Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 4, Vl-Zz.djvu/340

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ZENO

pris la dialectique de ce vigoureux champion Ile l’école d’Elée. Ayant pris le parti de se transporter un milieu même de la doctrine de ses adversaires, de 1 exposer, de la suivre dans toutes ses consét uences pour en dévoiler toutes les absurd tés, Zénon a été accusé par des juges irré léchis d’avoir plaidé le pour et le contre, d’ctre un sceptique, uu sophiste. Cette erreur a été expliquée et réfutée par M. Cousin. Grâce à cette explication, les arguments fmieux par lesquels Zénon établissait l’impossibilité du mouvement, notamment l’argument de la flèche, ne choquent plus la raisin et ne sont pas une arme pour le scepticisme, puisqu’ils étaient dirigés contre l’einuirisne ionien, avec l’intention d’asseoir sur st s ruines le dogmatisme absolu de la véritu éléatique. La véritable gloire de l’élève de Pannénide est dans sa dialectique. Il écrivit beaucoup, non en vers, comme Xénophant et Pannénide, mais en prose. D’aprè3 Suidas, il écrivit un traité intitulé : Débats, dans lequel il examinait certaines hypothèses qu’il réfutait ; une Exposition d hmpédocle, de ses opinions ou de ses ouvrages ; un Traité conti e les philosophes gui ont écrit sur la nature, otc. Les Fragments peu nombreux qui nous -estent de ce philosophe ont été recueillis ut publiés par Muller dans ses Philosophorvm grs&corum fragmenta.

ZENON, fondateur du : toïcisme et l’un des plus illustres philosophe ; ; de l’antiquité, né a Citium (Chypre) vers £62 avant notre ère, mort à Athènes vers 260. Il se livra d’abord aux spéculations commerciales, fut ruiné par un naufrage et se livra lout entier dès lors à la philosophie, remerci : nt les dieux de l’avoir par ce naufrage cinduit «au port, » c’est-à-dire mis sur la route de la sagesse. Il suivit d’abord les leçons de Cratè3 Te Cynique, puis s’instruisit so as Polémon, sous Stilpon, sous Diodore et. guidé par un oracle, «se teignit de la couleur des morts » en se livrant à l’étude. L’ignorance dont se targuaient les cyniques et l’impudence de leur vie contribuèrent sans iloute à l’éloigner d’eux. Mais parmi les emprunts qu’il tic aux philosophes qui l’avaient précédé, c’est aux cyniques qu’il prit le premier principe de sa doctrine, 1 amour du travail et le mépris de la volupté. L’un de ses premiers ouvrages, sa République, est conçu dans cet esprit. Il y admettait, comme Platon, a communauté des biens et même des f’emmss, supprimait les arts libéraux, les temples et les représentations des dieux : la notion de patrie s’y trouvait presque effacée au p.’oh’t de la fraternité universelle, et la parenté s’y trouvait réduite a celle des hommts vertueux, indépendamment de tout lien de parenté ou de

toute qualité fortuite de concitoyen. Mais toutes ces propositions fursnt écartées plus tard par les stoïciens nouveaux. Zénon ouvrit son école sous un por’.ique célèbre d’Athènes, le Pécile, d’où son école fut nommée stoïcienne (du grec stoa, portique) ou du Portique. Après un demi-niècle d’un enseignement resté à jamais fameuxdans l’histoire de la philosophie, parvenu à une extrême vieillesse, il mit volontairement fin à ses jours ; c’est, du moins, l’opinion la plus généralement répandue. Le suicide était une

chose assez commune dans les écoles de l’antiquité. Dans les idées du temps, c’était le dernier acte de vertu du sa, re devenu par ses. infirmités inutile aux autre ; et à lui-même. Les Athéniens, saisis d’admiration pour le mâle courage, la vertu, li tempérance et l’indépendance de Zenon, lui décernèrent une couronne d’or et un tombent ! public dans le Céramique. Ce philosophe ivait sans aucun doute posé, dans ses leçor.s et dans ses livres, les bases de la théolojie, de la morale et de la physique du stoïcis ne ; mais les développements de cette do(trine appartiennent évidemment à ses disciples et à ses continuateurs. Aucun de se ! nombreux écrits ne nous est parvenu. Il se préoccupait sur» tout de la morale ; sa physique et su logique étaient en partie empruntées aux philosophes antérieures et dégénérèrent souvent entre les mains des Uhrysippe et de ses successeurs en jeux d’esprit et en subtilités ; mais la morale est resiée la gloire des disciples du Portique, et, en écartant ce qu’elle renferme de paradoxal et d’outré, elle leur assure le premier rang parmi les précurseurs les plus pur.» et les plus directs du christianisme. Zéi on, le premier, proclama la loi du devoir, e ; il en posa les fondements avec une abondance de preuves qui avait sa source dans un» profonde conviction, indépendamment de toute argumentation dialectique. Les passions ne sont point des éléments nécessaires de notre condition ; elles sont des maladies de lame ; la sauté, c’est l’apathie, l’absence de passions. Il n’y a. pas d’autre bien que la verU ; il n’y a pus d’autre mal que le vice ; tout le reste est indifférent. Le sage doit vivre harnioniquement, c’est-à-dire suivantla : iature ; en d autres termes vertueusement, car la vertu, c[est l’ordre dans l’homme, omme la raison divine est l’ordre dans l’univjrs. La moindre faute brise l’ordre harmonique qui doit présider à toutes nos actions ; il n’y a doue point de différence entre les fautes et les crimes ; les premières ne nié itent pas plus l’indulgence que les seconds. Le sage est au-dessus do toute faiblesse tt de toute am ZENO

bition ; il méprise la volupté comme il méprise la douleur ; il est supérieur à toutes les vicissitudes, aussi bien qu’aux plus éclatantes faveurs de la fortune, à la gloire, à l’opprobre, aux richesses, à la misère, à la maladie, à l’esclavage ; il est le médiateur entre les hommes et Dieu et le vrai pontife de l’humanité, La théologie de Zenon, malgré de remarquables inspirations, aboutissait a une sorte de panthéisme. V., pour les développements de la doctrine et les destinées de l’école, les articles stoïcien, Cléanthb, CurySippk, etc.

ZENON (saint), évêque de Vérone, né en Afrique, mort en 380. Appelé au siège de Vérone en 362, du temps de l’empereur Julien, il s’attacha à convertir les idolâtres, k combattre les hérésies des ariens et des pélagiens et s’éleva avec énergie contre les agapes ou repas de charité qui, de son temps, étaient devenus une occasion d’intempérance et de débauche. Ce vertueux prélat ne cessa de prêcher de parole et d’exemple la charité à ses diocésains, et lorsque, en 378, les Groths, après avoir défait l’empereur Valens, amenèrent de l’Illyrie en Italie une multitude innombrable de prisonniers, les habitants de Vérone, à l’instigation de leur évêque, rachetèrent plusieurs milliers de ces malheureux. L’Église célèbre la fête de Zénon le 12 avril. On a de lui un grand nombre de Sertnons, imprimés pour la première fois à Venise (1508), et on lui en a attribué plusieurs qui ne sont pas de lui. L’excellente édition publiée par les frères Ballerini, sous le titre de Sancti Zenonis episcopi Véronensis sermones (Vérone, 1739, in-4°), contient quatre-vingttreize morceaux de Zenon, dans lesquels on trouve des faits importants pour le dogme, la morale et la discipline de l’Église. Une autre édition, celle d’Augsbourg (1758, in-fol.), bien que plus complète que la précédente, est néanmoins moins recherchée.

ZENON L’ISAURIEN, empereur grec, dont le véritable nom était Traacaliséo, né en lsaurie, d’une famille assez considérable, mort en 491. L’empereur Léon Ier, afin de s’attacher les peuplades belliqueuses de l’Isaurie, le créa patrice, lui fit épouser sa fille Ariadne (468), lui donna à cette occasion le nom de Zénon et l’opposa au puissant Aspar, dont il désirait se débarrasser. Aspar, jaloux de la subite fortune de Zenon, qui venait de recevoir le commandement de la garde impériale et de l’armée d’Asie Mineure et avait été appelé au consulat (469), essaya de le faire tuer pendant qu’il faisait la guerre aux Thraces. Mais le gendre de l’empereur échappa au guet-apens qui lui était tendu, en avertit Léon, surprit quelque temps après Aspar à Chalcédoine et le fit tuer avec son fils Ardoburius (471). Peu après, Zénon revint à Constantinople, où son crédit ne fit que s’accroître. Laid, difforme, méprisable, lâche et de mœurs infâmes, Zénon ne pouvait inspirer qu’un mépris mêlé de dégoût à la jeune Ariadne, élevée dans une cour brillante et magnifique. Mais, comme elle était aussi bien que lui dévorée d’ambition, elle l’aida de tout son pouvoir à augmenter sa faveur auprès de Léon, qui, toutefois, n’osa pas braver l’opinion en le désignant pour son successeur et qui se contenta de faire proclamer auguste son petit-fils Léon, né du mariage de Zénon et d Ariadne. Cet enfant de quatre ans mourut lui-même peu de temps après le vieil empereur, après avoir régné de janvier à novembre (474), et d’horribles soupçons planèrent sur les deux époux, que cette mort mettait en possession du trône. Devenu empereur (474), Zénon se rendit impopulaire et odieux en donnant l’exemple de tous les vices, d’une lâche cruauté, en s’entourant de scélérats et en ne songeant qu’à se livrer à de honteuses orgies, pendant que tes barbares désolaient les frontières et que Genséric menaçait l’empire. Sa belle-mère Vérine, irritée contre lui de quelques refus, poussée par son amant Patrice et par son frère Basilique, résolut alors de le renverser d’un trône où elle avait puissamment contribué à le faire monter et conspira pour le renverser. Le lâche empereur n essaya même pas de tenir tète à l’orage. Il s’enfuit en lsaurie avec sa femme, pendant que Basilique s’emparait de la couronne, et s’enferma dans une forteresse (475). Mais Basilique se rendit bientôt plus odieux encore que celui qu’il remplaçait. Profitant du mécontentement du général Illus, Zenon l’attira à son parti, marcha sur Constantinople, rencontra l’armée de Basilique près de Nicée, parvint à corrompre Harmotius, général de ce dernier, dont les troupes passèrent de son côté, et revint k Constantinople en 477. Redevenu maître du pouvoir, il laissa ravager l’empire par les Goths, eut k lutter contre de nouveaux compétiteurs, Marcien (479), Léonce, combla de dignités Théodoric le Grand, qui l’aida à triompher de la révolte d’Illus (484), autorisa en 487 le roi des Goths, qui était arrivé aux portes de Constantinople, à se jeter sur l’Italie, continua à se livrer à ses débauches et a toutes sortes de cruautés et finit par être enterré vivant par ordre de sa femme, qui fit couronner son amant Anastase. Ce prince était aussi cruel que lâche. C’est sous son règne que fut rendu 1 Hénoticon (482), édit célèbre dans l’histoire ecclésiastique et qui avait pour but de réunir les catholiques et les eutychéens. Peu d’évêques l’adoptèrent

ZENT

ZÉNONIQUE adj. (zé-no-ni-ke). PhiloS. Qui appartient k la doctrine de l’un ou l’autre Zenon. Il Point zënonique, Point indivisible, dans le système de Zénon d’Elée.

ZÉNONISME s. m. (zé-no-ni-sme). Philos. Doctrine philosophique de l’un ou l’autre Zenon, il Se dit particulièrement de la doctrine de Zenon, fondateur du stoïcisme, dont ce mot est alors synonyme. Il Sectateurs de Zenon d’Elée, stoïciens :

Mais je vois déjà d’ici

Frémir tout le zénanisme.

J.-B. Rousseau.

ZÉNONISTE s. m. (zé-no-ni-ste). Philos. l’artisan de la doctrine de l’un ou l’autre Zénou.

ZÉNOPELT1S s. m. (zé-no-pèl-tiss). Erpét. Syn. de xënopkltis.

ZÉNOPHAS1E s. f. (zé-no-fa-zl — du gr. xenos, étrange ; phasis, apparence). Ornith. Syn. de glyphorhynque et de picuculb, genres d’oiseaux.

ZÉNOTUÉ1UIS, riche citoyen de Marseille, qui vivait au lie siècle de notre ère. Son ami Ménécrate, ayant été condamné par le conseil des Six-Cents k la perte de sa fortune et de ses honneurs pour avoir proposé un décret contraire aux lois, en éprouva un chagrin d’autant plus vit’ qu’il se trouvait désormais dans l’impossibilité de marier sa fille, dont la figure était repoussante. Zénothéinis, vivement affecté de son chagrin, résolut de le faire cesser. Dans ce but, non-seulement il donna k son ami une partie de ses biens, mais encore il voulut épouser Cydimagne, malgré les protestations de Ménécrate, qui, en apprenant sa résolution, s’écria : t Je ne souffrirai jamais qu’un aussi beau jeune homme épouse une tille laide et contrefaite comme est la mienne 1 • De son mariage avec Cydimagne, Zénothéinis eut un fils charmant. Il lu conduisit un jour au sénat, revêtu d’une robe noire et portant une couronne d’olivier, et se servit avec bonheur de ses grâces naïves pour faire rétablir Ménécrate dans ses honneurs. C’est Lucien qui nous a appris, dans son dialogue intitulé Toxaris ou JJe l’amitié, ce que nous venons de raconter de Zénothèmis, son contemporain. Arnaud Baculard a publié, sous

le titre de Zénothémis, une nouvelle dans laquelle il raconte le beau trait d’amitié du noble citoyen marseillais.

ZENOV1À, la Diane des Slaves. C’est elle qui préside k la chasse et qui procure des chasses heureuses k ses plus fervents adorateurs.

ZENOWICZ (Georges), général polonais, né en Lithuanie vers 1782, mort k Bruxelles vers 1853. Pour échapper k la domination russe, il gagna l’Italie, où il entra dans la légion polonaise au service de la Franco (1799). Il fut blessé k Novi, puis se rendit à Paris après de Kosciusko, son parent, obtint d’être naturalisé et se fit incorporer peu après dans un régiment de grenadiers sous les ordres d’Oudinot. À partir de ce moment, il assista k la plupart des grandes batailles qui eurent lieu jusqu’à la fin de 1 Empire et se distingua par sa valeur, notamment k Eylau et k Wagrani, où il reçut une nouvelle blessure. Attache au quartier impérial pendant les Cent-Jours, il fut dépêché par Napoléon du champ de bataille de Waterloo k Grouehy pour lui porter l’ordre de rejoindre immédiatement la grande année, mouvement . qui ne put être exécuté. Lorsque l’armée de la Loire eut été licenciée (1815), Zenowicz retourna k Paris, fut impliqué dans le procès du JVain tricolore, accuse d’excitation au renversement des Bourbons, se défendit lui-même et se vit condamné par la cour d’assises de Paris k la peine de la déportation (Il juin 1816). Toutefois, sur l’intervention de l’empereur Alexandre, sa peine futcommuée, eu 1817, en celle du bannissement perpétuel, Zenowicz se retira alors en Allemagne, où il s’occupa de travaux littéraires. Fatigué de la surveillance dont il était l’objet de la part de la police française, il se décida, en 1823, k passer en Espagne pour y offrir ses services aux progressistes qui venaient de renverser le gouvernement personnel. Mais k peine y fut-il arrivé, que la France envoya une armée pour combattre les libéraux et rétablir Ferdinand dans son pouvoir absolu. Zenowicz ne voulut pas servir contre ses anciens frères-d’armes ; il resta néanmoins en Espagne, vivant dans l’intimité de Kiego, jusqu’au siège de Cadix. Il passa alors en Angleterre, puis alla se fixer à Bruxelles, ou il employa ses loisirs forcés k composer divers ouvrages politiques, notamment un intéressant ouvrage sur les causes du désastre de Waterloo, lequel parut en 1848.

ZENSON, bourg du royaume d’Italie, province et district de Trévise, mandement d’Odezzo ; 3,100 hab.

ZENTs. m. (zaintt). Métro !. Unité de poids usitée en Prusse, et qui vaut ogr, lû66.

ZENTA ou ZENTHA, ville de l’empire d’Autriche, dans la vayvodie sur la Theiss, cercle et k 70 kiloin. N.-E. de Zombor. Le prince Eugène et l’électeur de Saxe Krédéric-Auguste y défirent les Turcs en 1697.

ZENTGBAVE (Jean-Joachim) en latin Zcofrarria», théologien protestant, Dé k

ZÉON

Strasbourg en 1643, mort en 1T07. Apre] avoir été professeur adjoint k la Faculté de philosophie de WiUenibero ;, il enseigna la morale, puis la théologie dans sa ville natale. On lui doit un grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels nous nous bornerons à citer : Moses, princeps Hebrsorwn, charactere -politico expressus, dissertation curieuse ; Libéra respublica Hebrosrum sub judicibus, charactere politico expressa, écrit qui complète le précédent ; Thèses theologicie hodiernis origenismi, pelayismi, syncretîsmi et pietismi assertoribus opposits, ouvrage dans lequel il combat une fusion de systèmes qui ne saurait satisfaire aucune opinion ; Le furorepoetico (1693, in-4°), amplification oratoire qui a été beaucoup plus louée qu’elle ne le mérite ; De fine haminis vulgo summo bono (Strasbourg, 1693, in-8o), recueil de thèses sur les opinions des anciens philosophes relativement au souverain bien ; Ex legibus Hebrmorum forensibus contra magiam, thèse sur la pratique de la magie par les Hébreux. — Un jurisconsulte du même nom, Frédéric-Albert Zbntoravb, né k Strasbourg, a laissé un ouvrage intitulé De judidomilitari, dans lequel il expose la procédure militaire usitée en Allemagne.

ZENT1NA, nom ancien d’une rivière de l’Illyrie, qui limitait au S.-E. l’empire deCharlemagne. C’est aujourd’hui la Narbnta.

ZENTNER (Georges-Frédéric, baron bk), homme d’État bavarois, né k Strasseinheim (Palatinat) en 1752, mort en 1835. Lorqu’il eut achevé ses études juridiques à Gœtlingue et à Wetzlar, il fut nommé par l’électeur Charles-Théodore professeur de droit des gens k Heidelberg (1777) ; mais presque aussitôt il obtint un congé, se rendit successivement k Gœttingue, à Vienne et k Ingolsiadt, où il passa son doctorat, revint k Heidelberg en 1799 et se livra avec beaucoup de succès k l’enseignement. Ses talents lui valurent d’être nommé ensuite conseiller intime, d’assister comme envoyé de l’électeur palatin au congrès de Rastudt et d’être appelé en 1799, par Charles-Théodore, k Munich, pour s’occuper des réformes k introduire dans l’instruction publique et des améliorations à apporter dans l’intérêt des classes inférieures. En 1808, Zentrer reçut la direction des études, puis devint successivement conseiller d’État, directeur général du ministère de l’intérieur (1817), ministre sans portefeuille (1820), enfin ministre de la justice (1823), poste qu’il occupajusqu’en 1832, époque où son grand âge le força k prendre sa retraite. Ce fut cet homme d État qui rédigea la constitution de la Bavière. Son souverain lui avait conféré en 1819 des titres de noblesse.

Zéocïute s. m. (zé-o-cri-te — de sea, épeuutre ; krithê, orge). Bot. Section du genre orge, de la famille des graminées.

ZÉOLITHE s. f. (zé-o-li-te — du gr. zeô, je bous ; lithos, pierre). Miner. Nom donné k plusieurs substances pierreuses qui, dissoutes par les acides, prennent une consistance gélatineuse. || Zéolithe cubique. Syn, de chaba- SiB. il Zéolithe tenace. Syn, d’oKÉNiTB. = L’Académie fait ce mot masculin, contrairement k l’usage général.

— Encycl. On a réuni sous le nom de zéolithes un certain nombre de silicates hydratés, dont les uns renferment comme bases des alcalis et de la chaux, et d’autres même de l’alumine, quelquefois un peu de peroxyde de fer. Toutes les zéotithes ont une composition presque identique ; du reste, ces diverses substances sont le plus souvent réunies et présentent de très-grandes analogies de gisement ; souvent même plusieurs se trouvent mélangées sur un seul échantillon. Les caractères chimiques différent peu, toutes donnant de l’eau par la caloination. Ces zéotithes se rencontrent le plus souvent dans des roches dites amygdaloïdes, d’origine volcanique, à bases multiples et présentant un grand nombre de cavités, dont les parois sont tapissées par les zéolithes. Ces dernières se trouvent fréquemment aussi dans des filons métalliques, dont elles constituent la gangue. On a pu reproduire artificiellement les zéolithes. M. Wâhler a obtenu des cristaux d’apophyllite, en exposant pendant longtemps a une température de 200° une eau chargée de poussière de cette substance. Les eaux siliceuses de Plombières, en traversant les travaux des Romains abandonnés aujourd’hui, ont déposé des zéolithes, qui ont une composition différente suivant la portion de la maçonnerie où elle3 se sont formées ; ainsi dans le béton, ou trouve l’apophyllite k base de chaux, et dans la brique, la stilbite à base d’alumine. Le groupe des zéolithes comprend un très-grand nombre d’espèces, quelques-unes très-rares, d’autres peu nettement définies. Les plus importantes sont : l’apophyllite, la laumonite, la stilbite, la heulandite, la mésotype, la chabasie, l’harrnotome, l’analcime, la prehnite et la brewstérite.

ZÉOLITHIFORME adj, (zé-o-li-tî-for-me

— de zéolithe, et de forme). Miner. Qui ressemble aux zéolithes.

ZÉOLITHIQUE adj. (zé-o-li-ti-ke — rad. zéolithe). Miner. Qui contient de la zéolithe :

Roche ZEOUTHiO.UK.

ZÉONIE s. f. (zé-o-nl — du gr. *« ?, je