Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 4, Vl-Zz.djvu/368

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■ dents, mais par rapport à un axe. Ils se répètent autour de cet axe, comme les rayons d’un corde autour du nentre. De là leur nom de rayonnes. Leur système nerveux se réduit, là où il est appart ni, ù un collier de ganglions disposé amour '.e la bouche, le nombre de ces ganglions répondant au nombre des divisions du corps. L’état d’infériorité des autres organes répond à celui des systèmes nerveux ; et de même les fonctions de ces organes sont bien nio.ns parfaites que chez les animaux précédents. Les rayonnes se partagent en deux sous embranchements bien distincts : celui des éi hinodermes, dont font partie les échinides ou oursins, les astéridés ou étoiles de mer et les holothuries, et celui des polypes, répondant aux deux anciennes classes des polypes et des acaléphes. 5° Les protozoaires, dont le nom rappelle la simplicité de leur organisai ion, sout pourvus, les uns, de coquilles calcaires qui les avaient fait prendre pour des mollusques céphalopodes : ce sont les foramiuifëres ; les autres, connus seulement depuis l’iinention du microscope, apparaissent en quanlités innombrables duns les liqueurs où on laissa infuser des substances organiques : ce sont lus infusoires. Une dernière catégorie compiend les spongiaires.

Zoologie (DE L’ESPECE KT DE LA CLASSIFICA-TION enj, par L. Agassiz. Traduction de l’anglais par h’élix Vogeli, édition revue et augmentée par l’auteur (Paris, in-8<>). Le grand naturaliste américain est partisan de la fixité des espèces et de leur pluralité d’origine. Jl coin but le système de Darwin et n’admet pas qu’on puisse légitime Ben t conclure des variations des espèces domestiques, sous l’action de l’homme, aux variations naturelles. « La géologie, dit-il, Montre seulement que, à des péi iodes différentes, il a existé des espèces différents ; ma s nulle part on n’a découvert d’intermédiaires entre celles d’une époque et celles d’um) autre époque consécutive.» Quant aux espèces considérées dans une même ère de l’hi itoire du globe, « rien ne fournit l’argunieu ;, même le plus faible, en faveur de la mu.abilité ; au contraire, toutes les recherches modernes n’ont fait que confirmer les résultats obtenus d’abord par Cuvier et les vuas de ce grand maître sur la fixité de l’espè< e. •

Agassiz croit à des créations Successives séparées par de très-bngs intervalles : « Loin de manifester les effets des causes physiques, les modifications que conques ayant eu lieu dans lo cours du temps chez les êtres organisés apparaissent comme le résultat de l’action d’une puissance ntelligente. Elles donnent, par conséquent, une base matérielle au jugement qui, dans les différences observées chez ces êtres f nis, voit une institution de l’intelligence suprême et non le produit des causes physique :. Ce jugement acquiert une force nouvelle quand on considère que les différences exisunt entre nos diverses races n’animaux domestiques, ou entre nos plantes cultivées, et encore celles observées entre les races humâmes, persistent et se conservent sous les influences climatériques les plus diverses... L’antiquité croyait que tout avail existe de tiute éternité ou que tout avait été crée à la fus. La science moderne, au contraire, peut piouver de la manière la plus satisfaisante quj tous les êtres finis ont fait apparition successivement à de longs intervalles, que chaque ! espèce d’êtres organisés ayant vécu aux époques antérieures n’a existe que pendant u ie période définie et que celles qui existent aujourd’hui ont une origine relativement re : eute. Eu même temps, l’ordre dans lequel e.les se sont succédé, leur immutabilité dans le cours de chaque période cosmique, au lieu d’nuiquer un lien Uo causalité avec les fore ; s physiques et quelque chose qui rentre duns la sphère d’activité naturelle de ces âge.its, témoignent, au contraire, de l’intervention réitérée du créateur, .. ■

M. Agassiz voit la source unique du darwinisme, celle du inoinâ qu’offrent des faits réels ne la nature, d ins l’observation des différences individuelles chez les animaux. Il conclut de ses propres étuues dirigées en ce sens que, « dans le règne animal, l’individualité joue un rôle aussi considérable que dans l’humanité même, à Mais l’espèce, d’après lui, étant représentée par la somme de ces individus divers, un varie pas au delà de leurs propres différences, qui n’atteignent jamais la valeur qui ! le naturaliste pratique attache à une uiffenmee spécifique et ne dépassent pas certaines bornes de flexibilité.

Le système de l’u.nté originaire de chaque espèce en un couplo donne est réfuté sivec beaucoup de force par Agassiz. à Ou s’imagine, dit-il, qu’un ci Hélium infaillible Ue l’identité spécifique tst lourni par le rapprochement sexuel qui réunit si naturellement les individus de la même espèce dans la fonction réprouuctrice. Eh bien I je crois, moi, que c’est là une e.-reur complète, tout au moins une pétition de principe... Tant qu’on n’aura pas prouvé pour toutes nos variétés de chiens, pour toutes celles de nos animaux domestiques et de uts plantes cultivées, qu’elles sont respectivement dérivées d’une espèce unique pure et sans mélange, tant qu’un doute pourra être ; onserié sur la descendance unique de toutes les races humaines, il sera illogique d’atmettre que le rapprochement sexuel, même donnant lieu à un produit

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fécond, soit un témoignage irrécusable de

l’identité spécifique. »

M. Agassiz prend l’individualité pour principe philosophique des classifications et soutient que non-seulement l’espèce, mais le fenre, la famille, l’ordre, la classe et l’eraranchement sont représentés au même titre par les sommes d’individus qui constituent ces groupes de généralité croissante et en sont les uniques supports. • Ainsi envisagés, les individus réassument toute leur dignité, ils cessent d’être absorbés dans l’espèce... L’individu est, pour l’heure présente, le glorieux porteur de toutes les richesses que l’inépuisable fécondité de ta nature prodigue à la vie. •

Il est facile de remarquer encore chez le savant naturaliste une tendance qui fut longtemps funeste à la science et qui consiste à admirer de parti pris, au lieu d’étudier froidement des faits, ce que l’ancienne école qualifie de dispositions de la Providence ou de la nature ; maison trouve dans l’ouvrage d’Agassiz, en dehors de la critique du darwinisme, une étude historique très-intéressante des systèmes de classification depuis Linné jusqu’à nos jours, avec des tableaux à l’appui de chaque système.

Zoologie passionnelle, par A. ToUSSenel. V. ESPRIT DES BÊTES (l’J.

ZOOLOGIQUE adj. (zo-o-lo-ji-ke — rad. zoologie). Qui a rapport à la zoologie ou aux animaux : Étude zoologique. Famille zoologique. Géographie zoologique. La classe des insectes constitue l’une des populations zoologiques les plus abondantes de notre globe. (A. Maury.) Les édentés semblent établir te passage zoologique entre les mammifères onguiculés et les mammifères ongulés, . (L. Figuier.) Les vases hermétiquement clos présentent une population ZOOLOGIQUE particulière. (P. Pillon.)

ZOOLOGIQUEMENT adv. (zo-o-lo-ji-kemun — rad. zoologique}. Au point de vue de la zoologie.

ZOOLOGISTE s. m. (zo-o-lo-ji-ste — rad. zoologie). Celui qui s’occupe de zoologie, qui est versé dans cette science : Une base solide et durable est désormais offerte aux travaux des zoologistes futurs, et la voie du progrès est largement ouverte. (Geoffroy Saint-Hifaire). Le nom de zoologiste est quelquefois appliqué au savant qui s’attache d l’étude unique d’un groupe d’animaux. (li. Baudement.) Il On dit quelquefois ZOOLOGUE.

ZOOLOGOGRAPBE s. m. (zo-o-lo-go-grafe — de zoologie, et du gr. graphe, j’écris). Celui qui écrit sur la zoologie. Il Peu usité.

ZOOLOGOGRAPHIE s. f. (zo-O-lo-gO-grafl — de zoologie, et du gr. graphe, $récris). Art d’écrire sur la zoologie, il Traité de la zoologie. Il Peu usité.

ZOOLOGOGRAPHIQUE adj. (zo-o-lo-gogra-ti-ke — rad. zoologographie. Qui a rapport à la zoologographie : Science zoologo-

GRAPH1QUE. 1 ! Peu Usité.

ZOOMAGNÉTIQUE adj. (zo-o-ma-gné-tike ; gn mil. — du préf. zoo, et de magnétique). Qui a rapport au magnétisme animal :

Fluide ZOOMAGNBTIQÙE.

ZOOMAGNÉTISME s. m. (zo-o-ma-gné-tisme ; gn mil. — du préf. zoo, et de magnétisme). Magnétisme animal. Il Peu usité.

ZOOMORPHIE s. f. (zoo-inor-fl — du préf. zoo, et du gr. morphê, forme). Partie de la zoologie qui traite des formes extérieures des animaux. Il Peu usité.

ZOOMORPHIQUE adj. (zo-o-mor-fi-kerad. zoomorphie). Zool. Qui appartient ou qui se rapporte à la zoomorphie : Études zoo MORPHIQUES.

ZOOMORPHISME s. m. (zo-o-mor-fi-sme du pref. zoo, et du gr. morphê, forme). Mythol. Métamorphose en animal, u Croyance superstitieuse d’après laquelle certains hommes auraient la faculté de se transformer en animaux.

ZOOMORPHITË s. f. (zo-o-mor-fi-te — du préf. zoo, et du gr. morphê, forme). Zool. Syn. de zoolite.

ZOOMORFHOSE s. f. (zo-o-mor-fo-ze du pref. zoo, et du gr. morphê, forme). Moll. Nom employé par les anciens auteurs pour désigner la partie de la zoologie qui s’occupe de la description des animaux contenus dans les coquilles.

ZOOMYE s. f. (zo-o-mî — du préf. zoo, et du gr. muia, mouche). Entom. Se dit des insectes diptères qui attaquent les animaux.

— s. f. pi. Division de la tribu des muscides, comprenant les genres stomoxe, hématob.e et némorhine.

ZOONATE s. m. (zo-o-na-te). Chim. Sel fourni par la combinaison de l’acide zoonique avec une base.

ZOONIQUE adj, (zo-o-ni-ke — du gr. zoon, animal). tJliiin. Se dit quelquefois pour acétique, l’acide de ce nom s’extrayant ordinairement de3 substances animales.

ZOON1TE s. m. (zo-o-ni-te — du gr. zàon, animal). Physiol. Type idéal qui, d’après le système de certains zoologistes, répété un certain nombre de fois, composerait le corps des animaux : Les zoonites cessint d’être distincts dans toute la classe des mollusques. (L. Laurent.)

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ZOONITÉS s. m. pi. {zo-o-ni-té — rad. soonile). Zool. Classe d’animaux comprenant les articulés, les vers et les éehinodermes, dans le système de Moquin-Tandon.

ZOONOMIE s. f. (zo-o-no-mt — du préf. zoo, et du gr. nomos, loi). Ensemble des lois qui régissent la vie animale.

ZOONOMIQUE adj. (zo-o-no-mi-ke). Qui a rapport à la zoonomie : Lois zoonomiquks.

ZOONOMISTE s. m. (zo^o-no-mi-ste — du rad, zoonomie). Celui qui est versé dans la zoonomie, qui s’occupe de zoonomie : Un savant ZOONOMISTE.

— Adjectiv. : Naturaliste zoonomistb.

ZOONOSOLOGIE s. f. (zoo-nozo-lo-jldu préf. zoo, et de nosologie). Art vétér. Pathologie animale, connaissance des maladies des animaux. Il On dit aussi zoopatiiologie.

ZOONOSOLOGIQUE adj. (zo-o-no-zo-lo-ji ke — rad. zoonosologie). Art. vétér. Qui a rapport à la zoonosologie. S On dit aussi zoopathologique.

ZOOPÉDIE s. f. (zo-o-pé-dl — du préf. zoo, et du gr. paidia, éducation). Educution des animaux domestiques.

ZOOPHAGE adj. (zo-o-fa-je — du préf. zoo, et du gr. phagà, je mange). Zool. Qui se nourrit de matières animales ; -Animaux zoo PHAOBS.

— s. m. Animal qui se nourrit de substances animales : On entend communément par zoophagbs des mouches qui se nourrissent sur le corps des animaux, et les sucent. (V. de Bomare.)

— s. m. pi. Moll. Grande division des mollusques trachélipodes, comprenant ceux qui se nourrissent de matières animales.

ZOOPHAGIE s. f. (zo-o-fa-jî — rad. zoophage). Zool. Instinct qui pousse certains animaux à se-nourrir de matières animales.

ZOOPHAGIQUE adj. (zo-o-fa-ji-ke). Zool. Qui a rapport à la zoophagie : Habitudes

ZOOPHAGIQUES.

ZOOPHORE S. m. (zo-o-fo-re — du préf. zoo, et du gr. phoros, qui porte). Archit. Nom que portait autrefois la frise de l’entablement, partie alors chargée de figures d’animaux.

— Astron. Ancien nom du zodiaque. ZOOPHORIQUE adj. (zo-o-fo-ri-ke — du

préf. zoo, et du gr. phoros, qui porte). Archit. Qui sert de support à une figure d’animal : Colonne ZOOBHOriqub.

ZOOPHTHALME s. m. (zo-o-fta !-me — du préf. zoo, et du gr. ophthalmos, œil). Bot. Section des mucuuas, genre de légumineuses.

ZOOPHYTAIRE adj. (zo-o-fi-tè-re — rad. zoophyte). Zool. Se dit des animaux dont la forme rappelle plus ou moins celle d’une plante. Il Qui a la forme d’un zoophyte. Blainville a ramené toutes les formes zoOphYtaires à la forme rayonnante ou radiaire. (L. Laurent.)

— s. m. pi. Zooph. Classe de polypes actinozoaires.

ZOOPHYTANTHRACE adj. (zo-O-fi-tantra-se — du préf. zoo, et du gr. phuton, plante, anthrax, charbon). Miner. Se dit des charbons minéraux formés d’un mélange de débris d’animaux et de végétaux. Il Peu usité.

ZOOPHYTE s. m. (zo-o-fi-te — du préf. soo, et du gr. phuton, plante). Zool. Animal qui a la forme d’une plante : Ces sortes de fleurs animales n’ont pas été considérées d’abord comme de vrais zoophytes. (Laurent.) Zoophyte est synonyme d’animaux rayonnes ou radiaires, (P. Geivais.)

— s. m. pi. Dernier embranchement du règne animal, comprenant les invertébrés inférieurs, dont la forme se rapproche plus ou moins de celle des plantes : Presque tous les zoophytes rayonnes sont marins. (L. Laurent.) On ue saurait appliquer la dénomination de zoophytes à tous les êtres animés dont la forme est radiaire. (P. Gervais.)

— Encycl. Hist. nat. La dénomination de zoophyte a été quelquefois attribuée à Aristote, mais ne se trouve nulle part dans ses ouvrages. M. de Blainville a prouvé que c’est Sextus Empiricus, médecin contemporain d’Antonin le Pieux, qui pour la première foi3 se servit de cette dénomination, que du reste il appliquait fort mal. Isidore de Séville et Albert le Grand eu firent un emploi plus exact. Depuis eux ce mot a eu continuellement cours dans la science. Par zoophytes, on entend maintenant des animaux comme les actinozoaires et les radiaires, ou bien comme les actinaires. Quelquefois on lui donne un sens beaucoup plus restreint et on ne désigne par là que les animaux radiés qui ressemblent à des herbes ou à des tiges. Longtemps l’aspect extérieur a trompé les naturalistes : ainsi on prenait pour des végétaux d’un genre particulier ces animaux qui vivent au milieu d’une gaine cornée ou calcaire qu’ils sécrètent ; de ià ces dénominations de cératophytes, de lithophytes ou de lithodendrons. On s’est servi anciennement, pour le classement des zoophytes, de ces apparences de fleurs, de feuilles, de tiges, de racines, etc., qui sont pourtant très-inconstantes. Ainsi M. de Blainville, après avoir ramené toutes les formes zoophytaires à la forme rayonnante ou radiaire, a cru pouvoir

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la faire contraster, d’une part, avec la forma binaire et symétrique d’un premier sous-règne qui comprend ses trois grands types suf>érieurs (ostéozoaires, entomozoaires etmaacozoaires), et de l’autre avec les organismes animaux inférieurs qui constituent son troisième sous-règne, celui des ainorphozoaires. Aujourd’hui, d’après les travaux récents, on classe les zoophytes d’abord en cinq grandes classes ; ce sont les éehinodermes, les acaléphes, les coralliaires ou polypiers, les infusoires et les spongiaires. Les zoophytes différent des autres êtres animés par deux principales particularités. La première est de changer de place à volonté en tout ou en partie, et de porter avec eux leur nourriture au dedans d’eux-mêmes, ce en quoi ils diffèrent des végétaux ; la seconde, c’est de paraître privés de tous les organes que l’on observe chez les autres animaux, à l’exception de ceux de la nutrition et du mouvement. Ainsi, ils n’ont pas de vertèbres et par conséquent pas de cavité solide pour recevoir et protéger leurs viscères. Us n’ont ni vaisseaux, ni organes respiratoires distincts et particuliers, ni cerveau, ni nerfs, ni organes des sens apparents, autres que celui du toucher ; enfÎD, ils n’ont point de membres articulés ni d’organes de la génération bien développés, au moins pour le plus grand nombre. Ces animaux prennent en général leur nourriture par des orifices, souvent au nombre de plusieurs centaines, qui font l’office de pores corticaux. Quelques-uns sont hermaphrodites, la plupart n ont pas de sexe et se reproduisent par caleux, par boutures ou par séparation de quelques-unes de leurs parties. Leurs œufs, quand ils en ont, sont excessivement nombreux, et ordinairement la femelle périt après la ponte, ou du moins les organes qui ont servi au développement des germes se séparent do la partie vivaute, comme les fleurs des végétaux. Enfin, ils respirent par leur surface. Tous ces êtres ’vivent et se développent dans les lieux humides où les aliments semblent se présenter d’eux-mêmes à leurs besoins.

Les éehinodermes sont des animaux rayonnes dont la peau est épaisse et souvent souténue par une sorte de squelette solide, et dont la structure intérieure est très-compliquée. Us sont conformés pour ramper au fond de l’eau, et sont en général pourvus à cet effet d’une multitude de petits tentacules rétractiles qui passent à travers des pores dont les téguments sont perces et agissent par leur extrémité à la façon des ventouses. Chez la plupart de ces zoophytes, la cavité digestive a la forme d’un tube ouvert à ses deux extrémités, mais chez d’autres elle ne consiste que dans un sac garni tout autour d’appendices plus ou moins rameux et communiquant au dehors par une seule ouverture qui remplit à la fois l’office de bouche et d’anus. Les éehinodermes possèdent un appareil respiratoire ussez développé, et sont de tous les zoophytes ceux.dont l’organisation est la plus compliquée et la plus parfaite. Us vivent dans la nier et subissent pendant leur jeune âge des métamorphoses très-remarquables. Les éehinodermes forment trois groupes principaux, les holothuries, les oursins et les astéries, ou étoiles de mer. Quelques espèces de cette dernière fumille se fixent à l’aide d’une sorte de tige ; tels sont les encrinies qui sont très-rares à l’époque actuelle, mais se trouvaient eu grand nombre dans les mers à diverses époques

féologiques. Les holothuries sout remarquais par leur appareil respiratoire, composa de tubes membraneux ramifiés comme uti arbre et recevant l’eau dans sonintérieurpar un cloaque et un anus. Les acaléphes sont des animaux mous, d’une consistance gélatineuse, qui flouent toujours dans la mer et sont essentiellement organisés pour la nage. Us n’ont pas, comme les éehinodermes, une peau bien distincte des parties sous-jacentes et une cavité intérieure logeant les viscères ; leur organisation est très-simple et leurs organes intérieurs se réduisent presqu’à un estomac communiquant en général au dehors par une bouche seulement, et donnant naissance à des canaux qui se rendent dans les diverses parties du corps et qui s’y ramifient souvent de manière à donner naissance a un système vasculaire. La famille la plus connue est celle des méduses, parmi lesquelles on range les rhizostomes, qui abondent sur nos côtes et qui sont remarquables parla disposition de leur tube digestif. En effet, l’estomac ne communique pas au dehors, comme d’ordinaire, au moyen d’une bouche centrale placée entre les bases des tentacules, mais à l’aide d’un grand nombre de petits canaux terminés par des pores, à l’extrémité libre de ces uppendices. On range aussi dans cette classe les béroés, qui ressemblent à de petits ballons ; les cestes, qui ont la forme d’un long ruban gélatineux, et les pyrosphores, qui offrent l’aspect d’une guirlande chargée de fleurs et de fruits. En étudiant la reproduction de ces animaux, on a observé un. fait physiologique très-remarquable : les méduses produisent des œufs comme lu plupart des êtres animés, mais les jeunes qui sortent de ces œufs ne ressemblent en rien à leur mère ; ce sont de petits corps ovoïdes, à surface garnie de cils vibratiles, qui bientôt se fixent en se développant et constituent les zoophyies connus sous le nom da polypes hydraires. Ceux-ci se multiplient par bourgeonnement, de façon à constituer des