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plaça le comte d’Ormond, chef des royalistes, et fut ensuite chargé d’organiser la défense dans la province de Leinster. Mais, en 1649, Cromwell débarqua à Dublin avec une année, soumit le pays, et Wall dut chercher son salut dans la fuite. Il passa en France, où i ! mourut.

WALL (Guillaume), théologien anglais, né en 1646, mort en 1728. Après avoir reçu les ordres, il fut nommé vicaire à Shoreham, comté de Kent, et y passa le reste de sa vie. On a de lui : Histoire du baptême des enfants (1707), ouvrage sur lequel le docteur J. Gale écrivit des Réflexions, qui donnèrent lieu à une polémique de plusieurs années entre Wall et lui ; Défense de f’Histoire du baptême des enfants (1719) ; Notes critiques sur l’Ancien Testament (1733, 2 vol. U1-&0).

WALL (John), médecin anglais, né en 1703, mort à Bath en 1776. Il fournit aux Transactions philosophiques, aux Commentaires de médecine de Duncan et à d’autres recueils divers articles de médecine pratique qui offraient de l’intérêt et qui furent réunis en collection par son fils, Martin Wall. On y remarque un mémoire relatif à un sujet tout neuf à l’époque où Wall écrivait, sur 1 Angine de poitrine. Cette collection a pour titre : Traités médicaux, recueillis et réédités par le docteur M. Wall (Oxford, 1780, in-8°).

WALL (Martin), médecin anglais, fils du précédent, mort à Oxford vers 1810. Il fut longtemps professeur libre de chimie à l’université de cette ville et a écrit les opuscules suivants : Dissertations sur des sujets choisis de chimie et de médecine (Londres, 1783, in-8°) ; Observations cliniques sur l’emploi de l’opium dans les fièvres lentes, etc. (Oxford, 1787, in-8°).

WALL (Marie-Joseph-Patrice, vicomte de), officier français, né à Paris en 170-1, mort en 1787. Il descendait du royaliste irlandais Édouard Wall. Il était lieutenant au régiment du roi lorsqu’il épousa la nièce du duc de Rohan. Provoqué peu après en duel par un inconnu, il se rendit à Villejuif, et quelques jours plus tard on trouva son corps percé de chevrotines. On a recueilli et publié quelques essais de de Wall, sous le titre île Portefeuille d’un jeune homme de vingttrois ans (1788, in-12).

WALLACE (William), héros populaire de l’Écosse, né dans le comté de Reufrew vers 1270, mort en 1305. Sa vie et ses exploits nous ont été transmis sous forme légendaire par la poésie et la tradition, et il n’y eu a qu’une faible partie qui se trouve consignée authentiquement dans l’histoire. Wallace a été chamé principalement par le barde écossais Blind Harry (Henri l’Aveugle), qui avoue lui-même que son poëme est plutôt une fiction qu’une histoire ; il ne peut guère faire autorité, car il vivait, près de deux siècles après le héros. Les seuls historiens que l’on puisse consulter avec quelque confiance sont les annalistes anglais Trivet et Helmingford, qui étaient contemporains du héros.

Wallace appartenait à une des plus anciennes familles de l’Écosse, et son grand-père maternel, sir Reginald Crawford, était shérif d’Ayr. Son histoire jusqu’à l’année 1297 est complètement légendaire et ne se youve que dans les poésies du barde Harry ; cependant, beaucoup de faits qu’il rapporte subsistent encore à l’état de tradition popufaire. Une relation latine, écrite par John Blair, ami intime et chapelain de Wallace, at dont s’est inspiré Harry, raconte que son héros reçut une excellente éducation par les soins d’un de ses oncles, riche ecclésiastique, et qu’il fut ensuite envoyé à l’école de Dundee. Ce fut là qu’il accomplit son premier exploit, en tuant le fils de Selby, gouverneur anglais de cette ville, qui l’avait insulté. (Je fait ne peut être arrivé avant 1290, car ce fut cette année-là qu’Édouard 1er, roi d’Angleterre, prit possession des forteresses écossaises, après avoir été reconnu seigneur su. zeruin par les compétiteurs à. lu couronne d’Écosse, vacante parla mort de Marguerite de^Norvége. Après ce meurtre, Wallace se Lçjfugiil.dans les bois, et, doué comme il l’éi^jl’autfjhti.d’éloquence et de prudence que

« te^ifeWuï-fiBïBflfôl1, * et d’habileté au niaiufif(/çn, tfdes, i(iHiies, Jl^a, trouva bientôt a la tW-ÀÙW» VWm ?WmSm.A aventuriers WgiWVSpaWq sftWiSftf îW&Çii.iharcelereut

marche, sott dans les forts ou elfes tenup ;, ul, garnison. Bien que.l’on trou, vé, dàns toute î'6léilubèttérI, Êtes6 ; iiMIÏoMéae, TôtfJflife dUV-tebriti’n, ciifèâUjdd ?dffitil, x’èrëb^s’b6ithntf1 aWC^lïï- &JnV’iâéWtefiuêf- e&p’lôW’W WaTfc/ce, ^ SéîfflolV aVor^alt^c-n.'s’èjuùeiiabhl»leïWUHisWfl ! VvbisiT»ént lavlllè d’Àtyr^

dt’a'fc’sll-diflW’èeiW’villéj’siJn^Ieg’yétex’mau^it' dè ; E toTffi !iôauabêïaiséyàu’il^LrU6iniiiiiliée^

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frère^uï /"à'vllehlPTeïôffify HVràaiÎÉ^è^a) ét’ê* tuéabdxfes des* rencoWes, (ûveu dé^JAIJylS/s, lonsqu’rutirùcttv !dé sauv*ge cuuautôy commispifr ieigouvfipnburide Luiiuuky viiïî: perlerai s*in’Jounible> lai haine qu’éprpujiait Wallaea. oontne>U3St«qjpresseurs de sa’patrie.'U avait, sa se faire, aimer d’une jeune héritière, (jcosij swisej’jquïU: parmi momb lavoir, épousée-, leÊ qui lui fflvtai&rdooiaé une tiJle. Deux ans’ajrèa : laneiifhiMri elioi tomba-mii- raams. ides Aon

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glais, et Hazelrig, gouverneur de Lanark, la fit mettre à mort. Ne songeant plus dès lors qu’à la vengeance, Wallace parcourut l’Ecosse, excitant partout ses compatriotes à la révolte, et bientôt le pays entier fut en complète insurrection. William Douglas, Wishart, évêque de Glasgow, le stewart ou sénéchal d’Écosse et le jeune Robert Bruce, roi plus tard sous le nom de Robert I=', ainsi que plusieurs autres puissants seigneurs écossais, vinrent se ranger autour du chef populaire. Mais l’accord ne dura pas longtemps entre eux ; lorsque le3 troupes envoyées par Édouard pour réprimer la révolte se présentèrent devant l’armée écossaise, campée près d’Irvine, dans le comté d’Ayr, tous, sauf Wallace, craignirent d’affronter le sort des armes et préférèrent s’en remettre aux talents diplomatiques de l’évêque de Glasgow, qui conclut, le 6 juin 1297, un traité par lequel ils reconnaissaient Édouard comme leur souverain. Ce traité, connu sous le nom de traité d’Irvine, est le premier acte authentique où il soit fait mention de Wallace. Celui-ci n’y avait pas adhéré ; il se retira vers le nord, suivi d’un corps nombreux de partisans, qui s’accrut rapidement de jour en jour, en sorte qu’au bout de peu de temps il put reprendre 1 offensive, Dirigeant sa marche vers le nord-est, il surprit le château de Dunottar, chassa les garnisons anglaises d’Aberdeen, de Forfar, de Brechin et d’autres villes écossaises et vint mettre le siège devant Dundee. Il le leva peu après pour marcher au-devant d’une armée anglaise qui s’avançait du côté de Stirling et à laquelle il fit essuyer, le 11 septembre 1297, une défaite complète, qui délivra pour un temps l’Écosse de la domination anglaise. Les Anglais furent a.ussitôt chassés ou s’enfuirent d’eux-mêmes de toutes les villes qu’ils occupaient. Profitant de cette panique et de l’enthousiasme de ses soldats, Wallace poursuivit les fugitifs au delà de la frontière et pénétra le 18 octobre en Angleterre, où il demeura jusqu’au 11 novembre, mettant tout à feu et à sang d’une mer à l’autre et s’avançant au sud jusque sous les murs de Newcastle. De retour eu Écosse, il prit le titre de gardien ou régent du royaume, au nom du roi Jean Baliol, alors prisonnier en Angleterre ; mais il ne devait pas conserver longtemps ce poste élevé. Soutenu seulement par son propre mérite et par l’attachement du peuple, homme nouveau et sans parenté avec les grandes familles du pays, il lui eût été impossible de se maintenir, quand même il n’aurait eu qu’à lutter contre la jalousie et le mécontentement des seigneurs écossais. Ceux-ci, rapporte Fordun, avaient coutume de dire : « Nous ne voulons pas que cet homme nous gouverne. » Dans l’intervalle, Édouard, qui guerroyait dans les Flandres contre le roi de France, s’était hâté de revenir en Angleterre. Il rassembla une armée de 80,000 fantassins et de 7,000 cavaliers et vint attaquer à Falkirk (22 juillet 1798) les Écossais, commandés par le sénéchal du royaume, à qui Wallace avait cédé l’autorité pour prévenir de funestes dissensions. Ce sacrifice, autant que la supériorité numérique de son armée, donna la victoire au souverain anglais.

La bataille de Falkirk ne mit pointfin à la guerre ; mais la noblesse écossaise en profita pour priver Wallace de son titre de gardien du royaume ; les chroniqueurs écossais disent qu’il s’en démit volontairement ; mais, dans tous les cas, ce furent ses rivaux Bruce, ComyuetLamberton, évêque de Saint-Andrews,

qui furent appelés à remplir ensemble ces fonctions, toujours au nom de Baliol. Wallace se retira dans les montagnes, où il continua la guerre de partisans contra les Anglais. Il aurait même, selon certains chroniqueurs, fait deux voyages en France, en 1300 et en 1302. Cette année-là, les seigneurs écossais s’étant soulevés de nouveau contre le roi d’Angleterre, il reparut dans leurs rangs et y combattit avec sa valeur accoutumée. Mais Édouard triompha encore une fois, et les révoltés firent leur soumission par le traité de Strathorde. Dans ce traité, | qui fut écrit en français et qui a été imprimé dans les Placita par lament aria de Ryley, il I est stipulé à l’égard de Wallace, qui y est appelé Monsieur Guillaume de Galc>s, < qu’il se mette err la volunté et en la grâce nostre 1 seigneur le roy, si lui semble que bon soit. » Il lut ensuite cité devant une assemblée de nobles éco’ssais et anglais, tenue à Sa’mt-! Andrews ; mais, comme il ne comparut pas, il fut mis hors la loi. Sa retraite demeura ■ ! longtemps ignorée, bien qu’il n’en continuât

; pusiunoins la lutte. Il fut enfin trahi par un

f déisei’amisi’le chevalier John Meuteith, et ? conduit)îèweisttlhé' à Londres. On la fit comparaSït'^i’de.'Wi’BtHw-flour de Westminster,

«-couronné de.iauKelyraconte Stow, parce j qu’ilittvaifc dibijadiB>d.util ; devui& un jour por| ter une couwniiieda«si ceitff -sallA1*1 !! fut comhimhéJ:à< mort spourcéime- dits hàùtë ûk-, hjsofiybien qu’U>1i1eùt-<jaTOlwS’p'rêté*£e(-mëab . à-il5douai !d, Jeir.-fut décupiM’àJ-Towefs-Hrir l’é> 23 août 1305. Suvvant.les’COuÏBlmes bariia^«fé det’fcetj temps-jet de ! cevpay’s'jStiitéLé 'l’esjï* exposée-auboi»4'd'«nq piqwà EoiMloji-BMiigc', ' et son eofpb -fut ; envoyé par quartlets-.tititis1 dwerkps villes des deux1 royainnës1. Mais l*iri-t flimie d.e.-be-ï«pplice n’a pas empécliërsoii' nota de- demeurât en tvèflêrÀ’titmi’pàhhl' ses1 côiijputriowaijeï-lte nos jours’endorè 'ilJïi’èrâP■ pas-ea : Écosse àé bourgirtle’bù-eblviic«n ùti-'

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voque instantanément le souvenir de la valeur et des exploits du héros.

Wallace OU le Ménestrel éconsnî», drame

lyrique en trois actes, paroles de Fontanes, dit de Saint-Marcellin, musique de Catel (Opéra-Comique, 24 mars 1817). La pièce est un mélodrame de la couleur la plus sombre et dénuée d’action. Elle a été refaite par M. de Saint-Georges qui, tout en conservant le caractère général de l’ouvrage, a su y introduire quelques scènes intéressantes ; elle fut reprise sous cette forme le 4 décembre 1844. La partition de Wallace est considérée comme la meilleure de Catel. Le sentiment dramatique y a de la puissance ; Sa mélodie est franche ; le style, qui est un peu froid, est toujours pur, élégant. Quant à l’harmonie, on peut dire qu’elle offre les formes les plus parfaites qu’on puisse imaginer. Les chants écossais sont d’une grande fraîcheur. L’orchestration se fait remarquer par un heureux emploi des instruments à vent. Le musicien Rifaut avait déjà retouché la partition du maître. Après lui, M. Boulanger fut chargé de In remanier encore pour une reprise ; il ajouta même quelques couplets et un duo. Parmi les morceaux les plus remarquables de cet opéra, nous signalerons le magnifique duo en si mineur du dernier acte, entre Robert Bruce et Wallace : La voix de la patrie, et la romance de Wallace, qui est un chefd'œuvre de sensibilité, de mélancolie et qui respire le plus tendre sentiment d’amour conjugal.

WALLACE (William), chirurgien anglais, mort en 1838. Après avoir été reçu chirurgien, puis docteur en médecine, à l’université d’Édimbourg, il devint médecin de la Charité et de l’infirmerie pour les maladies cutanées et vénériennes à Dublin, professeur de séméiotique et de chirurgie clinique dans la même ville et enfin membre de 1 Académie royale d’Irlande. Outre un assez grand nombre de mémoires insérés dans le recueil de la Société de médecine de Dublin, dans la Lancette et dans le Journal de médecine, de Londres, Wallace a encore publié les ouvrages suivants : Observations sur les fumigations sulfureuses comme remède efficace dans les rhumatismes et dans les maladies de la peau (Dublin, 1S20, in-S") ; Recherches relatives aux propriétés médicales de la Marine, spécialement dans les maladies du foie (Londres, 1822, in-8») ; Description de l’appareil pour le traitement des rhumatismes et des affections de ta peau qui a et-' construit à l’infirmerie des maladies cutanées de Dublin (Dublin, 1825, in-4°) ; Recherche physiologique sur l’action du moxa et son utilité dans les cas invétérés de sciatique, de lombago, etc. (Dublin, 1827, in-S°) ; De structura nsvorum subeutaueorum (Dublin, 1832, in-8") ; A treatise on the venereal disease and its varieties (Dublin, 1832, in-s°).

WALLACE (William), mathématicien écossais, né à Dysart (comté de Fife) en 1768, mort en 1843. Successivement apprenti chez un relieur, employé chez un imprimeur et chez un libraire* il réussit à apprendre seul, daii3 ses moments de loisir, les mathématiques, le latin et le français, devint, en 1794, professeur adjoint de mathématiques à l’université de Pertli, puis, en 1803, professeur des mêmes sciences à l’école militaire de Great-Marlow, qui fut plus tard transférée à Sandhurst, et, en 1818, fut chargé d’y faire un cours d’astronomie. L’année suivante, il obtint à l’université d’Édimbourg une chaire de mathématiques, qu’il occupa jusqu’en 1838- Depuis l’époque de sa fondation, la Société royale astronomique le comptait parmi ses membres, il était, en outre, correspondant d’une foule de sociétés savantes de la Grande-Bretagne. Il n’a publié à part aucun ouvrage de longue haleine, et ses travaux consistent en mémoires insérés dans les recueils de ces différentes sociétés. Parmi ceux que l’on trouve dans les Transactions de la Société royale d’Édimbourg, nous citerons : Porismes géométriques et exemples de leur application à la solution de divers problèmes (1796) ; Nouvelles séries pour la quadrature des sections coniques et pour te calcul des logarithmes (1808) ; De l’invention du pantouniphe et description de l’eidographe, instrument inventé par Wallace (1831) ; Des propriétés analogues des secteurs elliptiques et hyperboliques (1831), etc. On trouve d’autres travaux de Wallace dans les Mémoires de la Société astronomique et dans les 'Travaux de ta Société philosophique de Cambridge, et il a, en outre, collaboié à la partie mathématique de Y Encyclopédie d’Édimbourg et de la 4t édition de l’Encyclopédie britannique.

WALLACE (Thomas, lord), homme d’État anglais, né en 1769, mort en 1S44. Après avoir fait ses études de droit à Eton et à Oxford, où il eut pour condisciples Canning et le futur lord Liverpool, il entra, eu 1790, au Parlement où il siégea jusqu’en 1826. Nommé, en 1797, membre de l’amirauté, puis, gïi’-ÏSOO-, commissaire inspecteur des affaires dlé Wridè’j ! U soutint la politique de fiit et se ÎU-léd’êfeaseur des actes de lord Wellesleyylr demeura'1àUx, 'àffaires en 1801, malgré hVretfovt’ô'âé PHt-, '«n" fut 'ékùgné tors de la foririatiotf-'tltl ikhinistèreul’îoxp[806), mais y tëViiit dès’-ràuBéè-lui^an’te et -fit -partie du eÔtfïtSH’llrïVÉyVlsqu’fen 18'j6, -ep’o, qÙt-»., laquelte il.dorin, S’Sauaélhis’siOrf. Nuuïriié1.'**1 itelSj yièé^ ptéëidèrftldtlbufeàu-auic !Oi/rin’élJce ;ïHït preuve

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de rares capacités pendant la crise commerciale qui éclata en 1820 dans la Grande-Bret.igne, et ce fut lui qui prépara et rédigea les bills que le Parlement adopta dans la session suivante, et qui avaient surtout pour objet de supprimer les entraves qui paralysaient le commerce extérieur. En 1822, il se démit de ses fonctions au bureau de commerce ; mais, dès l’année suivante, il fut chargé de diriger l’enquête ouverte sur l’administration de 1 Irlande et, peu après, fut nommé directeur des mines, fonctions qu’il conserva jusqu’à l’époque de l’arrivée do Cannine aux affaires. Sous le ministère suivant, celui de lord Wellington, il fut élevé à la pairie avec le titre de lord Wallace de Knaresdale ; mais à cause de l’état de sa santé, il vécut, dès lors, dans une retraite à peu près absolue.

WALLACE (William-Vincent), le seul véritable grand compositeur dramatique dont le royaume britannique puisse se glorifier, né à Waterford (Irlande) en 1814, mort au château de Bagen (Haute-Garonne) le 12 octobre 1865. Il eut pour maître son père, chef de musique nu 29e régiment de ligne anglais, et, presque enfant encore, il devint organiste de la cathédrale de Thurtes, en Irlande, puis chef d’orchestre du théâtre et des concerts à Dublin, fon3tions dont il s’acquittait avec un talent tel, que Paganini et la célèbre cantatrice, Mme Catalini, lui adressèrent de grands éloges et lui prédirent un brillant avenir. A l'âge de dix-huit ans, Wallace, qui était doué d’une organisation exceptionnelle et qui semblait deviner plutôt qu’apprendre, était déjà de première force sur le piano et sur le violon ; il jouait aussi très-bien do la guitare et de presque tous les instruments militaires ; mais, à cette époque, un travail poussé au delà de toute mesure faillit ruiner sa santé et le fit tomber gravement malade. Il se sentit pris alors d un dégoût profond pour la musique, abandonna complètement son art et partit pour la Nouvelles-Galles du Sud, où il mena, pendant quelques années, la vie d’un véritable trappeur. Cependant, a la suite d’un incident particulier, son amour pour la musique se réveilla, et il entreprit une série de grands voyages, dans le cours desquels sa vie fut plusieurs fois en danger ; c’est ainsi qu’un jour, dans les plaines de l’Inde, attaqué par un tigre et se défendant avec courage, il échappa à la mort, mais non à de graves blessures ; qu’une autre fois il faillit périr, lors d’une révolte des matelots qui composaient l’équipage du navire sur lequel il avait pris passage ; qu’une autre fois encore il sortit sain et sauf d’une sinistre catastrophe, l’explosion de la machine d’un vaisseau.

Néanmoins, Wallace visita successivement la Nouvelle-Zélande, les Indes, le Pérou, le Chili, la Havane, le Mexique, les États-Unis, etc., faisant partout apprécier son triple talent de violoniste, de pianiste et de compositeur, et excitant partout un enthousiasme indescriptible. Ses succès furent immenses et, fort heureusement, productifs ; il se maria alors et épousa une pianiste fort distinguée, qui était en même temps une femme d’une rare intelligence, miss Hélène Siœpel. Mais il avait de l’ambition ; des applaudissements recueillis dans les concerts

ne lui suffisaient plus, et il rêvait les succès bien autrement flatteurs du compositeur dramatique. Doué d’un esprit trop pratique pour ne pas comprendre que l’Amérique n’était point l’arène qui lui convenait sous ce rapport, il s’embarqua et revint à Londres en 1845.

Il eut quelque peine à se lancer dans la nouvelle voie qu’il voulait suivre ; pourtant, il parvint à faire représenter un grand opéra intitulé Maritana, dont le sujet était tiré du drame français Don César de Bazan. Cet ouvrage fut très-bien accueilli et obtint cent représentations consécutives. Wallace donna ensuite Mathilde de Hongrie^ qui fut moins bien reçue ; puis il se rendit en Allemagne, où il mit au jour son bel opéra de Lurline, qui eut une vogue immense et qui, bientôt après, fut joué en Angleterre. Il revint ensuite dans son pays, où il publia une foulo de compositions pour le chant, pour le piano ou pour le violon, et où il donna encore plusieurs opéras, la Sorcière d’Ambre, le Triomphe de l’Amour, la Fleur du désert, qui consolidèrent et augmentèrent encore sa réputation si légitimement acquise.

Wallace avait été attaqué, dès 1854, d’une dangereuse maladie de cœur, qui n’avait cédé momentanément qu’à des soias énergiques. Menacé, peu après, de perdre 'a vue par suite d’une ophthalmie, il se vit oiiionner un voyage en iner. Ce voyage le guérit, en effet ; mais, à peine arrivé aux États-Unis, Wallace eut la fâcheuse inspiration de placer une partie de sa fortune dans uns maison de fabrique de pianos, qui croula peu de temps après. Dans l’espoir de réparer cette perte, il mit le reste de son argent dans une ma • nufacture de tabacs, qui subit le même sort. Il se vit alors obligé de recommencer à don ner des concerts pour se procurer à peu près de quoi vivre. Heureusement, son talent n’avait subi aucune altération, et le succès l’accueillit de nouveau. Enfin, quelques années après, il revint en Angleterre, où il fut de nouveau attaqué de Sa maladie qui avait failli l’emporter précédemment. Au printemps âB7i8ë4, il vint se faire soigner en France,