Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 17, part. 1, A.djvu/225

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tour de 400 kilom. ; sa profondeur est peu considérable et ne dépasse pas 10 mètres ; elle est en moyenne de 2 mètres. Dans l’Amérique du Sud, il n’y a lieu de mentionner que le lac Titicaca, le lac de Managua et

AMER

la lagune de Maracaïbo, enfin, dans l’Amérique Centrale, le grand lac de Nicaragua. Voici le tableau des principaux réservoirs lacustres et les plus grands bassins fluviaux.

I. RÉSERVOIRS LACUSTRES.

LACS DE LA REGION.

Grand lac des Esclaves

Grand lac des Ours

Grand Winnipeg

Athubaska..

Nipigon

Lac des Daims •

Manitobà

Petit Winnipeg

Woliaston

Iljamraa

II. Fleuves et rivières.

SUPERFICIE

en

kilomètres carrés.

31.000

22.000 25.000 7.250 7.850 7.700 6.200 5.400 5.280 4.850

FLEUVES ET RIVIERES.

Miesissipi source Missouri. Mississipi source Mississipi.

Missouri

Pletta-Nebraska

Ohio

Arkansas....

Rivière Rouge

Amazone

Madeira...

Tocantins

La Plata

Paraguay

Parana

Saint-Laurent

Mackensie..,

Youkon

San-Francisco

Saskatchewan

Orénoque

Rio Grande del Norte.... Colombia ou Orégon...,

Magdalena

Colorado

SUPERFICIE

des bassins

en kilom. carrés. 496.000010.000906.000 225.850 545.500 486.580 269.200 000.000 909.000 995.000 850.000168.700780.000 770.000 528.00Ù

» 676.000260.000036.000343.000 784.000 250.000 518.000

LONGUEUR

du cours

en kilomètres.

7.275 4.970 4.980 2.150 1.900 3.000 2.100 6.420 3.550 2.600 3.700 2.600 £.400 3.550 3.300 3.887 2.880 2.500 2.500 2.400 1.900 1.400 1.850

MERS OU LACS

ils se jettent.

Golfe du Mexique. Mississipi.

Océan Atlantique. Amazones.

B

Océan Atlantique. La Plata. » Océan Atlantique, Océan Glacial Arctique. Mer de Bering. Océan Atlantique. Lac Winnipeg. Océan Atlantique. Golfe du Mexique. Océan Pacifique. Mer des Antilles. Golfe de Californie.

Côtes et (les. Les côtes du continent américain ont près de 74.000 kilom. de développement, dont 48.230 kilom. sur les côtes de f Amérique du Sud. La distance du centre de l’Amérique du Nord jusqu’au littoral est de 1.750 kilom. ; celle de l’Amérique du Sud, de 1.500. Le rapport du littoral à la surface est, pour l’Amérique du Nord, 1 kilom. pour 407 kilom. carrés de superficie, et pour l’Amérique du Sud, 1 kilom. pour 699 kilom. carrés de superficie. L’Amérique du Nord présente une côte fortement découpée et la mer pénètre profondément dans l’intérieur des terres ; elle a, comparativement à sa superficie, une longueur de côtes très considérable. Cette partie du continent américain possède 10 presqu’îles qui ont ensemble une superficie de 1.982.000 kilom. carrés : sur la côte septentrionale se trouvent les presqu’îles de Boothîa et de Melville ; sur la côte orientale, les péninsules de Labrador, de la NouvelleÉcosse, de Maryland-Delaware. de Floride et de Yucatan, et sur la côte occidentale les presqu’îles de Californie, deTchougatcheset d’Aliaska. Ces péninsules ont ensemble une côte de 16.300 kilom., soit les deux tiers des côtes de l’Amérique du Sud, et occupent un dixième de la superficie de l’Amérique du Nord et un vingtième du continent américain en entier. L’Amérique du Sud à une forme plus simple, presque géométrique ; les golfes n’y sont que des échancrures peu profondes et les promontoires manquent presque complètement. On compte environ 8.000 kilom. de côtes sur le littoral septentrional de l’Amérique ; 25.000 kilom. sur l’océan Pacifique et 37.500 kilom. sur l’océan Atlantique. C’est du cap Prince-de-Galles que lu côte s’approche le plus de l’Asie, dont elle n’est éloignée que d’une distance de près de 100 kilom. ; tandis que la côte de Labrador est à 3.000kilom. de l’Irlande et le cap San-Rnque également à près de 3.000 kilom. delà côte de Sierra-Leone, en Afrique.

Les 8.000 kilom. de côtes baignées par l’océan Glacial Arctique sont presque partout glacées, stériles, désertes, et aussi très mal connues. Sur ces côtes, les animaux sont généralement de couleur terne ; les espèces, moins nombreuses que dans les zones méridionales, sont en revanche, pour la plupart, représentées par une grande multitude d’individus. La seule végétation consiste en lichens, en herbes et en mousses qui couvrent un sol marécageux visité par les oiseaux de mer, pendant la période de leur incubation. Avec le cap Barrow commence la côte occidentale de l’Amérique ; la mer de Bering forme le golfe de Norton, de Bristol et une nultitude de bai88. La côte est généralement

basse, sablonneuse et marécageuse. Au sud de la presqu’île d’Aliaska, elle devient rocheuse et est bordée de nombreuses Iles, dont les principales sont : l’Ile de Kadiak, l’Ile Tchitchagof, celle de l’Amirauté, l’archipel du Prince-de-Galles, au S. duquel commence la côte de la Colombie anglaise. Cette côte n’est guère plus élevée que la précédente, mais elle présente quelques montagnes dont les pentes sont couvertes d’épaisses forêts. Elle est bordée par les lies de la Reine-Charlotte, la grande lie de Vancouver et une multitude de petites lies. Les roches ont souvent une couleur très blanche. Avec le 49« degré de lat. N.commence la côte des États-Unis qui s’étend jusqu’au 320.32’ de lat. N., embrassant une cote de 8.178 kilom. répartis ainsi : 2,498 kilom. sur le territoire de Washington ; 468 kilom. sur l’État d’Orégon et 5.212 kilom. sur l’État de Californie. La partie septentrionale du territoire de Washington est profondément découpée par le Sound de Puget, qui s’enfonce dans les terres avec de nombreuses ramifications. La côte, le long du détroit de Fuca et près du cap Flattery, est élevée de 600 mètres environ ; elle est couverte de bois épais et coupée d’innombrables vallées.iLe rivage est habité par de nombreuses tribus d’Indiens guerriers, hostiles aux blancs, quoiqu’ils fassent avec eux quelques échanges en leur fournissant des baleines. Ils sont bien supérieurs aux Indiens que l’on trouve le long de la côte méridionale. Leurs villages sont fortement retranchés ; leurs maisons sont faites en planches de cèdre avec beaucoup d’habileté. Les nombreux cours d’eau qui se déversent sur la côte leur fournissent une provision inépuisable de saumons magnifiques. Plus vers le S., la côte n’est qu’une plage de sable, derrière laquelle s’élève une série de grosses montagnes rondes, incultes. La côte de l’État d’Orégon présente alternativement des vallées, de hantes montagnes et une plage basse et sablonneuse. Le pays est couvert de forêts épaisses. La Californie a un littoral généralement abrupt, qui atteint sa plus haute élévation dans ta chaîne appelée sierra de Santa-Lucia, laquelle court parallèlement à la côte qu’elle surplombe en partie. Elle forme la baie de San-Francisco, un des ports les plus beaux et les plus commodes de la côte occidentale de l’Amérique. La frontière du Mexique est indiquée par un monument en marbre blanc placé sur un plateau peu élevé, à 274 mètres de la mer et à 30 kilom. au N. de la pointe Descanso. La côte du Mexique est comprise entre 32° et 15» de lat. N. Elle forme la grande presqu’île de Californie qui se termine par le cap San-Lucas. C’est une suc

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cession de plages sablonneuses, séparées par de hautes falaises et formant de nombreuses baies. L’entrée du golfe de Californie est déterminée par le cap San-Lucas et celui de Corrientes. Il s’enfonce de 1.150 kilom. dans les terres ; Sa plus grande largeur est de US kilom. Les deux côtes du golfe courent parallèlement vers le N.-O ; elles sont basses et remplies de marais salants infestés de caïmans, de reptiles et d’insectes. On trouva dans le golfe un grand nombre de poissons d’espèces très variées et deux genres de requins énormes : le tiburon et la tintorera, qui dévorent souvent les plongeurs cherchant les perles. On y rencontre aussi des baleines n assez grande quantité, et, près des îles, des loups de mer et des veaux marins. L’aspect général que présente la côte de l’Amérique centrale, baignée par lePacifique, est le même dans toute son étendue ; la Cordillère de l’isthme forme partout l’arrière-plan. Cette côte est découpée de golfes, de baies et de rades offrant d’excellents abris. La côte de l’Amérique du Sud comprend le littoral des républiques de Colombie, de l’E*

?[Uateur, du Pérou et du Chili. Le Pacifique

orme, sur les côtes de Colombie, le grand golfe de Panama, séparé de la mer des Antilles par un isthme étroit. Les travaux de percement de cet isthme ont déjà appelé l’attention des nations commerçantes, et le besoin de dépôts de charbon amène l’occupation de plusieurs groupes d’Iles du Pacique. Depuis l’isthme de Darien jusqu’au détroit de Magellan, la côte est dominée par le rempart ininterrompu de la grande Cordillère des Andes, n’offrant qu’une bande étroite et généralement escarpée. Cette côte, portant partout des traces de l’exhaussement du sol, est sujette à de fréquents tremblements de terre. C’est sur les îles près du littoral qu’on exploite les amas de guano, composés des innombrables déjections de tou3 les oiseaux pêcheurs qui s’abattent par nuées sur la côte. Entassés depuis des siècles, ces immondices ont formé de véritables rochers que le soleil a desséchés et dont les pluies ne viennent que rarement détremper la surface. La partie méridionale de la côte du Chili est bordée de forêts hérissées de rochers et d’Iles. Les plus remarquables sont : l’Ile de Chiloé, l’Ile de Wellington, l’archipel de la reine Adélaïde et l’Ile de Hanovre. Le détroit de Magellan commence au cap Pilhar et s’ouvre à 1TE, sur l’Atlantique au cap des Vierges ; il sépare ainsi la Patagonie de l’archipel de Magellan. Un bateau à vapeur effectue en trente-trois heures le parcours de ce détroit (500 kilom.) d’un océan à l’autre et les paquebots le préfèrent a la circumnavigation du cap Horn, redouté a cause de ses tempêtes.

À l’E. de l’archipel de Magellan se trouve l’archipel des Malouines ou lies Falkland, le seul groupe d’Iles de l’Amérique méridionale dans l’Atlantique. Le littoral delà république Argentine, depuis le cap San-Diego jusqu’à l’embouchure de la Plata, pendant 3.650 kilom. environ, est très inhospitalier, uniforme, plat et bas, couvert d’arbustes rabougris et bordé d’une plage de galets. La mer forme plusieurs grandes baies, bordées de dunes de sable, souvent d’une hauteur considérable. La côte septentrionale de l’estuaire de la Plata appartient à la république d’Uruguay ; elle est basse et sablonneuse. Depuis l’embouchure de la Plata jusqu’au cap San-Roque, la côte court pendant 4.960 kilom. du S.-O. au N.-E. Elle présente au Brésil les grandes lagunes de la province de Rio-Grande du Sud, l’Ile de Sainte-Catherine et une des plus ravissantes baies du monde, celle de Rio-Janeiro. Du cap San-Roque jusqu’à l’embouchure des Amazones (2.050 kilom.), la côte, qui se tourne brusquement vers le N.-O. À la pointe de Calcanhar, à 37 kilom. au N.-O. du cap San-Roque, est à une hauteur de 40 à 80 mètres ; à l’exception de la province de Cara, elle est formée de dunes de sable toujours semblables, se succédant avec une extrême monotonie, à peine interrompues de distance en distance par quelques petites falaises rougeâtres et par des bouquets de mangliers, situés h l’embouchure des rivières. Seul le bord da la mer est habité, parce que le manque de routes dans l’intérieur du pays rend les communications sinon impossibles, au moins extrêmement difficiles. La partie de l’Amérique qui porte le nom général de Guyane s’étend depuis l’embouchure de l’Oyapoc jusqu’aux bouches de l’Orénoque (1.200 kiloin. environ) ; elle est partagée en Guyane française, Guyane hollandaise et Guyane anglaise. Le pays est plat, sillonné par de nombreuses rivières qui, apportant à la mer d’immenses quantités de matières en suspension, ont formé des terrains d’alluvion sur lesquels croissent des palétuviers, entre la ligne des hautes et des basses mers. À la marée basse, la terre parait inabordable ; à la marée haute, elle est inondée. Les seuls ports sont les embouchures des rivières, dont l’entrée est presque toujours dangereuse à cause des bancs nombreux qui les obstruent et des barres qui les ferment. Le delta de la rivière de l’Orénoque embrasse une étendue de Î20 kilom. Sur cet espace on rencontre les bouches de six cours d eau considérables. Vis-à-vis se trouve l’Ile de la Trinité, qui forme avec la côte américaine le grand golfe de Paria, La côte de la république de Vene AMER

suela s’étend depuis l’embouchure de l’Orénoque jusqu’au cap de Chichibacao, sur un espace de 1.296 kilom. ou de 3.264, en y comprenant toutes les sinuosités du littoral. Cependant le gouvernement vénézuélien réclame la rive gauche de la rivière d’Essequibo comme frontière orientale. Au N, du golfe de Paria se trouve la péninsule longue et étroite du même nom, dominée par de hautes terres de 610 à 915 mètres d’altitude. À l’O. de cette presqu’île la côte est en grande partie formée de falaises perpendiculaires, devant lesquelles se trouve l’Ile de Margarita. Plus à l’O. se trouvent les presqu’îles de Paraguana et de Guajiro, formant le golfe de Maracaïbo ou de Venezuela, qui communique avec le grand lac de Maracaïbo. On trouve sur les côtes de Venezuela trente-deux ports et de nombreuses petites baies. La côte de Colombie commence au cap de Chichibacao, à l’E., pour finir à l’O., à la rivière de Chiriqui, et à la grande lagune de Chiriqui. Cette limite orientale est encore un sujet de litige. Une partie de la côte est haute, escarpée, extrêmement découpée et offre un grand nombre de baies ; mais, en général, le littoral est bas et aride. La grande rivière de Magdalena est navigable pendant 960 kilom.

La mer des Antilles forme le grand golfe de Darien, qui s’avance de 90 kilom. dans les terres avec une largeur de 40 kilom. Parmi les quarante ports de la côte, Aspinwall ou Colon est destiné à un grand avenir ; il est, sur l’océan Atlantique, la tête du grand canal international de Panama. Les républiques de l’Amérique centrale dont les côtes sont baignées par la mer des Antilles sont le Costa-Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala ; ajoutons le territoire des Indiens Mosquitos, qui se sont déclarés indépendants, et le Honduras anglais. La limite entre ces différentes contrées est mal définie. La plus

Fraude partie de la côte de cette portion de Amérique est une des plus inhospitalières du nouveau monde. Sur une étendue de 556 kilom., la lagune de Chiriqui est le seul port sûr pour un grand navire. La côte de Costa-Rica est formée de sable de couleur sombre ; l’intérieur des terres est en partie marécageux. Le Nicaragua ne possède qu’une côte très restreinte. On y rencontre le port de Grey-Town et le delta de la rivière de San-Juan de Nicaragua, par lequel les eaux du grand lac de Nicaragua se déversent dans la mer des Antilles. Immédiatement au N. se trouve le territoire des Mosquitos, dont la côte est basse et présente une suite d’immenses lagunes. La côte de Honduras, marécageuse au S., s’élève de plus en plus en avançant vers le N. et est bordée par la chaîne de montagnes de la Cruz. Le Guatemala ne touche à la mer des Antilles que par une petite étendue de terre, comprise entre la rivière Tinto à l’E. et celle de Sarstoon à l’O., qui limite au S. le Honduras anglais. Celui-ci s’étend au N. jusqu’à la rivière de Rio-Hondo. La côte est généralement basse, boisée, et les terrains plats s’étendent à une grande distance dans 1 intérieur.

La côte du Mexique, qui commence à la caye d’Ambre gris, sur le littoral oriental de la presqu’île de Yucatan, présente un aspect triste et uniforme jusqu’au cap Catoche ; c’est le plus souvent un rivage de gros sable, couronné d’arbres élevés. Bordée d’écueils, elle est le théâtre de nombreux naufrages. Le golfe du Mexique est compris entre le cap Catoche, sur la presqu’île de Yucatan, et le cap Sable, pointe méridionale de la péninsule de Floride. La distance entre ces deux caps est d’environ 720 kilom. L’Ile de Cuba est placée au milieu de cette entrée et la divise en deux canaux : celui de Yucatan, large de 185 kilom., au S., et celui de Floride ou do Bahama, de même largeur, au N. Le premier fuit communiquer le golfe du Mexique avec la mer des Antilles, le second le met en communication avec l’océan Atlantique. Le golfe du Mexique est limité au S. et à l’O. par le Mexique, auN. et à l’E. par les États-Unis. La première partie présenta une étendue de côtes de 2.040 kilom., la seconde de 2.400 kilom. Le plus grand cours d’eau du Mexique, le rio Grande du Nord ou rio del Norte, marque la frontière entre les deux États. Quoique le golfe n’ait presque pas d’écueils, la navigation y est assez difficile et dangereuse, par suite des courants, des orages, des coups de vent et des longs calmes qu’on y ressent. Le climat y est très chaud, humide et malsain. Sauf les parties reconnues par les hydrographes anglais et américains, ses côtes sont encore mal représentées sur les cartes. Elles sont généralement basses et formées de dunes, en partie mobiles ; souvent elles présentent une plaine de sable aride, peu boisée, élevée seulement de quelques mètres au-dessus de la mer. La côte du Yucatan est si peu arrosée que les habitants n’ont pour leur consommation que l’eau conservée dans les citernes et les réservoirs. Sur d’autres points de la côte, on trouve de grandes lagunes ; dans l’État de Vera-Cruz seul, les montagnes de Saint-Martin, dout le sommet le plus élevé est le volcan de Tuxtla, s’avancent vers le rivage.

La côte méridionale des États-Unis comprend le littoral des États duTexas, de la Louisiane, du Mississipi, d’Alabama et de la Floride. Elle présente presque le même aspect qua celle du Mexique, basse, marécageuse et