Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 4, part. 2, Cim-Coi.djvu/276

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COÏT

chez la femelle que chez le mâle. Des paralysies partielles se manifestent dans les membres postérieurs. La langue, une oreille, une lèvre peuvent être paralysées, ce qui donne à l’animal un aspect singulier. Cet état peut durer des semaines et des mois. Enfin le malade perd l’appétit, et la mort termine le plus ordinairement cette maladie. Si l’animal guérit, la convalescence est très-longue, et les rechutes sont fréquentes. La maladie du coït est donc une affection toujours très-grave. À l’exception de la contagion, les causes de cette maladie sont très-obscures. Les propriétés contagieuses de la maladie du coït ont été mises hors de doute depuis les expériences faites en 1854 par MM. Prince et Lafosse, à l’école vétérinaire de Toulouse. Le virus, transporté artificiellement sur la membrane vaginale d’une jument saine, reste sans action ; la contagion ne peut avoir Heu que par l’acte du coït. Les juments contractent cette maladie plus facilement que les étalons, et parmi ceux-ci ceux de race distinguée y sont plus exposés que ceux de race commune. On n’est pas fixé sur la nature de la maladie du coït ; mais, en envisageant les symptômes dans leur ensemble, on peut assez raisonnablement dire qu’elle est’une cachexie lymphatico-nerveuse. Certains auteurs l’ont envisagée comme une phthisie nerveuse. On a voulu établir une identité parfaite entre la syphilis de l’homme et la maladie du coït ; mais, en comparant, même superficiellement, ces deux maladies entre elles, on voit qu’elles diffèrent essentiellement dans leur nature. On ne connaît pas encore de moyen spécifique à opposer à la maladie du coït. Les préparations mercurielles, qui ont été préconisées, ne font qu’aggraver la maladie. On a employé une foule de médicaments, et aucun d’eux n’a donné de résultats satisfaisants. Les excitants, les toniques, une nourriture saine, une écurie spacieuse, des soins de propreté convenables, sont les seuls moyens connus qui puissent donner quelques bons résultats. Les causes de la maladie du coti ne nous étant pas connues, il existe peu de moyens prophylactiques à lui opposer. Comme.la contagion n’a lieu que par virus fixe, et toujours par l’intermédiaire du coït, il est nécessaire d’isoler les animaux qui en sont atteints, d’autant plus qu’elle peut dégénérer en morve et en farcin. Cette maladie étant contagieuse tombe, dans les contrées où le code Napoléon est en vigueur, sous l’application des articles 459 et suivants du code pénal.

COITE ou OOITTE s. f. (koi-te). Syn. de

COUETTE.

— A signifié Matelas, lit de plumes, couverture, n Hâte, désir.

COÏTÈ s. m. (ko-i-tè). Bot. Crescentie des botanistes, arbre du Brésil, de la famille des bignoniacées.

— Encycl. Le tronc du coïtè est très-peu élevé, et se divise au sortir de terre en branches tortueuses, à écorce ridée, portant de longues feuilles. Le bois est blanc et coriace. Les (leurs, qui pendent aux rameaux ; sont solitaires, d’un blanc pâle et d’une odeur désagréable. Le fruit, ovale et plus gros qu’un œuf d autruche, est rempli d’une pulpe aqueuse, qui répand une odeur comparable à celle de l’éther sulfurique. Avec la coque de ce fruit, on fiût des ustensiles de ménage. Les indigènes de l’Amazone en confectionnent des objets qu’ils peignent en noir, et sur lesquels ils dessinent des raies et des fleurs rouges très-brillantes, d’un joli effet. Ces ustensiles, nommés cuyas, présentent l’aspect des ouvrages peints en laque de Chine.

COITER v. n. ou intr. (ko-i-té — rad. coït). S’accoupler, surtout en parlant de l’homme et de la femme.

COITER (Volcher), médecin hollandais, né à Groningue en 1534. Après avoir exercé quelque temps son art à Nuremberg, il quitta cette ville pour devenir médecin dans l’armée française. Les biographes ne s’accordent pas sur l’époque de sa mort, que Wili place en 1576, Chalmot en 1690, et Eysson en 1600. Coiter fut un des médecins les plus distingués de son temps. Il’ est regardé comme un des créateurs de l’anatomie pathologique, et on lui doit plusieurs découvertes en anatomie, notamment celle des deux muscles supérieurs du nez. Coiter a consigné ses savantes recherches dans plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : De ossibus et cartitaginibus corporis humani tabules {Bologne, 1566, in-fol.) ; Externarum et internarum principalium corporis humani partium tabulée, etc. {Nuremberg, 1575, in-fol.)

COITEUX, EUSE adj. (koi-teu, eu-ze-rad. coite). Désireux ; convoiteux. Il Vieux mot.

COITIER v. a. ou tr. (koi-ti-é — rad. coit). « Abriter, mettre à couvert. Il Vieux mot.

COITIER ou COICT1ER (Jacques), médecin français, né à Poligny (Franche-Comté), mort vers 1505. Nommé vers 1470 médecin ordinaire de Louis XI, il ne tarda pas à prendre sur l’esprit de ce prince une réelle influence.

Avide d’honneurs et de richesses, Coitier se

servit de son crédit pour se faire donner des places lucratives, des terres et des sommes considérables. Il devint vice-président, puis président de la chambre des comptes (1482), concierge et bailli du palais ; il obtint les cbâtellenies de Saint-Jean-de-Losne et de Bras<*ay, et toucha en moins de cinq mois, dit

COKE

Philippe de Comines, 54,000 écus, somme qui équivaut à S millions environ de notre monnaie actuelle. On trouve dans un passage des Mémoires du chroniqueur que nous venons de citer l’explication de l’influence que Coitier avait acquise sur Louis XI. « Ledit Coictier estoit si rude au roi, dit Comines, que l’on ne diroit point à un vallet les outrageuses et rudes parolles qu’il luy disoit, et si le craignoit tant ledit seigneur, qu’il ne l’eust osé envoyer hors d’avec luy, et s’en plaignoit a ceux à qui il en parloit. Mais il ne l’eust osé changer comme il faisoit tous autres serviteurs, parce que ledit médecin luy disoit audacieusement ces mots : « Je sçay bien qu’un matin vous m’envoyerez comme vous faites d’autres ; mais, « par la mort Dieu, vous ne vivrez pas huict jours après. » De ce mot-là s’épouvantoit tant, qu’après ne le faisoit que flatter et luy donner. » Jacques Coitier conserva sous Charles VIII et sous Louis XII ses dignités, à l’exception de la présidence de la chambre des comptes, que Charles VIII donna à Pierre Dariole en 1483. Il ne fut plus depuis lors que vice-président de cette chambre.

COÏTION s. f. (ko-i-si-on— du lat. coire, se réunir). Néol. Union de plusieurs personnes dans un but commun.

COITIVER v. a. ou tr, (koi-ti-vé). Echauffer, autre forme du mot coétiver.

COIVRE s. m. (koi-vre). Forme ancienne du mot cuivre.

COÏX s. m. (ko-ikss). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des phalaridées, comprenant une seule espèce : Le coïx est originaire de l’Inde. (C. d’Orbigny.) Dans certains pays, on emploie les graines de coïx pour fabriquer du pain en temps de disette. (Gouas.)

— Encycl. L’unique espèce que renferme ce genre est une plante annuelle, rameuse, caractérisée par un involucre ovoïde, aigu et perforé au sommet, devenant à la maturité dur comme une pierre. Cet involucre, qu’on prend vulgairement pour la graine, affecte alors à peu près la forme d’une larme ; de là le nom spécifique de la plante, coi’a ; lacryma, et ses noms vulgaires larmes de Job, larmille, etc. Il renferme de la fécule. Dans l’Inde, on fait macérer ces involucres dans l’eau pendant une nuit, on les dépouille de leur enveloppe, et ils peuvent alors servir à l’alimentation. On s’en sert beaucoup aussi pour faire des bracelets, des chapelets, des colliers, etc. La larme de Job est quelquefois Cultivée dans nos jardins, comme objet de curiosité plutôt que d’agrément.

COJOCEL s. m. (ko-jo-sèl). Sorte de veste de fourrure ou de peau de mouton que portent les Moldo-Valaques. Il On l’appelle aussi min-

TEAN.

COJOK s. m. (ko-jok). Sorte de grand paletot d’hiver, en usage chez les Roumains des deux sexes.

— Encycl. Le cojok est confectionné en peaux de mouton blanchies par une préparation particulière. La toison est à l’intérieur. Les coutures extérieures sont brodées, ainsi que le collet, les manches, le dos et les parements, avec des fils de soie et de laine. Les vêtements de ce genre les plus gracieux et les plus riches proviennent des montagnes, et principalement de Campolung, deTergoviste, de Pitesti, de Suciava et de Piatra,

COJOUISSANCE s. f. (ko-jou-i-san-se-du préf. co, et de jouissance). Jurîspr. Jouissance commune à deux ou à plusieurs personnes : Avoir la cojouiss&is’CE d’un immeuble.

COJUREUR s. m. (ko-ju-reur-du préf. co, et de ’tireur). Jurispr. anc. Celui qui prétait un serment pour attester la vérité du témoignage d’une autre personne : Ils seraient tenus eux-mêmes de se justifier du crime par l’entremise de cojureurs, sous peine d’être déclares coupables’. (P. Michel.)

COJUSTICIER s. m. (ko-ju-sti-siè—du préf. • co, et de justicier). Féod. Celui qui avait droit de justice sur les mêmes terres qu’un autre justicier : Les cojusticiers pouvaient partager les émoluments de la justice, mais non l’exercice du droit. (Complèm. del’Acad.)

COKAINE (sir Aston), poëte anglais, né dans le Derby en 1608, mort en 1684. Il voyagea quelque temps sur le continent, puis employa les loisirs que lui faisait sa fortune à cultiver les lettres et la poésie. Catholique et royaliste, il eut à souffrir beaucoup de persécutions à l’époque des guerres civiles. Cokaine a composé plusieurs comédies, telles que : The obstinale Lady (Londres, 1650) ; Trapolin creduto principe (1658), et des pièces de vers publiées sous le titre de : Choice poems of several sort epigrams (Londres, 16S9, in-S°).

COKE s. m. (ko-ke — mot angl.). Charbon, que l’on obtient en éliminant delà houille, parla distillation, les divers corps volatils qu’elle contient, et qui diminuent ses propriétés calorifiques : Le cokb est le combustible gui produit en brûlant le plus de chaleur. (Pelouze.)

— Homonymes. Coq, coque.

— Encycl. Le coke s’obtient par la distillation de la houille en meules ou en vases clos. On l’emploie pour le chauffage des appartements, des chaudières, de certains fours industriels et pour la fabrication du fer et de la fonte. Le bon coke est sonore, poreux ; il n’est ni vitreux ni gras ; sa cassure est mate, et

COKE

d’un éclat peu soyeux. La grosseur des morceaux et le peu de cendres qu’ils produisent indiquent une bonne qualité. Il absorbe facilement l’eau et se détériore à l’humidité. Sa densité varie avec le mode de fabrication : lorsqu’il provient des usines à gaz, elle n’est que de 0,34, et quand il est fabriqué en four elle atteint 0,40 par décimètre cube. Sa puissance calorifique diminue en raison de l’augmentation de son rendement en cendres. Lorsqu’il est de 0,04, elle s’élève à 7,700, et quand il est de 0,15, elle descend à 6,800. Son pouvoir rayonnant, qui est pour les deux cas ue 0,55, est plus élevé que celui du charbon de bois. Un hectolitre de coke produit 230,000 unités de chaleur. Le coke brûle sans flamme, en ne donnant naissance qu’à de l’acide carbonique et à de l’oxyde de carbone ; il ne fait donc pas de fumée ; mais il ne se consume

?u’en grande masse et que sous l’action d’un

ort courant d’air.

Carbonisation en meules. Jadis on donnait aux meules une forme circulaire, dont les dimensions étaient de 5 à 6 m. de diamètre et de 1 m. de hauteur au centre ; on les couvrait avec de la paille et de la terre, et l’allumage se faisait par le haut. La forme rectangulaire en plan horizontal ou demi-cylindrique suivant un plan vertical est adoptée aujourd’hui, quoique le déchet soit plus considérable qu’avec les meules précédentes. Pour opérer la carbonisation en tas allongé, on fait choix d’un emplacement dont le sol soit compacte et peu sableux ; on le couvre de poussière de coke sur une épaisseur de o m. 08 à o m. 10, que l’on dresse et que l’on dame fortement ; puis, le long d’un cordeau tendu dans le sens de l’axe, on enfonce des piquets de mètre en mètre, et l’on dispose, dans toute la longueur, les plus gros morceaux de houille, en ayant soin de les incliner l’un vers l’autre, de manière à réserver un conduit d’air sous toute la meule. Contre ce premier rang on appuie, en laissant le moins de vides possible, les rangées suivantes, dont les morceaux vont toujours en décroissant de hauteur, et enfin on répand, sur le demi-cylindre ainsi formé, une couche de menue houille, destinée à former couverture et à modérer l’influence de l’air. Quand la meule est achevée, on enlève tous les piquets et l’on jette dans les vides qu’ils ont laissés des morceaux de houille enflammée, qui, au bout de 5 ou 6 heures, déterminent un commencement de combustion dansla masse. Dès que la houille cesse de fumer et de flamber, elle se recouvre légèrement d’une cendre blanche, qui annonce que la carbonisation est suffisante ; on se hâte alors d’étouffer le feu en le couvrant de fraisil de coke, et on laisse le tout fermé pendant 3 ou 4 jours, afin que le coke s’éteigne complètement avant de le mettre à l’air. La carbonisation dure de 36 à 40 heures, selon la nature de la houille ; plus celle-ci est grasse et collante, plus l’opération demande de temps. La houille très-maigre est quelquefois carbonisée en moins de 12 heures. Avec la houille grasse, on peut donner plus de hauteur aux meules ; mais il leur faut une couverture très-épaisse, pour les rendre imperméables à l’air. Au contraire, avec les houilles maigres, on élève peu les meules et on ne les couvre que très-faiblement, pour ne pas trop intercepter l’arrivée de l’air. Cette méthode, bonne sous le point de vue de la quantité du coke obtenu, présente souvent de la perte en combustible.

En Angleterre, on a modifié ce procédé, en disposant la houille autour d’une cheminée conique, en briques réfractaires, placée au centre d’une meule circulaire, et a laquelle viennent aboutir, à différentes hauteurs, des ouvertures horizontales. La carbonisation demande autant, de temps ’qu’avec le mode précédent ; mais le coke obtenu est plus dense, plus lourd et d’une puissancécalorifique plus grande. Aux environs de Saint-Étienne, pour tirer parti de la menue houille, on la réduit en coke. Après l’avoir passée à la claie, on l’arrose fortement et on la mêle de manière à en faire une espèce de pâte ; on la moule en un tas prismatique ou conique, de 16 à 20 m. de longueur ou de 4 à 5 m. de diamètre, sur 1 m. 15 de hauteur, en ayant soin de ménager des canaux d’aérage et d’allumage. L’allumage doit se faite par le haut, pour éviter la déformation que pourrait produire le boursouflement du coke. La carbonisation d’une pareille meule s’achève en 6 ou 8 jours ; on l’éteint en y jetant de l’eau, que l’on fait, autant que possible, pénétrer au centre.

Carbonisation en four. Les fours qui servent à opérer la carbonisation de la houille sont circulaires ou elliptiques. Leur aire est couverte par une voûte surbaissée ou circufaire, dont la hauteur au sommet varie de

0 m. 80 à 1 m. Cette voûte est surmontée d’une cheminée carrée, dont la hauteur au-dessus du massif du four est de 1 m. Les ouvertures carrées, placées de chaque côté, servent au chargement. Sur la face antérieure, une porte en fonte est ménagée dans la maçonnerie pour opérer le défournement. Au commencement de l’opération, on laisse la porte en grande partie ouverte, pour donner accès à

1 air et aider la houille à s’enflammer rapidement. Il se dégage alors par la cheminée une fumée très-épaisse, qui, au bout d’une demiheure, est presque totalement dissipée. On ferme alors la porte et on la lute avec de l’argile mêlée de poussier de coke ; aussitôt apparaît une flamme blanche, qui dure envi COL 57J

ron 8 heures. Quand elle cesse, il y absorption de l’air extérieur par la cheminée ; on bouche alors hermétiquement cette dernière avec le registre dont elle est munie, on le lute au besoin, et l’on procède ensuite à l’enlèvement du coke avec une pelle en fer battu ajustée au bout d’un long manche-en fer. Le coke n’adhérant pas à la sole du fourneau, cette opération du défournement est très-facile et très-rapide. Parce mode de carbonisation, le produit est plus grand en poids et moindre en volume que dans les meules. Dans les grands appareils, le volume du coke est généralement égal à celui de la houille ; cependant, pour les houilles grasses, il est plus grand de 30 pour 100.

Dans ces derniers temps, on a cherché à utiliser la température très-élevée des gaz que ces fours perdaient pendant 8 heures consécutives, en jetant en dehors de leur cheminée une colonne de flamme de 2 m. À 2. m. 6û de hauteur. On applique aujourd’hui cette chaleur perdue au chauffage des chaudières à vapeur, au séchage des farines, à la carbonisation de la tourbe et du bois, à la calcination du plâtre, au chauffage des fours à vitres, etc., etc.

Dans les grands bassins houillers, on établit ces fours sur de grandes longueurs, en les accolant l’un contre l’autre, ce qui permet de les desservir au moyen d’un petit chemin de fer placé sur leur massif, et sur lequel circulent les wagons qui apportent la houille.

Le coke fabriqué en vases clos, comme dans la fabrication du gaz d’éclairage, ne peut être employé à la métallurgie du fer. La quantité de coke que l’on obtient de la distillation de la houille dans de grandes cornues en fonte s’élève à 65 ou 83 pour 100.

Voici le tableau de la perte en poids due à la distillation de quelques houilles, d’après des expériences faites à la manufacture des tabacs, par MM. Clément, Gueni veau et Lefroy :

Blanzy (Saône-et-Loire).’... 0,44

Newcastle 0,305

Flenu, lrc variété (Mons)... 0,39

Decize (Nièvre)... 0,365

Veines du Ma thon et du Buisson (Belgique) 0,36

Flenu, 2 variété 0,355

Nouvel Anzin 0,345

Denain 0,325

Ancien Anzin. 0,255

Pour cette fabrication, on peut consulter les ouvrages de M. Pelouze sur l’art du maître de forge, et do M. Peclet sur la chaleur, ainsi que les Annales des mines.

COKE ou COOKE (Édouard), célèbre jurisconsulte et magistrat anglais, né à Mileham en 1549, mort en 1634. Il se distingua dans tout le cours de sa carrière par la rigidité de ses principes et l’inflexibilité de son caractère. Il exerçait avec distinction la profession d’avocat, lorsque le comté de Norfolk l’envoya à la Chambre des communes, où il se fit remarquer par ses talents oratoires et dont il fut élu président en 1592. La reine Elisabeth le nomma ensuite solicitor général, puis procureur général, et c’est en cette dernière qualité qu’il dirigea les procédures criminelles relatives aux procès d’Essex, de Ruleigh, de Somerset, et des auteurs de la conspiration des poudres. En 1GOS, il fut fait par Jacques Ier président do la cour des plaids communs ; en 1613, premier juge du banc du roi, et enfin membre du conseil privé. Ayant refusé de se prêter à des mesures arbitraires, et d’ailleurs poursuivi par des ennemis puissants, parmi lesquels il comptait le chancelier Bacon, il tomba en disgrâce, se vit destitué de tous ses titres, et fut même enfermé à la Tour de Londres. Rendu à la liberté sous Charles Ier, il se montra l’un des plus ardents adversaires du favori Buckingham. Il a laissé des ouvrages très-estimés, parmi lesquels on cite surtout les Inslituies des lois d’Angleterre, livre qui est devenu classique et qui a eu de nombreuses éditions.

COKE (William), comte de Leicester, habile agronome anglais, né en 1757, mort en 1839. Il transforma son domaine de ilolkham (Norfolk) en ferme modèle, et fit faire, par ses expériences, de notables progros à l’agriculture. L’Angleterre lui doit l’introduction de la culture alternée, l’amélioration de la méthode d’assolement en quatre rotations, l’extension de la culture du maïs et des turneps, etc.

COKETIER s. m. (ko-ke-tiê — rad. co&c). Fabricant ou marchand de coke.

COKOS, pi. COK1 s. m. (ko-koss, ko-kidu gr. kokkos, baie, petit corps rond). Métrol. Petit poids usité en Grèce : La drachme pèse 4 grammes 447 milligrammes, ou, pour parler le patois administratif de la Grèce, la drachme pèse A oboles 4 coki et 4 dixièmes de cokos. (E. About.)

COL préf. V. CO.

COL. Pharm. Abréviation de colaturk.

COL s. m. (kol. — V. l’étym. de cou). Partie du corps comprise entre l’origine des épaules et celle de la tête. Dans ce sens, cou est plus usité, et col n’est plus guère employé que par euphonie, et dans le langage, poétique : Son col était blanc comme un lis. Il avait le col nu. Le coi, soutient la tête et la réunit avec le corps, (Buff.) Singulier fait ! chez tous les grands hommes dont les portraits ont frappé mon attention, le col est court. (Oalz.) Il n’y