Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 17, part. 1, A.djvu/18

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ABIM

ABEB.SÏCHAN, ville d’Angleterre, dans le pays de Galles, comté de Monmouth, assise dans une contrée riche en mines de fer et en houille, par 51* 44’ de lat. N. et 5» 25’ de long. 0- ; 13.491 hab.

ABEBT (Jean-Joseph), compositeur allemand, né à Kochowitz (Bohême) le 21 septembre 1838. Ilétudiade bonne heure la musique dans un couvent d’augustins, & Laipa, qu’il quitta a quinze ans pour se rendre à Prague, où un de ses oncles le fit entrer au Conservatoire ; au bout de trois ans, il était devenu un habile instrumentiste et un compositeur de talent. Deux ouvertures et une symphonie qu’il lit exécuter à cette époque par ses camarades attirèrent sur lui l’attenlion et le firent attacher, comme contrebassiste, à la chapelle du roi de Wurtemberg (1852). Abert produisit a partir de ce moment plusieurs œuvres remarquables, des morceaux de concert, des ouvertures, des lieders, des quatuors, des symphonies, notamment sa Symphonie en ut mineur, exécutée à Stuttgard en 1853, et sa Symphonie en la majeur (1856). Trois ans plus tard, il fit représenter un opéra, Anna von Landskron, qui fit peu de bruit. Il en fut de même, en J862, d’un nouvel opéra, le Roi Enzio ; mais, eu 1864, son poème syrnphonique Colombus eut un succès éclatant qui rendit rapidement son nom populaire en Allemagne. Une nouvelle partition, Aslorga, jouée à Stuttgard en 1866, étendit encore sa réputation. Vers cette époque, il fit un riche et brillant mariage, voyagea en Allemagne, en Angleterre, en Hollande, et fut désigné, en 1867, pour remplacer Eckert, maître de chapelle du roi de Wurtemberg etchef d’orchestre du théâtre de Stuttgard. Depuis lors, Abert n’a guère produit qu’un opéra intitulé Ehkehard (1878), tiré d’un roman de Scheffel. Iï s’est consacré à. ses nouvelles fonctions et il passe pour un des meilleurs chefs d’orchestre de l’Allemagne.-Sa symphonie Colombus a été exécutée avec succès à Paris, aux concerts Pasdeloup.

ABEKTHAM, village d’Autriche (Bohême), près de la frontière du royaume de Saxe, à 6 kilom. S. de Joachimsthul et a 135 kiioin. N.-O. de Prague, au pied du Plœssberg, par 500 15’ de lat. N. et 10° 34’ de long. E. ; 2.792 hab. L’exploitation minière produisait autrefuis de l’argent ; à présent on n’extrait plus que du zinc.

ABÉVACUATION s. f. (a-bé-va-cu-a-cion

— de ab, et rad. évacuation). Méd. Evacuation d’une matière qui quitte un organe pour passer dans un autre.

ABGARRIS, petit groupe d’îles de l’Océanie, au N. des lies Salomon et à l’E. de la Nouvelle-Irlande, par 3" 27’ 20" de lat. N. et 152» 26’de long. E. Ces îles sont basses, boisées et entourées de récifs.

. AB1CH (Guillaume-Hermann), naturaliste allemand, né à Berlin le 11 décembre 1806.

— En 1877 il s’était fixé à Vienne, où il est mort le 3 juillet 1886. Le 7 avril 1879, Abich avait été nommé membre correspondant de l’Académie des sciences de Paris. C’est en son honneur qu’on adonné le nom A’abichite à un minéral formé d’aiséniate de chaux. Abich a inventé un petit mortier, dont on se sert dans les épreuves minéralogiques et qui porte son nom.

Outre les ouvrages que nous avons cités, on doit à ce savant géologue : Sur une île apparue dans ta mer Caspienne ce sur les volcans de boue de la région Caspienne (1863) ; Observations géologiques faites pendant dus voyages dans les régions du Kuretde l’Araxe(lSW) ; Sur la solfatare de Tandurek dans le plateau arménien au sud-ouest du grand Ararat (1870). Cette solfatare, découverte par lui, est le volcan Sunder-Jikdagh, irouvéplus tard parl’AnglaisTaylor, Mentionnons encore : Recherches géologiques dam la région du Caucase (1878) ; Sur la grêle cristallisée dans le Caucase (1879), etc. Abich a publié en outre un grand nombre de mémoires dans les • Annales de PuffendorfT», le « Journal de la Société géologique allemande », le ■ Bulletin de la Société des naturalistes de Moscou », les • Mémoires de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg ».

ABID, nom générique donné à plusieurs tribus arabes de l’Algèrie, ’notamment à celles qui habitent sur les deux rives de la Makta, dans le département d’Oran, aux Gharabas, aux Cheragas du Sahel de la province d’Oran, enfin à ditférentes tribus de la Grande Kabylie et du Haut Tell (prov. d’Alger).

ABILO s. m. Bot. Nom donné communément à un arbre des Iles Philippines, appartenant à la famille des Géraniacées, sous-famille des Anacardiacées. Cet arbre a été rapporté récemment au genre Canarion commun ou résine élémi par MM. Bentley et Trimen.

À Mme (i»’)f par Maurice Rollinat (1886, in-18). La critique n’a pas fait un accueil très favorable à ce recueil de vers, dont l’auteur semble avoir voulu bannir exprès tout ce qui fait l’agrément ordinaire de la poésie. Rien que de la psychologie dans ces pièces d’une tristesse noire, mais dont la forme savante dissimule la monotonie inévitable du fond. L’abîme que le poète a voulu sonder, c’est l’homme lui-même et ses principaux mobiles : l’Hypocrisie, l’Intérêt, l’Egoisme, le Soupçon, la Haine, la Colère, l’Orgueil, l’Ennui, l’Ingratitude, le Mépris, le Doute, l’Inquiétude, la Vanité, tels sont les titres d’un certain nombre de pièces. Dans d’autres, le

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poète étudie tour à tour le Faciès humain, où il cherche à trouver des indices de ce qu’est l’homme en soi, de ses habitudes, de ses vices, de ses projets, de ses faiblesses et de ses grandeurs ; les Regards, éminemment révélateurs, etc. On voit à quelle analyse tenue il s’est assujetti. Dans la pièce intitulée les Antagonismes, il refait à sa manière l’éternel débat de l’âme et du corps ; dans l’Enigme, il rajeunit le vieux mythe oriental de Satan ; dans l’Ajournement, il montre la perpétuelle remise au lendemain de ce que conseille le devoir ; dans l’Argent, le souci • qui sur tous les autres s’incruste ■ ; dans l’Artiste, l’énervante contention de l’esprit à la poursuite d’un idéal qu’il n’atteint jamais ; dans l’Empoisonneur, le levain de pessimisme qui gâte chez l’homme moderne toutes ses joies. Citons cette courte pièce, qui donnera une idée des autres :

L’homme est le timoré de sa vicissitude ; Creuseur méticuleux de ses mauvais effrois, Il s’invente un calvaire, il se forge des croix, Et reste prisonnier de sou inquiétude.

C’est pourquoi sa détresse emplit sa solitude ; Il opprime l’espace avec son propre poids. Et dans l’immensité, comme dans de la poix, Traîne son inBni dont il a l’habitude.

Contagieux d’ennui, de fiel et de poison,

Il insuffle son ame au ciel, a l’horizon,

Qui deviennent un cadre où vit sa ressemblance,

Et, retrouvé partout, son fantôme qu’il fuit,

Contaminant le jour et dépravant la nuit,

Fait frissonner le calme et grincer le silence,

« D’autres pièces, dit un critique, s’embranchent surcelles-là, montrantdes nuances de pensées, des ébauches de gestes. Des personnages peu définis circulent avec des

pantomimes excessives, des figures dé maniaques, ou se dressent dans des postures figées, surpris dans l’exercice d’un vice, dans le défi d’une révolte, dans la prostration de l’indifférence. Tels sont les Deux Solitaires, le Blafard, le Sceptique, l’Automate. Un pistolet décroché du mur adresse un discours d’un comique funèbre à l’homme irrésolu devant le suicide. Ce comique froid et pénétrant est une des notes particulières au livre. Le sarcasme est souvent mêlé à l’éloquence des dissertations. L’unité artistique est d’ailleurs remarquablement observée. On peut suivre, page par page, le travail de creusement, de construction, de condensation auquel s’est livré, avec une véritable rage intellectuelle, l’être double qui habite en Rollinat, comme en tout poète supérieur à la bai.ale fabrication. L’homme qui pense, qui réfléchit, a trouvé les remarques dominantes, les thèmes à développer ; puis l’artiste est venu et a proscrit impitoyablement tout pittoresque, toute recherche d’enjolivement. Le vers est employé avec une dextérité suprême, mais il n’est pourtant pas ici l’enveloppe ajourée et ciselée ; il est l’épanouissement propre de la pensée en des mots caractéristiques, précis, ajustés, inattendus, souvent forgés a l’instant même. En aucun livre peut-être on n’a vu surgir une telle poussée de néologismes expressifs et clairs ; mais si l’on applaudit le poète qui sebatavec la phrase rebelle, on en arrive aussi, en quelques endroits, à regretter que le but soit dépassé. •

ABIODH-S1D1-CHEIKH, koubba d’Algérie, département d’Oran, à 386 kilom. S.-E. d’Oran et à 63 kilom. S.-O. de Géryville. Abiodh-Sidi-Oheikh s’élève au milieu d’une légère dépression du sol, dans une plaine, sur le bord de l’Oued-Abiodh ou l’Ouea-R’aris, au pied de la pente méridionale des montagnes de Larouat-el-Ksel, à 861 mètres d’altitude. Autour de la koubba, sont groupés, sur de petites buttes, cinq ksour, deux à l’E., Ksar-ech-C’hergui et Rsar-Sidi-Abd-ur-Rahman ; trois à l’O., Ksar-el-Kebir ou Sidi-el-hadj-Hamed, Ksar-ouled-bou-Douaïaet Ksar-Abîd-R’eraba. La population totale de ces cinq ksour, renfermant, cent et quelques maisons, est d’environ 2.000 âmes. Sidi-Cheikh, qui vivait au xvne siècle, descendait de Sidi-Mâmmar, le fondateur des Arbâouat ; il était fils de Sidi-Mohamined et de Cherifia, fille de Sidi-Aliben-Saïd, dont la koubba est à Rassoiil. Pur son esprit de conciliation et son adresse, Sidi-Cheikh sut se créer une si grande influence que les ksour et les tribus nu Sahara, de la province d’Oran, des Harar, desLar’ouat du Ksal, des Hamian et du Djebel-Amour, sont communément regardés comme faisant partie des Oulad-Sidi-Cheikh,

La koubba de Sidi-Cheikh peut avoir en hauteur une dizaine de mètres, dont un tiers pour la partie basse ou cubique. Aux quatre coins de la terrasse sontdescoupoles plus petites. À la distance de quelques mètres se trouve un mur d’enceinte de 1 mètre d’élévation. On entre par la partie vestibulaire, d’où l’on pénètre à droite dans la chambre funéraire. Au milieu s’élèvent quatre piliers, se raccordant en arcades ; dans l’intervalle, au-dessous de la grande coupole, est le tombeau de Sidi-Cheikh, recouvert d’un catafalque, tabout, sur lequel sont tendues de riches étoffes de soie. De beaux tapis couvrent le sol et de petites lucarnes laissent pénétrer une faible lumière. Pendant l’insurrection du S.-O. crânais, au mois d’août 1881,1e colonel Négrier fit détruire la koubba, devenue un foyer permanent de révoltes, afin d’empêcher les exaltés d’y venir, sous prétexte de pèlerinages, entretenir le fana ABOR

tisme indigène. Toutefois, pour montrer qu’il n’était guidé par aucun esprit d’hostilité contre une forme quelconque du culte musulman, le colonel fit recueillir les ossements de Sidi-Cheikh, lesquels, enfermés dans une caisse, furent transportés à Géryville et déposés dans la mosquée. L’acte du colonel Négrier fut diversement apprécié, et le gouvernement, craignant qu’il n’eût de graves conséquences en excitant davantage le fanatisme musulman, donna des ordres pour qu’on reconstruisît la koubba et qu’on y déposât de nouveau les restes de Sidi-Cheikh.

ABOMA, plateau dans la partie orientale du Congo français, borné au N. par la rivière Mpama ou Mpaka, à l’E. par le Congo, au S. par le Lofini, le Lawson de Stanley, et à l’O. par les affluents supérieurs de Mpaka et de Lofini, qui se confondent presque. Le plateau est fertile et b.ien peuplé. On trouve sur la rive du Congo le village de Mpuya.

ABONDANCE (baib d’), en anglais Bay of Ptenty, dans la Nouvelle-Zélande. Large échancrure sur les côtes septentrionales de l’Ile du Nord, comprise entre la baie de Mercury au N.-O., par 36"48’ 44" de lat. S. et 173° 24’ 27" de long. E., et le cap Runnway, par 37» 30’ 45" de lat. S. et 175° 40’ 21" de long. E. La distance entre ces deux points est de 222 kilom., tandis que la baie s’enfonce jusqu’à 74 kilom. dans les terres. Cette vaste baie, la plus grande de la Nouvelle-Zélande, reçoit les eaux de nombreuses rivières. La baie d’Abondance renferme de nombreuses îles et rochers ; les principales lies sont : le groupe d’Alderman, les lies de Soulier, de Motiti et de Whale.

* ABONDANT adj.—Algèbr. Se dit d’un système où le nombre des équations distinctes est supérieur à celui des inconnues. V. surabondant.

"ABONNEMENT s. m. — Adm. Fonds d’abonnement. V. FONDS.

aBONY, ville de Hongrie, comitat de Pesth, à 85kilora. E.-S.-E.de Budapest, sur le chemin de fer de Debreczin, par 47° 10’ de lat. N. et 17« 41’de long. E. ; 11.186 hab. La population est surtout composée de Madgyars s’occupant d’agriculture.

    • ABORDAGE s. m. — Encycl. Jurispr.

Chacun est responsable du dommage qu’il a causé, non seulement par sa volonté expresse, mais encore par sa négligence ou par son imprudence. Ce principe général, si simple en apparence, donne lieu dans la pratique a des applications fort complexes. En ce qui concerne notamment les abordages en mer et leurs suites, la question n’était qu’insuffisamment réglée par l’article 1383 du code civil et l’article 407 du code de commerce. Plusieurs essais de législation ont été tentés vainement pour y suppléer. C’est ainsi, par exemple, que le projet de loi de 1874, que nous avons donné au tome XVI du Grand Dictionnaire, n’a pas été voté. D’autres ont encore été proposés depuis, mais Sans aboutir non plus. Il existe un important projet de loi du 31 juillet 1882, réglementant les accidents et collisions en mer, les juridictions qui ont h en connaître, la procédure k suivre, les délits et les peines qui leur sont applicables ; ce projet n’a pas encore reçu (1887) la sanction du vote de la Chambre. Seul, un règlement du 1« septembre 1884, prescrivant les mesures à employer pour éviter les abordages, est définitivement acquis.

Avant d’en donner une analyse succincte, il convient de dire : l° que ce règlement abroge celui du 4 novembre 1879, qui régissait précédemment la matière ; 2° que, dans les règles qui suivent, tout navire à vapeur qui ne marche qu’à l’aide de ses voiles est considéré comme bâtiment à voiles, et tout navire à vapeur dont la machine est en action est considéré comme navire k vapeur, qu’il se serve de ses voiles ou qu’il ne s’en serve pas.

Règles concernant les feux. Les feux dont il est question ci-après doivent être tenus allumés par tous les temps, depuis le coucher du soleil jusqu’à son lever. Tout navire à vapeur de mer, quand il est en marche, doit porter : sur le mât de misaine, à une hauteur d’au moins 6 mètres, un feu blanc brillant ; à tribord, un feu vert ; à bâbord, un feu rouge. Tous ces feux doivent avoir une lumière uniforme et sans interruption, ayant une portée, le premier de 5 milles de distance, le second et le troisième de 2 milles, par nuit noire, mais atmosphère pure. Tout navire k vapeur qui remorque un autre bâtiment doit porter sur ses côtés deux feux blancs brillants placés verticalement à om,91 au moins au-dessus l’un de l’autre.

Signaux de jour et de nuit à bord des navires gui ne sont pas maîtres de leur manœuvre. Tout navire se trouvant dans cette condition, si c’est pendant la nuit, met à la place du feu blanc du mât de misaine trois feux rouges placés dans des lanternes sphériques d’au moins om,25 de diamètre, disposées verticalement à une distance l’une de l’autre d’au moins om,91, et visibles à au moins 2 milles de distance, par nuit noire, mais atmosphère pure. Si c’est le jour, il porte en avant de la tête du mât de misaine trois boules noires de om,61 de diamèlre chacune, placées comme il a été dit pour les feux. Tout navire employé soit à poser, soit à relever un câble télégraphique, doit avoir pendant la nuit des lanternes, et pendant

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le jour des boules, de la même grosseur que les précédentes ; seulement elles doivent être à une distance d’au moins lln,82 les unes des autres ; de plus, il faut que le feu ou la boule du milieu soient de couleur blanohe, que les feux ou les boules de côté soient de couleur rouge. Toutes les fois que les feux de côté, ronge et vert, ne peuvent pas être fixés à leur poste, ce qui arrive à bord des petits navires par les mauvais temps, on tient ces feux sur le pont, à leurs côtés respectifs, allumés et prêts à être montrés. Si on approche d’un autre bâtiment, ou si on est approché, on doit montrer ses feux à leurs bords respectifs, les placer de manière qu’ils soient le plus visibles possible, et de telle sorte que le feu vert ne puisse pas s’apercevoir de bâbord, ni le feu rouge de tribord. Afin de rendre plus facile et plus sûr l’emploi de ces feux portatifs, les lanternes sont peintes extérieurement de la couleur des feux qu’elles contiennent, et munies d’écrans convenables. Tout navire doit, lorsqu’il est au mouillage, avoir un feu blanc, dans une lanterne sphérique d’au moins om,20 de diamètre, placé le plus en vue possible, avec une lumière claire, uniforme et sans interruption, visible tout autour de l’horizon à une distance d’au moins 1 mille. Les bateaux-pilotes, quand ils ne sont ni sur leur station de pilotage ni en service, ne doivent pas porter les mêmes feux que les autres navires ; ils ont à la tête du mât un feu blanc, et montrent à de court1* intervalles, ne dépassant jamais quinze minutes, un ou plusieurs feux intermittents. Les embarcations non pontées et les bateaux de pêche de moins de 20 tonneaux (jauge nette), étant en marche, sans avoir leurs filets, chaluts, dragues ou lignes à l’eau, ne sont pas obligés de porter les feux de couleur de côté ; mais, dans ce cas, chaque embarcation doit, en leurs lieu et place, avoir prêt sous la main un fanal, muni sur l’un des côtés d’un verre vert et sur l’autre d’un verre rouge. Si elle approche d’un navire, ou si elle en voit approcher un, elle montre ce fanal assez à temps pour prévenir un abordage, et de manière que le feu vert ne soit pas vu sur le côté de bâbord, ni le feu rouge sur le côté de tribord. Les bateaux de pêche naviguant au large de la côte d’Europe, dans le nord du cap Finistère, sont astreints à des prescriptions spéciales. Quand ils sont en pêche avec des filets flottants ou dérivants, ils doivent montrer deux feux blancs très visibles, écartés verticalement de ICjSO au moins, et de 3 mètres au plus. Le feu inférieur doit être plus sur l’avant, et tous deux doivent pouvoir être aperçus à une distance de 3 milles au moins. Les mêmes prescriptions sont applicables à ces bateaux péchant à ta ligne et ayant leurs lignes dehors. Si un bateau en pèche devient stationnaire par suite d’un engagement de son appareil de pèche dans un rocher, ou pour tout autre motif, il doit montrer un feu blanc et faire le signal de brume d’un bâtiment au mouillage. Les bateaux peuvent toujours, en dehors des feux ordinaires, faire usage d’un feu intermittent. Tons les feux intermittents, montrés par un bateau qui chalute, drague ou pêche, doivent être montrés de l’arrière du bateau, à moins que celui-ci ne soit tenu à l’arrière par son appareil, auquel cas il montre le feu par l’avant. Chaque bateau de pêche ou embarcation non pontée doit, entre le coucher et le lever du soleil, montrer un feu blanc visible de 1 mille au moins. Par temps de brume, les bateaux qui se sérient de leurs appareils doivent, indépendamment de tous les feux, à intervalles de deux minutes au plus, sonner alternativement du cornet de brume et de la cloche. Enfin, tout navire rattrapé par un autre bâtiment doit montrer au-dessus de sa poupe un feu blanc ou un feu intermittent, destiné à avertir le navire qui approche.

Signaux phoniques. Indépendamment de tous les appareils à feux que nous avons mentionnés, un navire à vapeur doit être muni : l<> d’un sifflet à vapeur ou de tout autre système efficace de sons produits par la vapeur, placé de manière que le son ne soit gêné par aucun obstacle-, 2" d’un cornet de brume d’une sonorité suffisante, et qu’on

I puisse faire entendre au moyen d’un soufflet ou de tout autre instrument ; 3° d’une cloche assez puissante. Sur les navires ottomans, la cloche est remplacée par un tambour. Les navires à voiles sont pourvus d’un cornet et

1 d’une cloche analogues. En temps de brume, de brouillard ou de neige, soit de nuit, soit

I de jour, les avertissements suivants doivent

! être employés par les bâtiments. Tout navire

à vapeur, lorsqu’il est en inarche, fait entendre un coup prolongé de son sifflet k vapeur, ou du système qui le remplace, k des intervalles n excédant pas deux minutes. Les navires à voiles en marche font avec leurs cornets, k des intervalles de deux minutes au plus, les signaux suivants : un coup, lorsqu’ils sont tribord amures ; deux coups, l’un après l’autre, quand ils sont bâbord amures ; trois l’oups, l’un après l’autre, quand ils ont le vent de l’arrière du travers. Les navires, à voiles ou à vapeur, qui ne font pas route, doivent sonner la cloche à des intervalles n’excédant pas deux minutes. Pendant les temps de brume, de brouillard, ou de neige, il faut diminuer la vitesse et n’al^ qu’à une allure modérée.

Règles relatives à la roule et à la ma-