion catholique. De retour en Angleterre, il fut rétabli dans son fellowship et devint, en 1776, maître de son collège. Ce ne fut qu’en 167S que la publication de sa traduction latine de la Vie du roi Alfred par Spelman attira l’attention sur ses opinions et sa conduite ; mais, bien qu’à deux reprises on eût élevé dans la Chambre des communes des réclamations contre les dangereuses tendances des notes qu’il avait insérées dans cet ouvrage, il ne fut nullement inquiété, et, à l’avènement de Jacques, II en 1685, il fît ouvertement profession de la foi catholique. Après la révolution de 1688, il fut arrêté et privé de son titre de maître du collège de l’université, mais il recouvra peu après sa liberté et passa le reste de ses jours dans laretraite. On a encore de lui : Court exposé du gouvernement de l’Église ancienne (Londres, 1662, in-4°) ; Artis ralionis, maxima ex parte ad mentem nominalium, libri très (Oxford, 1673, in-8°) ; Narration historique de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ (Oxford, 1685, in-4°), ouvrage dont la vente fut interdite par le vice-chancelier de l’uriiversité ; l’Histoire grecque et romaine, enrichie de monnaies et de médailles (Londres, 1592, in-8°), livre qui eut longtemps une grande réputation, etc.

WALKER (Édouard), historien anglais, né au commencement du xvn« siècle, mort en 1676. Secrétaire de la guerre à l’époque de la guerre d’Écosse, il se signala par sa fidélité envers Charles Ior, qui le nomma, en 1644, clerc extraordinaire du conseil privé, et aux côtés duquel il assista, la même année, à la bataille de Copredy Ridge. Après la' mort de ce prince, Walker alla rejoindre à Bruxelles Charles II, qu’il suivit, en 1651, dans son infructueuse expédition d’Écosse, et qui l’employa ensuite à différentes missions. Après la restauration, Walker fut créé l’un des clercs du conseil privé. On a de lui : lier Carolinum ou llécit succinct des marches forcées, des retraites et des souffrance) de Sa Majesté le roi Charles depuis le 10 janvier 1641 jusqu’à l’époque de sa mort en 1648, etc. ; Découvertes militaire ?, ouvrage qui ne fut publié qu’en 1705,

WALKER (Georges), prélat anglais, connu surtout par sa défense de la ville de Londonderry contre le roi Jacques IL II fit ses études à l’université de Glascow, entra dans les ordres et devint recteur de Donoughmore. Lorsque le roi Jacques II et débarqué en Irlande après la révolution, il leva à ses frnis un régiment pour marcher contre ce prince, et, après avoir essayé de l’arrêter avant son arrivée sous les murs de Londonderry, se renferma dans cette vilie, que le gouverneur Lundie se préparait à abandonner. Bien que cette place fût dépourvue de tous les moyens de soutenir un siège, Walker et le major Baker, qui avait remplacé Lundie dans le commandement de la garnison, résolurent d’y tenir aussi longtemps que possible, dans l’espoir que le roi Guillaume leur enverrait des renforts par nier. Le siège commença vers le milieu d’avril 16S9, et la ville fut bientôt réduite aux plus terribles extrémités. Baker mourut le 20 juin, et tout le poid3 du commandement retomba sur Walker, qui déploya ators l’activité et les talents d’un véritable général, dirigeant toutes les opérations de la défense et maintenant la plus exacte discipline parmi ses soldats. Enfin, le 30 juin, l’arrivée du major général Kirk, avec trois vaisseaux, amena la levée du siège. Walker vint bientôt en Angleterre et y publia une Relation véridique du siège de Londonderry. Il reçut les remerciments publics de la Chambre des communes ; mais sa relation excita une polémique assez vive, à laquelle il répondit dans deux, autres brochures. Dans 1 intervalle, il avait reçu da l’université d’Oxford le titre de docteur en théologie et avait été promu par le roi Guillaume à l’évêché de Londonderry ; mais, ayant voulu faire une autre campagne avant de prendre possession de son siège épiscopal, il fut tué à la bataille de la Boyne, le 1er juillet 1690.

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WALKER (John), théologien anglais, mort en 1730 à Exeter, où il était recteur de l’église Sainte-Marie, Il n’est connu que comme l’auteur, d’un ouvrage intitulé : Essai sur la quantité et l’étendue des souffrances endurées par le clergé de l’Église d’Angleterre (1714, in-fol.), qui fut vivement attaqué, comme entaché d’exagération, par les puritains, notamment par Neal, qui a pris a tâche de le réfuter dans son Histoire des puritains.

WALKER (Adam), physicien anglais, né dans le comté de Westmoreland en 1731, mort en 1821. Fils d’un ouvrier, qui le retira de l’école alors qu’il savait à peine lire, il n’en continua pas moins ses études avec ardeur et, sans autre secours que les livres 3n’il avait pu se procurer, se rendit capableenseigner l’écriture et le calcul successivement dans deux écoles du Yorkshire. Pendant les sept années qu’il fut ainsi occupé, il étendit considérablement le cercle de ses connaissances, et, après avoir fait de la carrière commerciale un essai qui ne lui réussit pas, il ouvrit des cours publics d’astronomie tour à tour dans les principales villes du Royaume-Uni. Le succès qu’il obtint, ainsi que les conseils du docteur Priestley, l’encouragea à faire chaque hiver, à Londres, des cours analogues qui furent très-suivis. Dans la suite, il tut appelé à professer successivement dans les collèges d’Eton, de Westminster, de Winchester, ainsi que dans d’autres grandes écoles de l’Angleterre. Il était véritablement doué du génie de la mécanique, et l’on cite, parmi ses nombreuses inventions, plusieurs machines pour élever l’eau ; des voitures mises en mouvement par le vent et la vapeur ; un eidouranion, ou planétaire (orreru) transparent ; un instrument indiquant à la fois la direction et la force du vent, l’heure du temps, la quantité des pluies, la hauteur du baromètre, etc. Outre différentes dissertations, insérées dans les Transactions philosophiques, dans les Annales d’agriculture da Young et dans d’autres recueils scientifiques, on a de Walker : Abrégé de leçons sur la physique expérimentale ; Appréciation philosophique des causes et des effets du mauvais air dans tes grandes villes et des moyens de le combattre ; Idées suggérées dans une excursion en Flandre, en Allemagne, en Italie et en France (1791, in-8°) ; Bemarques faites pendant un voyage de Londres aux lacs du Westmoreland et du Cumberlaml, etc. (1792, in-8°) ; Système de philosophie familière (1799, in-4°) ; Traité sur la géographie et sur l’usage des globes, etc. — Un fils du précédent, William Walker, né en 1766, mort en 1816, a publié un Epitome d’astronomie (1798, in-8").

WALKER (John), célèbre grammairien anglais, né à Kriern-Barnet (Hartford) en 1732, mort en 1807. Il fut d’abord acteur, mais quitta la scène, où il n’avait pu réussir, et ouvrit des Cours d’élocution, qui furent très-suivis. Voyant l’harmonie naturelle de l’idiome anglais à tu merci des afféteries de la mode, il entreprit de ramener la prononciation a son type primitif et de J’assujettir à des règles fixes. Il publia un premier essai en 1774 ; mais ce n’est qu’en 1798 que parut son Dictionnaire critique de la prononciation (in-30), livre devenu classique et qui fait autorité en Angleterre. On doit encore à Walker : Dictionnaire des rimes (1851, in-go, 6« édit.) ; Mélodie du langage (1791, in-4°) ; Éléments de la grammaire anglaise (1805,1, etc.

WALKER (George), mathématicien anglais, né à Newcustle en 1734, mort en 1807. Il remplit pendant toute sa vie les fonctions du ministère sacré dans différentes congrégations de dissidents anglais ! et devint, en dernier lieu, directeur de l’Académie des dissidents de Manchester. On a de lui : Doctrine, de la sphère (1777, in-4») ; Traité sur tes sections coniques (inachevé) ; Appel au peuple d’Angleterre sur les lois du test (1790) ; des Sermons (1790, 2 vol.), etc.

WALKER (George-Townsend), général anglais, né en 1765, mort en 1343. li entra dans l’armée en 17S2, servit dans l’Inde, de 17S5 à 1787, fit la campagne de 1793 en Flandre, et, après avoir rempli une mission en Italie, fut envoyé en 1797 en Portugal, où il fut l’aide de camp du général Frazer et du prince de Waldeck. Promu lieutenant-colonel en 1798, il se trouvait en Irlande lors da la révolte de Belfast (1802), fit ensuite partie de l’expédition contre Copenhague, et passa plus tard en Portugal, où sa conduite sur le champ de bataille lui valut, en 1808, le grado de colonel et, en 1811, celui de major général. Il se signala également au siège de Badujoz et à la bataille d’Orthez et fut créé, en 1815, chevalier de l’ordre du Bain, Dans la suite il devint successivement gouverneur de Madras (1832), baronnet (1835) et gouverneur de l’hôpital de Chelses (1837).

WALKER (Joseph-Cooper), littérateur irlandais, né à Dublin en 1766, mort en 1810. Il occupa pendant plusieurs années un emploi à la trésorerie d’Irlande et dut y renoncer à cause de l’état de sa santé, qui le força h partir pour l’Italie. Outre différents mémoires insérés dans les Transactions de l’Académie irlandaise, de laquelle il était devenu membre dès 1785, on a de lui : Vie de Carolan, mémoires historiques sur les bardes irlandais, avec des observations sur ta