Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 2, Fj-Fris.djvu/105

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raissent pas encore parfaitement connues. On les a cependant divisées en prédisposantes et en déterminantes. Parmi ces dernières, la composition du sol joue un très-grand rôle. Ainsi, toutes les fois que le sol ou le sous-sol est argileux, les animaux ont des formes empâtées, la peau épaisse, les pieds larges, les poils longs, etc., et sont fréquemment atteints de fluxion périodique. Si des chevaux, élevés dans des localités humides, sont transportés dans des lieux de nature différente, ils ne contracteront que rarement la fluxion périodique. Enfin, toutes les localités basses, humides, marécageuses, prédisposent les animaux qui les habitent à contracter cette maladie. C’est ainsi qu’on l’observe fréquemment dans nos départements de l’Ouest, sur les bords de l’Océan, notamment dans la Charente-Inférieure, dans la Vendée, dans la Somme ; dans nos départements de l’Est, tels que la Meuse, la Moselle, la Meurthe, dans les Dombes et dans le bas Limousin. L’état de l’atmosphère influe aussi beaucoup sur le développement de la fluxion périodique. Ainsi, dans les pays où l’air est entretenu constamment humide, soit par le voisinage de la mer, de grandes rivières, de fleuves ou de lacs, soit par la disposition du terrain ou par la nature du sol, la fluxion périodique se montre fréquemment sur les animaux qui y séjournent. On peut encore ranger dans les causes prédisposantes : une alimentation trop exclusive avec des fourrages très-aqueux, peu alibiles ou de mauvaise qualité ; certaines conformations des yeux, comme celle que l’on rencontre sur certains chevaux à tempérament lymphatique, dont l’œil petit, couvert, renfoncé dans l’orbite, les paupières tombantes, forment le type de ce que l’on désigne dans la pratique sous le nom expressif de vue grasse.

Quant aux causes déterminantes, elles sont très-nombreuses, mais elles n’ont pas toutes la même gravité. Il en est sur l’influence desquelles tous les observateurs sont aujourd’hui parfaitement d’accord ; de ce nombre sont : l’émigration, le passage brusque d’une alimentation peu substantielle à une nourriture très-abondante, une mauvaise alimentation, les logements insalubres, certaines maladies intestinales, la dentition. Les autres causes, telles que l’usage des légumineuses à l’état vert, les coups sur la région de l’œil, l’état variqueux des veines de cet organe, etc., ne sont rien moins que démontrées.

Mais de toutes les causes qui, dès le principe, ont été considérées comme exerçant la plus grande influence sur le développement de la fluxion périodique, celle dont les effets ont été le plus controversés, est sans contredit l’hérédité. Parmi les vétérinaires et les éleveurs, les uns, en petit nombre, nient l’influence de l’hérédité ; les autres admettent qu’elle est seule assez puissante pour provoquer le développement de la fluxion périodique ; d’autres enfin accordent à cette cause une action moins grande : elle prédisposerait seulement les animaux à contracter cette maladie, là où s’exercent les influences locales dont il a été parlé plus haut. Ces deux opinions sont vraies et loin de se contredire. La dissidence qui les sépare est plus apparente que réelle. En effet, il résulte des nombreux faits qui ont été invoqués en faveur de l’hérédité ou contre l’hérédité, que la fluxion périodique est héréditaire ; que le père et la mère concourent à sa transmission ; que l’influence héréditaire reste quelquefois à l’état latent sur la descendance directe d’animaux fluxionnaires, et ne devient appréciable que sur les générations suivantes ; de telle sorte que des reproducteurs, non atteints de la fluxion, peuvent cependant transmettre cette maladie à leurs descendants ; enfin que l’action de l’hérédité peut être combattue par des circonstances locales dépendantes d'un sol et d’un air secs, d’une bonne alimentation et d’une bonne hygiène.

La fluxion périodique est une affection ayant une physionomie propre. On doit la faire connaître dans ses accès, dans les intervalles qui les séparent et pendant l’intermittence.

Accès. On reconnaît dans chaque accès trois périodes. Dans la première, l’œil et quelques-unes de ses annexes sont sensibles, rouges ; les paupières et la conjonctive sont gonflées ; enfin l’œil revêt tous les symptômes ordinaires d’une affection inflammatoire. Au bout de deux ou trois jours, l’affection a progressé : l’œil est larmoyant et à demi fermé ; des larmes abondantes et irritantes coulent au dehors, irritent la peau, la dénudent de poils et finissent même par y produire une érosion en forme de rigole ; la cornée transparente perd de sa lucidité ; elle est sillonnée de stries rougeâtres, rayonnant du centre de la vitre à sa circonférence, où elles se confondent dans un cercle également formé d’injections capillaires ; la vitre est moins diaphane : c’est le prélude du trouble intérieur qui ne tarde pas à apparaître. Qu’un seul œil ou que les deux yeux soient attaqués, toute l’économie accuse de la souffrance ; l’abattement, la tristesse, la faiblesse de l’appétit, l’exaltation des grandes fonctions, la fièvre enfin, témoignent du trouble général que l’affection des yeux entraîne ou accompagne.

Dans la deuxième période, les symptômes d’inflammation s’arrêtent ; les paupières sont moins fermées ; la cornée transparente perd son opacité ; les humeurs s’éclaircissent. Au bas de la chambre antérieure se dépose un flocon blanc ou jaunâtre, quelquefois rougeâtre, presque toujours flottant, par exception adhérent ; on l’attribue à la condensation de la matière fibrino-albumineuse des humeurs. Ce flocon a reçu le nom d’hypopion. Lorsque la fièvre s’est manifestée, elle disparaît ordinairement pendant la durée de cette période, qui est aussi de quatre ou cinq jours.

Dans la troisième période, les premiers symptômes, précédés d’une réaction pyrexique qui en est le prodrome, réapparaissent, mais avec moins de force ; les flocons coagulés se dissolvent ; ils troublent l’humeur, puis bientôt ils disparaissent : l’œil s’éclaircit de nouveau ; tout se calme : l’accès est passé.

La durée de chaque accès, quoique variable, ne dépasse pas douze à quinze jours au plus. Quand la maladie, existant déjà depuis longtemps, a modifié profondément la structure de l’œil, la durée des accès s’abrège, les attaques se rapprochent l’une de l’autre ; la vue s’affaiblit, se trouble ; enfin la cataracte, qui est le terme ordinaire de l’affection, abolit complètement la vision.

Rémission ou intermittence. Quand la maladie est récente, l’œil, après l’accès, n’a rien qui puisse autoriser le moindre soupçon de fluxion périodique ; mais si l’affection date de quelque temps, elle a laissé dans l’organe de la vue des signes irrécusables de son existence ; ainsi la sensibilité de l’œil paraît exaltée, la paupière supérieure est comme brisée du côté de l’angle nasal, sa courbe est remplacée par une ligne anguleuse, la place des larmiers est épilée, les poils qui restent à cette partie sont roides, hérissés par le fait seul de l’écoulement des larmes constamment abondantes, séreuses et irritantes ; la conjonctive est toujours injectée, les vaisseaux de cette membrane sont comme variqueux ; la pupille semble dilatée, l’œil parait plus petit, il n’a plus sa transparence et sa couleur normales ; il a une teinte jaunâtre (couleur feuille morte), qui nuance désagréablement le fond de l’œil, ordinairement bleu. Le cristallin devient mat dans quelques points, puis tout à fait opaque : c’est le commencement de la cataracte. La vue s’affaiblit graduellement, l’animal devient de plus en plus peureux, timide ou ombrageux.

L’intervalle qui sépare les accès est extrêmement variable. Le terme moyen est d’environ trente jours. Cinq mois, et quelquefois plus, peuvent séparer les accès au début ; mais ce temps de rémission n’est souvent que de quelques semaines, et il tend toujours à diminuer, si l’affection est de vieille date.

On considère généralement la fluxion périodique comme une phlegmasie des parties externes et internes de l’œil. On a expliqué ces paroxysmes par la réapparition des causes, par l’impressionnabilité exaltée de l’organe une fois frappé d’inflammation. Mais, à ce compte, toutes les ophthalmies devraient être périodiques. D’autres considèrent cette affection comme une hypersécrétion de la séreuse qui tapisse les chambres de l’œil, conséquence de la débilitation de l’économie, à laquelle ils rattachent les causes premières de cette maladie. Mais une inflammation aiguë ou chronique ne saurait donner une explication satisfaisante du caractère qu’affecte la fluxion périodique dans son mode d’évolution, d’expression et de succession des accès. Il est donc permis de dire que la nature de la fluxion périodique est encore inconnue. Sans doute on peut affirmer que cette maladie offre un caractère spécial qui la distingue des ophthalmies franches ; mais on ne sait pas ce qui lui donne cette spécialité.

Un traitement curatif certain de la fluxion étant encore à trouver, on doit surtout s’attacher à son traitement préservatif. Ce dernier consiste à n’employer à la reproduction que des animaux jouissant d’une bonne vue, et dont les ascendants n’aient jamais ressenti les atteintes de la fluxion ; à faire émigrer les sujets qui naissent dans des localités où cette maladie est enzootique ; à les diriger vers des contrées et plus sèches et plus chaudes ; à nourrir les jeunes sujets lymphatiques avec des grains ou des fourrages nutritifs ; à infuser dans les races dégradées une certaine dose de pur sang, pour combattre, dans les limites du possible, la prédisposion à contracter la fluxion.

Le traitement curatif systématique consiste en diète, saignées générales et locales à la veine lacrymale, sangsues autour de l’orbite, collyres résolutifs, émollients, calmants, écurie éclairée par un demi-jour, sétons aux joues ou à l’encolure, vésicatoires volants autour de l’orbite et purgatifs. Tous ces moyens diminuent la durée de l’accès, mais ne guérissent pas la maladie. Comme traitement empirique, Chabert, Lafosse, les Anglais, pratiquent la ponction de l’œil malade, afin d’assurer la vision dans l’autre. Ce procédé fait cesser la douleur, et l’œil opposé conserve toutes ses aptitudes. Presque tous les collyres adoucissants, astringents, stimulants, caustiques même, ont été essayés contre cette maladie. En résumé, l’inefficacité de toutes ces médications prouve bien que la fluxion périodique est incurable.

— Jurispr. La fluxion périodique figure au nombre des cas légalement réputés rédhibitoires ; il est possible, en effet, qu’elle soit déterminée par des causes éloignées ; qu’elle soit cachée au moment de la vente ; elle revêt un caractère bien accusé de périodicité ; elle se manifesté par des accès ; dans les intermittences, il est toujours difficile et souvent impossible de constater les traces de son existance ; enfin elle déprécie considérablement l’animal qui en est atteint. C’est donc avec raison que la loi du 20 mai 1838 a compris la fluxion périodique des yeux dans la nomenclature des vices rédhibitoires, avec une garantie de trente jours pour le cheval, l’âne et le mulet.

Quelles que soient les lésions que présente l’œil malade au moment de la livraison, si la fluxion est reconnue, la rédhibition qu’elle entraîne est un droit incontestable. Quand l’affection n’est pas très-évidente, la fourrière est le moyen le plus sûr de la juger ; mais, comme la fourrière est une perte sans profit, généralement nuisible aux intérêts de tous, le vétérinaire doit, dans une telle circonstance, user de toute son influence pour amener les parties à composition, la plus chère conciliation coûtant généralement moins qu’un bon procès. Enfin l’expert doit toujours être en garde contre les ruses des parties ; car c’est en les supposant possibles qu’il arrive à donner à son prononcé la certitude et la justice désirables.

— Mathém. Newton considérait toute grandeur variable comme engendrée par extension positive ou négative, et il appelait fluxion l’accroissement de la grandeur en mouvement, ou, comme on disait alors, de la quantité fluente (fluere, glisser, se mouvoir, d’où fluxio). Ainsi, la fluxion est l’accroissement momentané ou la différentielle d’une grandeur ; mais, tandis que Leibnitz considérait les accroissements infiniment petits en eux-mêmes, Newton ne considérait que leurs rapports, qui, pour lui, exprimaient les vitesses relatives de croissance.

Dans les ouvrages de Newton et dans ceux des géomètres anglais qui ont adopté les idées et la notation de leur illustre maître, la fluxion est marquée par un ou plusieurs points, suivant l’ordre, placés au-dessus de la grandeur supposée en mouvement. Ainsi désigne une fluxion de premier ordre ; , des fluxions de deuxième, de troisième ordre, etc., ce qu’on appelle aujourd’hui différentielle seconde, troisième, etc. indique le rapport de la fluxion de à celle de .

En dernier résultat, les fluxions de Newton sont les différences de Leibnitz, et le calcul des fluxions est, aux notations près, le calcul différentiel. Un juge compétent, d’Alembert, a dit : « La métaphysique de Newton sur le calcul des fluxions est très-exacte et très-lumineuse, quoiqu’il se soit contenté de la faire entrevoir. Il n’a jamais regardé le calcul différentiel comme le calcul des quantités infiniment petites, mais comme la méthode des premières et dernières raisons, c’est-à-dire la méthode de trouver les limites des rapports. Aussi cet illustre auteur n’a-t-il jamais différentié des quantités, mais seulement des équations, parce que toute équation renferme un rapport entre deux variables, et que la différentiation des équations ne consiste qu’à trouver les limites des rapports entre les différences finies des deux variables que l’équation renferme. »

L’idée de mouvement, d’où est sortie la méthode des fluxions, ne se rapportait que très-indirectement à l’idée de nombre ; aussi la métaphysique de Newton a-t-elle été abandonnée.

FLUXIONNAIRE adj. (flu-ksi-o-nè-re — rad. fluxion). Pathol. Sujet aux fluxions.

FLYE-SAINTE-MARIE (Paul-Emile), officier et homme politique français, né à Vitry (Marne) en 1830. Sorti de l’École de Metz en 1854, il rejoignit un régiment d’artillerie en Crimée, et s’y fit bientôt distinguer par son courage. Amputé d’un bras en 1855, il fut fait capitaine, prit part aux campagnes d’Afrique et a celle d’Italie, après laquelle il entra dans les finances. En 1870, il demanda à reprendre du service. Placé à la tête d’une batterie d’artillerie dans l’armée de Paris, il se signala par la plus grande bravoure, notamment à l’affaire de Champigny. Lors des élections de février 1871, le département de la Marne a envoyé M. Flye-Sainte-Marie à l’Assemblée nationale. Il y a pris place sur les bancs de la gauche avec laquelle il essaye de lutter contre l’esprit réactionnaire de la majorité.

FLYNDRE s. m. (flain-dre). Ichthyol. Poisson du genre pleuronecte, qui habite les mers du Nord.

FO ou FOË, nom du Bouddha en Chine. V. Bouddha.

FOA (Eugénie), moraliste et romancière, née à Bordeaux, vers la fin du siècle dernier, d’une famille originaire d’Espagne, morte en 1853. Elle se maria fort jeune, mais vécut peu de temps avec son mari. Les dernières années de sa vie furent tourmentées par de cruelles souffrances et par une cécité presque complète. Elle a composé des livres, où la morale est présentée sous une forme attrayante. On lui doit aussi des romans et des nouvelles. Nous citerons, parmi ses ouvrages : la Juive, histoire du temps de la Régence (1835, 2 vol. in-8°) ; les Mémoires d’un polichinelle (1837, in-8°) ; le Petit Robinson de Paris (1840, in-18) ; le Vieux Paris, contes historiques (Paris, 1840, in-16), etc. Mme E. Foa a pris une part active à la rédaction du Journal des enfants, du Journal des demoiselles, du Dimanche des enfants, où l’on trouve d’elle des nouvelles et des récits pleins de grâce, de sensibilité et de gaieté entraînante.

FOANG s. m. (fô-angh). Métrol. Subdivision du taël, unité de poids et de monnaie en usage dans le royaume de Siam et au Japon pour les monnaies et les matières précieuses. Poids, lgr,135 ; valeur, 0 fr.23. ||Le Complément du Dictionnaire de l’Académie écrit FOUANG.

FOC s. m. (fok — du germanique : suédois fœcka, danois fakke, allemand fock, hollandais fok, formes qu’il est peut-être permis de rapprocher du persan paykan, pointe, et de la racine sanscrite pik, piquer, qui a fourni un si grand nombre de dérivés aux langues indo-européennes. Cette sorte de voile serait ainsi désignée à cause de sa forme triangulaire et pointue. Peut-être vaut-il mieux rapporter ce nom germanique de la voile à la racine sanscrite paç, lier, tenir, etc.). Mar. Voile triangulaire, que l’on place entre les mâts de misaine et de beaupré sur les trois-mâts, entre le beaupré et le grand mât dans les autres navires : Un grand bâtiment porte habituellement quatre focs disposés dans l’ordre suivant, sur l’avant l’un de l’autre : le petit foc, le faux foc, le grand foc et le clin- foc (Bonnefous.) || Foc d’artimon, Voile d’étai, installée sur une draille allant du capelage du perroquet de fougue au chouque du grand mât.

FOCA ou FOCAS s. m. (fo-ka). Bot. Nom donné à un fruit très-estimé, qui croît dans l’île de Formose, et paraît appartenir à une cucurbitacée.

FOCA, petite île de la côte occidentale de l’Afrique, à l’embouchure de la rivière Calabar. Elle renferme une ville du même nom, et sert de point de relâche aux bâtiments, qui y trouvent en abondance du bois, de l’eau et des provisions de toute nature.

FOCA ou PHOCAS, grammairien latin, qu’on croit avoir vécu vers le IVe siècle de notre ère et sur l’existence duquel on ne possède aucun détail. Il a écrit une Vie de Virgile en vers hexamètres, des distiques sur l’Enéide et deux traités en prose, intitulés : Ars de nomine et verbo, et De aspiratione. Ce qui nous reste de ses œuvres a été publié dans l’Anthologia latina et dans les Grammaticse latinae scriptores antiqui.

FOCAL, ALE (fo-kal, a-le — du latin focus, foyer). Physiq. Qui appartient au foyer des miroirs ou des lentilles. ||Boule focale, Boule d’un thermomètre différentiel, que l’on place au foyer d’un miroir pour en évaluer la température. || Distance focale, Distance entre le centre optique et le foyer principal d’une lentille, et, en géométrie, Distance entre les deux foyers d'une ellipse.

— s. f. Géom. Courbe particulière, qui contient les foyers des rayons réfléchis par une surface concave sphérique.

FOCHABERS, bourg d’Écosse, comté et à 12 kilom. E. d’Élgin, sur la rive droite de la Spey, au point, de réunion des routes de Huntly et de Banff : 1,507 hab. Fabrication active de coton, fil à coudre, bonneterie. Église paroissiale, chapelle catholique romaine ; chapelle épiscopale écossaise, édifice construit grâce aux libéralités de M. A. Mylne, négociant de la Nouvelle-Orléans. Aux environs, magnifique château, des ducs de Gordon.

FOCIMÈTRE s. m. (fo-si-mè-tre — du lat. focus, foyer, et du gr. metron, mesure). Photogr. Appareil destiné à constater l’existence et à déterminer le rapport du foyer physique et du foyer chimique dans les objectifs.

Encycl. Cet instrument de photographie a été inventé par Claudet, en 1840. Le focimètre a pour but de reconnaître si un objectif a le défaut de posséder deux foyers, dont l’un est dit chimique, et, en même temps, d’apprécier la différence de longueur de ces deux foyers. L’instrument se compose de plusieurs écrans établis sur un axe en ligne droite ; les écrans portent les numéros 1, 2, 3, 4, 5, etc. On les place devant l’objectif de façon que tous puissent que aperçus, et l’on met au point sur celui du milieu (3, par exemple). Si, sur l’épreuve que l’on tire, l’un des écrans 2 ou 4 vient plus net que l’autre ou aussi net que l’écran du milieu, on en conclura que le foyer chimique est plus court ou plus long, et on établira, d’une manière à peu près certaine, la différence qui résulte du foyer chimique en mettant alternativement au point les écrans 2 et 3. Un photographe intelligent calculera, d’après cette épreuve, quelle est la distance moyenne qui correspond au foyer chimique, et il saura ensuite en tenir compte, chaque fois qu’il aura à mettre au point.

FOCKÉE s. f. (fo-ké — de Focque, n. pr.). Bot. Genre d’arbrisseaux, de la famille des asclépiadées, dont l’espèce type croît au Cap de Bonne-Espérance.

FOCKENBROCH (Guillaume van), poète et médecin hollandais, mort en 1695. Il exerça la profession médicale à Amsterdam, mais se fit surtout connaître par des productions dans le genre burlesque, et devint un des imitateurs de Scarron, dont il a traduit la Gigantomachie et les deux premiers livres de l’Enéide travestie. Ses œuvres ont été publiées,