Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 4, Vl-Zz.djvu/364

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ZOLL (Hermann), ju-isconsulte allemand, né à Gassel en 1643, mort en 1725. Lorsqu’il eut passé son doctoiat à Rinteln, il alla exercer la profession d’avocat à Marbourg, y enseigna le droit à partir de 1674 et fut successivement nommé avocat fiscal, auditeur, conseiller du prince ce Rinteln, doyen du conseil (1714) etdirectaur delà chancellerie de la principauté. Zoll a laissé un certain nombre de dissertations fort remarquables sur des points capitaux de législation. Les plus remarquables sont : De oculari inspections, De préférentiel ttatutorum discrepantium, De nultitalièus s mtentiarum carumque deductione, Conclusions octo sélects, Qu&s-

drame en quatre actes, joué h la Renaissance en 1873, et les Héritiers Rabourdin, comédie humoristique représentée au théâtre Cluny en 1874.

ZOI.K1EW, ville de l’empire d’Autriche, dans la Galicie, à 33 lsilom. N. de Lemberg, çh.-l. du cercle de son nom ; 4,500 hab. Fabrication de draps, la nages, cuirs, faïence. On y voit un ancien château de la famille Sobieski. || Le cercle de Zolkiew, entre ceux de Zloczow à l’E., de Przemybl et de Lemberg au S. et à l’O. et la Prusse au N., a 6,167 kilom. carrés et renferme 240,000 hab. Il est généralement pliitet renferme de grandes forêts. Le Bug en est la principale rivière. On y récolte beaucoup de graines de lin, de chanvre et de Ifgumes.

ZOLKIEWSKI (Stanislas), célèbre général polonais, né à Turynki. en 1547, près de Zolkiew (Galicie), mort en 1680. Après avoir reçu une excellente éducation dans les écoles de Lemberg, il entra au service et fit ses premières armes sous le roi Étienne Bathori, pendaqtles campagnes contre le czar Ivan IV le Terrible. Il servit e îsuite sous les ordres de Zamojski à la bâtai le de Byczyna (24 novembre 1587), où l’arc îiduc Maximilien fut lait pnsonmer.et se distingua plus tard dans les guerres contre les Turcs et les Tartares, Pu, ’Si en 1596, contre Iîs Cosaques révoltés, quil força à rentrer cans le devoir. Il alla aussi en 1602 combattre les Suédois en Livonie. À la mort de Z : mojski, son courage et sa réputation mil taire le désignaient comme le plus digne de lui succéder dans la charge de grand général de Pologne ; mais il ne l’obtint pas, et ses ennemis réussirent à le faire passîr’aux yeux du faible Sigismond III pour l’un des complices du soulèvement de Zebrzydowski. Zolkiewski se justina en marchant lui-même contre les rebelles et eut une part mfjortante à leur déia’j ’ -iPJès de Radom 116«8). Deux ans plus tard, il fut appelé au commandement de l’armée envoyée contre les Russes. Il remporta sur eux, à Kluzyn (4 juillet 1610), une victoire complète, marcha ensuite sur Moscou, sen empara, lit les czirs Schouiski prisonniers et conclut avec es boyards un traité, d après lequel le fils dt Sigismond, Wladislas, devait être élevé au trône. Mais Sigisniond.d’un instinct ombrageux, mal conseillé et, de plus, jaloux de la gloire de son général, refusa de ratifier le traité et d’assurer ainsi à la Pologne la possession des belles Provinces qui venaient d’être conquises. Zolkiewski, voyant ses services méconnus, résigna le commandemertaux mains de Chodkiewicz et revint en Pologne, où il fit à Varsovie une entrée trîonphante. En 1617, il reçut enfin le titre de grand général et fut envoyé sur les frontières pour repousser les Turcs et les Tartares. près plusieurs combats acharnés, il se vit obligé de conclure, la même année, à Busza.un traité par lequel la Moldavie et la Valach.e étaient cédées aux Turcs. Ses ennemis triomphèrent alors et 1 accusèrent d’être ve idu & la Porte. Aussi lorsque, en 1620, il fu, de nouveau envoyé en Valachie et qu’il eu ; reçu l’ordre de franchir le Dniester, il priféra s’exposer à une mort certaine en luttai t avec des forces plusieurs fois supérieure : ! aux siennes que de s exposer de nouveau i.ux attaques delà calomnie. Pendant huit jours, il se maintint à Cecora, sur les bords du Dniester, mais enfin, le 8 octobre 1620, il périt avec la plus grande partie de l’armée polo îaise. Voici comment un témoin oculaire raconte ses derniers moments : « Le chancelier, étant descendu de son cheval, le tua d’un coup de sabre, pour montrer à ses soldats cu’il ne pensait pas à fuir ; il marcha ensuiie à pied pendant un quart de mille. Nous le priâmes de remonter a cheval et de suivre 19s autres. Il refusa en disant : > Je ne remonterai pas à cheval ; je

« désire mourir avec vous. Que Dieu exécute

« l’arrêt qu’il a pronoicé contre moi. 1 La famille du général rasheta son corps aux Turcs et fit graver sur sa tombe ces mots : Exoriare noslris aliquis nostris ex ossibus ultor (Qu’un vengeur renaisse de nos cendres) I Ce vengeur devait être Sobieski, arrière-petit-fils de Zolkie wski. Ce dernier avait laissé en manuscrit la relation de sa campagne contre les Russes. Elle n’a été publiée qu’en 1833, à Lemberg, sous ce titre : Commencement et progrès an la guerre de Moscovie sous le règne de Sigismond III. C’est un document d’une haute importance pour la connaissance approfondie de cette période de l’histoire de Pologne.

ZOLL s. m. (zol). Marol. Mesure de longueur usitée en Prus ; e, et qui équivaut à om,0S61.

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tiones guaedam illustres, Differentia jttris ci' vilis communis et Aitdensis circa instrumenta hypothecarum publicarum, Semicenturia assertionum et qusstionum, Decas observationum singularium, etc.

ZOLLERNIE s. m. (zo-lèr-nl — de Bokenzollern, prince allem.). Bot. Genre d’arbres et d arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des césalpiniées, comprenant dix espèces, qui croissent au Brésil.

ZOLL1KOFER (Georges-Joachim), célèbre prédicateur suisse, né à Saint-Ga !l en 1730, mort en 1788. Il fit ses études à l’université d Utrecht et s’y occupa de théologie, de philosophie et de littérature antique. De retour en Suisse, il exerça les fonctions du ministère sacré dans diverses localités et fut enfin nommé pasteur de la commune calviniste de Leipzig en 1758. Il conserva cet emploi jusqu’à sa mort, malgré les offres brillantes qui lui furent faites dans d’autres villes d’Allemagne. Il eut la réputation du premier prédicateur de son époque, non pas tant à cause de la profondeur de ses connaissances, qui étaient plutôt variées qu’étendues, que parce qu’il savait exposer les vérités de l’Évangile avec une clarté et une éloquence toutes populaires, et que surtout il attachait plus de prix aux vertus pratiques de la religion qu’à l’érudition théologique et aux théories de la spéculation. Ce qui contribuait, du reste, à ajoutera l’efficacité de ses sermons, c’est que sa conduite fut toujours exemplaire et que Ses actions étaient la confirmation vivante de ses préceptes. Au point de vue purement théologique, il fit preuve, du reste, d’une rare indépendance d’idées et ne craignit même pas de s’écarter, en certains points, de la doctrine de Calvin. Le nombre de ses sermons qui ont été publiés s’élève à environ deux cent cinquante. Il en fit paraître lui-même quatre recueils de 1769 à 1788. Ils furent de nouveau réunis après sa mort, sous ce titre : Sermons complets de Zollikofer (Leipzig, 1789-1804, 15 vol.) On lui doit encore : Nouveau recueil de cantiques (Leipzig 1766 ; Leipzig, 1794, 90 édit.) ; Valeur des causes les plus importantes pour le bonheur des hommes (Leipzig, 1784), traduit en français (Lausanne, 1798, 2 vol.) ; Exercices de piété et prières (Leipzig, 1785, 4 vol.), traduit en français (Strasbourg, 1788, 2 vol.). 11 traduisit en outre, de l’anglais et du français, différents ouvrages, notamment le3 Voyages en Sicile et à Malte, de P. Brydone, et donna une édition du Journal de Lavater (1771, in-8<>).

ZOLLIKOFÉRIE s. f. (zo-li-ko-fé-rî — de Zollikofer, savant allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des chicoracées, comprenant trois espèces, qui croissent dans la région méditerranéenne. Il Syn. de WILLEmÉtib, autre genre de chicoracées.

ZOLLVEREIN s. m. (zol-vé-rain — mot allem. ioimô de zoll, douane, et de verein union). Association douanière, fondée en 1828 entre divers Euts allemands.

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— Encycl. «En 1815, ditM. Legoyt dans le Dictionnaire d’économie politique de Coquelin et Guillaumin, l’Allemagne, épuisée par la guerre, n’avait plus ni commerce, ni industrie, ni agriculture. Déjà avant les guerres de la République et de l’Empire les monopoles, labus des réglementations, des tarifs prohibitifs, le morcellement excessif des territoires, un système compliqué de douanes intérieures, 1 organisation de la propriété avaient arrêté le développement de sa prospérité... En 1815, elle résolut de faire un vigoureux effort pour reconstruire avec les ruines qui s’étaient accumulées autour d’elle un nouvel et puissant édifice, à la fois politique et commercial. La grande assise de cet édifice fut l’établissement de la Confédération germanique, ce premier pas vers l’unité almande. » La constitution de la Confédération germanique devait, tout en réalisant les espérances politiques de la nation allemande, prendre pour tâche de faciliter le développement de son commerce et de sou industrie par l’unification des tarifs douaniers. En effet, partout la production et le commerce se trouvaient entravés par des frontières politiques ; partout existaient encore les systèmes d impôts les plus Opposes ; partout les barrières de la douane paralysaient l’échange des produits. Le gouvernement prussien résolut alors de supprimer les douanes établies dans l’intérieur des provinces, de n’en [dus laisser subsister que sur les frontières de son territoire et de donner une liberté aussi grande que possible au commerce des pays qu’enfermaient ces frontières. Il annonça, • par une déclaration publique à l’adresse des autres États allemands, que soc intention était ; 10 de protéger l’industrie indigène en frappant de droits équivalents au dixième de la valeur au plus les produits des fabriques étrangères ; 2» d’assurer ainsi à l’État un revenu que le commerce et la consommation acquitteraient sans être grevés ; 30 d’admettre tous les produits naturels et manufacturés de l’étranger, soit pour la consommation, soit pour le transit ; 40 de permettre la libre exportation de tous les produits industriels ou agricoles prussiens ; 50 de prendre ces principes de liberté commerciale relative comme bases de tout traité avec les autres

États. » Mais, en cette circonstance, la Prusse rencontra l’opposition !a plus vive de la part des autres gouvernements allemands et surtout de la part de ta diète germanique eUe-même, parce que les petits Etals isolés (Hanovre, les deux Hesse et Francfort-surle-Mein), qui sont enclavés dans son territoire et qui séparent complètement ses provinces septentrionales de ses provinces occidentales, se trouvaient forcés d’accéder à son système douanier et commercial. La Prusse déclara alors qu’elle était prête à admettre dans ses frontières douanières ceux des États allemands qui, au point de vue de l’impôt sur le commerce et l’industrie, traiteraient comme leurs nationaux les sujets prussiens établis sur leur territoire. Cette nouvelle proposition n’obtint aucun succès, sauf auprès d’un petit nombre d’États secondaires (Schwarzbourg-Rudolstadt, Saxe-Weimar, Anhalt-Bernbourg, Anhalt-Dessau, Anhalt-Kœthen, Lippe-Detmold et Mecklembourg-Schwerin), qui, du 25 octobre 1819 jusqu’en 1828, se rattachèrent successivement, les uns en entier, les autres en partie, au système douanier de la Prusse. Les adversaires de celle-ci cherchèrent à lui opposer ses propres armes, et il se forma dans l’intérieur de l’Allemagne plusieurs associations commerciales dirigées contre elle. Ce fut ainsi que se conclurent : en 1827, l’union de la Bavière et du Wurtemberg ; en 1828, celle de ces deux États avec le Hohenzollern, puis, la même année, les unions commerciales des États secondaires (Saxe, Hanovre, Hesse électorale, Brunswick, Nassau, Oldenbourg, Brème, Francfort-sur-le-Mein, etc.) et enfin, en 1834, l’union dite des taxes (Steuerverein), qui comprenait le Hanovre, le Brunswick et la principauté de Schaumbourg-Lippe, et à laquelle l’Oldenbourg se joignit en 1836. Mais ces différentes associations exerçaient leur action sur des territoires de trop peu d’étendue pour qu’elles pussent être durables, et elles finirent par disparaître complètement, car les États qui en faisaient partie accédèrent graduellement au système douanier prussien. Ce fut la Hesse électorale qui se détacha la première de l’union commerciale des États secondaires pour s’unir à la Prusse (1831), et cet exemple fut suivi en 1833 par la Bavière et par le Wurtemberg, puis, peu après, par la Saxe et les États de Thuringe. Ainsi se forma en 1834 le premier Zollverein, auquel se réunirent successivement la Hesse-Hombourg, Bade et Nassau (1835), Francfort (1836), le Luxembourg (1842), le Hanovre (1851) et l’Oldenbourg (1852). Un nouveau traité fut conclu en 1854^ et pendant la durée de ce traité (1854-1865) le Zollverein comprit tous les États de l’Allemagne, à l’exception de l’Autriche, des deux Mecklembourg et des villes hanséatiques. Cependant les alliances formées entre ces différents États avaient été plus ou moins imposées par les circonstances et surtout parce qu’il était nécessaire de s’unir pour garantir la liberté du commerce à l’intérieur de l’Allemagne ; mais les parties contractantes différèrent d’opinion sur le but que l’on devait poursuivre et surtout pour décider s’il fallait percevoir aux frontières du Zollverein des droits protecteurs ou des droits financiers. L’Allemagne du Sud demandait des droits protecteurs, c’est-à-dire d’un taux assez élevé pour protéger l’industrie nationale contre la concurrence étrangère ; l’Allemagne du Nord désirait, au contraire, des droits financiers, qui, tout en étant un impôt sur Je commerce étranger, étaient surtout destinés à entrer en compte avec les impôts intérieurs pour satisfaire aux besoins de l’Etat. Cette divergence d’opinions sur le but et sur l’esprit du Zollverein donna lieu à une foule de négociations oiseuses entre les différents membres de l’Union. De plus l’Autriche usa, autant qu’elle le put, de l’influence qu’elle possédait dans l’Allemagne du Sud, soit pour être admise dans le Zollverein, soit pour le rompre. Ce qui venait encore s’opposer à la conciliation des opinions et des intérêts des parties, c’est que, chaque État n’ayant, en vertu de son droit conventionnel, qu’une seule voix à la diète du Zollverein, la Prusse, l’État le plus grand et le plus peuplé de ceux qui en faisaient partie, ne pouvait pas y exercer plus d’influence que le plus petit de tous. Cette situation était en contradiction complète avec la nature des choses. Elle dura cependant jusqu’à l’expiration-du traité de 1854, et, sans la force des circonstances, elle eût duré longtemps encore, cilr le dernier des traités du Zollverein qui appartienne complètement à l’histoire, celui du 16 mai 1865, qui devait être en vigueur du lé janvier 1865 jusqu’à la fin de l’année 1877, présentait encore, àcôté de grands progrès, ues vices énormes. 1

Les événements dont l’Allemagne fut le théâtre en 1866 annulèrent, entre autres traités, celui dont nous venons de parler. Au début, il put paraître rationnel que l’Allemagne du Sud se séparât de l’Allemagne du Nord pour tout ce qui touchait aux traités de commerce. Et cependant, le 8 juillet 1867, intervint, entre la Confédération germanique du Nord, d’une part, et la Bavière, le Wurtemberg, Bade et la Hesse, de l’autre, un traité d’association douanière, reposant sur des bases toutes nouvelles et qui devait avoir force de loi du 1er janvier 1868 au 1er janvier 1880. D’après les stipulations de cette

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convention nouvelle, le Zollverein comprend les territoires suivants :

1° La Confédération germanique du Nord, à l’exclusion provisoire des villes hansêatiques, Brème et Hambourg, c’est-à-dire :

Habitants. Le royaume de Prusse, avec

une population de 24,061,210

Le duché de Lauenbourg.. 50,002

Le royaume de Saxe 2,420,795

Le grand-duché de Hesse

(région du nord du Mein). 257,273 Le grand-duché de Mecklembourg-Schwerin 560,578

Le grand-duché de Saxe Weimar 282,856

Le grand-duché de Mecklembourg-Strelitz 98,698

Le grand-duché d’Oldenbourg 316.960 Le duché de Brunswick... 304,039 Le duché de Saxe-.Meiuingen 180,193 Le duché de Saxe-Altenbourg 141,650 Le duché de Saxe-Cobourg Gotha 168,290

Le duché d’Anhalt 196,858

La principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt...... 75,132

La principauté de Schwarzbourg-Sondershausen.... 67,452

La principauté de Waldeck

et Pynnont 57,050

La principauté de Reuss (ligne aînée) 44,173

La principauté de Reuss (ligne cadette) 87,974

La principauté de Schaumbourg-Lippe.. 31 l6g

La principauté de Lippe-Detmold 112,599

La ville hanséatique de Lubeck 48,439

20 Le royaume de Bavière.. 4,824,421 3° Le royaume de Wurtemberg • 1,778,479

4" Le grand-duché de Bade. 1,433,372 5° Le grand-duché de Hesse (région au sud du Mein).... 564,971

60 Le grand-duché de Luxembourg 199,958

Total.... 33,370,089 Le Zollverein compte donc actuellement une population de 38,370,089 habitants.

Le Zollverein embrasse aujourd’hui un territoire complètement arrondi, qui n pour bornes : au N., la mer Baltique et le Danemark ; à l’O., la mer du Nord, la Hollande, la Belgique et la France ; au S., la France la Suissse et l’Autriche, et à l’E. l’Autriche et la Russie.

Antérieurement à la formation du nouveau Zollverein, plusieurs traités avaient déjà été conclus avec les États étrangers. Ce sont les suivants : des traités avec la France, au sujet du commerce, de la navigation, des chemins de fer, de 1 imitation et de la reproduction littéraire (1S62) ; des traités de commerce, de navigation et d’extradition avec la Hollande (1851), ainsi qu’un autre traité avec la même puissance (renouvelé en 1865), au sujet do l’annexion du Luxembourg ; des traités de commerce, de navigation et de reproduction littéraire avec la Belgique (1863 et 1865) et avec la Grande-Bretagne (1SG4 et 1865) ; un traité de commerce avec l’Italie (1865) ; des traités de commerce et de navigation avec le Portugal (1844), la Turquie (1862), la Grèce (1839), le Mexique (1855), le Chili (1862), le Paraguay (1860), l’Uruguay (1856), la confédération Argentine (1857), la Chine (1861), le Japon (1861), le royaume de Siam (1862) et la Perse (1857). Celui qui avait été conclu en 1865 avec l’Autriche ayant été rompu par la guerre de 1866, il en a été conclu, en mars 1868, un nouveau fort détaillé, relatif au commerce et à la douane. Le nouveau Zollverein a en outre conclu lui-même un traité de commerce et de navigation avec l’Italie (octobre 1867) et des traités de ’ commerce et de navigation avec l’Espagne (mars 1868) et avec les États de l’Egîise (mai 1868). Ce traité a été naturellement annulé en 1870.

Les organes du Zolloerein sont, d’après les nouvelles conventions, le conseil de la Confédération douanière et le parlement douanier. Le conseil se compose d’un collège de députés des différents États du Zolloerein. La présidence en appartient à la Prusse, qui a le plus grand nombre de voix, car elle en compte 17 pour elle seule. La Bavière en a 6, la Saxe 4, le Wurtemberg 4, Bade 3, la Hesse 3, le Meeklembourg-Schwerin 2, le Bruns-wick 2 et les autres h’iats 1 chacun, ce qui donne un total de 58 voix. Chacun des États appartenant au Zollverein peut nommer à ce conseil autant de plénipotentiaires qu’il y possède de voix, mais chaque vote doit être donné isolément, et si un État n’est pas représenté, son vote n’est pas compté. Le président du conseil doit, en règle générale, le convoquer tous les ans et, en outre, toutes les fois que cette convocation est réclamée par un tiers de toutes les voix. Le président peut aussi conclure des traités avec les États étrangers, sous la réserve que ces traités obtiendront l’assentiment du conseil et du parlement douanier. Chaque membre du conseil peut assister aux débats du parlement douanier et y parler au nom de son gouvernement, sans qu’il soit nécessaire qu’il fasse partie de ce parlement. Ce der-