Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 3, Frit-Gild.djvu/131

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de tables chrc idogiques, accompagnées de notes sommaires sur tous les évêchés et abbayes de Krance. Il avait puisé dans les chartriers épiscopaux et monastiques, et recueilli une riche moisson, bien que fort indigeste. Peut - être cet ouvrage avait - il été inspiré par une entreprise analogue faite, en 1621, par Jean Chenu, de Bourges : Archiepiscoporum et episcoporum Galliae ehronologica kistoria (Paris, l vol. in-4»), premier essai tenté en vue d’établir la succession chronologique des archevêques et évêques de France. Gaucher III, ditScévolêII, et Louis de Sainte-Marthe publièrent, en 165G (Paris, 4 vol. infol.), la première édition de la G allia christiana. Le temps et le savoir qu’y avaient dépensés les deux frères faisaient de l’ouvrage un monument sans exemple dans l’histoire de l’érudition ; aussi le clergé de France, réuni en assemblée générale (1656), fit-il une pension de 500 livres à chacun de leurs trois héritiers ; il avait auparavant accordé 6,000 livres pour l’impression de l’ouvrage lui-même. Les héritiers de Gaucher III et de Louis de Sainte-Marthe avaient rassemblé des matériaux suffisants pour étendre d’un quart l’œuvre de leurs devanciers. Divers incidents les empêchèrent de poursuivre, et leurs documents passèrent dans les mains de Denis de Sainte-Marthe. Celui-ci, à la prière du clergé de France, avait entrepris, dès 1710, de donner une nouvelle édition de la Gallia christiana. 11 était entré dans la congrégation des bénédictins de Saint-Maur, et 1 aide que lui donnèrent ces savants religieux, jointe aux travaux inédits qu’il tenait de plusieurs membres de sa famille, lui permit de publier le premier volume (in-fol.) en 1715, La nouvelle Gallia christiana ne ressemblait à l’anciene ni pour le fond ni pour la forme. Les bénédictins avaient fourni à Sainte-Marthe d’immenses ressources ; des membres éminents de la congrégation lui avaient procuré les éléments d’un plan neuf et beaucoup plus large. L’ouvrage avait désormais acquis toute la perfection dont il était susceptible. En voici le titre complet et définitif : Gallia christiana inprovincias ecclesiasticas distributa ; qua séries et hisloria archiepiscoporum, episcoporum et abbatum Francix viciiuirumque ditionum, ab origine Ecclcsiarum ad nostra tempora deducilur et probatur ex aulhenticis instrumentis ad calcem appositis, opéra et studio Dionysii Sammarthani, presbyteri etmonachi ordinis SanctiBenedicti, e congrégations Sançli-Mauri, (La Gaule chrétienne distribuée en provinces ecclésiastiques, dans laquelle on trouve la suite chronologique et l’histoire des archevêques, évêques et abbés de France et des pays circonvoisins, depuis l’origine des Églises jusqu’à notre temps, le tout reposant sur des documents authentiques qu’on trouvera à ia fin de l’ouvrage, par le P. Denis de Sainte-Marthe, prêtre et religieux de l’ordre de Saint-Benoît, do la congrégation de Saint-Maur.) Denis de Sainte-Murhe eut une part très-importante aux tomes suivants (II, III et IV), qui parurent de 1720 à 1728.

Le tome 1er est dédié au régent, Philippe d’Orléans, et précédé d’une préface dans laquelle l’auteur explique son but : c’est d’abord de rendre service à l’Église de France, en éclairant ses origines ; c’est ensuite de témoigner de la grandeur historique du catholicisme, en montrant l’étendue de son action dans le monde, la série de ses pasteurs avec leurs titres à t estime de la postérité ; le nombre de ses monuments, leur utilité et leur place dans le développement du culte. Sainte-Marthe est gallican, comme on peut le supposer ; il se propose donc de constater l’ancienne discipline ecclésiastique relativement à l’élection des évêques, et cela afin d’être désagréable a, l’Église romaine, qui s’est emparée de leur nomination ou l’a vendue aux princes séculiers pour de l’argent ; il s’attachera à préciser le rôle des rois de France et des princes féodaux dans les élections ecclésiastiques, et à démontrer l’illégitimité des prétentions de la cour de Rome a cet égard ; il exposera aussi ce qu’ont fait les conciles de Bile et de Constance à propos d’élections ; il montrera que la réunion fréquente, et pour ainsi dire périodique, des conciles fait partie de l’ancienne discipline de l’Église ; ce sont les conciles qui ont autorité pour juger les causes des évêques, et non la cour de Rome.

Un autre but poursuivi par la Gallia christiana est de faire des études sur les grandes familles féodales et les personnalités illustres du passé, tâche difficile et parfois scabreuse, on comprend pourquoi : les descendants de ces familles continuent d’exister ou prétendent exister, et il sera nécessaire de ménager les susceptibilités légitimes. Afin d’éviter les erreurs-, la Gallia christiana n’avancera rien dont il n’ait la preuve authentique a fournir ; il implore, à ce titre, le secours des érudits nationaux et étrangers ; il indiquera, du reste, l’origine de ses informations.

Sainte-Marthe explique ensuite le plan qu’il a adopté : il aura une table, outre des pièces justificatives, à la fin de chaque volume ; de cette manière, il n’y aura pas moyen d’incriminer les faits avancés par lui. Les tables seront doubles : elles se composeront d’une table chronologique et d’un index général.

Ceci posé, il traitera de l’origine du christianisme dans les Gaules ; il dira où, comment et a quelle époque l’Évangile a été prêché dans le pays ; il publiera unédissertation sur le voyage de saint Paul en Espagno, avec

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le sentiment des Pères latins et des Pères grecs sur cette question ; il établira que le christianisme fut prêché dans les Gaules par les disciples de saint Paul : les Pères grecs l’enseignent de reste ; puis il donnera 1 avis de tous les Pères anciens sur la manière dont l’Evangile a été prêché dans le monde entier. Sainte-Marthe s’étend sur tout ce qui concerne la prédication de l’Évangile en Gaule et discute les nombreuses objections que soulève un sujet si obscur ; il analyse à ce sujet Grégoire de Tours et Sulpice-Sévère, mesure les lacunes qui existent, et se demande si les actes et documents de cette époque reculée n’auraient pas été falsifiés.

Tout ce qui précède n’est qu’une préface. Sainte-Marthe entreprend ensuite l’histoire de chacune des provinces ecclésiastiques de l’ancienne Gaule. On a vu tout à l’heure qu’il n’avait eu part qu’aux quatre premiers volumes, mis au jour de 1715 à 1728. Cette publication fut continuée très-activement par les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur et interrompue par la Révolution française. Le tome X111 est de 1785. L’entreprise était loin d’être terminée ; elle a été reprise de nos jours par M. Hauréau, qui a publié, en 1S5S, un tome XIV. Depuis, l’Académie des inscriptions a pris sous sa protection et imprime à. ses frais les travaux de M. Hauréau ; mais ils avancent lentement ; il en est pourtant au tome XVI. Le tome XIV (1858) renferme la province ecclésiastique de Tours ; le tome XV (18G0), celle de Besançon, et le tome XVI (1865) celle de Vienne. L’auteur abrège, afin de pouvoir en finir. D’autre part, les sources, qui étaient encore très-abondantes au, xvnii : siècle, ont maintenant disparu en grande partie. Il n’importe, c’est un monument national ; Denis de Sainte-Marthe l’avait entrepris afin de faire pendant.à Y Histoire de l’Église gallicane de l’abbé Fleury, dont il devait contenir les preuves justificatives. Il a été continué dans le même esprit. Il est vrai que le continuateur actuel n a aucun système, sinon celui de réunir des faits. Cela a des avantages ; mais ce sont des travaux auxquels il faut mettre une passion que les savants désintéressés sont incapables d’éprouver. Les bénédictins et le clergé de France, sous l’ancien régime, en avaient fait une entreprise d’amour-propre ; ils travaillaient pro aris et focis, et déployaient à cette besogne ardue un zèle et des efforts impossibles à un seul homme, même soutenu par les ressources d’une compagnie telle que 1 Académie des inscriptions. La fin ne vaut donc pas le commencement, malgré l’érudition profonde de M. Hauréau. Les deux côtés par où il est surtout inférieur sont l’étendue et l’abondance des sources..

Malgré tout, il n’y a rien à comparer à la Gallia christiana dans les annales de l’érudition moderne. Qu’on se figure l’histoire chronologique, depuis l’origine du christianisme, de chaque ville et de chaque bourg du vaste territoire compris entre les Pyrénées et la mer du Nord, d’une part, les Alpes et l’Océan d’autre part. Il s’agit de l’histoire religieuse, sans doute ; mais il ne faut pas oublier que, durant tout le moyen âge, l’histoire religieuse du monde occidental est l’histoire de la société elle - même. La meilleure partie de l’intérêt qu’offre, à chaque page, la Gallia ckristiana consiste dans le détail des mœurs et les petits événements que l’histoire ordinaire néglige.

GALL1ACUM, nom latin de Gaillac.

GALLIAMBE s. m. (ga-li-an-be— rad. galle et ïambe). Littér. anc. Vers de six pieds que chantaient les galles ou prêtres de Cybelo : Les galles se répandirent dans tout l’empire 7’omain ; ils couraient de ville en ville, portant l’image de Cybèle, jouant des cymbales et chantant des vers appelés galliambes. (Bouillet.) U Ouvrage composé de vers de cette mesure.

GALLIAMBIQUE adj. (ga-H-an-bi-kerad. galliambe). Littér. anc. Qui a la forme des galliambes : Vers galliamhiquks. C’est en vers galliambiques que Catulle a composé son Atys, l’un des plus beaux monuments de la langue latine. (Boissonade.)

GAI.L1AK, nom de la corne dont se servait Odin, le père des dieux dans la mythologie Scandinave, pour boire à ses repas.

G.4LL1ATE, en latin Galeatum, ville d’Italie, district et à 6 kilom. N.-E. de Novare ; 6,435 hab. Manufactures d’étoffes de coton, magnaneries. Foire annuelle qui dure trois jours et qui attire un grand concours. On y remarque l’église paroissiale, qui date d’une époque très-reculée, un couvent et un ancien château.

GALLICA a. f. (gal’-li-ka— du lat. gallica, gauloise). Antiq. Sorte de chaussure ou de galoche particulière aux Gaulois et que les Romains leur empruntèrent, il On se sert aussi du mot francisé gallice.

— Par anal. Sandale de capucin.

GALLICAN, ANE adj. (gal-li-kan, a-nedu lat. Gallus, Gaulois). Qui appartient à la France. Ne se dit guère que de l’Église de France et de ce qui la concerne : Église gallicane. Rite gallican. Libertés gallicanes ou de l’Église gallicane. L’Église gallicane a été fondée par te sang d’une infinité de martyrs. (Boss.) L’Église gallicane se trouva, pour ainsi dire en naissant, la première des Églises îia( !oi !ate.(J.deMaistre.)Benoit'XIV, voyant un étranger qui ne fléchissait pas le ge-

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noit au moment où il donnait la bénédiction papale, selon t’usage de Borne, dit : * Je pense que c’est un Français ; et je l’excuse, ajouta-t-il en riant, en vertu des libertés de l’Église gallicane. » Il Qui est partisan dos libertés ou privilèges de l’Église gallicane : La congrégation de l’Oratoire fut gallicane, au risque d’entendre dire qu’elle était janséniste, (De Rémusat.)

— Fam. Français :

Elle affermit de ses pucelles mains Des fleurs de lis la tige gallicane.

Voltaire.

— Hist. Flandre gallicane, S’est dit pour Flandre française.

— Hist. relig. Congrégation gallicane, Congrégation du tiers ordre de Saint-François, il Bréoiaire gallican, Bréviaire de l’Église de Girgenti, en Sicile.

— s. m. l’artisan des libertés de l’Église gallicane : Les gallicans et les ultramontains.

— Fam. Français :

Des gallicans ainsi parlait l’apôtre. De maudissons lardant sa patenotre.

VOLTAIKS.

— Antonyme. Ultramontain.

—Encycl. V. Église gallicane.

GALLICANISÉ, ÉE (gal-li-ka-ni-zé) part, passé du v. Gallicaniser : Lies cérémonies gallicanismes.

GALLICANISER v. a. ou tr. (gal-li-kani-zè — rad. gallican). Rendu conforme aux usages de l’Église gallicane : Gallicaniser lés cérémonies de l’Église.

Se gallicaniser v. pr. Devenir gallican, embrasser les principes du parti gallican : Les ultramontams ne sont guère portés à se gallicaniser.

GALLICANISME s. m. (gal-li-ka-ni-smerad. gallican). Hist. relig. Doctrine, opinions des gallicans.

— Encycl. V. Église gallicane. GALL1CANCS (Vulcatius), historien romain

du me siècle de notre ère. Il passa pour l’auteur da la Vis d’Auidius Cassius, compilation médiocre, publiée dans la collection des Scriptores kistorix Avguslte.

GALI.ICCIOI.1 (Jean-Baptiste), orientaliste italien, né à Venise en 1733, mort dans cotte même ville en 180G. Il entra dans les ordres, apprit plusieurs langues anciennes et modernes et devint professeur d’hébreu et de grec dans sa ville natale. Outre des traductions en italien de plusieurs ouvrages grecs et hébreux, on a de lui : Dizionario tatino-ilaliano delta sacra Biblia ; Pensieri sulle LXX settimane di Daniele ; Afemorie Venete antiche profane ed ecclesiastiche (Venise, 1795, 8 vol. in-8°), etc. On lui doit, en outre, la table du Thésaurus antiquitatum sacrarum d’Ugolini (32 vol. in-fol.) ; une édition des Qïuores de saint Grégoire le Grand (i7 vol. in-4°).

GALLICE s. f. V. Gallica.

GALLICIE, division administrative des États autrichiens, V. Galicie.

GALLICISME s. m. (gal-li-si-sme — du lat. galticus, gaulois). Gramm. Façon de parler propre à la langue française, et contraire aux règles de la grammaire générale : Un bon trailédes gallicismes serait un ouvrage important pour notre langue. (D’Olivet.) tl Manière de parler propre a la langue française, et qu’on transporte par erreur dans une autre langue. Si, par exemple, on disait en latin : Eo itum apud te, littéralement : Je vais aller chez toi, on commettrait un gallicisme : Il y .a des érudits qui remplissent leurs pages latines de germanismes ou de gallicismes. (Boissonade.)

— Encycl. Chaque langue a ses idiotismes, ses tournures, ses façons de parler qui lui sont particulières, et qui, dépourvues de sens logique, ont emprunté à l’usage un sens conventionnel, qui est, pour les idiomes, comme une sorte de goût du terroir. Une langue sans idiotisme serait, au pied de la lettre, une langue sans originalité. La langue française en

fiossède de très-nombreux, qu’on désigne par e nom de gallicismes. Nous croyons devoir énumérer et expliquer les principaux, en donnant quelques règles utiles pour aider a se, rendre compte des autres. Si nous avons cette phrase a analyser r Dieu est miséricordieux, chacun des trois termes a un sens absolu, défini, qui nous amène a comprendre la signification de la proposition dans son ensemble, en sorte qu’ici notre esprit passe des parties au tout. Au contraire, dans les phrases ;

Il m’en veut,

Il a beau jeu,

.Si j’étais que de vous, etc., etc.,

l’étude des éléments ne conduit aucunement à la connaissance de la proposition, car ces éléments ont un sens détourné de leur sens ordinaire. Ce sont des phrases.que nous no comprendrions pas si nous n’en savions à l’avance, et par pure convention, la véritable signification.

Ces trois phrases forment trois gallicismes.

Les gallicismes proviennent le plus souvent d’une ellipse, d’un pléonasme ou d’une inversion. Il faut alors, pour les soumettre à l’analyse, suppléer l’ellipse, retrancher ou si GALL

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gnaler le pléonasme et faire disparaître l’in version.

Ou bien, et c’est ici le cas le plus difficile, le gallicisme provient de la présence de certains motsqui ontune signification détournée. Le seul moyen de résoudre la difficulté, c’est de remplacer le gallicisme par une autre phrase équivalente, composée d’éléments analysables. Alors le gallicisme disparaît, le fond de la pensée reste le même, la forme seule a changé.

gallicismes dont on peut justifier les termes d’une manière satisfaisante.

e série.

Equivalents analysables.

Ce (le lieu) que (oïl, dans

lequel) je demeure est

. Premier Gallicismes : C’est ici qu» je demeure.

C’est là que régnait la vieux Aceste.

C’est sous l’équateur que se trouvent les animaux à poii ras.

. C’est dans le creuset qu’on éprouve l’or.

C’est & un moine qu’est due l’invention de la poudre a canon.

Citait merveille de l’entendre.

C’est se tromper que de croire au bonheur.

C’était autrefois l’usage en Égypte d’embaumer les corps.

C’est à’vous de jouer.

C’est bien le moinsqu’il...

Ce sont" les Grecs qu’on

poursuit. Leplaisirdes bons cœurs,

c’est la reconnaissance. C’est moi qui suis Guillot.

C’est à vous que je parle>

C’est de vous que l’on parlait.

Ce (te lieu, le pays) que (où) régnait le vieux Aceste est là.

Ce (/e /ira) que (mis pour où) se trouvent les animaux à poil ras est sous l’équateur.

Ce dans que (dans lnquet) on éprouve l’or est le creuset.

Ce, l’invention de la poudre à canon, est dû il un moine.

Ce, l’entendre, était merveille.

Ce (cela), croira au bonheur, est se tromper.

Ce (cela), embaumer les corps, (Hait ’autrefois l’usage en tëgypte.

Ce, jouer, est a vous.

Ce, qu’il..., est bien le moins.

Ce (ceux) qu’on poursuit sont les Grecs.

Ce forme pléonasme.

Ce (celui) qui est Guillot

est moi. Ce (celui) a que (auquel)

je parle est vous. Ce (celui) de que (dont)

on pariait est vous.

Deuxième série.

Gallicismes :

Il est un Dieu.

U est midi.

Il est beau de se vaincre soi-même.

Il est glorieux d’oublier une injure.

11 importe de travailler.

11 me tarde de vous revoir.

11 arrive souvent qu’on se trompe.

Il me faut un livre.

Equivalents analysables :

II, un Dieu, est (existe).

Il, midi, est.

U, se vaincre sol-même,

est beau. U, oublier une injure, est

glorieux. Il, travailler, importe. Il, vous revoir, me tarde.

Il, on se trompe, arriva souvent.

Il, un livre, faut, manque, est nécessaire a moi.

Troisième série. Gallicismes : I Equivalents analysables

TVo,

Il pleut. Jl gele. Il grêle.. II tonne. Il éclaire, etc.

Il y a un Dieu.

11 y aura beaucoup de

fruits cette année. Il y a en nous deux natures. Il y avait autrefois un

roi et une reine., . Il n’y a personne qui me

plaigne, 11 y a de la lâcheté a

mentir. Il y a deux heures que je

travaille. Il yalongtempsquenous

nous connaissons. U y a vingt uns que je

ne l’ai vu.

Ainsi, on peut rendre raison des termes qui entrent dans tout gallicisme commençant par il y a, en substituant le verbe être à la forme y a.

GALLICISMES AUXQUELS IL FAUT SUBSTITUER UNE PHRASE ÉQUIVALENTE ANALYSABLE.

Gallicismes : Substitutions éqiUva-

Icnlcs :

Dans ces sortes de gallicismes, U n’usLqu’iln sujet apparent ; le sujet réel est sous-entendu : c’est le plus souvent un des mots ciel, air, atmosphère, iLuages, <îta. Disons cependant que, dans certains cas, ce sujet est assez difficile a indiquer. U, un Dieu est. 11, beaucoup de fruits, seront cette minée. Il, deux natures, sont en

nous. Il, un roi et une reine,

étaient autrefois. Il, personne, n’est qui me

plaigne. Il, de la lâcheté, est a

mentir. Il, deux heures, sont Çïte

je travaille. U, un long lumps, est que

nous nous connaissons. Il, vingt ans, sont que je

ne l’ai vu.

Il sort continuellement.

Il sort a l’instant.

Si j’étais à votre place.

Il essaye vainement.

J’appelle en vain, personne ne répond.

Cela m’inquiéta cependant.

Il ne fait que sortir.

11 ne fait que de sortir.

Si j’étais que de vous.

11 a beau essayer.

J’ai beau appeler, personne ne répond.

Cela ne laisse pas de m’inquiéter.

La langue française renferme un grand nombre de gallicismes, et la liste que nous venons de donner est très-restreinte. Telle qu’elle est cependant, elle offre des exemples, des modèles de toutes les différentes formes sous lesquelles peut se présenter un gallicisme. Ce n’est donc qu’un rapprochement à faire, une simple comparaison à établir.

GALI.1CO (Echidorus), rivière de la Turquie d’Europe, pachalik de Roumélie, sandjack de Salonie, descend du versant méridional du Tchenghel-Diigh. Elle coule du N. au S. et sa jette dans le golfe de SaloniqHie. À 15 kilom. O. de la ville de ce nom, après un cours do 86 kilom. Elle ne reçoit qu’un cours d’eau un peu considérable, la Sahana.

GALLICOLE adj. (gal-li-ko-le — do galle,