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grand-duc Serge, né en 1857, et le grand-duc Paul, né en 1860.

ALEXANDRE, prélat anglais, né à Biais, mort en 1147. Élevé par son oncle, Roger, évêque de Salisbury, il devint évêque de Lincoln en 1J23. Il excita les défiances du roi Étienne, qui confisqua ses propriétés et vint même 1 assiéger dans son château de Newmark. En 1142, Alexandre fit un voyage à Rome et en revint avec le titre de légat et la mission d’assembler un synode. Il aimait beaucoup le faste, et saint Bernard lui en fit des reproches publics. Il fit reconstruire la cathédrale de Lincoln, qui avait été détruite par la foudre.

  • ALEXANDRE (Charles). — Il est mort à

Paris en 1871. En 1857, à avait succédé a Boissonade comme membre de l’Académie des inscriptions. Outre ses Dictionnaires, si connus, on lui doit une excellente édition des Oracula sibyllina (1841-1856, 2 vol. in-8°, en 3 parties), et il a donné, dans Va Bibliothèque latine de Lemaire, la partie de VHistoire naturelle de Pline qui a trait a la cosmologie.

ALEXANDRE (Constant-Adolphe), magistrat français, né à Amiens en 1797. Il étudia le droit, se fit recevoir avocat, puis entra dans la magistrature. Après avoir rempli divers postes judiciaires, il est devenu successivement vice - président du tribunal de la Seine, conseiller à la cour d’appel de Paris et président de chambre. On lui doit quelques travaux sur des matières historiques et judiciaires ; mais il est surtout connu par deux traductions fort remarquables, celle du Traité de la preuve en matière criminelle, par Mittermaier, et la traduction de VHistoire romaine de Mommsen(Paris, 1863-1872, 8 vol.. in-8°).

ALEXANDRE (Charles), écrivain et homme politique français, né h Morlaix ’(Finistère) en 1821. Attaché de bonne heure aux idées républicaines, il collabora en 1848 à l’Evénement de Victor Hugo, se lia avec Lamartine, dont il fut le secrétaire de 1849 à 1852, et fut à cette époque un des rédacteurs du Pays, journal alors dirigé par l’illustre poète. Sous l’Empire, M. Alexandre vécut dans la retraite, consacrant ses loisirs aux lettres et h la poésie. Il publia, notamment, les Espérances (1852), recueil de vers ; les Grands maîtres, poésies (1860, in-12) ; le Peuple martyr (1863, in-12), en vers ; des biographies de C’h. Cornic, de Daumesnil, etc. Sa fidélité à ses convictions républicaines lui valut d’être nommé, le 8 février 1871, député de Saône-et-Loire a l’Assemblée nationale par 67,454 voix. M. Alexandre alla siéger dans les rangs des républicains modérés. I ! vota pour la paix, pour la loi sur les conseils généraux, pour le retour de l’Assemblée à Paris, contre l’impôt sur le chiffre des affaires, etc., appuya lu politique de M. Thiers, pour lequel il vota le 24 mac 1873. M. Alexandre fut un adversaire constant du gouvernement de combat, qui se proposait de rétablir la monarchie et de supprimer toutes les libertés. Il vota contre le septennat (19 novembre 1873), contribua à la chute de M. de Broglie (14 mai 1874), appuya les propositions Périer et Maleville (juillet 1874), vota pour la constitution du 25 février 1875, contre la loi sur l’enseignement supérieur, etc. M. Alexandre n’a pris que rarement part aux discussions de la Chambre. Il ne s’est pas représenté aux élections du 20 février 1876 et est rentré dans la vie privée.

ALEXANDRE (Édouard), fabricant d’instruments de musique, né à Paris en 1824. Il avait vingt ans lorsque son père, après lui avoir fait apprendre la fabrication des orgues, l’associa à la direction du grand établissement qu’il avait fondé en 1829. M. Alexandre père avait précédemment inventé le sonore S accordéon et un instrument à deux jeux. M. Édouard Alexandre, de concert avec son

{>êre, créa le piano-orgue, le piano Listz etorgue mélodium ou orgue Alexandre (v. or- OUts Alexandre), qui est répandu aujourd’hui dans le monde entier, grâce à la modicité de son prix. Pour fabriquer en grand ses orgues à anches libres et ses mélodiums u 100 francs, MM. Alexandre ont fondé U Ivry, en 1858, un établissement modèle qui compte un grand nombre d’ouvriers. La maison Alexandre a obtenu une mention honorable en 1829, une médaille de bronze en 1844, une médaille d’argent en 1849 et la médaille d’honneur à l’Exposition universelle de 1855, et M.Édouard Alexandre a été décoré de la Légion d’honneur en 1860. On possède, sous le nom de M. Alexandre : Méthode pour l’accordéon (1839) ; Notice sur les orgues mélodiums d’Alexandre et fils (Paris, 1844, in-4°).

ALEXANDRE JEAN 1er, prince de Moldavie et de Vulachie. V. C’uza, dans le Grand Dictionnaire (tome V).

ALEXANDRE KARAbCORGEVlTCH, prince de Serbie, né en 1806. U est fils du célèbre Czerni ou Kara-Georges, qui prit une grande part à l’indépendance de la Serbie et périt assassiné en 1817. Alexandre passa la plus grande partie de sa jeunesse eu Bessarabie, puis en Valachie. Après l’arrivée au pouvoir de Michel Obrenoviich (1839), il put rentrer en Serbie et gagna la sympathie du jeune prince, qui le nomma son aide de camp. Michel Obrenovitch ayant été renversé en 1842, une assemblée nationale proclama prince de Serbie le fils de Kara-Georges (septembre

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1842). Le gouvernement turc, très-hostile aux Obrenovitch, s’empressa de le reconnaître ; mais le gouvernement russe protesta, et ce ne fut qu’à la suite d’une nouvelle élection, qui eut lieu le 15 juin 1843, en présence de commissaires de la Porte et de la Russie, qu’Alexandre fut définitivement reconnu. Le prince de Serbie s’attacha à encourager l’industrie et le commerce, fit percer des routes qui ouvrirent des débouchés aux produits du pays, apporta d’importantes améliorations dans l’instruction publique, créa une école militaire, une école d’agriculture, une école des arts et métiers, deux lycées, etc. Lors de la guerre d’Orient en 1853, le parti national poussa le prince Alexandre à se soulever contre la Porte ; mais celui-ci, qui avait trouvé un appui constant à Constantinople, refusa de se prononcer pour la Russie, garda la neutralité et reçut du sultan Abd-ul-Medjid un firman qui confirmait tous les privilèges accordés à la Serbie. Dans la traité de Paris (30 mars 1856), les grandes puissances garantirent l’existence de la Serbie et son indépendance réelle. Cependant le vieux prince Milnch avait profité du mécontentement provoqué dans la population par l’attitude du prince Alexandre à l’égard de la Turquie, envoyé des agents en Serbie et préparé un complot pour renverser ce dernier. Ce complot fut découvert. Parmi les personnages les plus importants qui s’y trouvèrent compromis, on comptait le président du sénat, Stefunovitz, et le président de la cour de cassation, Sveko Raïovitz. Ils furent l’un et l’autre condamnés à la peine capitale, et six autres accusés se virent frappés de la peine des travaux forcés à perpétuité. L’opinion publique, très-surexcitée, se prononça contre l’excessive sévérité de ces peines, et, sur la demande des consuls de Russie et de France, il fut sursis à l’exécution. Un conflit ne tarda pas à se produire entre le prince et la Chambre des représentants, qui exigea son abdication. Sa déchéance ayant été proclamée le 22 décembre 1858, le prince Alexandre se rendit en Autriche avec sa famille, pendant que le vieux Miloch redevenait prince de Serbie. Depuis dix ans, Alexandre Karageorgevitch vivait dans l’exil, lorsque, le 10 juin 1868, le fils et successeur de Miloch, le prince Michel, fut assassiné dans le parc de Topchidere. Les assassins déclarèrent qu’ils avaient agi à l’instigation d’Alexandre Karageorgevitch, désireux de remonter sur le troue de Serbie. Mais les Chambres, d’accord avec la population indignée, renouvelèrent les décrets de déchéance qui frappaient Karageorgevitch et appelèrent au trône le jeune prince Milan, neveu du prince Michel.

Pendant la guerre que la Serbie déclara à la Turquie en juillet L870, Karageorgevitch a adressé aux Serbes une sorte de manifeste qui est resté sans écho dans le pays.

ALEXANDRE DE L’ISLE, chroniqueur du xme siècle. Il descendait d’une famille noble, dont le domaine était dans le voisinage de Hildesheim, et il se fit moine dans l’abbaye de Corbie ou Corvey, en Westphalie. Il continua le Breviarium rerum mémorabilium, qu’avait commencé Isibord ab Amelungen, moine de la même abbaye, et qui fut publié par Paullini dans les Acta curiosorum nature (1686, in-4<>). Ce livre, qui peut être considéré comme un curieux spécimen de l’état des esprits pendant le moyen âge, est rempli d’histoires merveilleuses, dans le genre de celle que nous allons citer : « L’abbé de Corbie, voulant un jour se taver les mains, tira son anneau de ses doigts, et un corbeau apprivoisé, qui se trouvait là, déroba l’anneau. L’abbé, après avoir fait d’inutiles recherches pour découvrir celui qui avait volé l’anneau, frappa d’excommunication le voleur inconnu. À partir de ce moment, le corbeau devint triste, languissant, et il dépérissait de jour en jour. Un domestique eut alors l’idée que le corbeau était le voleur, et que l’excommunication prononcée pur l’abbé était peut-être l’unique cause de son dépérissement ; il chercha, et il trouva la bague dans le nid de l’oiseau. Alors l’abbé leva l’excommunication, et le corbeau redevint vif et alerte comme auparavant. »

ALEXANDRE*, dans la géographie ancienne, montagne de la Mysie, qui faisait partie du mont Ida, eu Asie Mineure. Elle tirait son nom d’Alexandre Paris, qui, suivant la Fable, jugea en cet endroit la querelle des trois déesses Junon, Pailas et Vénus, qui se disputaient le prix de la beauté.

ALEXANDRI (Basile), poète roumain, né en 1321. U commença à Jassy ses études, qu’il alla continuer à Paris en 1825. Là, il se fit recevoir bachelier, s’occupa de droit et de médecine, puis voyagea en Italie et revint eu Moldavie en 1839. M. Alexandri s’adonna alors à des travaux littéraires, écrivit des nouvelles, des poésies, collabora à la revue intitulée la Dacie littéraire et fit partie d’un groupe de jeunes’gens qui résolut de régénérer la littérature nationale en y introuuisant les idées et les formes nouvelles de la littérature de l’occident de l’Europe. En 1844, il prit avec deux de ses amis la direction des deux théâtres de Jassy, où il fit représenter des pièces de sa composition, dont le succès fut éclatant. À la même époque, il fonda le Progrès, revue littéraire et scientifique, dont les idées larges et hardies déplurent au prince

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Stourdza, qui la supprima au bout de quelques mois. Quelque temps après, M. Alexandri visita la Syrie, la Grèce, le nord de l’Italie, puis revint en Moldavie. Au mois d’avril 1848, il prit une part active au mouvement populaire qui se produisit à Jassy. Forcé de quitter cette ville, il retourna à Paris et publia dans les journaux plusieurs articles, dans lesquels il défendit avec autant de vifueur que de talent la cause des Principautés anubiennes. De retour dans son pays, M. Alexandri reprit ses travaux littéraires et fonda eu 1855 la Roumanie, revue qui ne tarda pas à être supprimée. Il était à cette époque un des membres les plus actifs du parti national, dont les efforts tendaient à réunir les deux principautés de Valachie et de Moldavie, et ce fut pour propager cette idée qu’il composa, en 1856, son chant national intitulé la Hora de l’union. Ayant hérité do la fortune de son père, il fut le premier qui donna l’exemple, bientôt suivi, d affranchir tous les serfs de ses domaines. Lors des événements de 1857, il fit partie du divan ad hoc de Moldavie, chargé d’établir les bases d’une nouvelle constitution du pays, et contribua l’année suivante à l’élection de Couza, qui parvint à réunir en un seul groupe les deux principautés, sous le nom de Roumanie.

Indépendamment d’un grand nombre d’articles politiques et littéraires, on doit à M. Alexandri des pièces de théâtre, intitulées : Jassy en carnaval, Georges de Sadagoura, la Noce villageoise, la Pierre de ta maison, Afm« Kiritza en province, M'œe' Kiritza à Jassy, etc., pièces qui ont été réunies sous le titre de Répertoire dramatique (1852, in-8°) ; Ballades populaires de la Roumanie (1852-1853, in-S°), traduites en partie en français par l’auteur (Paris, 1855) ; le Collier littéraire (1857), recueil de poésies et d’études ; les Doinas (1853, în-8°), recueil de vers, qui a été traduit en français par M. Voïnesco (1853), etc.

Aicxuudri Ar», nom donné, dans l’anti âuité, à des autels élevés sur les bords du euve Hyphasis (aujourd’hui Beyah, dans l’Indoustan), en l’honneur d’Alexandre le Grand, et qui marquaient l’endroit où finissaient ses conquêtes. Ce monument devait être situé dans les environs de Firozpoor.

Il y en avait un autre du même genre en Carainanie, sur un promontoire s’avançant dans le golfe Persique, près du port(yHexa ; idri Portus) où séjourna pendant vingt-quatre jours Néarque, le commandant de la flotte macédonienne. Ce port était sur le bord occidental de l’Indus, près de son embouchure, dans la Gédrosie, pays des Arabites, qui forme aujourd’hui une petite province du Béloutchistan.

Enfin, un troisième monument du même genre s’élevait dans la Marmarique (royaume de Tripoli), non loin du temple de Jupiter Aimnon, que le héros macédonien était allé visiter.

ALEXANDRI A, ville de l’Amérique, dans l’État de Virginie ; 10,000 hab. Elle a un bon port sur le Potomac. À peu de distance se trouve Mount-Vernon, qui fut la résidence de Washington.

ALEXANDRY {baron d’Orknoiani d’), homme politique français, d’origine italienne, né en 1812. Il possède de grandes propriétés dans la Savoie. Après l’annexion de ce pays à la France en 1860, il fut nommé maire de Chawbéry et se signala, à partir de ce moment, comme un enthousiaste admirateur de L’Empire. Lors du plébiscite de mai 1870, il adressa aux habitants de Chambéry une proclamation pour les presser de voter en faveur du détestable gouvernement que subissait alors la France. On y lisait ces mots, qui montrent combien M. d’Alexandry manquait de perspicacité politique : « En votant oui, disait-il, on assure au pays le calme dont il a besoin. Si, cédant à de funestes influences, on s’abstient ou si on laisse tomber dans l’urne un vote négatif, on expose la France aux chances d’une révolution ou d’une réaction... Vous prouverez par votre conduite que vous êtes les dignes fils de l’antique Savoie, qui a toujours eu pour devise 1 honneur et le devoir.» Comme on le voit, aux yeux de M. d’Alexandry, l’honneur et le devoir consistaient à appuyer le pouvoir issu du guet-apens du 2 décembre, des fusillades et des proscriptions, le pouvoir qui avait été la démoralisation même. Il était maire de Villard-Héry et membre du conseil général de la Savoie lorsqu’il posa sa candidature dans ce département, lors des élections sénatoriales du 30 janvier 1876. « Catholique avec l’Église, dit-il dans sa profession de loi, je la défendrai toujours comme gardienne des principes immuables qui seuls élèvent l’homme, assurent la grandeur et la prospérité d’une nation. En politique, je suis Français avant tout ; c’est vous dire que, dans la mise en pratique des lois constitutionnelles, je soutiendrai le gouvernement du maréchal de Mac-Mahon, qui, en satisfaisant les aspirations légitimes de la nation, garantit l’ordre, le respect de la religion, de la famille, de la propriété, tout en combattant énergiquemeiit les principes révolutionnaires. » M. d’Alexandry fut nommé sénateur. Chaud clérical et bonapartiste, il est allé siéger au Séuat parmi les membres de la réaction,

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avec qui il a voté pour le maintien des jurys mixtes, contre la loi des maires, etc.

ALEX1ARE, fils d’Hercule et d’H-’-bé, déesse de la jeunesse, et frère d’Anicétus.

ALEXIEN s. m, (a-lè-ksi-ain). Hist. relig. Religieux de l’ordre de Saint-Alexis.

— Encycl. La congrégation des alexiens, fondée dans le but de soigner les malades, prit naissance au commencement du xi vu siècle, au moment où la peste noire ravageait une partie de l’Europe. Les alexiens, qui tiraient leur nom de saint Alexis, leur patron, se répandirent surtout en Belgique et dans la basse Allemagne. On les nommait aussi cellites (latin cella, tombe) et quelquefois lollards, nom attribué aussi aux wicléfistes. Il y eut également des congrégations de sœurs alexiennes ou cellites, fondées dans le même but. Toutes ces sociétés ont disparu presque entièrement ; quelques traces seulement en subsistent en Belgique, à Cologne et à Aixla-Chapelle.

ALEXINATZ, villa frontière de la principauté de Serbie (Turquie d’Europe), à 32 kiloin. de Nisch, sur la route de Belgrade à Constantinople ; 3,950 hab. Lazaret ; dernière station du télégraphe électrique (prolongation de la ligne autrichienne). Cette ville assez importante, située dans une région très-ondulée, a vivement excité l’attention publique depuis que la Serbie, s’insurgeant contre la souveraineté de la Turquie, a recouru aux armes pour se rendre indépendante. C’est dans son voisinage que, après plusieurs combats partiels, une bataille importante fut livrée le 1er septembre 1876 entre les troupes serbes, commandées par le général Tchernaïef, et l’armée turque, ayant pour général en chef Abd-ul-Kérim. Les Serbes furent vaincus ; cependant Alexinatz prolongea quelque temps encore la résistance. Elle fut prise d’assaut par les Turcs le 31 octobre 1876.

ALEX1NUS, philosophe grec de l’école de Mégure, au ive siècle av. J.-C. IJ était né en Elide, et il avait eu pour maître Eubulidus. Il attaqua Aristote et la doctrine des stoïciens. Il eut la prétention de fonder une secte, qui fut nommée secte des olympiques, parce qu’il en enseignait les principes à Olympie ; mais, comme cette ville était très-miilsainu et qu’il y régnait une maladie dangereuse, il perdit bientôt tous ses élèves. Eu se baignant dans l’Alcée, il fut blessé par la pointe d’un roseuu, et il en mourut.

ALEXIS, petite comique grec, mort vers 290 av. J.-C. Il était né à Thurium, en Lucanie, et il vint dès sa jeunesse à Athènes, où ses comédies furent jouées avec succès. Suidas dit qu’il fut le maître de Mênandro et qu’il composa deux cent quaruuto-cinq pièces, dont il ne sous reste que de courts fragments.

ALEXIS ou ALEXIUS 1er COIINÈNE, empereur de Trébizonde, né vers 1180, mort en 1222. Il échappa aux cruautés d’Isaac II, qui avait résolu de détruire toute la race des Coinnènes. À l’époque où les Latins prirent Constantinople, en 1204, Alexis et son frère David levèrent une armée parmi les Grecs mécontents. Alexis prit Trébizonde et d’autres villes, pendant que son frère s’emparait de Sinope et poussait ses conquêtes jusqu’à Constantinople, et bientôt le premier prit le titre à’autocrator ou d’empereur. Son règne fut troublé par des guerres continuelles avec les Turcs et avec Théodore Lascaris. (I fut contraint de céder une partie de ses possessions au sultan d’Iconium, et il ne régna plus que sur les pays situés près des rivages de la nier Noire.

ALEXIS ou ALEXIUS DRAGON COMNENË,

général, né à Fera vers 1553, mort à Paris en 1619. Il appartenait à la famille impériale des Comnènes, et, après avoir servi le duc de Savoie, la république de Venise et le pape, il vint en France, où Catherine de Médicis lui donna le commandement d’un corps du cavalerie. Il fut ensuite nommé gouverneur du Perche.

ALEXIS (le faux), imposteur qui, en 1191, sous le règne d’Jsaac l’Ange, se présenta comme étant le fils d’Alexis IL II réussit à faire un assez grand nombre de dupes, puisqu’il put rassembler une armée de 8,000 hommes et se faire proclamer empereur. Muis comme ses soldats, qui étaient mahométatis pour la plupart, commirent beaucoup de profanations dans les églises, un prêtre l’assassina pendant son sommeil.

ALEXIS (del Arco), peintre espagnol, né à Madrid en 1625, mort dans la inèiiie ville en 1700. Il est également connu sous le nom d’EI Sordiiio de Pcrcdu, surnom qu’on lui donna parce qu’il était sourd-muet et avait eu pour maître Pereda. Cet artiste se fit surtout remarquer par les portraits qu’il exécuta ; il fut dessinateur habile et bon coloriste ; il peignit quelques tableaux d’église pour sa ville natale, notamment une Assomption et une Conception, dont on fait le plus grand éloge. L’église Sau-Salvador de Madrid posseile de lui une Sainte Thérèse.

Alexis OU 1 Erreur ll’un ton père, Opéracomique en un acte, paroles de Marsollier, musique de Dulayrac ; représenté aux Italiens le 24 janvier 1798. Alexis, maltraité par uno belle-mère, a quitté fort jeune la maison pa-