Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 2, part. 4, Br-Bz.djvu/277

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BUZA

Toulouse et termina ses jours en Bretagne. Il a publié ses poésies sous le titre de : l’Oreille du prince, ensemble plusieurs autres œuvres politiques (Paris, 1582).

buyse s. f. (bu-i-ze). Pâch. Bâtiment hollandais pour la pèche aux harengs, jaugeant de 60 à 80 tonneaux, et portant des voiles carrées sur trois mâts courts qui peuvent s’abaisser sur l’arrière au moyen de bascules.

BUYSEN (A. Van), graveur hollandais, travaillait à Amsterdam d.ms !a première moitié du xvme siècle. Il a gravé au burin : Eve donnant à Adam un fruit de l’arbre défendu, la Tour de Babel, l’Apparition de l’ange à Afoïse, la Défaite des Israélites, la Coupe de Joseph trouvée dans le sac de Benjamin, Joseph faisant des présents à ses frères, d’après Gérard Hoet ; plusieurs portraits, entre autres celui de Luther, etc. — Buysen (J. Van), probablement parent du précédent, travaillait à la même époque ; il a gravé aussi d’après G. Hoet : la Mort de Samson, les Aines des Égyptiens frappés de mort.—Un autre graveur du même nom et du même temps, P. Van Buysen, a gravé une vue de l’église septentrionale d’Amsterdam.

BUYSTER ou BUISTER (Philippe), sculpteur flamand, né en 1595 à Anvers, et non à Bruxelles, comme l’ont prétendu quelques auteurs, mort à Paris en 1688. Il eut pour maître Gilles van Paepenhoven et alla se fixer à Paris vers le milieu du xviie siècle. Son œuvre la plus importante fut le mausolée du cardinal de La Rochefoucauld, qu’il exécuta pour une chapelle de l’église Sainte-Geneviève. Il sculpta aussi plusieurs statues pour le château et pour le parc de Versailles : Neptune, Cérès, Bacchus, Momus, le Poème satirique, 'Flore, un Joueur de tambour de basque, etc. tTous ces ouvrages, dit l’abbé de Fontenay, sont des preuves de la capacité de Buyster. Les connaisseurs lui reprochent néanmoins d’être un peu maniéré. Les draperies n’ont point cette simplicité, ce goût vrai de la nature qui vous charme, qui vous séduit. C’est peut-être le seul reproche qu’on puisse faire à cet artiste. >

BUYUK-DÉRË ou BU1UKDÉRÉ (en turc la Grande Vallée), ville de la Turquie d’Europe, dans la Roumélie, sur le Bosphore, à 16 kil. N. de Constantinople ; 2,200 hab. Importantes fabriques de briques et poteries. » Buyuk-Déré, dit Théophile Gautier, est un des plus charmants villages qui existent au monde. Le rivage se creuse en cet endroit et décrit un arc où les flots viennent mourir par molles ondulations. Des habitations élégantes, parmi lesquelles on remarque le palais d’été de l’ambassade de Russie, s’élèvent sur le bord de la mer, au pied des dernières croupes de collines qui forment le lit du Bosphore, sur un fond de jardins verdoyants ; les riches négociants de Constantinople possèdent là des maisons de campagne, où chaque soir le bateau à. vapeur les amène, leurs affaires finies, et d’où ils repartent le matin. De belles promenades ornent les environs de ce séjour aristocratique ; la plus fréquentée est la grande prairie avec le bouquet de platanes séculaires ue la tradition appelle platanes de Godefroy 'e Bouillon, dont le plus ancien semble composé d’une agglomération de sept ou huit troncs soudés ensemble. Viennent ensuite la vallée des Roses, le Kastanie-Sou, au N. de la ville, et la plage où, après le coucher du soleil, se promènent lentement de nonchalantes Asiatiques. »

BUYUK-IMROKHOR s. m. (bu-iuk-ïmmro-kor). Hist. ottorn. Chef des, écuyers et des équipages du sultan.

BUZANÇAIS, ville de France (Indre), ch.-l. de canton, arrond. et à 28 kilom. N.-O. de Châteauroux, sur l’Indre ; pop. aggl. 3,476 h.

— pop. tôt. 5,145 hab. Métallurgie, tanneries, meunerie, industrie chevaline. Débris de murailles d’enceinte du xve siècle.

BUZANCY, bourg de France (Ardennes), ch.-l. de canton, arrond. et à 22 fcilom. E. de Vouziers ; pop. aggl. 855 hab. — pop. tôt. 802 hab. Tourbe, carrières de pierres calcaires. On remarque à Buzancy la mosquée ou le Mahomet, édifice carré, bâti, dit-on, par un seigneur de Buzancy, en mémoire de sa captivité en Palestine ; le château de la Cour, dont l’entrée est décorée de deux lions en bronze du poids de 3,750 kilogr. Aux environs-, ruines d’un couvent de femmes.

BUZANVAL (Nicolas Choart ou Chicherai de), prélat français, né à Paris en 1611, mort en 1679, était petit-neveu de Paul Choart de Buzanval, qui remplit, sous Henri IV, des missions diplomatiques en Angleterre et en Hollande. Après avoir été conseilla au parlement de Bretagne, maître des requêtes au grand conseil, conseiller d’État et ambassadeur en Suisse, Nicolas Chicherai entra dans les ordres, fut nommé évoque de Beauvais en 1650 et quitta alors le nom de Chicherai pour porter celui de Buzanval. Complètement absorbé par l’administration de son diocèse, ce prélat ne parut plus à la cour. Il fonda un hôpital, ouvrit un grand et un petit séminaire, consacra le reste de ses revenus au soulagement des pauvres, défendit à son clergé de lui donner le titre de (jrandeur, comme étant peu évangélique, condamna l’Apologie des casuistes, refusa de signer le formulaire d’Alexandre VI et expulsa les jésuites de son diocèse. Louis XIV lui ayant adressé à ce sujet des reproches, de Buzanval répondit avec autant de simplicité que de hardiesse : « Sire, si je me mêlais de gouverner l’État, vous auriez droit de m’en reprendre ; mais je m’entends mieux à gouverner mon diocèse que Votre Majesté. Laissez-moi faire.» Lorsque, en 1668, la peste dévasta une partie du Beauvoisis, ce sage et vertueux prélat accourut au foyer même du fléau et prodigua ses soins aux malades. En mourant, il laissa tous ses biens aux pauvres.

BUZE s. f. (bu-ze). Techn. Orthographe peu usitée du mot buse.

BUZETTI (Vincent-Benoît), théologien italien, né à Plaisance en 1777, mort en 1824. D’abord professeur de Rhéologie et de philosophie au séminaire de sa ville natale, il fut ensuite nommé chanoine théologal de la cathédrale. Il éprouvait une grande admiration pour les jésuites ; mais Pie VII le dissuada d’entrer dans cette compagnie. Lié avec tout ce que l’Église renfermait de théologiens subtils et savants, il adressa quelques observations à Lamennais touchant plusieurs passages de son Essai sur l’indifférence en matière de religion. Celui-ci n’hésita pas à faire les corrections indiquées par le chanoine de Plaisance. Buzetti a laissé, entre autres écrits : Mémoire sur le concile de 1811 ; le Triomphe de Dieu sur l’ennemi de la société, de la nature et de l’Église (1814), diatribe violente et fanatique contre. Napoléon tombé ; Instructions théologiques, etc.


BUZOT (François-Léonard-Nicolas), conventionnel girondin, né à Évreux le 1er mars 1760, mort en 1793. Il était avocat dans sa ville natale à l’époque de la Révolution. Nommé député du tiers aux états généraux, il siégea à la gauche et soutint, sinon avec éclat, au moins avec dévouement et dignité, la grande cause de la régénération nationale et de la liberté. Dès le 6 août, il proclama que les biens du clergé appartenaient à la nation. Le lendemain, il réclama le port d’armes pour tous les citoyens, s’opposa ensuite à un nouvel emprunt que sollicitait Necker, combattit le projet d’une loi martiale, fut élu secrétaire le 16 août 1790, et se prononça avec énergie, après la fuite du roi, pour la convocation d’une Convention nationale, vœu prématuré qui lui attira de vives attaques. Après la session de l’Assemblée constituante, il fut élu président du tribunal criminel de l’Eure, et, en septembre 1792, député à la Convention. L’un des chefs du parti de la Gironde, devenu le côté droit dans la nouvelle assemblée, Buzot en partagea toutes les préventions contre la Montagne et contre Paris, et il appela sur lui l’impopularité par l’âpreté de ses attaques. Dès les premiers jours de la session conventionnelle, il se joignit à Kersaint, Lasource, Louvet, Barbaroux, etc., pour dénoncer les prétendus projets de dictature de Robespierre, Danton et Marat, et se rendit surtout fameux par sa proposition d’une garde départementale destinée à protéger la Convention contre les anarchistes de la Commune et de la capitale. Cette garde devait se composer d’autant de fois quatre hommes d’infanterie et deux cavaliers qu’il y avait de représentants ; ces hommes seraient choisis par le conseil général de chaque département, le commandant nommé parla Convention. Le chiffre total de cette garde (moins de 5,000 hommes) n’avait rien de bien effrayant pour la population de Paris ; mais on fut particulièrement choqué de l’intention, des formes injurieuses de la proposition, de l’esprit du projet lui-même, qui représentait à la France la capitale de la Révolution comme un repaire de brigands. On sait que des préventions de cette nature se reproduisent à toutes les époques de tourmente politique, et que ces défiances injustes, et le plus souvent intéressées, éclosent toujours dans certains esprits réactionnaires qu’épouvante le patriotisme bien connu de la capitale ; enfin, que l’ambition de tous les pouvoirs absolus est de faire de Paris une sorte d’eunuque politique n’appartenant à aucune espèce et à aucun genre. Ni la Constituante ni la Législative n’avaient eu de garde particulière ; et cependant ces assemblées, continuellement menacées par le parti de la cour, étaient environnées de dangers réels. L’idée de donner une sorte de maison militaire à la grande assemblée démocratique, cette idée, venant du parti qui tout récemment avait fait décréter la dissolution de la garde constitutionnelle du roi, montrait bien le chemin que la Gironde avait fait dans les voies de la réaction. Par le talent et la renommée de ses membres, elle se croyait assurée d’exercer une influence prépondérante sur la Convention. Elle parvint à faire adopter en principe l’établissement de la fameuse garde ; mais cette mesure, d’ailleurs, ne fut jamais appliquée. Il y eut à ce sujet, dans la presse et à la tribune, de vives polémiques qui envenimèrent encore l’inimitié des deux partis. Buzot, homme probe, austère et sincèrement républicain, mais d’un esprit étroit, exclusif, et d’un caractère irascible, ne sut jamais faire à la paix publique le sacrifice de sa malencontreuse idée, dont l’application, d’ailleurs, n’eût probablement pas arrêté la marche ascendante de la Révolution ni assuré le triomphe des Girondins. Il la reproduisait sans cesse et la jetait impérieusement dans toutes les discussions : c’était son delenda Carthago. Le 23 octobre, il fit décréter la peine de mort contre les émigrés qui rentreraient en France, et le lendemain, la même peine contre quiconque proposerait le rétablissement de la royauté. Ce fut lui aussi qui demanda la déportation du duc d’Orléans et de ses fils. Ces petits détails, qu’il n’est pas inutile de rappeler, montrent que les mesures de terreur n’appartiennent pas toutes à la Montagne, comme on le croit trop généralement. Dans le procès du roi, Buzot partagea toutes les inconséquences de son parti. Il eût désiré sauver le monarque, ou tout au moins lui épargner l’échafaud. Il n’en vota pas moins la mort, mais demanda l’appel au peuple, puis le sursis à l’exécution. Suspendu de ses fonctions avec les meneurs de la Gironde, dans les journées des 31 mai-2 juin 1793, il s’échappa de Paris avec quelques-uns de ses collègues, se jeta dans la Normandie et devint un des organisateurs de cette insurrection fédéraliste qui échoua si misérablement, et à la suite de laquelle fut rendu contre lui le terrible décret de mise hors la loi. Il gagna ensuite la Gironde, où les fugitifs ne trouvèrent pas l’appui qu’ils avaient espéré, erra d’asile en asile, et se croyant sur le point d’être atteint, s’empoisonna, à ce qu’on croit, avec Pétion, près des bois de Saint-Émilion. Du moins, les cadavres de ces infortunés furent retrouvés le lendemain dans un champ, à demi dévorés par les loups. Buzot n’avait alors que trente-quatre ans. Il a laissé des Mémoires qui ont été publiés par Guadet en 1823,

Dans ses Mémoires, Mme Roland a tracé de Buzot un portrait qui contient les éloges les plus enthousiastes. Nous savons aujourd’hui qu’il était pour elle plus qu’un ami ; on a découvert en 1863 des lettres d’amour qu’elle lui adressait du fond de sa prison, et qui sont aujourd’hui à la Bibliothèque impériale. Elle a laissé également des témoignages de cette passion dans plusieurs passages de ses Mémoires, passages qui avaient été supprimés par le premier éditeur, et qui ont été restitués dans les éditions récentes faites d’après le manuscrit original, légué à notre grande bibliothèque par la fille de l’héroïne de la Gironde. Pour plus de détails, v. Roland (Mme). Les lettres ont été imprimées par M. Dauban, dans son Étude sur Mme Roland. Le même ouvrage contient un portrait de Buzot gravé d’après une miniature qui est très-probablement la chère peinture que Mme Roland conservait dans sa prison et qu’elle remit, au dernier moment, à l’un de ses amis. Ce précieux dessin fut découvert un peu avant l’apparition des fameuses lettres, chez un étalagiste des Batignolles, par l’éditeur du procès de Charlotte Corday, M. Ch. Vatel, dont l’attention fut éveillée par une petite biographie de Buzot placée derrière la miniature, et d’une écriture que M. Vatel reconnut pour être celle de Mme Roland. Buzot était marié.


BUZOTIN s. m. (bu-zo-tain). Hist. Partisan du conventionnel Buzot.

BUZRUK-OM1D. V. Kyabuzurk-Ommid.

BUZURDJ-ÉM1R ou ABOU-ZURDJ-ÉMIHR, savant mage et médecin persan du VIe siècle. Il vécut à la cour de Nouchyrwan, qui le chargea d’élever son fils Hormouz. On prétend qu’il fut l’inventeur du trictrac, et l’on dit que le sultan de Canoudje ayant envoyé au schah de Perse un jeu d’échecs, Buzurdjémtr finit, à force de calculs, par découvrir la marche de ce jeu. Enfin, on lui a attribué une traduction des fables dites de Pilpay, qui, selon d’autres, est due à Burzouzyéh.

BUZZI, BUZZIO ou BUZIO (Carlo), architecte et sculpteur milanais, qui florissait vers le milieu du xvne siècle. Nous pensons qu’il était de la famille de Lelio Buzzi, l’un des architectes qui présentèrent des plans au concours ouvert pour la construction de la façade du Dôme de Milan vers l’an 1600. Aucun de ces plans n’ayant été mis à exécution, Carlo fournit lui-même, en 1646, un projet qui était sur le point d’être adopté, lorsqu un autre architecte, Francesco Castello, fit un contre-projet. Ce nouveau plan, bien que jugé supérieur à celui de Carlo, ne fut cependant pas suivi, la pénurie des ressources de la fabrique ayant déterminé l’ajournement des travaux du Dôme. Carlo Buzzi sculpta pour cet édifice plusieurs cariatides et un bas-relief représentant le Frappement du rocher. Il construisit, en 1653, les deux grandes chapelles latérales de l’église Saint-Nazaire, à Milan.

BUZZI (Elia-Vincenzio), sculpteur milanais, qui travaillait dans la seconde moitié du xvine siècle. Il est l’auteur des sculptures de la chapelle de San-Giovanni Buono, et d’un buste de la Vierge, dans la cathédrale de Milan.

BUZZI (Giuseppe), sculpteur milanais, fils du précédent, travaillait au commencement du xixe siècle. U a exécuté pour la façade de la cathédrale de Milan les statues de Saint JeanBaptiste et de Saint Jacques Mineur, et plusieurs bas-reliefs représentant Samson terrassant un lion, Samson emportant les portes de Gaza, Agar chassée par Abraham et la Fuite d’Agar. — Un autre sculpteur du même nom que les précédents et sans doute de la même famille, Bonelli Buzzi, a sculpté la statue de Saint Barthélémy, pour la façade du Dôme.

BY s. m. (bi — autre forme du mot bief). Eaux et for. Grand fossé qui traverse un étang, aboutit à sa bonde et sert à retenir une partie des eaux quand on vide l’étang.

BYAN1 s. m. (bi-ia-ni). Ichthyol. Genre de cyprins d’Égypte.

BY appointment (baï-a-po-ine-tmènete). Mots anglais qui signifient qu’un marchand

BYLE

1453

a le privilège de fournir un grand personnage déterminé : By appoimment purveyor to the Queen, to the British embassy^ c’est-à-dire Nommé fournisseur de la reine, de l’ambassade anglaise.

BYABD, prédicateur de l’ordre des frères mineurs, qui vivait au temps de saint Louis. Byard appartient à l’histoire littéraire de la France ; son ouvrage le plus curieux est un recueil de Distinctions ou Lieux communs à l’usage des prédicateurs, qui se vendait en 1303, ainsi que l’atteste le livre du recteur conservé dans la bibliothèque de la Sorbonne, lequel possédait deux manuscrits de ces Distinctions. Cet ouvrage fut souvent imité, et, dans les siècles suivants, on imprima plusieurs fois des vade-mecum à l’usage des prédicateurs, dans lesquels ceux-ci trouvaient des lieux communs qui pouvaient convenir à toutes les circonstances. Le moyen âge n’est pas le seul

qui ait eu des manuels de ce genre ; de nos jours, on en a imprimé de semblables en France et en Angleterre. Byard a laissé une autre compilation du même genre, qui porte le titre de Dictionarium pauperum. Le titre même de ce volume en explique le but : Dictionnaire des pauvres, indispensable à tous les prédicateurs de la parole divine, qui contient en abrégé des sujets de sermons pour toutes les fêtes de l’année, convenant à tous les temps et à tous les saints. Ce titre est, du reste, fort sérieux, et l’on méconnaîtrait la naïve bonne foi de Byard si l’on y cherchait le mot pour rire.

BYAUT s. m. (bi-ô). Blouse, u Vieux mot. On a dit aussi bliaud.

BYBLIS, fille de Miletus. L’article a été fait au Supplément, au mot BiBLiS, orthographe seule correcte.

BYBLOS, ancienne ville de Phénicie très-connue, centre principal du culte d’Adonis (Strabon, xvi. 755), située non loin de la Méditerranée, sur une petite hauteur à pea de distance de Béryte (actuellement Beyrouth). Les Hébreux l’appelaient Gebal, et les traducteurs grecs île la Bible lui donnent le nom de Biblidn. Elle est encore appelée par les Arabes Djibla ou Djoubaïl, mot que quelques géographes grecs avaient transcrit Zebelet.

Il ne faut pas confondre cette Djibla arabe, ancienne Byblos, avec une autre -v’MeDjabala qu’Aboulféda place près de Laodicée.

BYE (Gerrit de), peintre verrier hollandais, qui florissait vers le milieu du xvie siècle. En 1544, il exécuta, par ordre de Charles-Quint, des vitraux très-remarquables pour une église de Delft : ils furent malheureusement détruits par un ouragan qui causa.dans cette ville d’affreux dégâts.

BYE (Marc de), peintre et graveur hollandais, né à La Haye vers 1612, mort en 1670. Il eut pour maître Jacob van der Does, abandonna la peinture pour embrasser l’état militaire, et s’adonna ensuite avec succès à l’art de la gravure. Il a exécuté à l’eau-forte environ cent vingt pièces, représentant pour la plupart des animaux domestiques, des bêtes féroces et des chasses, d’après Paul Potter et Marc Gérard, et d’après ses propres dessins. On lui attribue aussi un Saint Ëustache, d’après Ant. Tempesta. BYE (Adrien, Cornélis et Jacques de). V. Bib.

BYKOW (STAROÏ-), ville de la Russie d’Europe, gouvernement et à 40 kilom. S. de Mohiiev, ch.-l. du district de son nom, sur la rive droite du Dnieper ; 3,900 hab. Cette ville est défendue par d’anciennes fortifications construites par le général polonais Jean-Charles Chodkiewicz.

BYLDERDYCK (Guillaume). V. BiLdErdick.

BYLER, BYLERT ou BEYLERT (Jean Van), peintre hollandais, né à Utrecht en 1603, était doyen de la corporation des peintres de cette ville. Son père, Hercoann van Bylert ou Beylert, était peintre verrier. Jean exerça le même art et exécuta aussi à l’huile des tableaux d’histoire et de genre. Il travailla principalement pour les souverains étrangers. On voit de lui au musée de Rotterdam (1860) un tableau représentant une Femme tenant un fermoir enrichi de diamants ; au musée de Kœnigsberg, une Réunion ; au musée de Cas-sel, un tableau.

BYLERT ou BYLAERT (Jean-Jacob), peintre et graveur hollandais, né à Amsterdam en 1734, mort en 1809. Il eut pour maître Abraham Bloemaert, et travailla à Leyde. Il est auteur d’un ouvrage sur la gravure, intitulé : Nouvelle manière de graver en cuivre des estampes coloriées ; une traduction française de cet ouvrage a été publiée à Leyde en 1772 ; l’année suivante, il en a paru une traduction en allemand. "J.-J. Bylaert a gravé au burin, à l’eauforte et à la manière du crayon ; on a de lui.une Vieille femme assise, d’après C. Sachtleven ; un Cheval tenu par un cavalier, d’après P. Wouwerman ; une Kermesse, d’après Van Goyen.

BYLES (sir John Barnard), magistrat et publiciste anglais, né en 1801, fut admis au barreau en 1831, devint greffier archiviste de Buckingham en 1840, docteur en droit, jurisconsulte de la reine et juge à la cour des affaires civiles (1858). Il est auteur de deux ouvrages de jurisprudence très-estimés : Lois sur l’usure, et des Lettres de change. Il a écrit contre l’école de M. Cobden le Sophisme ij, libre échange