Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 3, Frit-Gild.djvu/123

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moins pour feindre une émotion qu’on n’éprouve pas que pour affecter un langage au-dessus du vulgaire. On fait du paùios pour donner une haute idée de son esprit, de ses sentiments ; on fait du phèbus pour se donner l’apparence d’un écrivain hors ligne.

— Ilncycl. Voici, selon Huet, le savant évêque d’Avranches, l’origine de ce mot. Un avocat plaidait au sujet d’un coq appartenant à un certain Mathias, et s’exprimait en latin, conformément à l’usage de l’époque ; mais transposant les cas dans la chaleur de la discussion, il dit : Galli Mathias, au lieu de : Galltts Mathite. Il refléta si souvent cette locution fautive, et dans une suite de phrases si désordonnées, qu’elle devint un sujet de plaisanterie, et, par une tradition dont l’origine s’est perdue, elle fut’dans la suite le synonyme de discours sans suite, sans ordre, incompréhensibles. Si cette^ étymologie était vraie, on voit qu’il faudrait écrire gallimathias.

Boileau distinguait le galimatias simple, que l’auteur croit comprendre, et qui n’offre point de sens aux lecteurs ou aux auditeurs, du galimatias double, que n’entendent ni l’auteur ni le public. L’amphigouri fait à dessein est donc du galimatias double. Collé, qui avait composé beaucoup de couplets en ce genre, a dit, en effet, dans son Théâtre de société : à L’amphigouri n’est qu’un galima, tias richement rimé. »

On a souvent donné le nom de galimatias à des écrits on a des discours embrouillés et diffus, lors même qu’ils ne sont pas inintelligibles. Ainsi l’abbé de Longuerue, sollicité par des académiciens de se présenter à l’Académie française, et voulant se moquer des discours prononcés dans cette compagnie, répondit : « J’y penserai quand vous aurez quitté votre galimatias. « Sedaine, qui était académicien, mais dont l’esprit ne laissait pas échapper volontiers l’occasion d’un bon mot, se jeta un jour au cou d’un de ses nouveaux collègues qui venait de prononcer son discours de réception, et lui dit avec une effusion comique : à Ah ! monsieur, depuis vingt ans que j’écris du galimatias, je n’ai encore rien dit de pareil. > Voltaire, pour se moquer des fi loges de Thomas, qui, du reste, méritaient plus d’estime, lança contre lui ce trait plaisant : « Il ne faut plus dire du gati~ matias, mais du galithomas. »

GALIN s. m. (ga-lain). Ergot brut du bœuf.

GALIN (Pierre), musicien français, inventeur d’une méthode nouvelle pour apprendre la musique, méthode que ses élèves ont rendue populaire sous le nom de méthode Galin-Chevé-Pâris, né à Bordeaux en 1786, mort à Paris en 1821. Sa famille, qui vivait d’un petit commerce, lui fit donner une assez bonne instruction. Dès ses premières années, il s’adonnaà l’étude des sciences exactes, pour lesquelles il manifestait une sorte de passion. Professeur de mathématiques spéciales au lycée de Bordeaux, puis înstituteurà l’école des sourds-muets, c’est dans l’enseignement musical que Galin devait s’acquérir un nom durable. Habitué à tout soumettre à l’analyse, il conçut’la pensée de substituer le raisonnement à la routine, dans l’enseignement élémentaire de cet art, et inventa la méthode du méloplaste, ou musique figurée, c’est-à-dire ayant la vertu plastique, le pouvoir d’engendrer les sons. Le méloplaste est une application des mathématiques à la musique, c’est la théorie et la pratique des sons, ou l’art musical réglé et conduit par la science : un tableau marqué de lignes numérotées, mais sans notes, et sur lequel le maître promène une baguette, permet à l’élève de parcourir toute l’échelle des sons. Il y a dans cette méthode quelque ressemblance avec l’indicateur vocal de Wilhem ; les deux professeurs, chacun de son côté, ont en effet trouvé presque en même temps la même méthode. Galin, le premier, l’avait mise en pratique à Bordeaux ; quant à l’indicateur vocal, il fut suggéré à Wilhem par la lecture d’un ancien ouvrage de Sébald Heyden. Mais Galin ne connaissait pus le livre du musicien allemand, et ils se sont rencontrés par une suite commune des mêmes raisonnements. Voici comment un mathématicien célèbre, Francœur, rendit compte, dans la fievue encyclopédique, de la méthode nouvelle ; > M. Galin, dit-il, divise sa classe en deux sections, et, s’armant de deux baguettes qu’il promène sur le tableau, il improvise un air en deux parties que ses élèves solfient en chœur. Cet art de noter ainsi rapidement les lignes d’un duo annonce un talent particulier. Le sentiment de satisfaction.que le spectateur en éprouve est un effet général. S il était possible à M. Galin de faire mouvoir ensemble plus de deux baguettes, il noterait assez facilement une partition à trois ou quatre lignes, à peu près comme le pianiste fait succéder les accords qu’il improvise. Pour suppléer à notre organisation, il a perfectionné le mode d’écriture musicale dont J.-J. Rousseau a donné les principes. Les élèves peuvent, sous la dictée et à la manière de l’écriture ainsi lue, sans papier réglé, noter un chant quelconque. M. Galin trace aussi sur un tableau une partition complète, que la classe entière s’exerce à chanter sous sa direction. Ces procédés sont développés dans un ouvrage intitulé : Exposition d une nouvelle méthode pour l’enseignement

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de la musique (Bordeaux, P. Beaume, et Paris, Rey et Gravier, 1818, in-8° de 284 pages, fig.). L’impression que j’avais éprouvée en voyant la classe m’avait préparé au phùsir de lire cet ouvrage, et celui que j’ai ressenti a été plus grand encore que je ne l’espérais : je l’ai lu plusieurs fois avec un grand intérêt. Les artistes sont très-rarement capables d’exprimer leurs idées sur les principes qu’ils adoptent ; la plupart des traités qui donnent les règles de la musique sont rédigés dans un style inintelligible, et dont l’incorrection est le moindre des défauts. L’ouvrage de M. Galin annonce un maître aussi versé dans son art qu’habile à en exposer les doctrines. La partie métaphysique y est surtout traitée avec un profondeur digne de réflexion. Le seul regret que m’ait laissé cette lecture, c’est que les règles de la composition n’aient pas été écrites par le même homme ; c’est une entreprise digne de lui. Tous les ouvrages d’harmonie n offrent que des catalogues d’accords, accompagnés de règles qui servent à préparer et à sauver les dissonances. Si M. Galin écrit sur ce sujet, nous aurons le premier bon livre sur un art intéressant, peut-être inconnu dans ses’ principes des musiciens mêmes qui l’exercent avec le plus de distinction.’ •

La mort prématurée de Galin ne lui permit pas d’accomplir la tâche pour laquelle Francœur proclamait d’avance son aptitude. Toutefois, il l’avait entreprise ; il préparait un traité élémentaire de musique qui devait" contenir le développement entier de sa théorie. L’ouvrage qu’il avait publié en 1818 n’était qu’une esquisse de ses idées ; il faut, pour le lire avec fruit, être déjà bon musicien, ou plutôt avoir suivi un cours fait d’après la méthode de l’auteur.

Galin est mort à trente-six ans, des suites d’une phthisie pulmonaire, que l’excès du travail ne contribua pas peu à rendre mortelle. Ses élèves, dont il était très-aimé, ouvrirent une souscription pour lui élever un modeste monument au Pére-Lachaise. Il était membre de la Société philharmonique d’Amsterdam, où sa méthode fut appréciée dès qu’elle fut connue.

| La vie de Galin ne fut remplie que par l’étude et le travail ; bon et modeste, il était éminemment sociable. Comme professeur, il avait une élocution facile, une manière de démontrer claire et attachante, en même temps que sa douceur et son affabilité lui faisaient de ses élèves autant d’amis. Sa physionomie, spirituelle et mélancolique, inspirait un vif intérêt. Unique soutien de sa famille, il ne cessait de consacrer à son père et à sa mère, devenus infirmes, le fruit de ses travaux, et rien ne le préoccupait tant, au cours de sa longue maladie, que la crainte de les laisser dans le besoin.

La méthode inventée par Galin devait obtenir et obtint, en effet, le suffrage des gens instruits ; mais le succès ne fut pas éclatant d’abord, et l’on vit Galin s’en affliger. Un écrit anonyme, d’un style assez âpre, émané d’un partisan des vieilles méthodes musicales, et dans lequel il était parlé de lui d’un ton parfois impertinent, lui causa un vif chagrin. Il se plaignait aussi d’un ancien élève qui, disait-il, lui avait enlevé sa théorie, et, au moyen de quelques modifications, prétendait se l’approprier. Ces circonstances ont fait reprocher à Galin une certaine inquiétude de caractère, une trop grande susceptibilité d’amour-propre.

Francœur, à la fin de la notice qu’il lui a consacrée, se demandait s’il serait possible à un autre que Galin de continuer sa méthode et de la mettre en pratique. Ce doute fut dissipé peu de temps après la mort de l’inventeur ; ses élèves se firent les continuateurs de son œuvre, en ne s’écartant de sa théorie qu’en quelques points. Un de ceux qu’il affectionnait particulièrement, M. de Geslin, publia, en 1833, un simple écrit très-substantiel sous le titre de : Exposition de la gamine, échelle élémentaire de la musique (in-8°). Ce traité se joint naturellement à l’Exposition de Galin, dont il comble unélacune importante.

GAL1NDES, en latin Galindas, peuple de l’ancienne Sarmatie, au S.-O. du golfe Vénédique, aujourd’hui golfe de Dantzig.

GAL1NDO, évêque de Troyes. V. Prudkncb(saint).

GALINDO (Béatrix), surnommée la Latine, savante dame espagnole, née à Salamanque en 1475, morte à Madrid en 153b. Elle se livra avec une égale ardeur à l’étude de la philosophie, des sciences, des langues, surtout du latin, qu’elle parlait avec une pureté et une élégance qui lui valurent son surnom de Lniiua, et acquit rapidement la réputation d’un prodige de savoir. La reine Isabelle de Castille voulut la voir. Elle l’appela à sa cour, la nomma sa demoiselle d’honneur et la maria, après l’avoir richement dotée. Devenue veuve Béatrix se retirade la cour. Elle consacra la plus grande partie de sa fortune à fonder des maisons religieuses et un hôpital à Madrid, connu sous le nom d’hôpital de la Latine. Elle avait composé des poésies, des commentaires sur Aristote, des notes sur les anciens. Tous ces écrits sont restés manuscrits.

GALI NE s. f. (ga-li.-ne — altér. du lat. gallina, poule). Ichthyol. Nom vulgaire de la torpille.

GALINETTB s. f. (ga-li-nè-te — dimin. du

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lat. gallina, poule). Entom. Nom vulgaire des coccinelles ou bêtes à bon Dieu.

— Bot. Nom vulgaire de la mâche et de quelques cocrètes.

, GALINGES, ancien peuple de l’Inde. V. Calwgks.

GALINSOGÉEs. f. (ga-lnin-so-jé). Bot. Syn. de sogalgine. il On dit aussi gaunsogk.

— s. f. pi. Tribu de composées, ayant pourtype le genre galinsogée.

GAI.INTH1AS, suivante d’Alcmène, dont elle facilita l’accouchement lors de la naissance d’Hercule. V. Galanthis.

GALION s. m. (ga-li-on — du lat. galea, galère). Mar. Grand bâtiment dé charge employé autrefois par les Espagnols pour le commerce du nouveau monde : Un de ses premiers soins fut de s’emparer de trois galions espagnols, gui étaient dans le port de Lisbonne. (Vertot.) Les galions étaient, comme autrefois, (a seule ressource de l’Espagne. (Thiers.) Il Nom donné à des barres en bois de chêne qui divisent les écoutilles, et permettent de les fermer avec deux ou quatre panneaux, quand elles sont trop grandes pour qu’on puisse employer un seul panneau.’

— Encycl. À peine l’Amérique fut - elle découverte, que l’Espagne s’en assura la possession ; bien plus, elle accapara à son profit le transport de ses sujets qui s’expatriaient pour fonder des colonies dans le nouveau monde. En effet, Séville possédait un bureau d’inspection, appelé dans la langue du pays casa de contratacion, où devaient comparaître tous les navires chargeant pour l’Amérique, afin de recevoir dans ce bureau une licence des officiers du roi, sur laquelle étaient constatées ta nature du chargement et la cargaison. Cette formalité sine qua non du départ de ces navires ne paraissait pas encore une entrave suffisante pour empêcher le commerce libre, puisque ces bâtiments étaient encore tenus, sous peine de confiscation, de se présenter de nouveau à Séville à leur retour en Espagne. Malgré toutes ces précautions, les intéressés trouvaient, encore le moyen de frauder le gouvernement ; et dès lors, nouvelles prescriptions plus que tyranniques. Les navires chargés pour l’Amérique ne purent plus mettre à la voile, pour aller à leur destination, qu’à deux époques fixées dans l’année, et encore leur fallait-il voguer réunis, sous la protection d’une forte escorte, qui était appelée à les surveiller au moins autant qu’à les défendre. Séville, et plus tard Cadix, furent les ports de départ se ces convois, dont l’un se nommait les galions et l’autre la flotte. Les galions, au nombre de douze, affublés chacun du nom de l’un des douze apôtres, quittaient Cadix ordinairement au mois de septembre. Ils touchaient aux Canaries, dont le gouverneur devait signaler leur passage à la cour d’Espagne, puis aux Antilles, qu’ils coupaient entre Tabago et la Grenade. Ils longeaient alors les lies Sous-le-Vent, et les prolongeaient jusque par le travers du Rio de la Hacha. Là mouillait l’un des navires, chargé de porter la nouvelle de l’arrivée des galions. Aussitôt partaient des exprès à Carthagène, à Lima et à Panama, dans le but de hâter la collection et l’expédition des trésors du roi. Les calions voguaient de là vers Carthagène, ou ils séjournaient soixante jours. On voyait accourir les officiers du roi, les marchands de Caracas, de Grenade, de Santa-Martha, apportant lingots, doublons et piastres, les uns pour les expédier en Espagne, les autres pour les échanger contre les marchandises nécessaires à leur commerce. Bientôt après, un mauvais village, malsain et marécageux, séjour ordinaire de quelques nègres, Puerto-Bello, était le théâtre d une foire immense, et, sur sa misérable plage, se coudoyaient tous les gens composant le commerce entier du Pérou et du Chili. Les galions, après avoir séjourné quarante jours à Puerto-Bello, ralliaient Carthagène, se dirigeaient de là vers la Havane, où ils opéraient leur jonction avec la flotte, revenant de la Vera-Cruz, et chargée des produits de toutes les mines du Mexique. Tous les navires faisaient alors voile vers l’Europe.

Lorsque Philippe II faisait des échanges directs entre la côte occidentale de l’Amérique et les lies Philippines, les galions furent encore chargés de ce nouveau commerce de monopole sur la mer du Sud. Au mois de mars, chaque année, par ordre du vice-roi de la Nouvelle-Espagne, on publiait que le galion d’Acapulco était.en chargement pour Manille. Ce galion n’emportait que de l’or et de l’argent, monnayés ou en lingots, pour une valeur atteignant de 10 à 12 millions de francs. II revenait chargé de mousselines, de soieries, de porcelaines précieuses, si communes aux Indes. C’est de ce navire, de dimensions gigantesques et chargé d’or, que désiraient surtout s’emparer les flibustiers, pour qui ses canons n’étaient qu’un ridicule épouvantait, et qui savaient que sa grandeurmême le rendait impropre au combat et presque incapable de se défendre. Une anecdote, que nous trouvons dans le Dictionnaire philosophique as Voltaire, prouve combien étaient souvent hardis ces flibustiers : « Un d’eux, nommé Le Gaud, natif de Dieppe, s’associa avec une cinquantaine de gens déterminés et alla tenter fortune avec une barque qui n’avait pas même de canons. Il aperçut, vers

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l’île Hispaniola (Saint-Domingue), un galion éloigné de la grande flotte espagnole : il s’en approcha, comme un patron qui venait lui vendre ses denrées ; il monta suivi des siens ; il entra dans la chambre du capitaine, qui jouait aux cartes, le coucha en joue, le lit son prisonnier avec son équipage, et revint à Dieppe avec son galion chargé de richesses immenses. Cette aventure fut li signal de quarante ans d’exploits inouïs. «

GALIONISTE s. m. (ga-li-o-ni-ste — rad. galion). Comm. Négociant espagnol qui faisait son commerce par les galions, il Se disait par opposition à flottiste.

GALIOT s. m. (ga-li-o — dimir.. de galie). Mar. Petit vaîsseau :

J’ay brigantins, galiots et oarr.ques.

Ci.. Marot. Il On écrivait nussi oalios.

— Bot. Nom vulgaire de la benoîte, genre de rosacées.

GALIOT Wi GENOUILHAC (Jacques), grand

maître de l’artillerie. V Galliot.

GAUOTEs. f. (ga-li-o-te — dimin. de galie, vieux mot aujourd’hui inusité, qui signifiait petit navire, barque). Mar. Petite galère légère, il Nom donné à des navires de divers genres. || Galiote à bombes, Bâtiment très-solide, qu’on armait de mortieni : M. liegnaudosa inventer les galiotks 1 bombes ; aussitôt éclata le soulèvement général dû à toutes les nouveautés (Fonten.) il Galiote d’écoutille, Syn. de galion,

— Bot. Nom vulgaire de la benoîte, il On dit aussi galiot et galliot.

— Eucycl. Le mot galiote a désigné deux espèces de navires bien différentes, sans parler des galiotes à bombes, dont nous dirons quelques mots à la fin de cet article.

On a appelé galùyte un bâtiment.léger, excellent pour les guets-apens sur mer, repaire de pirates, de corsaires, de forbans, volant sur les eaux, et dont le gréement et la construction étaient les mêmes que ceux de lu galère et de la felouque, Comme dimensions, la galiote prenait rang avant la felouque et après la galère.

Il y a loin du bâtiment dont nous venons de parler à la galiote hollandaise, à ce gros navire tranquille, particulièremtmt usité en Hollande, navire chargé de marchandises, voguant péniblement avec ses flancs larges et carrés. Cette galiote, de 50,100,200 et 300 tonnes, avec son faible tirant d’eau, est parfaitement adaptée aux mers dangereuses et hérissées de bancs au milieu desquels elle doit faire son service de cabotage. La galiote n’a pas de mât de misaine, inconvénient que l’on remarque surtout dans l’allure 3u vent arrière. Le grand mât est placé un peu plus avant que de coutume, et porte presque la voilure du sloop. À l’arrière se trouve un petit mât de tapecu, gréant une br gantine.

Dès le siècle de Louis XIV, on avait pensé à armer des navires de mortiers, dans le but de bombarder par merles villes maritimes. La marine française adopta la galiote hollandaise, pour l’armer ainsi que nous venons de le dire, surtout parce que sa masse pouvait mieux résister à l’ébranlement produit par l’explosion. C’est à Chàteaurenaut, marin célèbre, vivant sous le règne de Louis X’IV, que l’on attribue l’invention des.ya/iorfesàboinbes. On augmenta encore les dimensions de la galiote hollandaise : ses flancs eurent la forme des flancs des vaisseaux de ligne, et sa mâture eût tout à fait ressemblé à celle de ces derniers, si le mât de l’avant n’eût été supprimé. Les deux mortiers qui armaient la galiote étaient placés sur une plate forme, dans une écoutille située à l’avant du grand mât. Les galiotes à bombes ont disparu, et ne sont plus en usage de nos jours : elles ont été remplacées par les bombardes., V. bombarde.

GALIOUNDJI s, m. (ga-li-oun-dji). Soldat de marine chez les Turcs,

GAUPÉ s, m. (ga-li-pé). Bot. Genre d’arbres et d’arbrisseaux, de la famille des diosmées, tribu des cuspariées, qui habite l’Amérique tropicale. Il On dit aussi galipier et GA-LIPÉE s. f.

— Encycl. Le genre galipé ou cusparé renferme des arbres et des arbrisseaax a feuilles alternes, à trois ou cinq folioles entières parsemées de points glanduleux ; les fleurs, réunies ordinairement en grappes axillaires ou terminales, ont un calice campanule, à cinq divisions ; une corolle tubuleuse, à cinq pétales soudés à la base ; cinq ou six étamines, dont deux seulement sont fertiles ; un ovaire k cinq loges uniovulées, surmonté d’un style simple, terminé par un stigmate à cinq lobes ; le fruit est une capsule composée de cinq coques monospermes, bivalves. Ce genre comprend un petit nombre d’espèces, qui habitent* l’Amérique tropicale. La plus connue est le galipé fébrifuge ou cusparé ; cet arbre, qui s’élève à une hauteur considérable, a la tige couverte d’une écorce grisâtre ; les feuilles à trois folioles aiguës ; les rieurs blanches, eu grappes dressées et cylindriques. Cet arbro est originaire des régions chaudes de l’Amérique et des îles voisines ; on le trouve aussi au Brésil. Il forme d’immenses forêts sur les bords de l’Orénoque. Il fournit à la médecine Vecorce d’angusture ou angosture, appelée ainsi du nom de la ville auprès de laquelle on l’a découvert pour la première fois. Cetta écorce, qui est connue depuis un siècle à peine,